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Jeux de prédation (Giger Cobb)

Parution : 2022


21/12/2022
Lu 663 fois





Jeux de Prédation @ 2022 Plumes Ascendantes
Jeux de Prédation @ 2022 Plumes Ascendantes

Quatrième de couverture

John est viril, carriériste, baroudeur et misanthrope. Il exerce dans le futur. Il sévit dans l’espace. Trop coriace pour les xénomorphes. Expert en matière de poudre. Sa spécialité ? Entrer dans le poulailler technocrate. Ses faits d’armes ? Noyautage du Directoire de Paris, puis parasitage du Supervisat colonial de Canopée, une lointaine planète hostile. Il renaît des gravats de la civilisation. Suivez du regard l’ascension de cette sangsue des bureaux. Gare à la chute qui éclabousse.

Fiche de lecture

Je me suis plongé avec délectation dans le premier roman de Giger Cobb, intitulé Jeux de prédation et j'ai passé un excellent moment.

Le(s) récit(s) est(sont) destructuré(s) comme je l'(les) aime, alternant les points de vue sans être parasité(s) par une légion de détails. Tour à tour cynique et drôle, la plume de l'auteur va à l'essentiel en respectant les canons du genre.

J'ai particulièrement aimé les références à peine voilées aux blockbusters du genre et je n'ai pu m'empêcher de penser à des films tels qu'Alien, Premier contact, V, NY 1997 ou encore Starship Troopers. En effet, l'histoire, articulée entre deux récits de taille égale, verse par certains aspects dans des phases cinématographiques du plus bel effet : explosions, assauts et batailles épiques parsèment intelligemment la trame narrative qui se révèle être au fil des pages une formidable critique au vitriol contre l'inertie et la corruption passive qui gangrènent administrations et élites politiques.

Le héros principal gagne de l'épaisseur au fil des pages, se révélant être le parfait étalon mesure d'une humanité à la dérive vers sa funeste destinée.

En bonus, le lecteur gagne quelques sauts temporels gratuits et finit incrédule au premier rang d'une scène de jugement complètement loufoque dans un tribunal.

Pour un premier roman, on valide et on peut dire que le contrat est pleinement rempli !

Nicolas De Torsiac
Copyright © Nicolas De Torsiac pour Le Galion des Etoiles. Tous droits réservés. En savoir plus sur cet auteur


💬Commentaires

1.Posté par Laurent GROLLEAU le 26/03/2026 20:09 | Alerter
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GigerCobb
Bonjour Nicolas,

En tant qu'auteur de Jeux de Prédations, je ne me permettrais pas de commenter mon propre ouvrage. En revanche, je tiens à vous féliciter pour votre chronique qui tape dans le mille ! Vous avez parfaitement appréhendé la structure, le ton, les références et le message. Mon objectif en écrivant Jeux de Prédations était de faire un "page-turner" hypnotique et jubilatoire qui se dévore en une soirée (ou en un Paris-Lyon). Je voulais en seulement 144 pages non seulement donner des cours de sciences politiques, économiques, de tactique militaire, de criminologie et de techniques d'escroc, mais également faire défiler à toute vitesse des décors dépaysants dans lesquels se déploie une action d'une mégalomanie sincère qui tabasse un lecteur comblé.

Votre chronique me montre que j'ai réussi à atteindre mon objectif, et j'en suis vraiment heureux ! Merci !

2.Posté par Nicolas DE TORSIAC le 29/03/2026 18:11 | Alerter
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Astrogolem
Bonjour Laurent, ravi que cette recension vous fasse plaisir ! L'écriture d'une novella est toujours un peu 'casse gueule' : comment en dire assez tout en écourtant les longueurs possibles dans un roman tout en maintenant un rythme soutenu. Vous vous en êtes tiré à merveille sur cette histoire. Bravo !

3.Posté par Clémence REY-SOURDEY le 30/03/2026 18:29 | Alerter
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clemencereys
En tant que professeure de Français spécialisée sur la Renaissance, je suis profane en science-fiction. Lorsque j’ai entamé Jeux de prédations de Giger Cobb publié chez Plumes Ascendantes (144 pages), j’ai d’abord fait à tort de la déformation professionnelle en analysant le texte comme un universitaire.

