Synopsis
Ryland Grace, professeur de sciences, se réveille seul à bord d’un vaisseau spatial, à des années-lumière de la Terre, sans aucun souvenir de son identité ni des raisons de sa présence à bord.
Peu à peu, sa mémoire lui revient, et il comprend l’enjeu de sa mission : résoudre l'énigme de la mystérieuse substance qui cause l'extinction du Soleil.
Pour tenter de sauver l’humanité, il va devoir faire appel à ses connaissances scientifiques et à des idées peu conventionnelles… mais une amitié inattendue pourrait bien l’aider à ne pas affronter cette mission tout seul.
Peu à peu, sa mémoire lui revient, et il comprend l’enjeu de sa mission : résoudre l'énigme de la mystérieuse substance qui cause l'extinction du Soleil.
Pour tenter de sauver l’humanité, il va devoir faire appel à ses connaissances scientifiques et à des idées peu conventionnelles… mais une amitié inattendue pourrait bien l’aider à ne pas affronter cette mission tout seul.
Présentation
Alors là ! Ce film ! « Ce n’est pas un film ! On dirait un chef-d’œuvre ! »
Maintenant que j’ai attiré votre attention, laissez-moi vous expliquer pourquoi je trouve que ce film est un chef-d’œuvre.
Bon, déjà, il est question de premier contact entre l’Humanité et une espèce extraterrestre : les Astrophages. Ceux-ci, comme leur nom l’indique, « dévorent les étoiles » et en premier lieu, le Soleil… ce qui risque d’entraîner un refroidissement climatique pour nous autres, pauvres humains. Toutes les étoiles ? Non. Une étoile irréductible, Tau Ceti, résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et c’est au Dr Ryland Grace, professeur de sciences naturelles/physiques mais aussi docteur en biologie moléculaire, de comprendre pourquoi.
Déjà là, on aurait eu une trame très intéressante ! Mais ce n’est pas fini !
… car au cours de son voyage, Grace rencontrera une forme de vie extraterrestre originaire du système de 40 Eridani, correspondant, dans un autre univers, à la planète Vulcain. Mais on se calme les Trekkies ! La rencontre n’implique pas Monsieur Spock et ses amis vulcains, mais Rocky, une créature arachno-craboïde communiquant par écholocalisation, avec qui, pourtant, Grace va devoir apprendre à communiquer. Car « Rocky » cherche aussi à comprendre le mystère des Astrophages, qui menacent également sa planète.
Le film m’a clairement évoqué Enemy de Wolfgang Petersen, en cela que deux espèces radicalement différentes (quoiqu’étant ici en paix) doivent collaborer et avant tout se comprendre pour faire face à un problème commun, problème dont, au début du film, Grace ignore tout, et le spectateur également. Par une narration non linéaire à la Premier Contact (qui peut être perturbante), le scientifique qui retrouve la mémoire nous permet de comprendre le pourquoi et le comment de sa mission.
Cependant, le film se veut moins intellectuel et philosophique que « Premier Contact » (ou même que Contact de Robert Zemeckis) : en cela, les cabotinages, voire les bouffonneries du personnage incarné par Ryan Gosling, ont parfois pu m’énerver. Mais je comprends que les réalisateurs aient voulu faire un film pour tous les publics.
Le point qui m’a fasciné sont les deux espèces aliens : tant les Astrophages que la race des Éridaniens à laquelle appartient Rocky. Toutes deux sont conçues pour bien nous faire comprendre que ce sont des créatures intelligentes bien qu’absolument pas humanoïdes. Ainsi, Rocky, comme le personnage de Glordon du dessin animé Elio, n’a pas d’yeux ni de visage, ce qui est perturbant... mais ne l’empêche pas d’être doué de raisonnements.
Le personnage de Ryland Grace est clairement un Américain un peu geek qui cherche à comprendre son interlocuteur, rappelant un Daniel Jackson mélangé à Jim Carrey. Le plus grand défaut du personnage (et par extension du film) est, selon moi, de trop commenter, voire de tourner en dérision tout ce qu’il fait, surtout face à un alien à qui il doit enseigner son mode de communication, même si cela mène, inévitablement, à une intercompréhension artificielle et simplifiée (un peu comme le globish).
Mais finalement, la communication et l’amitié authentiques qui se créent entre ces deux êtres si différents et isolés face à l’adversité sont l’une des plus grandes richesses du film : les deux s’apprivoisent comme le renard et le Petit Prince du conte éponyme.
Alors, bien sûr, j’aurais aimé davantage de développement sur la civilisation et la culture des Éridaniens… mais cela aurait amputé du temps d’action et de catastrophe dont Hollywood raffole.
