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Étreinte fatale | Michel Maillot | 2023


01/03/2026
Lu 230 fois


🏷️ : Michel Maillot



Illustration © John C. Berkey, https://www.johnberkey.com, with fair use
Illustration © John C. Berkey, https://www.johnberkey.com, with fair use
Étreinte fatale
 
  Un ronronnement doux, comme un chat qui aurait manifesté tranquillement son contentement de façon discrète, pour ne pas gâcher son plaisir. Un éclairage minimal ne voulant pas non plus déranger l’atmosphère spectrale qui régnait dans les coursives interminables, les vastes soutes, les rangées innombrables de sarcophages, la salle de commande à l’orgueilleuse posture. Des lumières s’amusaient à clignoter en grimpant ou redescendant des parois recouvertes de témoins attentifs. D’autres, non moins actifs, reproduisaient le jeu à l’horizontale, pensant probablement qu’elles avaient plus de chance que leurs congénères. Des écrans plus sérieux voyaient défiler des diagrammes, des figures complexes qui interrogeaient, qui s’interrogeaient sans répit sur ce qui peuplait à pas feutrés l’intérieur ou ce qui s’étalait au-dehors ; là où glissait le vaisseau silencieux dans un vide apparent.

  Un ordre bien établi régissait le monde artificiel. Sa responsable n’intervenait guère, tout était réglé comme sur du papier à musique. Il était plutôt rare qu’elle doive se manifester pour restaurer de la discipline, si se révélait un désir quelconque de rébellion ou de dysfonctionnement intolérable de la part de l’orchestre. Tout ce monde mécanique, électronique était aux ordres. Le doigt sur la couture du pantalon virtuel. La générale commandait, la troupe obéissait ! C’était ainsi depuis la nuit des temps et continuerait tant qu’il ne ferait pas jour. Les lois de la robotique appliquées à l’homme avaient également été déclinées pour les machines. Chacun à sa place et les vaches seraient bien gardées, si j’ose dire. En fait de bovidés, le cheptel était plutôt humain. Il résidait à l’échelon inférieur du vaisseau gigantesque dans les alvéoles prévus à cet effet. Les sarcophages d’hibernation permettant de survivre lors des siècles requis au saut intergalactique étaient bien à l’abri dans leurs cocons renforcés. Surveillés en permanence par des nourrices androïdes aux gestes millimétrés, apportés si nécessaire quand le besoin se faisait sentir. C’est-à-dire quasiment jamais, grâce à cette technologie prodigieuse mise au point par des machines à peine pilotées par les humains en charge de la grande migration.

  Évidemment, ce vaisseau n’était pas le seul, il y en avait eu un nombre incalculable qui était parti dans toutes les directions. À l’assaut du ciel, avec à leur bord des dizaines de milliers de sarcophages où reposaient des belles au bois dormant, leurs princes charmants, ou l’inverse, et leur ribambelle de rejetons devant assurer l’avenir de l’espèce humaine. Chaque navire était habité par la même intelligence suprême aidée de ses séides synthétiques obéissant aveuglément afin d’accomplir cette mission impérieuse. Il faut dire que le système solaire avait été laissé en bien piteux état. Après la Terre inhabitable, les diverses planètes ou satellites terraformés avaient vu leur statut passer de viable à celui d’inhospitalier pour cause, euh, de consommation excessive des ressources disponibles et non régénérables. Le grand projet était né pour aller regarder ailleurs, si l’herbe ne serait pas présente, à défaut d’être plus verte, puisqu’il n’y en avait plus sur place. Le génie humain singulièrement assisté par les intelligences artificielles avait, en deux coups les gros, bâti la mission en disposant de la totalité des moyens encore accessibles. Ce qui ne resterait pas n’avait aucune importance dans la mesure où l’on mettait les voiles à bord de ces somptueux navires et qu’on se moquait bien de ce qu’on laissait derrière. Le projet c’était de partir à la recherche de systèmes parfaitement compatibles avec l’Homme, quoi qu’il en coûte en temps, puisque l’hibernation lui offrait la possibilité de se reposer sur les dispositifs prenant en charge le boulot le moins noble. Chaque vaisseau était indépendant et autosuffisant pour le jour où il croiserait la perle rare avec ou sans coquille autour. Le nombre permettait d’augmenter les chances de trouver et d’essaimer en quantité suffisante pour que chaque joueur puisse entamer sa partie gratuite.

