QuatriĂšme de couverture
Lorsque le "Reviens-y" sâest posĂ© au spatioport de Laboratoire, la capitale de Folpe_5, la Capitaine Hori nâattendait pas grand-chose de cette escale. Et pourtant, elle est quand mĂȘme déçue ! Des dragueurs de rue ! Il ne manquait plus que ça ! Certains, apparemment, ne tiennent pas Ă leurs dentsâŠ
Pendant ce temps, Nantuk, lâimpressionnant Chef de la SĂ©curitĂ©, est face Ă un dilemme Ă©thique : doit-il ou non rĂ©vĂ©ler Ă la BibliothĂ©caire de la Grande UniversitĂ© quâil a une grosse culture gĂ©nĂ©rale ?
Sans parler dâAmpa, Ă qui on a confiĂ© la garde dâune encombrante jeune femme Narque. Il est futur Chef Irtane, pas baby-sitter !
Six nouvelles souvent drĂŽles, parfois mĂ©lancoliques, toujours un brin sensuelles, qui vous feront voyager avec bonheur dans des contrĂ©es inexplorĂ©es de lâunivers de la Terre SurveillĂ©e.
Pendant ce temps, Nantuk, lâimpressionnant Chef de la SĂ©curitĂ©, est face Ă un dilemme Ă©thique : doit-il ou non rĂ©vĂ©ler Ă la BibliothĂ©caire de la Grande UniversitĂ© quâil a une grosse culture gĂ©nĂ©rale ?
Sans parler dâAmpa, Ă qui on a confiĂ© la garde dâune encombrante jeune femme Narque. Il est futur Chef Irtane, pas baby-sitter !
Six nouvelles souvent drĂŽles, parfois mĂ©lancoliques, toujours un brin sensuelles, qui vous feront voyager avec bonheur dans des contrĂ©es inexplorĂ©es de lâunivers de la Terre SurveillĂ©e.
Fiche de lecture
Y a des gnaces lecteurs sentencieux - et je dis ça pour pas dire "loquedus" - qui montent sur leurs grands chevaux avant de prendre les escadrins de leur tour d'ivoire de leur chĂąteau en Espagne pour te dire que eux, ils lisent pas de science-fiction, que ce sous-genre qui vole pas haut, bah c'est encore plus bas que leurs plus bas instincts et qu'il nây a rien Ă en attendre. AprĂšs ça, ils te dĂ©bagoulent toujours les mĂȘmes arguments rances et rancis, comme quoi si c'est comme La Guerre des Ătoiles d'AraignĂ©e, eh bah ils mangent pas de ce pain rassis-lĂ , que c'est sabres-lasers, Ă©toiles noires comme un anus, et je suis ton pĂšre et tout le tralala. Quand ça se foule un peu plus, eh ben ça dit que l'Ă©pique-gĂ©opolitique-supraluminique startrekisant c'est pas pour leurszigues, qu'ils prĂ©fĂšrent s'en tenir au frissonneurs et au "sent-bien", les dĂ©clinaisons modernes de la sĂ©lection du mois du vieux France-Moisir.
Bon, ben déjà , ils ont faux sur toute la ligne de coke, nos bons amis lectivores, parce que les tribulations astropérégrines de Luc MarcheurdeCiel et de ses robots aux blazes de plaques d'immatriculation, c'est pas de la SF mais un roman de chevalerie robotisé et futurisé.
Et puis, les autres, ben c'est rien que des nĂ©ophobes, des constipĂ©s de lâonirique et du spĂ©culant.
DĂ©jĂ , les malins qui ferment la porte Ă la SF feraient bien de se la dĂ©crasser, leur caboche, au lieu de lâutiliser comme presse-papier. Y a quâĂ commencer par sâencanailler chez les darons de lâĂge dâOr, ces maestros qui jonglaient avec les idĂ©es comme des trapĂ©zistes de la prose. Asimov, avec ses Trois Lois de la Robotique qui feraient passer un code de la route pour une comptine. Ray Bradbury, le daron du court-mĂ©trage littĂ©raire, dont les nouvelles vieillissent aussi bien quâun bon single malt. Clifford Simak, qui te tricote des histoires oĂč la campagne sent la rosĂ©e et lâĂ©ternitĂ©. Et Philip K. Dick qui te Rubik's Cube le theatrum mundi jusquâĂ te filer le vertigo.
