QuatriĂšme de couverture
Gerulf, lâandroĂŻde, est le prĂ©cepteur de Thomas. Lorsque le jeune garçon est enlevĂ©, face Ă la lenteur des polices terrestres et malgrĂ© le peu dâindices dont il dispose, il se lance Ă sa recherche. Au cours de ses investigations, il dĂ©couvrira une autre disparition qui lui semble inexplicablement liĂ©e : celle dâune jeune femme sur Mars. Avec tĂ©nacitĂ© et pugnacitĂ©, il va enquĂȘter, ce qui le conduira dans des situations de plus en plus pĂ©rilleuses oĂč se croisent intelligences artificielles, pirates et bellicistes des forces spatiales. Et, surtout, il fera la connaissance du Diable Rouge et de sa fascinante Reine...
Fiche de lecture
On retrouve dans La Reine du Diable Rouge l'univers qu'avait créé l'auteur avec son roman Les Gueules des Vers. L'histoire se dĂ©roule dans SysSol oĂč les hĂ©ros seront confrontĂ©s Ă la Spatiale, aux pirates et Ă bien d'autres dangers. L'enquĂȘte initiale qu'avait entrepris Gerulf va s'avĂ©rer bien plus complexe que prĂ©vu. Faux-semblant, fausses pistes, dangers, rebondissements, IA, bioandroĂŻdes, voilĂ les principaux Ă©lĂ©ments composant cette aventures au rythme "endiablĂ©" (sans allusion aucune au titre de ce roman...) qui ne vous laissera pas souffler une seule minute. Vos amis ne sont pas tous ce qu'ils prĂ©tendent ĂȘtre et vos ennemis ne sont pas ce que vous croyiez qu'ils sont. On est loin d'une histoire manichĂ©enne. De plus l'histoire recĂšle une multitude de rĂ©fĂ©rences dont une bonne partie aux polars des annĂ©es 50-60, grande passion de Jean Christophe.
Gerulf est né de l'imagination débordante de l'auteur dans une nouvelle intitulée "Surveillance" écrite pour les tournois des nouvellistes du Nouveau Monde auxquels il a participé fin 2015, début 2016. Il est à noter que cette nouvelle a remporté son duel lors desdits tournois. Sa chute était de découvrir que le détective était un androïde et non un humain comme on aurait pu le penser avec notre vision anthropocentriste. A cette époque Jean Christophe venait de bùtir l'univers de SysSol avec toute sa complexité géo-politique, planéto-politique comme dirait l'auteur, avec une timeline travaillée et avec une Histoire, avec un grand H, trÚs détaillée. Il est apparu alors évident à l'écrivain que Gerulf vivait dans cet univers.
Gerulf est le prĂ©cepteur de Thomas de Lansy dont le pĂšre, HervĂ©, est Ă la tĂȘte d'une fabuleuse fortune, une des plus importantes de SysSol. En effet, HervĂ© de Lansy possĂšde les plus grands laboratoires de communications spatiales et interplanĂ©taires. Son fils est donc une proie de choix pour un kidnapping afin de soutirer au riche industriel une belle rançon. Alors que l'androĂŻde est absent, des personnes malintentionnĂ©es profitent de la situation pour enlever Thomas. Mais voilĂ , pour le plus grand malheur des ravisseurs, Gerulf est bien plus qu'un prĂ©cepteur pour Thomas. Ils sont trĂšs proches et l'androĂŻde surveille de trĂšs prĂšs son protĂ©gĂ©. Au bout de deux semaines, voyant que la CESA (Corp Earth Security Agency, successeur d'Interpol) ne possĂšde aucune piste sĂ©rieuse, Gerulf dĂ©cide de jouer les dĂ©tectives privĂ©s et de mener sa propre enquĂȘte.
Gerulf a implantĂ© des nanites dans Thomas que ce dernier a appris Ă manipuler. Elles lui permettent de crĂ©er des sortes de Scrap-memory, d'enregistrer ce qu'il voit par exemple. Et ce sont ces Scrap-memory que Gerulf parvient Ă retrouver aprĂšs avoir suivi quelques malfrats dans une sombre cave. Ces premiers Ă©lĂ©ments de l'enquĂȘte l'emmĂšnent alors sur Lune oĂč d'autres surprises l'attendent.
