Quatrième de couverture
Un jeune Américain de seize ans, Arthur Gordon Pym, se lie d’amitié avec Auguste Barnard, fils d’un capitaine de navire, et tous les deux prennent l’habitude de s’embarquer pour de folles équipées sur un canot à voile. Un soir, tandis qu’ils sont couchés, mais non dégrisés de l’alcool qu’ils ont bu, Auguste décide que l’on ne peut dormir quand soufße une si belle brise, et, cette nuit-là, le canot heurte un baleinier. Bien d’autres aventures suivront, plus lointaines et envoûtantes.
Ce roman publié en 1838 est présenté par Pym lui-même comme sa propre histoire qu’Edgar Poe raconte en son nom, à la première personne et, très vite, autre marque d’authenticité, le récit fait place à une sorte de journal de bord. Mais ces effets de réel n’atténuent rien de l’étrangeté des événements et des lieux où se trouve entraîné le lecteur : tout au contraire, le fascinant pouvoir du livre tient à la profondeur de cet imaginaire donné pour réel, et Borges, non sans raison, considérait ces Aventures comme le chef-d’œuvre de l’auteur.
Traduction : Charles Beaudelaire
Ce roman publié en 1838 est présenté par Pym lui-même comme sa propre histoire qu’Edgar Poe raconte en son nom, à la première personne et, très vite, autre marque d’authenticité, le récit fait place à une sorte de journal de bord. Mais ces effets de réel n’atténuent rien de l’étrangeté des événements et des lieux où se trouve entraîné le lecteur : tout au contraire, le fascinant pouvoir du livre tient à la profondeur de cet imaginaire donné pour réel, et Borges, non sans raison, considérait ces Aventures comme le chef-d’œuvre de l’auteur.
Traduction : Charles Beaudelaire
Fiche de lecture
Avant de partir en vacances, je me suis dit que je devrais lire les classiques de la SF américaine. Parmi ceux-ci, quelques E.A. Poe. J'ai donc fait la découverte de cet auteur énigmatique et je ne le regrette pas. Poe a une écriture nerveuse mais efficace. Il y a de l'énergie et de l'action, mais aussi de l'émotion telle qu'on l'aimait au XIXe, avec des amitiés viriles. Ca se lit vite, agréablement. L'écriture au premier degré, avec des passages de type "journal de bord" aide à entrer dans l'histoire. On passe du roman d'aventure classique à la SF sur la fin.
Un seul regret : la fin. L'effet voulu par l'auteur est extrêmement frustrant !
Pour avoir lu Poe entre deux Lovecraft, je ne peux que constater l'influence gigantesque du premier sur le second, puis du second sur toute la SF moderne. Vraiment, Poe, Lovecraft et Verne sont à la SF ce qu’Eschyle, Aristophane et Euripide sont au théâtre.
Un seul regret : la fin. L'effet voulu par l'auteur est extrêmement frustrant !
Pour avoir lu Poe entre deux Lovecraft, je ne peux que constater l'influence gigantesque du premier sur le second, puis du second sur toute la SF moderne. Vraiment, Poe, Lovecraft et Verne sont à la SF ce qu’Eschyle, Aristophane et Euripide sont au théâtre.

Oeuvre en un volume