Fatale erreur ! Il suffisait tout simplement de se laisser happer par l’action ! j’ai alors bu ce cocktail jubilatoire de post-apocalyptisme d’un trait. Tout nous invite à un festin de réjouissances. Quelle immuable précision dans cette foisonnante galaxie lexicale ! Quels personnages tous plus ahurissants les uns que les autres ! Quel rythme effréné ! Tout s’enchaîne dans des scènes dignes des meilleurs films d’horreur.

Y a-t-il un décalage des points de vue sur une humanité devenue le buffet campagnard de créatures kafkaïennes venues d’ailleurs ? Cela nous donne la version de la victime et du bourreau. Cette dystopie bureaucratique est aussi ridicule que répressive et part à la dérive. Mais surtout, le roman est une invitation à la « déglingue » - au pas de côté face au réel - visiblement cher à son auteur - qui doit en tenir une sacrée couche dans la vraie vie. Voilà une bonne leçon d’économie et d’anti-humanité ! Tourne-t-il au cynisme complet ? Que nenni, grâce à un humour très « feel good » et « so british ».

Plongez-vous dans cette « inquiétante étrangeté » ! J’ai été nourrie dans la curiosité de la suite dans un lyrisme batailleur digne d’un « maestro » de la langue et du genre… et dans l’amour de ses personnages. Malgré leurs défauts, ils finissent toujours par nous tirer une larme lorsqu’ils sont massacrés en bonne et due forme.

Belle lecture que ce Jeux de prédations, et belle découverte de l’envers d’un décor plus fourni que l’on ne peut se l’imaginer, qui nous tire de la quotidienneté en questionnant le présent ! Jeux de Prédations surpasse les classiques et devrait être au programme du Bac !

Pour les raisons qui précèdent, j’attends le prochain Giger Cobb de pied ferme !

4.Posté par Trotula PLAT le 03/04/2026 11:35 | Alerter
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Trotula
Pour ma part, j'ai pris plaisir à lire Jeux de Prédation de Giger Cobb ( éditions Plumes ascendantes)

En se plongeant dans ce court roman de SF, on vole, on rampe, on tombe - car l'auteur ne ménage ni ses personnages, ni ses lecteurs – et tout cela loin du politiquement correct et de la bien-pensance.

John, le héros n'est pas « déconstruit », c'est le moins qu'on puisse dire : la virilité et l'absence de scrupules sont assumés.
C'est peu de dire que tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins.
Et pourtant, allez savoir pourquoi : il reste attachant !

Si cette entrée en matière peut effrayer le lecteur délicat, je le rassure tout de suite : les deux maîtres-mots de ce roman sont : inventivité et humour.
Inventivité car le héros vit et se débat dans des milieux où la nature, les créations humaines et les créatures inhumaines ne peuvent jaillir que d'une imagination débridée.
Inventivité des mots et des expressions qui donnent à ce texte une saveur particulière.

Humour car on n'est jamais très loin de la parodie, les situations s'y prêtent.
John, le non-déconstruit, ne manque pas d'un humour … viril et bougon.
Et puis cette inventivité dont je parlais plus haut est aussi au service de l'humour.

Jeux de Prédations doit se lire et se relire pour en extraire tout le suc !

5.Posté par Philippe COMBAULT le 14/04/2026 10:20 | Alerter
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PhilippeC
Giger Cobb nous livre avec Jeux de Prédations (édité par Plumes ascendantes) une délicieuse petite coupe d'un
sorbet acide à savourer avec délectation!

On pourrait croire au vu du thème à une énième version des aventures d'un baroudeur dans un monde post-apocalyptique.
Le baroudeur est bien là, viril et sans scrupules et le monde post-apocalyptique est plus oppressant que jamais.

Mais ce n'est qu'une apparence, le héros qui se veut froid et impitoyable a ses fractures et le monde est absurde et kafkaïen à souhait!

Même si les références sont américaines, l'ambiance rappelle celle de la science-
fiction soviétique telle qu'elle existait du temps des frères Strougatski et la scène des marrons glacés par exemple est digne des plus grands auteurs russes!

Une histoire menée de main de maître avec un style acéré. Nul doute que s'il persévère dans cette voie, Giger Cobb marquera la SF française qui manque par trop de grandes plumes comme celle-là.
Philippe

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