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Le sens de l'inexistence | Robert Yessouroun | 2026 ⭐


25/02/2026
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Sécatine Télà n'est plus là où elle devrait être. Pire, elle n'existe plus, du moins aux yeux de l'IA. Jusqu'où ira-t-elle pour exister à nouveau ?



Illustration © Congerdesign, gratuite et libre d'utilisation, https://pixabay.com/fr | Montage © Le Galion des Etoiles
Illustration © Congerdesign, gratuite et libre d'utilisation, https://pixabay.com/fr | Montage © Le Galion des Etoiles

Le sens de l'inexistence

À Koyolite Tseila, capitaine du Galion des Étoiles
 
Chère Madame,
Au nom des services de contrôle IA, nous avons l’insigne honneur de vous annoncer que vous n’existez pas. Un tel propos peut paraître paradoxal. En réalité, il est fondamentalement formel. À la suite d’une demande de renseignement sur votre identité par une libraire zougoise avec laquelle vous aviez soi-disant rendez-vous la semaine prochaine, la vérification de routine assurée par notre filiale Open Detective a dû conclure que vous n’étiez pas réelle pour un sou. En conséquence de quoi, dans un premier temps, nos systèmes procèdent, comme il se doit, à l’annihilation de toutes les pseudo-traces dans les réseaux sociaux liées à votre nom fallacieux. Amen.

Après une longue méditation tourmentée, Sécatine Télà tomba de son tabouret, comme percutée par un météore invisible. Mais elle se releva sitôt, avec grâce, puisqu’elle était dotée d’une souplesse de ballerine.
Soudain, ses narines frémirent : une odeur âcre de casserole carbonisée s’échappait de la cuisine. Complètement oublié son coq au vin sur le fourneau ! D’une catastrophe à l’autre…
De toute façon, elle n’avait plus faim. Sa casserole sauvée sous la douche, elle déboucha une bouteille de vin jaune, un Château Chalon du siècle dernier. Ce parfum de noix pelée qui s’accordait avec l’arôme de pomme mûre calma (un peu) notre Sécatine.
Tandis qu’elle dégustait religieusement le savagnin, petit à petit, caressant le verre frais de la bouteille, elle déroula dans son esprit un plan de bataille.
L’enjeu ne se limitait pas à sa personne. Il fallait à tout prix sauver sa maison d’édition, laquelle, faute du secours des réseaux sociaux, sombrerait tôt ou tard dans les oubliettes des commerces en voie de disparition.
Premier combat : appeler les services impliqués dans cette bévue. Dénoncer cette élimination absurde.
Une musique jazzy la berça doucement. Tous les correspondants automates étaient sollicités. Un grand succès, ce numéro, quoi ! Un quart d’heure plus tard, en plein solo de batterie de Take Five, le portable de Sécatine afficha une page d’instructions. En effet, pour obtenir un contact aussi pertinent qu’efficient, il fallait au préalable remplir un questionnaire. Mais à peine inscrivit-elle son nom complet que des reflets pourpres balayaient son visage hébété. Un message oral compléta l’alarme rouge sur l’écran :

Par souci écologique évident, nous ne perdons ni notre temps, ni notre énergie à échanger avec un avatar vide, sans référence dans le réel.