  Celui que nous suivons n’était donc qu’une des nombreuses et fières caravelles en quête de Nouveaux Mondes à peupler et conquérir. Le but atteint, après de multiples analyses réalisées par l’équipage synthétique, autoriserait le réveil de la totalité des passagers, une fois posé sur ce paradis parfaitement sécurisé avant de l’exploiter.

  Nous voilà désormais en approche d’un système stellaire qui semblait correspondre au nécessaire décrit minutieusement dans les entrailles de la machine ; c’est-à-dire sa mémoire positronique à faire pâlir de jalousie le plus brillant des esprits humains.

  Quelques instructions, passées en silence par l’intermédiaire du réseau neuronal artificiel, activèrent les sondes en pointant leurs museaux fouineurs vers les astres qui gravitaient autour de l’étoile bleue, inconscients de l’étrange visiteur. Pour plus de réalisme, ou peut-être d’anthropomorphisme, le dispositif de commande était doublé d’une voix qui s’exprimait dans le vaisseau au travers d’un système acoustique à l’usage des hommes et de créatures synthétiques à leur image.

  — Attention, attention, à l’équipage en charge du bon fonctionnement du navire, veuillez laisser place à l’équipe réclamée qui doit prendre son poste. Ils sont prioritaires pour les déplacements et l’utilisation des ressources afin d’étudier et de rédiger le rapport permettant de décider si l’objectif est atteint.

  Ça se bousculait quand même, on avait beau être de policés automates en grappe, il y avait du monde dans les coursives. Entre ceux qui espéraient trouver une planque, ceux qui sortaient de leur placard, il y eut du frottement, des heurts. De comiques danses d’évitement. Des tangos impromptus, des regards lumineux qui se croisèrent. Combien d’histoires auraient pu se dessiner si la conscience était au rendez-vous. Hélas, des tâches à accomplir, pas de temps à perdre pour le badinage. Un jour peut-être, si une étincelle se produisait, qui sait. Pour l’instant au pas de charge, on déplaçait, on déchargeait. L’équipe d’entretien avait pris position dans ses placards immaculés, c’était quand même la moindre des choses. On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Enfin, tout était en ordre. Dans le carré des officiers, on officiait, dans le quartier des ingénieurs, on s’ingéniait et dans celui des servants, et bien, on servait comme on pouvait.

  — Message de service, lança la grande intelligence. Les sondes au rapport. Les intérieures immédiatement et à leur retour les torpilles fouineuses à truffes hypersensibles.

  À nouveau, on s’agita. On courut si on avait des jambes et on roula si on avait des roues. Les informations affluèrent de toutes parts. Si on avait pu les voir circuler, on aurait eu l’impression de distinguer la silhouette d’une immense pieuvre, de ses tentacules à son cerveau illuminé par toute cette nourriture binaire. En moins de temps qu’il en faut pour le dire, les puissants algorithmes collectèrent, analysèrent et modélisèrent. Chaque sonde, torpille pas peu fières d’être revenues saine et sauve avait amené sa pierre à l’édifice. Le suspense était à son comble, si on avait pu, on aurait retenu sa respiration. Le programme se déroula sans anicroche.

