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Histoires maritimes

        

Mary Celeste - Le bateau fantôme


Rédigé par le 26/04/2020 | Lu 310 fois





Le bateau fantôme MARY CELESTE...
 
Lancé au Canada le 18 mai 1861 sous le nom d’AMAZON, c’est un voilier marchand de type brigantin : voilier moyen à 2 mâts et non équipé d’une grand–voile sur le mât principal. Il fait 31m de long sur 8m de largeur.
 
Mis à part une collision avec un autre bateau dans la Manche, l’AMAZON fait une carrière normale en Atlantique, entre l’Angleterre, le Canada, les Antilles et la France jusqu’en octobre 1867 où, pris dans une tempête, le bateau est projeté contre des rochers au Cap Breton (île du Canada).

L’AMAZON est alors abandonné par son armateur et est revendu comme épave.

Racheté par une société américaine en 1868, il est réparé sommairement et rebaptisé MARY CELESTE. Il faut attendre 1872 pour qu’une profonde rénovation lui soit accordée.
 
C’est sous le commandement de Benjamin Briggs que la MARY CELESTE reprend enfin du service pour de plus longs trajets.

Le 5 novembre 1872, accompagné de sa femme, de sa fille et de 8 membres d’équipage, Briggs met les voiles au départ de New-York, direction les Açores, le détroit de Gibraltar, la mer Méditerranée et enfin le port de Gènes.

Sa cargaison : plus de 1000 tonnelets d’alcool dénaturé (alcool pur impropre à la consommation), chargement qui vaut une véritable fortune.
 
Le 4 décembre 1872, le DEI GRACIA, voilier marchand du même type qui était parti 8 jours après le bateau de Briggs se trouve entre les Açores et le Portugal.

Sa vigie repère au loin un bateau semblant naviguer en zigzag. Le capitaine Morehouse ordonne de rejoindre le bateau semblant en détresse.
 
A son approche il constate qu’il s’agit du MARY CELESTE et fait mettre à l’eau la chaloupe afin de pouvoir monter à bord.
 
La surprise est que le bateau est totalement vidé de son équipage. Fouillé de fond en comble, aucunes traces suspectes de lutte, de mutinerie ou d’éventuelle maladie n’est à remarquer. Une seule voile est restée déployée, le carnet de bord n’est pas rédigé entièrement, les objets personnels, bijoux de valeur sont toujours là mais par contre, les instruments de mesure et d’orientation ont disparus.
 
Bien que l’équipage du DEI GRACIA ne compte également que 8 ou 9 marins, Morehouse décide tout de même de le diviser afin de ramener le navire à Gibraltar.
 
Une enquête (qui ne donnera aucune explication) s’en suit et une audience au tribunal commence et suspecte même Morehouse de conspiration de fraude et d’avoir organisé un complot avec Briggs afin de toucher une récompense pour le retour de la cargaison.

Le capitaine du DEI GRACIA et son équipage resteront toujours suspectés mais par manque de preuves, ne seront pas ennuyés et toucheront une récompense bien inférieure à ce qui est prévu lors du sauvetage d’un navire.

Une triste fin :

La MARY CELESTE terminera sa carrière le 5 janvier 1885 projeté volontairement contre un récif corallien bien connu dans les Caraïbes.

C’est son dernier capitaine Gilman Parker qui tenta une escroquerie aux assurances pour sa marchandise…

L’explication la plus plausible du mystère :

Malgré les rumeurs et toutes les histoires qui s’en sont suivies, telles qu’une attaque de cachalot, une manifestation atmosphérique ou géologique sous-marine, ou même l’ivresse de l’équipage alors que l’alcool était inconsommable, il y en a une qui reste la plus cohérente mais qui n’est toujours pas prouvée.
 
La MARY CELESTE a apparemment navigué sous un vent soutenu durant une plusieurs jours.

La navigation étant difficile, la cargaison est sécurisée, solidement fixée et les portes des cales sont fermées.

L’équipage se concentre sur son cap à maintenir.
 
Un beau matin, la météo se calme et c'est enfin un peu de répit pour les marins.

Les voiles peuvent être ressorties complètement, un petit contrôle du chargement s’impose. Les portes des cales sont ouvertes et c’est là que les problèmes commencent…
 
Une forte odeur alerte les marins, les émanations d’alcool ont envahi tout le bateau lorsque les cales étaient confinées. La moindre étincelle, même par frottement ou électricité statique, est fatale !
 
Briggs donne l’ordre de redescendre les voiles et de mettre le canot de sauvetage à l’eau. Dans l’empressement, une voile reste déployée.
 
Equipage et famille montent à bord du canot, le capitaine empoigne tout de même ses appareils de mesure. La petite embarcation s’éloigne de la MARY CELESTE mais reste maintenue au voilier par une corde.
 
Le temps passe en espérant que les dangereuses émanations s’évacuent des cales du bateau mais malheureusement, le vent se lève à nouveau.

La MARY CELESTE prend de la vitesse, la houle augmente considérablement. Les marins tentent de revenir sur leur bateau mais avec les courants et les vagues, la traction est trop forte et la corde lâche, abandonnant le petit canot à son triste sort, il est impossible de le rattraper à la force des rames…
 
Aucunes traces de l’équipage ni aucunes preuves réelles n’ont jamais été trouvées et la MARY CELESTE garde encore aujourd’hui le titre de « bateau fantôme »…




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