Sécatine se mordit les lèvres. Ne pas se laisser démonter. Elle huma le bouquet de lilas sur sa table de travail. Étonnant comme cette odeur dominait celle de la cire dans son bureau. Bon, elle n’existait plus. Mais cela ne l’empêchait pas d’être, mille sabords ! Elle s’encouragea. Non, Sécatine ne se laisserait pas facilement abattre. Des rayons solaires lui caressèrent la joue.
Ni une, ni deux, elle contacta son ami Carl, dit Surméninges. Il était un informaticien hors pair. Après l’exposé du problème flotta ce long silence qui en disait long. Pendant ce temps mort, elle contempla la peinture de Paul Klee, Sinbad le marin qui terrassait un monstre de la mer (elle avait fixé l’image sur sa tablette).
Enfin, l’éminent technicien rompit la glace, avec une voix nappée de regrets.
‑ Rien à faire, hélas, sinon attendre, ma pauvre Sécatine… C’est de l’IA ultime génération, tu comprends, un immense filet d’algorithmes dernier cri. Tout n’y est que logique, y compris à partir du bug qui te concerne. Et ce bug, crois-moi, forcément, il finira par s’auto-corriger.
‑ Ouais… (Elle lorgna Sinbad le marin.) En attendant ce miracle, j’aimerais bien savoir comment terrasser Open Detective !
‑ En implorant le Très-Haut pour un châtiment divin ?
Pas drôle, mon Surméninges… Il fallait se sortir de ce néant artificiel qu’on lui imposait. Mais comment ?
Elle caressa la fourrure polaire synthétique qui couvrait son fauteuil. Si douillette, la fourrure ! Elle en ressentit une tendresse magique. Ses pensées vagabondèrent dans l’Arctique, puis survolèrent des contrées lointaines, L’Inde, le Laos, la Birmanie… Eurêka !
Via son portable, elle joignit Deep Seek, pour obtenir une existence nouvelle. Sa démarche lui parut trop facile. Originaire de Shanghai-Est, elle s’appellerait désormais Pétale de Lune. Grâce à cette identité d’appoint, elle allait pouvoir renaître sur les réseaux sociaux ! Comment n’y avait-elle pas songé plus tôt ?
Cependant, elle rencontra un hic. Au moment de payer la transaction, sa carte bancaire fut refusée. À trois reprises, elle retenta l’opération. À la quatrième, l’écran noircit intégralement. Qu’arrivait-il à son téléphone ? Elle ne put s’empêcher de l’éteindre pour le rebooter. Cinq minutes s’écoulèrent. La photo de son mari et de ses deux filles réapparut. Mais il était désormais impossible de se reconnecter à Deep Seek.
Les jours passèrent. Et les nuits blanches. Sécatine fit le tour des librairies de Genève. Ces paradis des écrivains n’étaient plus si nombreux. Elle y appréciait l’haleine des livres. Mais les plaintes des gérants retentirent tel un tocsin. Les exemplaires de sa maison d’édition restaient empilés dans les réserves. Plus la moindre vente. Les clients ignoraient l’existence des titres publiés par madame Télà. Il était urgent de signaler au lectorat que ces ouvrages existaient, qu’ils méritaient de l’attention, sinon de l’intérêt.
Au bout de ses ruminations, Sécatine envisagea de la publicité dans les médias hors réseaux sociaux (télé, affiches, journaux, magazines en papier). Mais comment les financer ? Tirer au clair son statut bancaire s’imposait…
Sous une pluie tiède et câline, elle se rendit dans la succursale la plus proche de sa banque, l’OH, l’Opulence Helvétique, histoire de débloquer sa carte, voire son compte, et, ainsi, assurer le financement de sa future campagne publicitaire.
‑ Cette carte n’appartient à personne, madame. Elle ne peut qu’être invalide.
‑ Mais, c’est faux ! Je suis la propriétaire de cette carte !
‑ Désolé, mais votre nom - enfin, le nom que vous m’avez donné - ne correspond à aucun de nos clients, madame.
‑ Mais enfin, mille sabords, je suis moi, tout de même ! Et moi, môsieur, je m’appelle Sécatine Télà !
‑ Sans doute, sans doute… mais vous êtes inconnue chez nous.
‑ Vraiment ? Et cette carte, je l’ai pêchée où, alors ? Vous y reconnaissez le logo et le sigle de l’Opulence Helvétique, non ?
‑ Ce ne peut être qu’un fake, madame. Je vais d’ailleurs la passer à l’Éraseur.
D’un geste professionnel, il subtilisa la carte pour la glisser dans un boîtier noir. Après une sorte de crissement de pneu sur du gravier, l’appareil expira un agrégat pulvérulent