Il va finir par retrouver rapidement Thomas. Mais ce dernier n'est pas seul, n'est plus seul, pourrait-on dire. Gerulf fait alors la connaissance d'AlexisâŠ
Durant son investigation, l'androĂŻde enquĂȘteur dĂ©terre un vieux projet dont certains cherchent par tous les moyens Ă faire disparaĂźtre toutes traces, le projet XPS-7894. Je ne vais pas vous gĂącher le plaisir de dĂ©couvrir ce qu'il en retourne exactement. Mais vous n'ĂȘtes pas au bout de vos surprises.
Dans son roman, Jean Christophe Gapdy développe certains problÚmes sociétaux actuels.
RĂ©pĂ©terions-nous encore les mĂȘmes erreurs du passĂ© ? Dans le cas prĂ©sent, les erreurs faites sur Terre se rĂ©pĂ©teront-elles sur Mars ? L'Histoire ne se rĂ©pĂšte-t-elle pas sans cesse ? N'apprendrions-nous jamais rien de notre passĂ© ?
Le grand avantage de la Science-Fiction est de pouvoir transposer des faits d'actualité dans le futur et Jean Christophe sait y faire. Nous en avons encore un exemple ici.
L'auteur aborde d'autres problématiques contemporaines dans La Reine du Diable Rouge. Je vous laisse le soin de les découvrir.
AprĂšs avoir lu ce roman, on dĂ©couvre tout le sens de la superbe couverture rĂ©alisĂ©e par RĂ©mi Le Capon, illustrateur indĂ©pendant et coloriste BD depuis de nombreuses annĂ©es. On lui doit Ă©galement par exemple la couverture de la Grande Campagne â Vol 1 (Pendragon).
Jean Christophe nous offre ici un mélange entre polar et aventure spatiale qui nous fera voyager à travers SysSol. La lecture est trÚs agréable, aidée par un style d'écriture soignée, à la fois simple et élaborée. L'auteur fait en sorte que vous vous accrochiez rapidement aux personnages et tout particuliÚrement à Gerulf qui me fait penser par moment à Data de la série Star Trek : The Next Generation. Ils cherchent tous les deux à imiter certains comportements humains.
Un autre point commun avec Data : Sherlock Holmes. On peut le constater dans quelques épisodes comme par exemple le troisiÚme de la seconde saison : "Elementary, Dear Data".
La Reine du Diable Rouge : des personnages travaillés avec soin et possédant une profondeur. Un roman qui n'est pas sans posséder un certain humour, parfois noir, qui vous fera sourire, voire rire, avec des comiques de situation. Jean Christophe nous offre un roman trÚs riche avec des personnages hauts en couleur, une histoire complexe aux multiples surprises et rebondissements. Je ne peux que vous recommander la lecture de cet excellent ouvrage.
"Tout nâĂ©tait quâune question de logique, dans le style vulcain. Ou holmesque. Quoique je ne sois pas certain de ce mot. Peut-ĂȘtre faut-il dire holmien. Une fois quâon a Ă©liminĂ© lâimpossible, ce qui reste, aussi improbable que cela soit, doit ĂȘtre la vĂ©ritĂ©."
Gerulf est né de l'imagination débordante de l'auteur dans une nouvelle intitulée "Surveillance" écrite pour les tournois des nouvellistes du Nouveau Monde auxquels il a participé fin 2015, début 2016. Il est à noter que cette nouvelle a remporté son duel lors desdits tournois. Sa chute était de découvrir que le détective était un androïde et non un humain comme on aurait pu le penser avec notre vision anthropocentriste. A cette époque Jean Christophe venait de bùtir l'univers de SysSol avec toute sa complexité géo-politique, planéto-politique comme dirait l'auteur, avec une timeline travaillée et avec une Histoire, avec un grand H, trÚs détaillée. Il est apparu alors évident à l'écrivain que Gerulf vivait dans cet univers.
