Le Queen Anne's Revenge | Par Joseph Nicholls â http://jcb.lunaimaging.com/luna/servlet/detail/JCB~1~1~1785~2720004:Captain-Teach-commonly-call-d-Black, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11851641
2011, au large de Beaufort, Caroline du Nord :
Depuis la dĂ©couverte dâune mystĂ©rieuse Ă©pave quelques annĂ©es auparavant certains soupçons - ou plutĂŽt espĂ©rances - grandissaient dans la tĂȘte des plongeurs-archĂ©ologues.
Câest ainsi que le 28 mai, un objet Ă©norme est lentement sorti des profondeurs de la mer⊠câest une ancre de plus dâune tonne. Elle vient rejoindre une cloche datant de 1705, retrouvĂ©e peu de temps auparavant.
La rĂ©cupĂ©ration de nombreux artĂ©facts, piĂšces de monnaie et autres mĂ©daillons gravĂ©s vient Ă©galement Ă©tayer la thĂšse tant espĂ©rĂ©e mais ce sont vĂ©ritablement les diffĂ©rents canons retrouvĂ©s qui viennent la confirmer : des canons frappĂ©s du sceau de leur fabricant, en provenance de plusieurs paysâŠ
Les archĂ©ologues ont enfin leur rĂ©ponse, câest bien luiâŠ
Petit plongeon dans le tempsâŠ
1710, cette pĂ©riode de lâHistoire est coincĂ©e entre lâĂ©ternel conflit commercial entre lâalliance « France-Espagne » et le « Royaume-Uni Ă©paulĂ© par les Provinces-Unies des Pays-Bas », la course aux nouvelles richesses quâoffre le Nouveau Continent dont lâAmĂ©rique Centrale et les colonies grandissantes vers les futurs USA.
Chantier naval de Rochefort en France : Un navire est mis Ă lâeau. Son armateur RenĂ© Montaudouin (une grosse famille trafiquante d'esclaves) le voulait trĂšs impressionnant afin de dissuader les pilleurs de navires trĂšs redoutĂ©s Ă lâĂ©poque : 32m de long, 8m de largeur et un chĂąteau arriĂšre trĂšs haut et imposant.
Son nom : LA CONCORDE.
Ă lâĂ©poque, les marines militaires ne pouvaient pas escorter tous les navires marchands. Les diffĂ©rents Ă©tats en guerre autorisaient donc lâarmement des navires privĂ©s commerciaux. Les marins qui naviguaient avec ce type de bateaux Ă©taient appelĂ©s des corsaires.
De 1711 Ă 1716, LA CONCORDE fait trois grands voyages de plusieurs mois entre la CĂŽte dâIvoire, la Martinique et HaĂŻti, faisant plusieurs prises de bateaux Ă©trangers et transportant sucre, coton, Ă©pices mais il sert aussi au commerce dâesclaves en tant que navire nĂ©grier.
1717, malgré les dangers de cette partie du globe dont les nombreuses attaques de pirates pillant les navires occidentaux, LA CONCORDE quitte les cÎtes africaines le 8 octobre pour retourner une quatriÚme fois en Martinique.
Durant la traversĂ©e, 15 marins et 65 esclaves meurent du scorbut (une maladie bien connue des marins de lâĂ©poque) et de fiĂšvre.
Le 28 novembre 1717, LA CONCORDE arrive pĂ©niblement Ă proximitĂ© de la Martinique. Des coups de canons retentissent. Elle est attaquĂ©e par deux navires pirates. Son Ă©quipage Ă©tant trĂšs affaibli, le capitaine Pierre Dosset abandonne rapidement le combat et se rend. Il se retrouve devant son assaillant : Edward Teach, lâun des pirates les plus redoutĂ©s de la rĂ©gion.