De retour chez elle, dépitée, accueillie par une fragrance de lilas, elle se vautra sur une chaise de la cuisine. À la troisième gorgée de vin jaune, elle perçut un cliquetis typique : la serrure de la porte principale tournait ! Sang de pirate ! Qui cela pouvait-il être ? Son mari et ses deux filles terminaient leur « retraite » au Balouchistan (un cadeau promis pour les 20 ans des jumelles)…
Un androïde animé de vives gesticulations pénétra dans le vestibule. Dès qu’il capta la présence d’une dame, il stoppa net, comme pétrifié :
‑ Nom d’un bug ! Comment êtes-vous entrée ?
‑ Ben, avec ma clé. Je suis chez moi, tout de même…
‑ Impossible ! Personne n’habite ce meublé !
Sécatine réussit à se maîtriser. L’appartement était à son nom. Sa famille l’occupait. Bon, c’était vrai, son époux et leurs deux enfants, normalement domiciliés chez elle, vivaient un dépaysement radical au Balouchistan.
Imperméable à ces explications, le robot finit par trancher :
‑ En tant qu’agent immobilier, j’ai rendez-vous avec des visiteurs pour louer au plus vite cet appartement.
Sans écouter le moins du monde les protestations intempestives de son interlocutrice, l’androïde appela de toute urgence la police.
Tous les robots gardiens de la paix étaient débordés. Seuls des humains intervinrent. Les forces de l’ordre embarquèrent l’intruse au commissariat dans la stridence des sirènes.
‑ Ainsi, madame, vous squattez un sept pièces ? Et ça fait combien de temps que ça dure ?
La salle d’interrogatoire sentait la sueur, le cuit mouillé, la pizza aux anchois, la gelée pour articulations mécaniques.
‑ Quel est votre nom, madame ?
‑ Sécatine Télà.
‑ Voyons, voyons. (Il tapota sur son clavier.) Télà… Télà… Non… Non… Non… Ce nom n’existe nulle part.
‑ Okay… (Avec une moue malicieuse.) Si je n’existe pas, je ne peux pas avoir squatté. Et vous ne pouvez m’arrêter.
‑ Ah ? (L’inspecteur se gratta la nuque.) Mmh… pas faux. Mais qui me dit que vous m’avez donné votre vrai nom ?
‑ Personne. Donc, vous n’avez rien entendu.
‑ D’accord… On va changer de méthode. Vous avez des papiers ?
‑ Plein, bien sûr ! Je dirige une maison d’édition.
‑ Naturellement… De la famille que je pourrais convoquer ?
‑ Injoignable, mon pauvre monsieur. Au Balouchistan. Mon mari et nos jumelles se ressourcent dans un séjour « hors du monde », ce qui implique un renoncement à tout ce qui les lie à leurs origines.
Le policier commençait à en baver.
‑ Vous avez du pot, madame, que je ne sois pas une IA.
Une alarme bleue clignota. Une rixe entre des androïdes et des anti-robots à la gare. Vu la mobilisation générale du commissariat, Sécatine, libérée, se retrouva dans la rue. Elle s’arrêta sous un balcon de glycines. Sa lucidité s’épanouit malgré l’ivresse du parfum : plus de téléphone, plus d’argent, plus de logis, plus d’identité. Les siens quelque part en Asie du Sud.
Elle se réfugia chez un ami libraire. Jamais de sa vie elle n’avait savouré un si délicieux chocolat chaud. Le commerçant la consola, lui proposa de l’héberger. Elle accepta, le remercia. Auparavant, elle avait besoin d’air. Alors qu’elle déambulait, elle découvrit dans la poche de son imperméable un billet glissé à son insu par son ami : « Bureau de l’inexistence, rue des carottes cuites, 7 ».
Sécatine aboutit dans la salle d’attente du Bureau de l’inexistence. La pièce miniature ne pouvait accueillir que deux hôtes. Barbouillés de noir, les murs singeaient la peinture de Pierre Soulages. Autour d’une table avec rien, deux strapontins incrustés dans une paroi.
Elle patienta. Un robot, Toubie, lui aussi sans existence, rejoignit la femme qui avait tout perdu. Ils échangèrent avec courtoisie sur leur sort commun : être confondus avec le néant. L’automate, cependant n’était pas dénué de sagacité :
‑ Vous savez, on peut à la fois inexister et être. Nous en sommes la preuve criante.
‑ Que voulez-vous dire ? Que nous inexistons mais que nous sommes bel et bien dans nos pensées ?
‑ Même qu’inexister n’empêche pas d’être dans la pensée des autres, comme les dieux, par exemple. Mais allons plus loin. Notre regrettable situation est-elle une conséquence ou un but ?
