Tome 1 - Le Chevalier Ă la Canne Ă PĂȘche (2017)
Avec Le chevalier Ă la canne Ă pĂȘche, nous sommes au coeur dâun innombrable dispositif dâexistence de la littĂ©rature fantasy. Le monde est peuplĂ© de formes de vies diverses : des fĂ©es, des harpies, des gnomes, des farfadets, un dieu, des gĂ©ants, des morts-vivants, des revenants cycliques, des anges, des humains, des gorgones et un tas dâautres figures indĂ©finies. Tous ces « gens » coexistent pour le meilleur et le bien pire. La violence est omniprĂ©sente. Violence belliqueuse, violence des passions, violence de la vulgaritĂ©, violence de la magie, violence des poussĂ©es de rationalitĂ©, mĂȘme. Et câest le grand conflit intercontinental. Un puissant archange oeuvre avec ses fantassins et ses angelots kamikazes Ă envahir le continent sur lequel notre oeil se pose. Un Oracle oeuvre Ă le dĂ©fendre. Un groupe dâhirsutes compagnons et compagnes sont en quĂȘte. Et roule le tonnerre de la vie et du cycle de la guerre, ni bons ni mĂ©chants, juste... Ă©tants.
Fiche de lecture T1
ĂgĂ©e de 11 ans, la petite SĂ©lĂšne est hĂ©bergĂ©e dans une maisonnette dâune seule et unique piĂšce qui sert Ă©galement de four Ă pain au boulanger du village de Prin. Elle y pratique lâĂ©levage dâescargots surtout pour amĂ©liorer son ordinaire. Si les femmes de la petite communautĂ© se montrent aussi gĂ©nĂ©reuses avec elle, câest quâelles espĂšrent que SĂ©lĂšne sera bientĂŽt capable de prendre le relais dans leur pĂ©nible tĂąche de procrĂ©ation. Ă Aleth, capitale de la principautĂ© de Coriosolite, le teignome Coum, gros gnome grincheux et fort mal embouchĂ©, dĂ©sire reprendre une partie de carte interrompue par le chant hypnotisant dâune elfeâŠ
« Le chevalier Ă la canne Ă pĂȘche » est un roman de fantaisie plutĂŽt dĂ©jantĂ©e dans la lignĂ©e des bouquins du regrettĂ© Terry Pratchett (auquel ce livre est dâailleurs dĂ©diĂ©), mais aussi et encore plus de ceux de Neil Gaiman avec un petit cĂŽtĂ© Lewis Carroll, voire Monty Python. Autant dire de belles rĂ©fĂ©rences pour un texte trĂšs rĂ©ussi, plein dâhumour et dâoriginalitĂ©. Quelle imagination !
Une suite de situations improbables ou farfelues, une galerie de personnages relevant de la plus haute fantaisie, voire de la chimĂšre comme Anorin, le revenant qui prend toutes sortes dâaspects Ă intervalles rĂ©guliers. Ainsi peut-il se transformer en dragon ou en oiseau de feu tout en dĂ©clamant des alexandrins. Sans parler de Prof, lâours-nandi, du gnome teigneux, de SthĂ©na, la chimĂšre capable de pĂ©trifier ses ennemis ou de Geungshi, personnage dont il ne reste plus quâun crĂąne et quâune dent, mais qui vit et parle encore ! Une mention spĂ©ciale pour SĂ©lĂšne, seule humaine de cette histoire, gamine attachante, amoureuse dâun inconnu et disposant de super-pouvoirs.
Lâintrigue, tout aussi improbable, regorge de combats, batailles rangĂ©es et pĂ©ripĂ©ties de toutes sortes qui font beaucoup penser Ă une BD ou Ă un jeu video.
Le style de lâauteur est fluide, agrĂ©able et efficace.
Pour peu quâon lâon ne soit pas trop cartĂ©sien, on passe un trĂšs bon moment de divertissement Ă dĂ©couvrir cet univers de folie douce, finalement aussi poĂ©tique quâhumoristique qui pourrait dâailleurs ĂȘtre aisĂ©ment adaptĂ© au cinĂ©ma avec pas mal dâeffets spĂ©ciaux bien sĂ»r.
« Le chevalier Ă la canne Ă pĂȘche » est un roman de fantaisie plutĂŽt dĂ©jantĂ©e dans la lignĂ©e des bouquins du regrettĂ© Terry Pratchett (auquel ce livre est dâailleurs dĂ©diĂ©), mais aussi et encore plus de ceux de Neil Gaiman avec un petit cĂŽtĂ© Lewis Carroll, voire Monty Python. Autant dire de belles rĂ©fĂ©rences pour un texte trĂšs rĂ©ussi, plein dâhumour et dâoriginalitĂ©. Quelle imagination !
Une suite de situations improbables ou farfelues, une galerie de personnages relevant de la plus haute fantaisie, voire de la chimĂšre comme Anorin, le revenant qui prend toutes sortes dâaspects Ă intervalles rĂ©guliers. Ainsi peut-il se transformer en dragon ou en oiseau de feu tout en dĂ©clamant des alexandrins. Sans parler de Prof, lâours-nandi, du gnome teigneux, de SthĂ©na, la chimĂšre capable de pĂ©trifier ses ennemis ou de Geungshi, personnage dont il ne reste plus quâun crĂąne et quâune dent, mais qui vit et parle encore ! Une mention spĂ©ciale pour SĂ©lĂšne, seule humaine de cette histoire, gamine attachante, amoureuse dâun inconnu et disposant de super-pouvoirs.