Gerulf est le prĂ©cepteur de Thomas de Lansy dont le pĂšre, HervĂ©, est Ă la tĂȘte d'une fabuleuse fortune, une des plus importantes de SysSol. En effet, HervĂ© de Lansy possĂšde les plus grands laboratoires de communications spatiales et interplanĂ©taires. Son fils est donc une proie de choix pour un kidnapping afin de soutirer au riche industriel une belle rançon. Alors que l'androĂŻde est absent, des personnes malintentionnĂ©es profitent de la situation pour enlever Thomas. Mais voilĂ , pour le plus grand malheur des ravisseurs, Gerulf est bien plus qu'un prĂ©cepteur pour Thomas. Ils sont trĂšs proches et l'androĂŻde surveille de trĂšs prĂšs son protĂ©gĂ©. Au bout de deux semaines, voyant que la CESA (Corp Earth Security Agency, successeur d'Interpol) ne possĂšde aucune piste sĂ©rieuse, Gerulf dĂ©cide de jouer les dĂ©tectives privĂ©s et de mener sa propre enquĂȘte.
Gerulf a implantĂ© des nanites dans Thomas que ce dernier a appris Ă manipuler. Elles lui permettent de crĂ©er des sortes de Scrap-memory, d'enregistrer ce qu'il voit par exemple. Et ce sont ces Scrap-memory que Gerulf parvient Ă retrouver aprĂšs avoir suivi quelques malfrats dans une sombre cave. Ces premiers Ă©lĂ©ments de l'enquĂȘte l'emmĂšnent alors sur Lune oĂč d'autres surprises l'attendent.
Il va finir par retrouver rapidement Thomas. Mais ce dernier n'est pas seul, n'est plus seul, pourrait-on dire. Gerulf fait alors la connaissance d'AlexisâŠ
Durant son investigation, l'androĂŻde enquĂȘteur dĂ©terre un vieux projet dont certains cherchent par tous les moyens Ă faire disparaĂźtre toutes traces, le projet XPS-7894. Je ne vais pas vous gĂącher le plaisir de dĂ©couvrir ce qu'il en retourne exactement. Mais vous n'ĂȘtes pas au bout de vos surprises.
Dans son roman, Jean Christophe Gapdy développe certains problÚmes sociétaux actuels.
"Les Martiens ont encore quelques respects pour leurs concitoyens, y compris dans leur vie privée, conséquence sans aucun doute de la petitesse de leurs cités et d'une population encore réduite."
RĂ©pĂ©terions-nous encore les mĂȘmes erreurs du passĂ© ? Dans le cas prĂ©sent, les erreurs faites sur Terre se rĂ©pĂ©teront-elles sur Mars ? L'Histoire ne se rĂ©pĂšte-t-elle pas sans cesse ? N'apprendrions-nous jamais rien de notre passĂ© ?
Le grand avantage de la Science-Fiction est de pouvoir transposer des faits d'actualité dans le futur et Jean Christophe sait y faire. Nous en avons encore un exemple ici.
"Sur Mars, un androĂŻde a le droit d'adopter un enfant, qu'il soit androĂŻde ou bioandroĂŻde."
L'auteur aborde d'autres problématiques contemporaines dans La Reine du Diable Rouge. Je vous laisse le soin de les découvrir.
AprĂšs avoir lu ce roman, on dĂ©couvre tout le sens de la superbe couverture rĂ©alisĂ©e par RĂ©mi Le Capon, illustrateur indĂ©pendant et coloriste BD depuis de nombreuses annĂ©es. On lui doit Ă©galement par exemple la couverture de la Grande Campagne â Vol 1 (Pendragon).
Jean Christophe nous offre ici un mélange entre polar et aventure spatiale qui nous fera voyager à travers SysSol. La lecture est trÚs agréable, aidée par un style d'écriture soignée, à la fois simple et élaborée. L'auteur fait en sorte que vous vous accrochiez rapidement aux personnages et tout particuliÚrement à Gerulf qui me fait penser par moment à Data de la série Star Trek : The Next Generation. Ils cherchent tous les deux à imiter certains comportements humains.
"Oh ! répliquais-je en l'imitant, avec une pointe d'humour que je parvins à simuler."
"J'ai essayé un sourire de façade, sans y parvenir..."
Un autre point commun avec Data : Sherlock Holmes. On peut le constater dans quelques épisodes comme par exemple le troisiÚme de la seconde saison : "Elementary, Dear Data".
La Reine du Diable Rouge : des personnages travaillés avec soin et possédant une profondeur. Un roman qui n'est pas sans posséder un certain humour, parfois noir, qui vous fera sourire, voire rire, avec des comiques de situation. Jean Christophe nous offre un roman trÚs riche avec des personnages hauts en couleur, une histoire complexe aux multiples surprises et rebondissements. Je ne peux que vous recommander la lecture de cet excellent ouvrage.