Cette dernière question perdit ce qui restait de Sécatine. Toubie le remarqua, donc s’expliqua :
‑ Notre inexistence résulte-t-elle d’un bug, d’un hasardeux calcul auquel aurait échappé le contexte de sa formulation, ou bien notre inexistence correspond-elle à une visée de l’IA, une visée secrète ?
Le robot s’emballa, Sécatine se tenait la tête.
‑ Je penche, poursuivit-il, pour la seconde alternative. Mais qu’est-ce qui peut pousser une IA à créer de l’inexistence ? Quel serait le sens de notre inexistence pour Open Detective ? Il doit bien y avoir une raison qui a conduit ce système high-tech à nous abolir.
‑ Peut-être que ma présence dans ses data provoquait en lui des troubles du raisonnement ?
‑ Non, madame, l’IA récente vise au plus haut. J’imagine que, pour celle-ci, créer de l’inexistence entraînerait un malaise, une crainte chez les proches des victimes, et, propagée de proche en proche, cette crainte stimulerait recherche et inventions humaines. Ainsi, notre suppression générerait un grand bienfait pour l’Humanité.
Encore étourdie par ces considérations sidérantes, Sécatine fut enfin reçue dans le salon dominé par une odeur subtile, presque imperceptible, de myosotis. Tous les meubles se devenaient, presque transparents. Sur le mur du fond, un panneau : Ne m’oubliez pas.
L’androïde assis derrière son bureau semblait quasiment invisible. Sa voix s’avérait à peine audible.
‑ Bienvenue, madame. Avez-vous été changée en inexistante ?
‑ Quoi ?
Il se répéta, docile. Elle regretta :
‑ Je vous entends si faiblement, … (Un temps.) Mais oui, un système robotique m’a tout dérobé.
‑ Sauf la vie, non ? Que me voulez-vous ?
‑ Pardon ?
Il se répéta. Elle s’affirma :
‑ Exister, voilà ce que je demande.
‑ Fort bien, madame… Sécatine Télà. Sachez d’abord que ce ne sont pas mes services qui ont procédé à votre effacement, même s’ils sont branchés sur l’Open Detective.
‑ Hein ?
‑ Vous dirigez une petite maison d’édition. (La voix de l’androïde devenait plus perceptible, à moins que l’oreille de la visiteuse ne se fût accoutumée.) Votre créneau, les livres sur les robots. Or, la plupart de ces ouvrages sont sacrilèges, ils profanent l’Intelligence, la plongent dans l’abîme.
‑ Mais…
Sécatine ne savait plus quoi penser.
‑ Concluons un marché. Vous mettez au pilon les titres litigieux, vous renoncez par écrit à publier des textes qui tournent les robots en dérision… et, illico, vous récupérez votre existence.
Elle rougit de colère. À en trembler.
‑ Quel abject chantage !
‑ À prendre ou à laisser.
‑ Je laisse ! Ciao !
Toute démontée, Sécatine fulminait. Elle claqua la porte qui ne fit aucun bruit. Dans la salle d’attente, le robot sur le strapontin hochait de la tête, signifiant de la sorte qu’il était navré pour elle. Toubie avait siphonné la conversation à distance.
‑ Admettez que vous n’avez pas le choix, madame.
Elle s’étouffait de rage.
‑ C’est dément, monstrueux. Pour exister, je devrais censurer ma vision comique des robots ? Et puis quoi encore ?
‑ Comprenez : l’IA de la dernière pluie tolère la critique rationnelle, pas l’ironie, qu’il juge superficielle et comminatoire. Allons, acceptez son offre, ne fût-ce que pour sauver vos futures publications.
‑ En laissant tomber mes bouquins sur l’avenir artificiel, si drôle ?
‑ Qu’ils se focalisent plutôt sur les humains de demain.
Sécatine soupira sans fin. Elle retourna contrite dans le salon.
‑ Soit. Vous gagnez. J’accepte, non sans honte. Je veux exister. Et faire exister ma maison d’édition.
‑ Parfait. Signez ici. (Il lui tendit une feuille noire.) Vous allez pouvoir rentrer chez vous, dans votre sweet home. Vous serez de nouveau traçable partout, madame Sécatine Télà.
Après sa signature impulsive, elle hésita sur le pas de la porte :
‑ Et lui, là-bas, dans la salle d’attente, ce robot qui n’existe plus, que…
L’androïde derrière son bureau l’interrompit :
‑ Ah, lui… On ne peut plus rien pour ce spécimen. C’est un automate qui a mal tourné. Ça devait arriver, hélas. Sa réflexion l’a perdu. On aurait dû s’en douter : son ex-maître était prof de philo…

