QuatriĂšme de couverture
« Ne sommes-nous pas des Hommes ? »
Unique survivant dâun naufrage, Edward Prendick est secouru par Montgomery, lâassistant dâun certain Docteur Moreau. Depuis une dizaine dâannĂ©es, sur leur Ăźle isolĂ©e du monde, les deux scientifiques se livrent Ă de terribles expĂ©riences, greffant et modifiant gĂ©nĂ©tiquement des animaux pour les rendre douĂ©s de conscience et de parole. Sur place, les « Hommes-bĂȘtes » obĂ©issent Ă un ensemble de rĂšgles bien prĂ©cises, la Loi, leur interdisant tout comportement primitif, et vĂ©nĂšrent Moreau tel un dieu. Mais Prendick dĂ©couvrira bien vite que les pulsions animales de ces crĂ©atures sont loin dâĂȘtre oubliĂ©es...
Interrogeant les questions de lâidentitĂ© et de la dignitĂ© animale, le troublant et visionnaire LâĂle du Docteur Moreau nâa rien perdu de sa pertinence. Retrouvez ce classique de la science-fiction aujourdâhui en BD !
Unique survivant dâun naufrage, Edward Prendick est secouru par Montgomery, lâassistant dâun certain Docteur Moreau. Depuis une dizaine dâannĂ©es, sur leur Ăźle isolĂ©e du monde, les deux scientifiques se livrent Ă de terribles expĂ©riences, greffant et modifiant gĂ©nĂ©tiquement des animaux pour les rendre douĂ©s de conscience et de parole. Sur place, les « Hommes-bĂȘtes » obĂ©issent Ă un ensemble de rĂšgles bien prĂ©cises, la Loi, leur interdisant tout comportement primitif, et vĂ©nĂšrent Moreau tel un dieu. Mais Prendick dĂ©couvrira bien vite que les pulsions animales de ces crĂ©atures sont loin dâĂȘtre oubliĂ©es...
Interrogeant les questions de lâidentitĂ© et de la dignitĂ© animale, le troublant et visionnaire LâĂle du Docteur Moreau nâa rien perdu de sa pertinence. Retrouvez ce classique de la science-fiction aujourdâhui en BD !
Fiche de lecture
Unique survivant du naufrage de La Dame AltiĂšre, Edward Prendick gĂźt Ă moitiĂ©-mort au fond dâun canot de sauvetage en pleine mer lorsquâil est secouru par les marins de La Dame Rouge, un caboteur Ă bord duquel se trouve, par chance, un mĂ©decin du nom de Montgomery, qui va le soigner. Si le toubib se montre plus ou moins avenant Ă son Ă©gard, en revanche, lâĂ©quipage du navire nâapprĂ©cie ni la prĂ©sence de Montgomery et de sa cargaison (des cages remplies dâanimaux vivants), ni celle du rescapĂ©.
Quelques jours plus tard, un bateau approche du caboteur pour le transbordement du mĂ©decin et des caisses. SoulagĂ© de ce dĂ©part, le capitaine de La Dame Rouge aperçoit alors Prendick Ă©mergeant de sa cabine sur le pont. Il ordonne quâon jette l'indĂ©sirable par-dessus bord.
Et voilĂ pas que notre homme est sauvĂ© une seconde fois par Montgomery dont lâembarcation a fait demi-tour pour le repĂȘcher des eaux. Plus tard, le bateau du mĂ©decin accoste sur une Ăźle se trouvant ĂȘtre en dehors de toute frontiĂšre connue. PrĂ©cision : rares sont les embarcations qui passent dans la rĂ©gion. Prendick est donc obligĂ© de rester sur cette Ăźle pour de longs mois. Montgomery lui explique quâil est lâassistant du docteur Moreau, lâunique maĂźtre â ou tyran, devais-je dire - de ce lieu.
TrĂšs vite, notre rescapĂ© « prisonnier » va sâapercevoir que ce monstre de Moreau pratique la vivisection et sâadonne Ă des expĂ©riences Ă©pouvantables (greffes, transfusions sanguines, etc.) sur les animaux, dans le but d'en faire des ĂȘtres humains capables de parler et de penser. Il dĂ©couvrira Ă©galement la Loi Ă©tablie et dictĂ©e par Moreau aux crĂ©atures hybrides rĂ©sidants dans un village sur cette Ăźle infernale, afin de rĂ©duire Ă nĂ©ant leurs instincts bestiaux. Tout Ă©cart leur vaut de subir dâatroces douleurs !
Cependant, vous connaissez le proverbe : « Chassez le naturel, il revient au galop. » âŠ
LâĂle du Docteur Moreau est un roman de science-fiction de H.G. Wells paru en 1896. Avec sa narration viscĂ©rale qui vous retourne les entrailles, cette histoire est horrifique au possible. Câest une lecture qui mâa beaucoup marquĂ©e (les annĂ©es passant, je nâoublie pas !), car on partage et vit intensĂ©ment tout au long du rĂ©cit la terreur de Prendick qui, petit Ă petit, se retrouve dĂ©passĂ© par les Ă©vĂ©nements. Et puis, cette histoire - au-delĂ de son aspect Ă©pouvantable - mĂšne Ă une rĂ©flexion Ă propos de la relation entre lâhumain et lâanimal. Elle soulĂšve Ă©galement la question de lâidentitĂ©.