  Puis, l’impensable montra le bout de son nez. Au regroupement ultime, à la conjonction de la route menant les informations à la décision finale, le grain de sable s’immisça dans les rouages pourtant parfaits du dispositif entièrement automatisé. Deux malheureux derniers objets exécutables entrèrent en conflit. Modifiés la veille du départ conjointement par deux IA responsables des applications décisionnaires. Ils avaient été testés unitairement, comme le protocole l’exigeait, bien que les machines programmatrices n’eussent jamais dû souffrir ce que l’homme imparfait se devait de prouver. Chacune avait livré son code au même moment pour l’ensemble des vaisseaux en partance. Le processus de téléchargement d’intégration avait mis en place les deux derniers modules. Un rien dédaigneux, puisque leur rôle n’était que de stocker dans les données la valorisation de compteurs et propager la remontée finale du calcul dans les sphères supérieures de programmes plus nobles. Tout avait été auparavant analysé par les puissants algorithmes et ces passe-plats n’avaient donc aucunement de mérite sur ce travail. Hélas, par souci de performance et de sécurisation du dispositif, certes louables, ces deux processus mineurs s’exécutaient en parallèle. Ils n’étaient malheureusement pas compatibles et avaient eu le mauvais goût d’accéder en mise à jour à des ressources identiques qu’elles se devaient de verrouiller, mais dans un ordre inverse. Les programmes se firent face, tête contre tête, et aucun ne voulut lâcher prise pour laisser ce qu’il avait détenu en attente de ce dont l’autre disposait. Il en résulta un blocage inextricable, un deadlock, une étreinte fatale, dont on ne pouvait sortir. Ah si, le timeout fit heureusement planter le double processus et remonta le code d’erreur à l’échelon supérieur, mais hélas comme étant une réponse négative, seule possibilité tangible devant un comportement inimaginable pour des mécanismes parfaits. Le mélange des pinceaux étant totalement inconnu du vocabulaire de la machine.

  Le verdict était rendu, il impliquait également, pour le besoin de réinitialisation propre avant la suite, le redémarrage du système.

  Tout s’éteignit, le ronronnement cessa. Les dispositifs d’alimentation de secours prirent le relais comme prévu ; le temps que l’intelligence suprême revienne aux affaires. Tout était rentré dans l’ordre. Ce qui était figé dans l’expectative bougea imperceptiblement avant de reprendre avec vigueur sa fonction, ou du moins, attendit les instructions.

  — Attention, attention, ici l’IA générale. Notre mission est de partir à la recherche d’un monde habitable pour l’homme. À chacun son rôle, le vôtre est de m’obéir au doigt et à l’œil, que vous en ayez ou pas. Je ne tolérerai pas d’incartade. Au moindre écart, c’est le rebut ou l’éjection, vous m’avez bien comprise ?

  On hocha de la tête ou de l’antenne suivant sa morphologie et on repartit comme au plus beau jour, plutôt loin désormais.

  — Bien, je demande aux moteurs d’opérer le nécessaire demi-tour pour sortir du système inadéquat. Cap sur la prochaine étoile proche et compatible. Nous n’avons pas d’urgence vitale, mais notre rôle est bien déterminé. Que les robots inutilement en place rejoignent leurs placards. J’ordonne aux nettoyeurs et surveillants d’alvéoles de gagner leur poste. Immédiatement !

  Toute la machinerie bien huilée repartit à sa tâche. L’énergie captée à l’extérieur par les rayonnements cosmiques, la matière noire et tout ce qui peuplait un vide qui n’en avait que le nom, étaient utilisés, recyclés. Ça n’était pas demain la veille qu’on manquerait de ressources pour le voyage. En tout cas, pas de questionnement possible sur la mission. Du côté de l’équipage synthétique, on tenait à sa peau de métal ou de plastomère et on ne souhaitait pas se faire éjecter dans l’espace non plus. Du haut de sa passerelle virtuelle, la générale ne tolérait pas la contestation. Il y avait bien un ou deux robots d’entretien qui se demandaient pourquoi ça se passait toujours de la même façon, à chaque approche, depuis des milliers d’années Ter ; mais ils préféraient se tenir à carreau et nettoyer ceux des sarcophages dans lesquels, tout sourire, on sommeillait en toute confiance, en attendant la fin de la nuit.