Ensuite, quâon me bazarde ce terme tout riquiqui de "science-fiction". Ăa claque pas, ça invite pas, ça fait petits bras de lâimaginaire. Non, Ă son top, la SF, câest de la fiction spĂ©culative, de la vraie, celle qui fonce en avant Ă fond de train, qui te pousse hors de ton petit nid douillet pour te poser des "Et siâŠ" Ă te mettre le futur en PLS (Position latĂ©rale de SpĂ©culation). Et câest pas juste des vaisseaux spatiaux ou des E.T. qui sonnent Ă ta porte pour vendre des encyclopĂ©dies galactiques dĂ©matĂ©rialisĂ©es.
Non, la SF, câest aussi un terrain de jeu pour les esprits aventureux, une maniĂšre de dissĂ©quer lâhumanoĂŻditĂ© comme un chirurgien des possibles. Câest faire son Malinowski des confins cosmiques, sa Margaret Mead interstellaire. Allez, une question, juste une : tâas dĂ©jĂ essayĂ© dâimaginer la vie quotidienne dâun extraterrestre polygame, polymathe, tĂ©lĂ©pathe, terraformateur, avec la peau rose comme un bonbon ? Non ? Eh ben moi, si !
Et c'est lĂ que la mĂŽme Contreras dĂ©boule avec sa "Reine ĂgarĂ©e", son recueil de nouvelles qui est la plus parfaite illustration de ce dont je te causais plus haut. Si t'es fatiguĂ© des civilisations humaines et de leur propension Ă se foutre sur la gueule Ă grands coups d'idĂ©ologies du jour et d'armes massacrantes, alors ce bouquin va ĂȘtre comme un coup de doux zĂ©phyr sur ton nĂ©ocortex de misanthrope. Les races d'extraterrestres qui se dĂ©battent et s'Ă©battent dans ses rĂ©cits, eh ben ils sont vraiment diffĂ©rents de nous et pas forcĂ©ment plus cons. On sent que leur crĂ©atrice a jouĂ© Ă l'anthropologue et au dĂ©miurge en mĂȘme temps en jouant avec les paramĂštres qui font un clan et une sociĂ©tĂ© pour nous faire rĂ©flĂ©chir Ă ce que la nĂŽtre, pauvres pantes postmodernes que nous sommes, a d'arbitraire, de construit et d'un peu arriĂ©rĂ© parfois.
Autrement dit, et pour les atrophiĂ©s du bulbe qui auraient pas suivi : elle tâutilise lâAilleurs pour te donner une leçon dâIci, cette autrice au patronyme qui chante comme une guitare espagnole.
Mais attention, le dĂ©lire de la Señora Contreras, câest pas juste une salade de concepts jetĂ©s sur un mur façon Pollock ! Non, elle tâa prĂ©parĂ© le buffet galactique avec mĂ©thode et un glossaire des familles pour que tu te paumes pas dans les couloirs de lâespace et dans ses races extraterrestres.
Tiens, je te balance un amuse-gueule pour te mettre en appétit :
D'abord, y a les Irtanes, des gros costauds scarifiĂ©s et tatouĂ©s de partout qui, en plus d'ĂȘtre passĂ©s maĂźtres dans l'art de mĂŒesliser les mĂąchoires, les cervicales et tout ce qui ressemble Ă des os, ont pris la mĂ©thode Wim Hof comme un projet de vie et un choix philosophique. Le frais, voire mĂȘme le polaire, ça les fait goder comme pas permis. Mis Ă part ça, ce sont des crĂšmes, des sortes de Klingons dĂ©tendus du pagne. Ce sont ceux qui ont l'aspect le plus humain.
Puis viennent les Guls, les chauves les plus (inter)connectĂ©s de la galaxie. Chez eux, pas besoin de muscles. Ces types-lĂ vivent dans leur grand Esprit Collectif, comme des Borgs bien pantouflards. Ils sont tĂ©lĂ©pathes, polyamoureux, et ont rayĂ© la jalousie du dico galactique. Leur devise : "La monogamie, câest pour les cancres de lâamour !" Et si jamais y a un conflit, câest pas les fusils, câest les neurones quâils sortent. Des vĂ©tĂ©rans des guerres psychiques, ces bougres-lĂ !