Teach Ă©tait un corsaire travaillant Ă la solde du Royaume-Uni. Lorsque la guerre sâest un peu calmĂ©e avec la France, il faisait partie des milliers de marins dĂ©boutĂ©s de leurs fonctions. Edward Teach sâest alors rebellĂ© en devenant lâun des plus redoutables pirates en AmĂ©rique Centrale.
Lors de la reddition de LA CONCORDE, il remarque trĂšs vite les capacitĂ©s de ce formidable navire et en prend possession. Certains marins le rejoignent volontairement. AprĂšs y avoir transfĂ©rĂ© ses canons, contrairement Ă sa rĂ©putation, Teach remet son ancien navire aux soumis afin quâils regagnent leur pays. Fier de sa prise, il rebaptise son nouveau navire : QUEEN ANNEâS REVENGE (La vengeance de la Reine Anne), un pied de nez Ă la reine dâAngleterre qui avait ordonnĂ© lâĂ©viction des corsaires au service de leurs pays. Teach a dâailleurs pour cible principale les « bateaux de sa majestĂ© ».
Avec une flotte comptant quatre gros navires et des nombreuses prises dans les CaraĂŻbes, la fortune dâEdward Teach devient colossale et le rend mĂȘme assez influent.
Câest dans des circonstances trĂšs floues qu'en mai 1718, le QUEEN ANNEâS REVENGE sâĂ©choue Ă proximitĂ© de Beaufort alors que ce haut-fond marin est reconnu pour ses bancs de sables en perpĂ©tuel mouvement. Il y coule aprĂšs quelques jours, sa coque nây rĂ©sistant pasâŠ
Teach abandonne une partie de son Ă©quipage sur une Ăźle dâaprĂšs les rumeurs, pour conserver le maximum de son butin. Il sera recherchĂ© activement par les anglais et sera tuĂ© et dĂ©capitĂ© le 22 novembre 1718.
Malheureusement un peu trop romancée depuis 300 ans, sa véritable biographie est à découvrir !
Edward Teach nâĂ©tait en fait que le fameux pirate Barbe NoireâŠ
QUEEN ANNEâS REVENGE, un bateau revenu du 18e siĂšcleâŠ
Depuis la dĂ©couverte dâune mystĂ©rieuse Ă©pave quelques annĂ©es auparavant certains soupçons - ou plutĂŽt espĂ©rances - grandissaient dans la tĂȘte des plongeurs-archĂ©ologues.
Câest ainsi que le 28 mai, un objet Ă©norme est lentement sorti des profondeurs de la mer⊠câest une ancre de plus dâune tonne. Elle vient rejoindre une cloche datant de 1705, retrouvĂ©e peu de temps auparavant.
La rĂ©cupĂ©ration de nombreux artĂ©facts, piĂšces de monnaie et autres mĂ©daillons gravĂ©s vient Ă©galement Ă©tayer la thĂšse tant espĂ©rĂ©e mais ce sont vĂ©ritablement les diffĂ©rents canons retrouvĂ©s qui viennent la confirmer : des canons frappĂ©s du sceau de leur fabricant, en provenance de plusieurs paysâŠ
Les archĂ©ologues ont enfin leur rĂ©ponse, câest bien luiâŠ
Petit plongeon dans le tempsâŠ
1710, cette pĂ©riode de lâHistoire est coincĂ©e entre lâĂ©ternel conflit commercial entre lâalliance « France-Espagne » et le « Royaume-Uni Ă©paulĂ© par les Provinces-Unies des Pays-Bas », la course aux nouvelles richesses quâoffre le Nouveau Continent dont lâAmĂ©rique Centrale et les colonies grandissantes vers les futurs USA.
Chantier naval de Rochefort en France : Un navire est mis Ă lâeau. Son armateur RenĂ© Montaudouin (une grosse famille trafiquante d'esclaves) le voulait trĂšs impressionnant afin de dissuader les pilleurs de navires trĂšs redoutĂ©s Ă lâĂ©poque : 32m de long, 8m de largeur et un chĂąteau arriĂšre trĂšs haut et imposant.