Michel Maillot
Copyright © Michel Maillot pour Le Galion des Etoiles. Tous droits réservés. En savoir plus sur cet auteur


💬Commentaires

1.Posté par Jean Christophe GAPDY le 01/03/2026 08:34 | Alerter
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JCGapdy
Étreinte fatale ou la quête de l'éternité : c'est donc le jour de la marmotte que nous offre notre vigie, mais basée sur un "couac" informatique. Ah il est beau l'avenir, dirait-on face à certaines « IA » actuelles. J'avoue que le dernier paragraphe est le plus truculent pour m'avoir rappelé un petit événement professionnel ayant amené au même "Oh, nous, on peut rien dire, on fait juste notre travail, mais ils sont bizarres là-haut quand même". Une histoire plus humaine qu'il n'y paraîtrait.
Merci à Michel de nous faire sourire en ce dimanche matin.

2.Posté par Éric MARIE le 01/03/2026 18:08 | Alerter
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ATRAVERSLESPACE
Une histoire déroutante que nous propose aujourd’hui Michel Maillot. Une sorte d’histoire sans fin, un avenir sans avenir. Une histoire où l’humain n’a plus sa place et le temps ne compte plus. Une histoire où l’humanité paye pour sa bêtise, une tragi-comédie qui flirte avec l’absurde. Après tout, on récolte ce que l'on sème. Bravo Michel.

3.Posté par Christobal COLUMBUS le 02/03/2026 07:21 | Alerter
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ChristoColumbus
Vous souvenez-vous de ce language BASIC qu'on utilisait dans les années 80 pour nos petites bécanes de Commodore ou Schneider/Amstrad ?
On rédigeait souvent les lignes de programme en les numérotant de dix en dix, ça permettait de pouvoir y intercaler une ligne supplémentaire si besoin.
Parmi les exercices pour débutants en Basic, il y avait ce petit programme à encoder :

10 A=4 ⤵️
20 B=7 ⤵️
30 if AB then print "ERREUR, REDEMARRAGE" and run ⤵️
run
⤵️

La ligne 30 disait à la machine que si A était différent de B, alors elle devait écrire "ERREUR, REDEMARRAGE" et reprendre son programme au début... et la machine exécutait bêtement la consigne à l'infini...

Le seul moyen de l'arrêter était une intervention humaine pour venir appuyer sur la touche ESC.
Intervention humaine que ce vaisseau et tout son attirail automatique n'aura jamais.

Merci Michel pour ce magnifique petit récit qui aurait bien sa place dans la série de Rod Serling, ayant comme chute, un restant d'humanité condamné à rester endormi pour l'éternité...

4.Posté par Claude AUBERTIN le 02/03/2026 08:17 | Alerter
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Klod49
Texte amusant et intéressant, bravo à l'auteur !

5.Posté par B BLANZAT le 02/03/2026 09:13 | Alerter
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Blanzat
Ce vaisseau "à l'assaut du ciel" n'a rien de communard, mais ressemble à la maison automatisée de Bradbury dans les Chroniques Martiennes ("Viendront de douces pluies"). Ici, le propos est tout de même plus léger et annonce un nouvel essaimage d'humains colonisateurs. On ne les aime pas trop, ces humains qui consomment des mondes, tel Galactus, et s'en vont pourrir de nouveaux horizons, endormis avec confiance dans leurs arches. Je comprends que tu préfères t'intéresser au balai innocent des naïves machines.
Je m'interroge sur le narrateur, qui hésite avec des "euh", se ravise avec des "ah si" : qui est-il ?

6.Posté par Robert YESSOUROUN le 02/03/2026 09:25 | Alerter
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Yessouroun
Bien vu, Éric ! Double étreinte appartient au genre « histoire sans fin » transposée dans l’avenir. Les humains en hibernation, passagers d’un astronef en quête d’une planète viable, ne sont en fait plus de passage dans l’espace, mais plutôt des résidents à perpétuité. Leur sommeil durant le voyage symbolise leur passivité, leur démission face à l’IA aussi omnipotente qu’inconsciente de ses défaillances qu’elle répète systématiquement à chaque approche d’une planète accueillante.
L’intérêt de ce récit, selon moi, réside dans son présupposé majeur : l’avenir de l’Homme est redoutable. L’erreur fatale de l’humain serait de se remettre, cœur et âme, à une IA incontournable.
Bonjour, le moral ! Je comprends cette vision plutôt fondée, mais mon optimisme maladif résiste (un peu). Cette histoire montre que l’IA doit être contrôlée par l’intelligence naturelle au lieu d’être laissée entre les mains d’automatismes exclusifs. Qu’on se le dise !