En conclusion, « Projet Dernière Chance » demeure un superbe film, tant sur le plan de la photo que de la musique : celle-ci comporte des passages de chœur qui m’évoquent le « Requiem » de Ligeti, immortalisé dans 2001 : L’Odyssée de l’espace, ainsi que des classiques du rock. En somme, c’est un excellent film qui se suffit à lui-même, que je recommande à tous les publics tant il constitue une belle fable sur l’amitié, la curiosité sincère envers l’autre, le rôle positif de la science. Des thèmes à chérir par les temps qui courent.
Maintenant que j’ai attiré votre attention, laissez-moi vous expliquer pourquoi je trouve que ce film est un chef-d’œuvre.
Bon, déjà, il est question de premier contact entre l’Humanité et une espèce extraterrestre : les Astrophages. Ceux-ci, comme leur nom l’indique, « dévorent les étoiles » et en premier lieu, le Soleil… ce qui risque d’entraîner un refroidissement climatique pour nous autres, pauvres humains. Toutes les étoiles ? Non. Une étoile irréductible, Tau Ceti, résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et c’est au Dr Ryland Grace, professeur de sciences naturelles/physiques mais aussi docteur en biologie moléculaire, de comprendre pourquoi.
Déjà là, on aurait eu une trame très intéressante ! Mais ce n’est pas fini !
… car au cours de son voyage, Grace rencontrera une forme de vie extraterrestre originaire du système de 40 Eridani, correspondant, dans un autre univers, à la planète Vulcain. Mais on se calme les Trekkies ! La rencontre n’implique pas Monsieur Spock et ses amis vulcains, mais Rocky, une créature arachno-craboïde communiquant par écholocalisation, avec qui, pourtant, Grace va devoir apprendre à communiquer. Car « Rocky » cherche aussi à comprendre le mystère des Astrophages, qui menacent également sa planète.
Le film m’a clairement évoqué Enemy de Wolfgang Petersen, en cela que deux espèces radicalement différentes (quoiqu’étant ici en paix) doivent collaborer et avant tout se comprendre pour faire face à un problème commun, problème dont, au début du film, Grace ignore tout, et le spectateur également. Par une narration non linéaire à la Premier Contact (qui peut être perturbante), le scientifique qui retrouve la mémoire nous permet de comprendre le pourquoi et le comment de sa mission.
Cependant, le film se veut moins intellectuel et philosophique que « Premier Contact » (ou même que Contact de Robert Zemeckis) : en cela, les cabotinages, voire les bouffonneries du personnage incarné par Ryan Gosling, ont parfois pu m’énerver. Mais je comprends que les réalisateurs aient voulu faire un film pour tous les publics.
Le point qui m’a fasciné sont les deux espèces aliens : tant les Astrophages que la race des Éridaniens à laquelle appartient Rocky. Toutes deux sont conçues pour bien nous faire comprendre que ce sont des créatures intelligentes bien qu’absolument pas humanoïdes. Ainsi, Rocky, comme le personnage de Glordon du dessin animé Elio, n’a pas d’yeux ni de visage, ce qui est perturbant... mais ne l’empêche pas d’être doué de raisonnements.
Le personnage de Ryland Grace est clairement un Américain un peu geek qui cherche à comprendre son interlocuteur, rappelant un Daniel Jackson mélangé à Jim Carrey. Le plus grand défaut du personnage (et par extension du film) est, selon moi, de trop commenter, voire de tourner en dérision tout ce qu’il fait, surtout face à un alien à qui il doit enseigner son mode de communication, même si cela mène, inévitablement, à une intercompréhension artificielle et simplifiée (un peu comme le globish).
Mais finalement, la communication et l’amitié authentiques qui se créent entre ces deux êtres si différents et isolés face à l’adversité sont l’une des plus grandes richesses du film : les deux s’apprivoisent comme le renard et le Petit Prince du conte éponyme.
Alors, bien sûr, j’aurais aimé davantage de développement sur la civilisation et la culture des Éridaniens… mais cela aurait amputé du temps d’action et de catastrophe dont Hollywood raffole.
En conclusion, « Projet Dernière Chance » demeure un superbe film, tant sur le plan de la photo que de la musique : celle-ci comporte des passages de chœur qui m’évoquent le « Requiem » de Ligeti, immortalisé dans 2001 : L’Odyssée de l’espace, ainsi que des classiques du rock. En somme, c’est un excellent film qui se suffit à lui-même, que je recommande à tous les publics tant il constitue une belle fable sur l’amitié, la curiosité sincère envers l’autre, le rôle positif de la science. Des thèmes à chérir par les temps qui courent.

Oeuvre en un volume
