Quatrième de couverture
La Russie dans un futur proche. La nouvelle dystopie postapocalyptique de l'auteur de METRO 2033.
À la suite d'une guerre civile destructrice, des régions entières sont contaminées et les rivières empoisonnées. Le contact avec le gouvernement à Moscou se fait rare. Depuis des années, un jeune homme persévère. Il s'appelle Egor et vit enfermé dans un avant-poste qui marque la frontière de l'État de Moscovie.
Son beau-père, commandant du poste, lui rend la vie difficile, et la belle Michelle ne s'intéresse pas à lui. Egor rêve du monde au-delà du pont ferroviaire, de l'autre côté du fleuve. Mais depuis des décennies, personne n'a plus traversé ce pont. Jusqu'à aujourd'hui...
Un homme l'a fait, en provenance de l'autre rive. Qui est-il ? Que se passe-t-il de l'autre côté du pont ?
À la suite d'une guerre civile destructrice, des régions entières sont contaminées et les rivières empoisonnées. Le contact avec le gouvernement à Moscou se fait rare. Depuis des années, un jeune homme persévère. Il s'appelle Egor et vit enfermé dans un avant-poste qui marque la frontière de l'État de Moscovie.
Son beau-père, commandant du poste, lui rend la vie difficile, et la belle Michelle ne s'intéresse pas à lui. Egor rêve du monde au-delà du pont ferroviaire, de l'autre côté du fleuve. Mais depuis des décennies, personne n'a plus traversé ce pont. Jusqu'à aujourd'hui...
Un homme l'a fait, en provenance de l'autre rive. Qui est-il ? Que se passe-t-il de l'autre côté du pont ?
Fiche de lecture
J'ai une faiblesse particulière pour la plume de cet auteur venu de l'Est. Son talent n'égale que son courage et la richesse de ses récits semble toute droite extraite des contes intemporels russes.
Une fois encore, Dmitry Glukhovsky excelle dans l'art de bâtir un pont entre les névroses modernes d'un pays continent poursuivi par ses démons éternels et les cycles incessants de l'Histoire qui ne cesse de balbutier. L'auteur esquisse les contours de femmes et d'hommes qui prennent chair dans leurs renoncements quotidiens et dont les actes de courage éphémères ne subsistent qu'en signes de ponctuation avant leur basculement total dans la folie. Parce qu'il faut être fou pour se résigner à subir l'entre-soi sclérosant d'une collectivité qui s'abîme au bord d'un fleuve toxique. Parce qu'il faut être un peu déjà mort à l'intérieur de soi pour n'attendre rien d'autre de la vie qu'une journée supplémentaire, copie conforme à celle qui vient de s'achever.
Dans le huis clos de cet avant-poste étouffant, l'auteur profite opportunément des fissures qui lézardent la monotonie sclérosante pour évoquer religion, mœurs et manipulation des masses... avant de faire basculer l'ensemble de ce petit monde dans un univers dissonant.
On ressort de cette lecture sonné, incapable de comprendre pourquoi tout a dérapé, traumatisé d'avoir rêvé un peu trop fort l'autre côté.
Du grand art, cinquante dernières pages étouffantes et une confirmation quand je lis les dernières lignes : Dmitry Glukhovsky est un auteur pour lequel j'avais, j'ai et j'aurai toujours une petite faiblesse.
Une fois encore, Dmitry Glukhovsky excelle dans l'art de bâtir un pont entre les névroses modernes d'un pays continent poursuivi par ses démons éternels et les cycles incessants de l'Histoire qui ne cesse de balbutier. L'auteur esquisse les contours de femmes et d'hommes qui prennent chair dans leurs renoncements quotidiens et dont les actes de courage éphémères ne subsistent qu'en signes de ponctuation avant leur basculement total dans la folie. Parce qu'il faut être fou pour se résigner à subir l'entre-soi sclérosant d'une collectivité qui s'abîme au bord d'un fleuve toxique. Parce qu'il faut être un peu déjà mort à l'intérieur de soi pour n'attendre rien d'autre de la vie qu'une journée supplémentaire, copie conforme à celle qui vient de s'achever.
Dans le huis clos de cet avant-poste étouffant, l'auteur profite opportunément des fissures qui lézardent la monotonie sclérosante pour évoquer religion, mœurs et manipulation des masses... avant de faire basculer l'ensemble de ce petit monde dans un univers dissonant.
On ressort de cette lecture sonné, incapable de comprendre pourquoi tout a dérapé, traumatisé d'avoir rêvé un peu trop fort l'autre côté.
Du grand art, cinquante dernières pages étouffantes et une confirmation quand je lis les dernières lignes : Dmitry Glukhovsky est un auteur pour lequel j'avais, j'ai et j'aurai toujours une petite faiblesse.