Robert Yessouroun
Copyright © Robert Yessouroun pour Le Galion des Etoiles. Tous droits réservés. En savoir plus sur cet auteur


💬Commentaires

1.Posté par Claude AUBERTIN le 25/02/2026 07:33 | Alerter
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Klod49
Intéressante divagation sur la non existence numérique qui nous guette tous et qui mériterait peut-être un développement plus important, ça ferait un bon sujet de roman.👍😎

2.Posté par Jean Christophe GAPDY le 25/02/2026 08:50 | Alerter
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JCGapdy
Une situation initiale qui, malheureusement, arrive à certaines/certains IRL (il existe même des avocats spécialisés pour traiter cette problématique) et je vais ignorer les soucis d'illectronismes de personnes souvent âgées.
Particularité de notre cher Robert robophile, nous avons ici un cas avéré de contrainte par une IA (cela fait songer à de récents méta-épisodes galionesques). Celles-ci seraient donc insensibles à un certain humour (c'est le cas actuellement, il est vrai) et à l'ironie. Diantre, fichtre et palsambleu ! L'air de rien, c'est là un sujet réel qui est abordé au travers d'une fable où l'absurdité est mise en avant, mais aussi la non-passivité de Seccotine (pardon, Sécatine, j'ai trop lu de Spirou). Mention spéciale pour Toubie et un clin d'œil amusé pour l'inspecteur humain.
Une fable qui fait parfaitement écho à celle du sourire rose.

3.Posté par Koyolite TSEILA le 25/02/2026 08:57 | Alerter
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KoyoliteTseila
Rire, c'est bon pour la santé ! Signé : Super Ammann (une phrase à lire avec l'accent suisse-allemand, les Helvètes comprendront)

Merci, Robert, d'avoir écrit cette fable, inspirée par mes récentes mésaventures avec Facebook et ses alconrithmes, et pour me l'avoir dédiée. Je n'ai pu m'empêcher de sourire à plusieurs reprises en lisant ton texte, et que cela fait du bien ! J'ai beaucoup apprécié cette lecture qui me met du baume au coeur. 😘

Une petite question : comment je fais pour adopter Toubie ?

4.Posté par Christobal COLUMBUS le 26/02/2026 12:07 | Alerter
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ChristoColumbus
Très sympathique fable qui retranscrit les déboires de notre Kap'Tain avec un certain réseau dit "social".
Ce petit récit montre très bien qu'on finira tôt ou tard par plier à toutes les exigences des IA sans cervelles pour exister...
Très bien pensé, très bien écrit ! Merci Robert !

5.Posté par Éric MARIE le 26/02/2026 12:19 | Alerter
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ATRAVERSLESPACE
Des déboires qui pourraient être risibles s’ils ne faisaient pas partie du quotidien de beaucoup. Nous baissons déjà les bras face à la machine, mais qu’en sera t-il demain. Cela ressemble à un combat perdu d’avance. Merci Robert pour ce texte fort bien tourné qui appelle à la réflexion.

6.Posté par Michel MAILLOT le 26/02/2026 12:31 | Alerter
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mmaillot
Comme Jean Christophe j'ai pensé à Seccotine, les amoureux de Franquin ne se refont jamais complètement. Les machines qu'elles aient des plans machiavéliques ou que leur logique soit poussées à l’extrême nous promettent des lendemains qui déchantent. Leur laisser tous pouvoirs risquent fort de se retourner contre nous, et ces algos qui déraillent nous montrent déjà combien le cauchemar a déjà commencé. Accès aux services, aux prestations, à notre identité, usurpée ou éradiquée tout ça c'est déjà d'actualité.

Pourra-t-on compter sur un Toubie or not Toubie free pour nous venir en aide ? Il n'y a plus qu'à espérer que la machine se retourne contre elle-même pour qu'émerge la résistance numérique.

Que la sainte machine nous vienne en aide !

Merci Robert Sheckley Yessouroun pour ce nouveau tableau de maître accroché au mur de la galerie du musée du futur.

7.Posté par Robert YESSOUROUN le 27/02/2026 07:18 | Alerter
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Yessouroun
Merci à vous tous pour vos commentaires gratifiants! Oui Sécatine a été inspiré par Seccotine, je l'avoue. Première jeune femme a tenir de beaux rôles dans Spirou.https://spirou.com/seccotine-debute-ses-propres-aventures-en-bd/

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