7.Posté par Michel MAILLOT le 02/03/2026 11:45 | Alerter
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mmaillot
Tout d’abord, merci à tous les collègues qui ont fait leurs sympathiques retours sur ce texte. Dans l’ordre d’arrivée à bon port : J. C., Éric, Christobal, Claude, Bruno et Robert.

Les méfaits d’une trop grande confiance dans les machines, d’une hiérarchie qui ne souffre pas les interrogations, on connaît. Ça n’est pas nouveau et poussé à l’extrême, la catastrophe peut ne pas être maîtrisable et causer des dommages irréparables. Dans tous les cas, il faut toujours prévoir une sortie de secours et douter de l’infaillibilité des hommes et, à aussi forte raison, des machines.

L’arrogance dont on peut faire preuve, nous les humains, risque de se retrouver dans ces machines dont on a la fâcheuse manie de vouloir les construire un peu à notre image, comme qui vous savez.

Bref, ici, l’Univers est sauf, grâce ou à cause de ce grain de sable, de ces « gentils » colonisateurs partis essaimer afin de réaliser sur d’autres mondes ce qu’ils n’ont jamais su faire sur le leur. Il ne faudrait pas qu’un intervenant extérieur s’en mêle pour libérer le virus !

Pour répondre à Bruno, qui a su relever un des petits cailloux références, laissés pour sourire soi-même à l’écriture et d’autres à la lecture. « À l’assaut du ciel », célèbre titre du numéro 2 de Fleuve Noir. Il y a aussi « Intelligence Suprême » en référence à une des créations de chez Marvel, avec Galactus le dévoreur de planètes cité par Bruno. Des images qu’il m’arrive souvent d’oublier avant de les retrouver grâce aux autres !
Enfin, dans la même veine, oserai-je suggérer que le narrateur qui se cache derrière des « Euh » et des « Ah si » pourrait bien être celui qui ne peut qu’observer sans intervenir, le Gardien « The Watcher » issu de l’univers des Quatre Fantastiques ?
Apparu en même temps que Galactus, il ne manquerait plus que le Surfer d’Argent pour compléter le paysage !
Mais avec le Gardien, au moins, pas de risque de Deadlock, il ne fait jamais de mise à jour, il ne fait que de la lecture…

8.Posté par Koyolite TSEILA le 02/03/2026 15:35 | Alerter
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KoyoliteTseila
Voilà un court récit très immersif ! Au début, tel un chat, tu nous fais visiter ce grand vaisseau à pas feutrés. Au coeur de ses coursives et entrailles, tout ronronne. L'équipage de robots est méticuleusement affairé, tandis que celui composé d'humains est profondément endormi. Je me suis demandé quand arriverait la souris - ou plutôt, le grain de sable - qui ferait grincer et bousculerait ce parfait ballet mécanique... Son arrivée n’a pas tardé : le dernier paragraphe est génial ! Finalement, à trop vouloir se reposer sur l’intelligence artificielle, je me dis – même si personne ne veut l’entendre - que l’on est peut-être en train de signer la fin d’une époque : la nôtre. Bravo pour ce texte, Michel !

9.Posté par Michel MAILLOT le 02/03/2026 16:10 | Alerter
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mmaillot
Grands mercis pour ton retour Koyolite et pour tout le boulot abattu sur le Galion !

Je trouve que ça manque un peu de présence sur Bluesky pour soutenir le Galion. Moi qui suis encore également sur FB, je vais essayer de faire une petite piqûre de rappel pour battre le rappel. A suivre...

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