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Rencontre du 3e type | Michel Maillot | 2023


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Les Soucoupes volantes viennent d’un autre monde © 1954 Editions Fleuve Noir | Illustration de couverture © René Brantonne, pour l’ouvrage de Jimmy Guieu
Les Soucoupes volantes viennent d’un autre monde © 1954 Editions Fleuve Noir | Illustration de couverture © René Brantonne, pour l’ouvrage de Jimmy Guieu
Il y a des belles et parfois des mauvaises rencontres. Les premières avec les bons et les secondes avec de sales types. Et puis, il y a celles qu'on peut faire avec le troisième. On ne sait pas trop ce que ça peut donner. Il faut dire qu'ils ont parfois un air bizarre, ou même un qu'on ne saurait forcément voir.

Et puis d'ailleurs, soi-même, à quel genre on appartient ?

Pas simple de savoir répondre, tant que ça n'est pas arrivé.

Tenez, prenez par exemple Marcel, seul au volant de sa Chambord, sur une route de campagne en Bourgogne, en septembre 1957. Il n'est pas tout blanc, le Marcel, il rumine le pétrin dans lequel il s'est un peu mis tout seul. Il se demande comment il va bien pouvoir se dépêtrer de tout ça quand, soudain...

Bonne lecture !

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Michel Maillot
Copyright © Michel Maillot pour Le Galion des Etoiles. Tous droits réservés. En savoir plus sur cet auteur


💬Commentaires

1.Posté par Éric MARIE le 07/06/2026 16:51 | Alerter
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ATRAVERSLESPACE
Le film noir dans toute sa splendeur ou plutôt un roman noir dans ses heures de gloire. Voilà ce que m'inspire cette nouvelle de l'ami Michel. Tout y est à mon gout, l'ambiance, l'esprit, le personnage emprisonné dans des situations qui le dépassent. Et puis, il y a la rencontre avec la soucoupe et ses occupants. Que dire quant au dénouement : rien de nouveau sous le soleil, l'homme est un imbécile, ce n'est pas une nouveauté. Et pour paraphraser Chandler qui ne manquait pas d'humour : Il y a des jours comme ça, où on ne rencontre que des abrutis. On commence à se regarder soi-même dans la glace et à douter de soi. Bravo Michel.

2.Posté par Koyolite TSEILA le 08/06/2026 12:00 | Alerter
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KoyoliteTseila
Ah ! J’adore ce style d’histoire !

L’ambiance est bien rendue et l’immersion, immédiate. On se croit au volant de cette vieille Simca Chambord, aux côtés de Marcel, gangster vieillissant et fatigué, par une nuit pluvieuse, tâtonnant dans l’habitacle à la recherche du paquet de Gitanes, tout en gardant une main sur le volant pour empêcher la voiture de quitter la route, lorsque soudain… 🛸 ! C’est la capture.

🎵 sol, la, fa, fa, do 🎵

Un chouette récit, dans une veine classique, qui mêle polar et SF, avec à la clé une rencontre extraterrestre qui agit comme un miroir moral. L’enlèvement, loin d’être une menace, devient une révélation pour Marcel comme pour les E.T.

Face à l’altérité, notre espèce est décidément bien petite…

Merci, Michel, pour cette agréable rencontre du troisième type.

3.Posté par Claude AUBERTIN le 08/06/2026 23:01 | Alerter
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Klod49
Amusante nouvelle, qui ouvre de nouvelles perspectives sur les rencontres avec les visiteurs d'outre espace.

4.Posté par Jean Christophe GAPDY le 09/06/2026 09:54 | Alerter
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JCGapdy
Bonne ambiance et de quoi sourire bien des fois dans cette épique rencontre après une longue et superbe introspection de Marcel (prénom en référence au dieu Mars).
Bien des clins d'œil de ci de là. Et j'avoue que cela faisait quelque temps que je n'avais plus vu écrit une référence à la maison Poulaga.
Je ne reciterai pas Chandler auquel j'ai pensé aussi, mais je vais le ressortir depuis "Pierrot le fou" puisque Ferdinand (interprêté par Bebel) la prononce dans ce film et j'y ajoute son "C’est vrai je parle trop. Les hommes seuls parlent toujours trop.", même si en clin d'œil à Marcel, il faudrait écrire "Je pense trop".
Un grand merci Michel pour ce texte qui me pousse encore plus à attendre et espérer une certaine « étoile qui songe ».