Y a aussi les Folpes. Un sacrĂ© morceau, ces pĂ©quins-lĂ ! Fuligineux de l'Ă©piderme au-delĂ de toute description en plus d'ĂȘtre des bodybuildĂ©s de l'hĂ©misphĂšre gauche. Ils ont tous les rĂ©glages de l'esprit scientifique bloquĂ©s sur 11 avec tous les miracles et toutes les catastrophes que ça peut engendrer. Le genre Ă t'inventer la fusion Ă froid entre la poire et le fromage mais demande-leur de faire leurs lacets et ils deviennent aussi efficaces quâun poulpe avec des moufles.
Comme j'ai trop la flemme de te parler de façon intensive et extensive de tout le restant de la colĂšre du Divin daron qui s'agite entre les pages de ce recueil, je vais m'arrĂȘter lĂ et te laisser dĂ©couvrir le reste de ces ĂȘtres Ă©tranges, dĂ©concertants mais souvent franchement poilants et fantastibuleux.
Alors, imagine un peu ce qui peut se passer si tu fais interagir tout ce petit monde dans cette grande galaxie... Une chose est sûre : tu vas pas t'ennuyer une seule nanoseconde en leur compagnie.
Mais tout ça, ça serait imbitable et lourdingue s'il n'y avait pas un style aux petits oignons caramĂ©lisĂ©s pour aller avec. Celui de notre autrice, il est parfaitement adaptĂ© Ă son sujet. Puisqu'on est dans l'exoanthropologie jusqu'au cou, elle a invoquĂ© les mĂąnes de Le Guin pour nous pondre de lâĂ©pique Ă©patant qui ravira les amateurs de souffle/soufflĂ© homĂ©rique. Mais tout ça sans balai dans le derche et avec un sens de l'humour pince-sans-rire qui te ravira. En rĂ©sumĂ©, notre Mathilde Contreras, elle est un peu le croisement que t'osais pas espĂ©rer entre Ursula Le Guin et Terry Pratchett, mais avec sa propre personnalitĂ©. Et puis, y a aussi un soupçon d'Ă©rotisme qui donne la note Ă©picĂ©e que t'attendais pas. Mais pas façon Ă©tal de la boucherie Sanzot. Non, lĂ , ça serait plutĂŽt cantiquedesquantiquĂ©, genre hymne Ă la vie et cĂ©lĂ©bration du Printemps tout en s'intĂ©grant parfaitement au reste.
Ce recueil, je l'ai choisi, parce que c'Ă©tait la meilleure porte d'entrĂ©e vers son univers foisonnant et fantasque. Parce que nos exogĂšnes sans gĂȘne, il va leur en arriver des vertes des pas mĂ»res, voire mĂȘme des carrĂ©ment vĂ©rolĂ©es dans les autres romans de ce cycle : "La Terre SurveillĂ©e", "La Flotte MystifiĂ©e", et "La ForĂȘt EnterrĂ©e".
Si t'es un peu ouvert d'esprit sans avoir un traumatisme crĂąnien, t'auras donc compris que "La Reine ĂgarĂ©e", c'est un peu ta rampe de lancement vers le monde de la vraie science-fiction, celle qui fait cogiter et reluire en mĂȘme temps. Comment ? T'as pas encore achetĂ© ce recueil ?! Tu mĂ©riterais que je t'expĂ©die sur Uranus Ă coups de psychopompe dans le prose, vil(e) faquin(e) !
Bon, ben déjà , ils ont faux sur toute la ligne de coke, nos bons amis lectivores, parce que les tribulations astropérégrines de Luc MarcheurdeCiel et de ses robots aux blazes de plaques d'immatriculation, c'est pas de la SF mais un roman de chevalerie robotisé et futurisé.
Et puis, les autres, ben c'est rien que des nĂ©ophobes, des constipĂ©s de lâonirique et du spĂ©culant.