Pour cette adaptation en BD, on trouve Dobbs au scĂ©nario. Je dois dire que la narration et les dialogues sont soignĂ©s et efficaces. Le dessin est signĂ© Fabrizio Fiorentino et accompagne parfaitement bien le rĂ©cit, avec beaucoup de rĂ©alisme, ce qui rend certains passages aussi vifs et atroces que le sont certains passages du livre. Pour le format BD, des coupes ont Ă©videmment dĂ» ĂȘtre rĂ©alisĂ©es, nĂ©anmoins Ă eux deux, Dobbs et Fiorentino ont rĂ©ussi - en une cinquantaine de pages - Ă capter et retranscrire lâessence mĂȘme du roman de H.G. Wells, afin dâen livrer une adaptation trĂšs correcte.
En conclusion, je suis pleinement satisfaite par cette lecture, aussi effroyable quâest cette histoire. Câest un bon hommage Ă lâĆuvre de H.G. Wells.
Quelques jours plus tard, un bateau approche du caboteur pour le transbordement du mĂ©decin et des caisses. SoulagĂ© de ce dĂ©part, le capitaine de La Dame Rouge aperçoit alors Prendick Ă©mergeant de sa cabine sur le pont. Il ordonne quâon jette l'indĂ©sirable par-dessus bord.
Et voilĂ pas que notre homme est sauvĂ© une seconde fois par Montgomery dont lâembarcation a fait demi-tour pour le repĂȘcher des eaux. Plus tard, le bateau du mĂ©decin accoste sur une Ăźle se trouvant ĂȘtre en dehors de toute frontiĂšre connue. PrĂ©cision : rares sont les embarcations qui passent dans la rĂ©gion. Prendick est donc obligĂ© de rester sur cette Ăźle pour de longs mois. Montgomery lui explique quâil est lâassistant du docteur Moreau, lâunique maĂźtre â ou tyran, devais-je dire - de ce lieu.
TrĂšs vite, notre rescapĂ© « prisonnier » va sâapercevoir que ce monstre de Moreau pratique la vivisection et sâadonne Ă des expĂ©riences Ă©pouvantables (greffes, transfusions sanguines, etc.) sur les animaux, dans le but d'en faire des ĂȘtres humains capables de parler et de penser. Il dĂ©couvrira Ă©galement la Loi Ă©tablie et dictĂ©e par Moreau aux crĂ©atures hybrides rĂ©sidants dans un village sur cette Ăźle infernale, afin de rĂ©duire Ă nĂ©ant leurs instincts bestiaux. Tout Ă©cart leur vaut de subir dâatroces douleurs !
Cependant, vous connaissez le proverbe : « Chassez le naturel, il revient au galop. » âŠ
Ne pas marcher à quatre pattes. C'est la Loi. Ne sommes-nous pas des Hommes ? Ne pas laper pour boire. C'est la Loi. Ne sommes-nous pas des Hommes ? Ne pas manger de chair ni de poisson. C'est la Loi. Ne sommes-nous pas des Hommes ? Ne pas griffer l'écorce des arbres. C'est la Loi. Ne sommes-nous pas des Hommes ? Ne pas chasser les autres Hommes. C'est la Loi. Ne sommes-nous pas des Hommes ?
LâĂle du Docteur Moreau est un roman de science-fiction de H.G. Wells paru en 1896. Avec sa narration viscĂ©rale qui vous retourne les entrailles, cette histoire est horrifique au possible. Câest une lecture qui mâa beaucoup marquĂ©e (les annĂ©es passant, je nâoublie pas !), car on partage et vit intensĂ©ment tout au long du rĂ©cit la terreur de Prendick qui, petit Ă petit, se retrouve dĂ©passĂ© par les Ă©vĂ©nements. Et puis, cette histoire - au-delĂ de son aspect Ă©pouvantable - mĂšne Ă une rĂ©flexion Ă propos de la relation entre lâhumain et lâanimal. Elle soulĂšve Ă©galement la question de lâidentitĂ©.
Pour cette adaptation en BD, on trouve Dobbs au scĂ©nario. Je dois dire que la narration et les dialogues sont soignĂ©s et efficaces. Le dessin est signĂ© Fabrizio Fiorentino et accompagne parfaitement bien le rĂ©cit, avec beaucoup de rĂ©alisme, ce qui rend certains passages aussi vifs et atroces que le sont certains passages du livre. Pour le format BD, des coupes ont Ă©videmment dĂ» ĂȘtre rĂ©alisĂ©es, nĂ©anmoins Ă eux deux, Dobbs et Fiorentino ont rĂ©ussi - en une cinquantaine de pages - Ă capter et retranscrire lâessence mĂȘme du roman de H.G. Wells, afin dâen livrer une adaptation trĂšs correcte.
En conclusion, je suis pleinement satisfaite par cette lecture, aussi effroyable quâest cette histoire. Câest un bon hommage Ă lâĆuvre de H.G. Wells.