Lâintrigue, tout aussi improbable, regorge de combats, batailles rangĂ©es et pĂ©ripĂ©ties de toutes sortes qui font beaucoup penser Ă une BD ou Ă un jeu video.
Le style de lâauteur est fluide, agrĂ©able et efficace.
Pour peu quâon lâon ne soit pas trop cartĂ©sien, on passe un trĂšs bon moment de divertissement Ă dĂ©couvrir cet univers de folie douce, finalement aussi poĂ©tique quâhumoristique qui pourrait dâailleurs ĂȘtre aisĂ©ment adaptĂ© au cinĂ©ma avec pas mal dâeffets spĂ©ciaux bien sĂ»r.
Tome 2 - L'Annihilatrice Ă Couettes (2020)
Dans cette suite du Chevalier Ă la canne Ă pĂȘche, lâĂ©criture de Guilhem est un triomphe de la rencontre de lâHeroic Fantasy et de lâhumour. Savoureusement imaginatif et dâune qualitĂ© d'Ă©vocation remarquable, son rĂ©cit nous emporte dans cette mascarade lumineuse oĂč tout est possible et oĂč la surprise de lecture, atterrĂ©e et joyeuse, est omniprĂ©sente. Lâimagination dĂ©bordante de cette saga titanesque pousse, comme irrĂ©sistiblement, Ă une lecture dĂ©voratrice. Guilhem signe lĂ un deuxiĂšme tome Ă sa Saga de l'AntĂ©vers Ă la hauteur de nos espĂ©rances les plus folles.
Fiche de lecture T2
Quelque part sur la mer, le jeune Lupin se rĂ©veille, flottant trĂšs loin des cĂŽtes. Et câest sous la forme dâune truite-garou quâil est repĂȘchĂ© par un vieil homme nommĂ© Le PĂȘcheur. Lupin Ă©tait le chevalier Ă la canne Ă pĂȘche de lâĂ©pisode prĂ©cĂ©dent. Il Ă©tait redevenu simple apprenti boulanger de 16 ans. Alors que lâArchange sâapprĂȘte Ă partir Ă lâassaut dâAsia, mollement dĂ©fendue par le Stratomancien, SĂ©lĂšne, petite rouquine de 12 ans, pleure la disparition de son ami Lupin. Et voilĂ que Pierre, la pierre qui parle, lui ordonne de quitter au plus vite son refuge. Sans oublier dâemporter la canne Ă pĂȘche magique de Lupin, elle se met en route avec ses compagnons, la gorgone SthĂ©na, lâours Nandi, Geungshi, Anorin et At-Coum, pour aller Ă la rencontre du Grand Monolithe.
« L'annihilatrice Ă couettes » se prĂ©sente comme le deuxiĂšme tome dâune saga de fantaisie humoristique fort agrĂ©able Ă lire.
Un style vivant, agrĂ©able. Une intrigue fort bien menĂ©e, pleine de rebondissements. Le tout dans une ambiance dĂ©lirante avec des personnages totalement improbables comme ces pierres qui parlent et qui craignent pour leur vie, un Grand Monolithe pas plus gros quâun grain de sable et un Dieu, lecteur compulsif, qui, ayant toujours peur de dĂ©ranger les gens, est dâun tel laisser-aller quâil dĂ©sespĂšre son premier ministre. Ceci pour nâen prĂ©senter que quelques-uns et Ă©viter de spoiler. Une ambiance rabelaisienne, un brin picaresque et joyeusement paillarde. Un des personnages use mĂȘme dâun langage carrĂ©ment ordurier tout Ă fait rĂ©jouissant.
Le lecteur a lâimpression que lâauteur a pris beaucoup de plaisir Ă Ă©crire cette histoire dĂ©jantĂ©e. Et câest contagieux ! Il se permet tout, mĂȘme dâutiliser des termes un brin dĂ©suets voire exotiques comme « conneau », « niaiseux » et quelques autres.
Ă noter une bataille finale un brin longuette, trĂšs proche de lâunivers BD. Frustration : la fin reste ouverte. Donc, il va falloir attendre avec impatience le tome suivant : « Le retour du revenant ».
« L'annihilatrice Ă couettes » se prĂ©sente comme le deuxiĂšme tome dâune saga de fantaisie humoristique fort agrĂ©able Ă lire.
Un style vivant, agrĂ©able. Une intrigue fort bien menĂ©e, pleine de rebondissements. Le tout dans une ambiance dĂ©lirante avec des personnages totalement improbables comme ces pierres qui parlent et qui craignent pour leur vie, un Grand Monolithe pas plus gros quâun grain de sable et un Dieu, lecteur compulsif, qui, ayant toujours peur de dĂ©ranger les gens, est dâun tel laisser-aller quâil dĂ©sespĂšre son premier ministre. Ceci pour nâen prĂ©senter que quelques-uns et Ă©viter de spoiler. Une ambiance rabelaisienne, un brin picaresque et joyeusement paillarde. Un des personnages use mĂȘme dâun langage carrĂ©ment ordurier tout Ă fait rĂ©jouissant.
Le lecteur a lâimpression que lâauteur a pris beaucoup de plaisir Ă Ă©crire cette histoire dĂ©jantĂ©e. Et câest contagieux ! Il se permet tout, mĂȘme dâutiliser des termes un brin dĂ©suets voire exotiques comme « conneau », « niaiseux » et quelques autres.
Ă noter une bataille finale un brin longuette, trĂšs proche de lâunivers BD. Frustration : la fin reste ouverte. Donc, il va falloir attendre avec impatience le tome suivant : « Le retour du revenant ».