DĂ©jĂ , les malins qui ferment la porte Ă la SF feraient bien de se la dĂ©crasser, leur caboche, au lieu de lâutiliser comme presse-papier. Y a quâĂ commencer par sâencanailler chez les darons de lâĂge dâOr, ces maestros qui jonglaient avec les idĂ©es comme des trapĂ©zistes de la prose. Asimov, avec ses Trois Lois de la Robotique qui feraient passer un code de la route pour une comptine. Ray Bradbury, le daron du court-mĂ©trage littĂ©raire, dont les nouvelles vieillissent aussi bien quâun bon single malt. Clifford Simak, qui te tricote des histoires oĂč la campagne sent la rosĂ©e et lâĂ©ternitĂ©. Et Philip K. Dick qui te Rubik's Cube le theatrum mundi jusquâĂ te filer le vertigo.
Ensuite, quâon me bazarde ce terme tout riquiqui de "science-fiction". Ăa claque pas, ça invite pas, ça fait petits bras de lâimaginaire. Non, Ă son top, la SF, câest de la fiction spĂ©culative, de la vraie, celle qui fonce en avant Ă fond de train, qui te pousse hors de ton petit nid douillet pour te poser des "Et siâŠ" Ă te mettre le futur en PLS (Position latĂ©rale de SpĂ©culation). Et câest pas juste des vaisseaux spatiaux ou des E.T. qui sonnent Ă ta porte pour vendre des encyclopĂ©dies galactiques dĂ©matĂ©rialisĂ©es.
Non, la SF, câest aussi un terrain de jeu pour les esprits aventureux, une maniĂšre de dissĂ©quer lâhumanoĂŻditĂ© comme un chirurgien des possibles. Câest faire son Malinowski des confins cosmiques, sa Margaret Mead interstellaire. Allez, une question, juste une : tâas dĂ©jĂ essayĂ© dâimaginer la vie quotidienne dâun extraterrestre polygame, polymathe, tĂ©lĂ©pathe, terraformateur, avec la peau rose comme un bonbon ? Non ? Eh ben moi, si !
Et c'est lĂ que la mĂŽme Contreras dĂ©boule avec sa "Reine ĂgarĂ©e", son recueil de nouvelles qui est la plus parfaite illustration de ce dont je te causais plus haut. Si t'es fatiguĂ© des civilisations humaines et de leur propension Ă se foutre sur la gueule Ă grands coups d'idĂ©ologies du jour et d'armes massacrantes, alors ce bouquin va ĂȘtre comme un coup de doux zĂ©phyr sur ton nĂ©ocortex de misanthrope. Les races d'extraterrestres qui se dĂ©battent et s'Ă©battent dans ses rĂ©cits, eh ben ils sont vraiment diffĂ©rents de nous et pas forcĂ©ment plus cons. On sent que leur crĂ©atrice a jouĂ© Ă l'anthropologue et au dĂ©miurge en mĂȘme temps en jouant avec les paramĂštres qui font un clan et une sociĂ©tĂ© pour nous faire rĂ©flĂ©chir Ă ce que la nĂŽtre, pauvres pantes postmodernes que nous sommes, a d'arbitraire, de construit et d'un peu arriĂ©rĂ© parfois.
Autrement dit, et pour les atrophiĂ©s du bulbe qui auraient pas suivi : elle tâutilise lâAilleurs pour te donner une leçon dâIci, cette autrice au patronyme qui chante comme une guitare espagnole.
Mais attention, le dĂ©lire de la Señora Contreras, câest pas juste une salade de concepts jetĂ©s sur un mur façon Pollock ! Non, elle tâa prĂ©parĂ© le buffet galactique avec mĂ©thode et un glossaire des familles pour que tu te paumes pas dans les couloirs de lâespace et dans ses races extraterrestres.
Tiens, je te balance un amuse-gueule pour te mettre en appétit :
D'abord, y a les Irtanes, des gros costauds scarifiĂ©s et tatouĂ©s de partout qui, en plus d'ĂȘtre passĂ©s maĂźtres dans l'art de mĂŒesliser les mĂąchoires, les cervicales et tout ce qui ressemble Ă des os, ont pris la mĂ©thode Wim Hof comme un projet de vie et un choix philosophique. Le frais, voire mĂȘme le polaire, ça les fait goder comme pas permis. Mis Ă part ça, ce sont des crĂšmes, des sortes de Klingons dĂ©tendus du pagne. Ce sont ceux qui ont l'aspect le plus humain.