Son nom : LA CONCORDE.
Ă lâĂ©poque, les marines militaires ne pouvaient pas escorter tous les navires marchands. Les diffĂ©rents Ă©tats en guerre autorisaient donc lâarmement des navires privĂ©s commerciaux. Les marins qui naviguaient avec ce type de bateaux Ă©taient appelĂ©s des corsaires.
De 1711 Ă 1716, LA CONCORDE fait trois grands voyages de plusieurs mois entre la CĂŽte dâIvoire, la Martinique et HaĂŻti, faisant plusieurs prises de bateaux Ă©trangers et transportant sucre, coton, Ă©pices mais il sert aussi au commerce dâesclaves en tant que navire nĂ©grier.
1717, malgré les dangers de cette partie du globe dont les nombreuses attaques de pirates pillant les navires occidentaux, LA CONCORDE quitte les cÎtes africaines le 8 octobre pour retourner une quatriÚme fois en Martinique.
Durant la traversĂ©e, 15 marins et 65 esclaves meurent du scorbut (une maladie bien connue des marins de lâĂ©poque) et de fiĂšvre.
Le 28 novembre 1717, LA CONCORDE arrive pĂ©niblement Ă proximitĂ© de la Martinique. Des coups de canons retentissent. Elle est attaquĂ©e par deux navires pirates. Son Ă©quipage Ă©tant trĂšs affaibli, le capitaine Pierre Dosset abandonne rapidement le combat et se rend. Il se retrouve devant son assaillant : Edward Teach, lâun des pirates les plus redoutĂ©s de la rĂ©gion.
Teach Ă©tait un corsaire travaillant Ă la solde du Royaume-Uni. Lorsque la guerre sâest un peu calmĂ©e avec la France, il faisait partie des milliers de marins dĂ©boutĂ©s de leurs fonctions. Edward Teach sâest alors rebellĂ© en devenant lâun des plus redoutables pirates en AmĂ©rique Centrale.
Lors de la reddition de LA CONCORDE, il remarque trĂšs vite les capacitĂ©s de ce formidable navire et en prend possession. Certains marins le rejoignent volontairement. AprĂšs y avoir transfĂ©rĂ© ses canons, contrairement Ă sa rĂ©putation, Teach remet son ancien navire aux soumis afin quâils regagnent leur pays. Fier de sa prise, il rebaptise son nouveau navire : QUEEN ANNEâS REVENGE (La vengeance de la Reine Anne), un pied de nez Ă la reine dâAngleterre qui avait ordonnĂ© lâĂ©viction des corsaires au service de leurs pays. Teach a dâailleurs pour cible principale les « bateaux de sa majestĂ© ».
Avec une flotte comptant quatre gros navires et des nombreuses prises dans les CaraĂŻbes, la fortune dâEdward Teach devient colossale et le rend mĂȘme assez influent.
Câest dans des circonstances trĂšs floues qu'en mai 1718, le QUEEN ANNEâS REVENGE sâĂ©choue Ă proximitĂ© de Beaufort alors que ce haut-fond marin est reconnu pour ses bancs de sables en perpĂ©tuel mouvement. Il y coule aprĂšs quelques jours, sa coque nây rĂ©sistant pasâŠ
Teach abandonne une partie de son Ă©quipage sur une Ăźle dâaprĂšs les rumeurs, pour conserver le maximum de son butin. Il sera recherchĂ© activement par les anglais et sera tuĂ© et dĂ©capitĂ© le 22 novembre 1718.
Malheureusement un peu trop romancée depuis 300 ans, sa véritable biographie est à découvrir !
Edward Teach nâĂ©tait en fait que le fameux pirate Barbe NoireâŠ
QUEEN ANNEâS REVENGE, un bateau revenu du 18e siĂšcleâŠ


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