Puis viennent les Guls, les chauves les plus (inter)connectĂ©s de la galaxie. Chez eux, pas besoin de muscles. Ces types-lĂ vivent dans leur grand Esprit Collectif, comme des Borgs bien pantouflards. Ils sont tĂ©lĂ©pathes, polyamoureux, et ont rayĂ© la jalousie du dico galactique. Leur devise : "La monogamie, câest pour les cancres de lâamour !" Et si jamais y a un conflit, câest pas les fusils, câest les neurones quâils sortent. Des vĂ©tĂ©rans des guerres psychiques, ces bougres-lĂ !
Y a aussi les Folpes. Un sacrĂ© morceau, ces pĂ©quins-lĂ ! Fuligineux de l'Ă©piderme au-delĂ de toute description en plus d'ĂȘtre des bodybuildĂ©s de l'hĂ©misphĂšre gauche. Ils ont tous les rĂ©glages de l'esprit scientifique bloquĂ©s sur 11 avec tous les miracles et toutes les catastrophes que ça peut engendrer. Le genre Ă t'inventer la fusion Ă froid entre la poire et le fromage mais demande-leur de faire leurs lacets et ils deviennent aussi efficaces quâun poulpe avec des moufles.
Comme j'ai trop la flemme de te parler de façon intensive et extensive de tout le restant de la colĂšre du Divin daron qui s'agite entre les pages de ce recueil, je vais m'arrĂȘter lĂ et te laisser dĂ©couvrir le reste de ces ĂȘtres Ă©tranges, dĂ©concertants mais souvent franchement poilants et fantastibuleux.
Alors, imagine un peu ce qui peut se passer si tu fais interagir tout ce petit monde dans cette grande galaxie... Une chose est sûre : tu vas pas t'ennuyer une seule nanoseconde en leur compagnie.
Mais tout ça, ça serait imbitable et lourdingue s'il n'y avait pas un style aux petits oignons caramĂ©lisĂ©s pour aller avec. Celui de notre autrice, il est parfaitement adaptĂ© Ă son sujet. Puisqu'on est dans l'exoanthropologie jusqu'au cou, elle a invoquĂ© les mĂąnes de Le Guin pour nous pondre de lâĂ©pique Ă©patant qui ravira les amateurs de souffle/soufflĂ© homĂ©rique. Mais tout ça sans balai dans le derche et avec un sens de l'humour pince-sans-rire qui te ravira. En rĂ©sumĂ©, notre Mathilde Contreras, elle est un peu le croisement que t'osais pas espĂ©rer entre Ursula Le Guin et Terry Pratchett, mais avec sa propre personnalitĂ©. Et puis, y a aussi un soupçon d'Ă©rotisme qui donne la note Ă©picĂ©e que t'attendais pas. Mais pas façon Ă©tal de la boucherie Sanzot. Non, lĂ , ça serait plutĂŽt cantiquedesquantiquĂ©, genre hymne Ă la vie et cĂ©lĂ©bration du Printemps tout en s'intĂ©grant parfaitement au reste.
Ce recueil, je l'ai choisi, parce que c'Ă©tait la meilleure porte d'entrĂ©e vers son univers foisonnant et fantasque. Parce que nos exogĂšnes sans gĂȘne, il va leur en arriver des vertes des pas mĂ»res, voire mĂȘme des carrĂ©ment vĂ©rolĂ©es dans les autres romans de ce cycle : "La Terre SurveillĂ©e", "La Flotte MystifiĂ©e", et "La ForĂȘt EnterrĂ©e".
Si t'es un peu ouvert d'esprit sans avoir un traumatisme crĂąnien, t'auras donc compris que "La Reine ĂgarĂ©e", c'est un peu ta rampe de lancement vers le monde de la vraie science-fiction, celle qui fait cogiter et reluire en mĂȘme temps. Comment ? T'as pas encore achetĂ© ce recueil ?! Tu mĂ©riterais que je t'expĂ©die sur Uranus Ă coups de psychopompe dans le prose, vil(e) faquin(e) !
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