5.Posté par B BLANZAT le 10/06/2026 09:56 | Alerter
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Blanzat
Après la gouaille de l’androïde Carter, voilà Du Itififi chez les Marlous par Michel Maillot, dit « La plume » ! J’ai parcouru rapidement les événements qui ont pu marquer le mois d’octobre 1957, et je note que trois semaines avant la rencontre insolite de Marcel, le premier Spoutnik partait faire un tour en orbite, tandis que les Français testaient leur premier « engin balistique intermédiaire » Thor (employé par la NASA dans sa course à l’espace), et que les Américains faisaient des essais nucléaires dans un atoll des Îles Marshall. Autant dire que le ciel nocturne était bien occupé.
Qu’à cela ne tienne, c’est en Bourgogne que se pose une soucoupe qui n’est pas sans rappeler de grandes heures du cinéma hexagonal, à tel point qu’on se demande si nous n’assistons pas à un prequel du Gendarme. Finalement, Saint-Trop n’est pas si loin, Marcel est un go-fast avant l’heure au volant de sa Chambord boostée, on se prend donc à rêver d’un GELEverse (Gendarme-Et-Les-Extraterrestres-verse) avec Gabin ou Ventura au casting. Il est heureux que Marcel ne se soit pas retrouvé dans une histoire de Jimmy Guieu, sans quoi l’abudction aurait mené plutôt à un cross-over avec Le Gendarme et les nudistes
Et qu’en est-il de ces étrangers ? J’avoue avoir ri en lisant : « tout d’abord, nous nous excusons pour la gêne subie ». J’ai cru que Marcel se trouvait coincé dans un T.E.R ou sur le quai de la gare de Beaune ! De même, pour une entité empruntant le vocabulaire d’un titi, je me demande où elle est allée chercher cette atrocité d’ « investigué », mais passons ! Ce qu’on apprécie, c’est qu’elle n’est « pas là pour juger ». Car si les activités interlopes de Marcel sont réprouvées par la morale bourgeoise, l’hypocrisie de cette dernière n’est plus à prouver, alors forcément, on comprend que les Visiteurs aient plus de sympathie pour une chignole que pour un képi. Tant pis pour les zigomars et tant mieux pour "la Libellule", à qui j’envie la perspective d’une retraite bien peinard dans la maison de ses vieux, quelque part en Provence.

6.Posté par Michel MAILLOT le 10/06/2026 20:28 | Alerter
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mmaillot
Tout d'abord les grands mercis d'usage mais jamais usés à Eric, Koyolite, Claude, Jycé et Bruno. Ça fait vraiment plaisir.

@Jean Christophe : Chandler, Pierrot alias Bébel, que de belle références. Je tremble un peu à la sortie d’Étoile qui songe, de ces tremblements de doute qui saisissent celui qui écrit à la pensée que ça pourrait ne pas plaire. Déjà les nouvelles, c'est pas évident, alors un roman !

@Bruno : Le cinéma, toujours le cinéma, c'est celui qu'on se fait quand on écrit. On les voit défiler ces personnages et aussi les décors dans lesquels ils peuvent se déplacer !
Mais plutôt que celui des gendarmes de Jean Girault, c'est un cinéma dialogué par Audiard dont j'aimerais me rapprocher. Certes je n'ai pas l'impudence de me trouver aussi brillant que cet autre Michel. Mais oui un cinéma français des années 50 avec un Lino Ventura tout bourru et une grande sauterelle de Mireille Darc. Dans "Les Barbouzes" ou de "Ne nous fâchons pas" et les fabuleux "Tontons flingueurs" de Lautner et Audiard.

Point trop de filiation avec Guieu, même si je laisse souvent traîner ici ou là des références au Fleuve, dont lui, plus ou moins cachées. Le père Jimmy avec qui j'ai pu passer de bons moments dans ma jeunesse, il m'a définitivement perdu avec ses Chevaliers Lumières.

Les extra terrestres en goguette, comme ils le disent, puisent le vocabulaire dans celui de leurs "invités", alors forcément avec Marcel, ça fleure celui de Paname. Pour ce qui est de "investigué", la machine des ET aurait dû utiliser "creusé", ça faisait moins "Pandore" !

7.Posté par Jean-Michel ARCHAIMBAULT le 11/06/2026 10:11 | Alerter
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JMARCHAIMBAULT
Une lecture roborative de plus ! Une de ces variations inattendues sur un thème plus battu et rebattu que les œufs en neige, plus fouetté que la crème de même nom, qui vous renvoient au temps où les soucoupes volantes n'avaient pas encore engendré le business dont un fleuron de plus sort sur les grands écrans.
Michel, tu as su ne pas nous refaire du Jimmy Guieu, et moi, tu m'as rappelé un autre auteur d'Anticipation dont il serait, paraît-il, peu seyant de dire du bien. Pourtant, chez Peter Randa, tout n'est pas à jeter, loin de là. Surtout quand il raconte des histoires qui se passent sur notre Terre et confronte ses visiteurs E.T. à des gens pas toujours recommandables, par exemple "du milieu". Là, j'ai pensé à son roman "Les ides de Mars"... À relire pour en retrouver les détails.
Bref, j'ai adoré cette nouvelle. Tout comme j'ai adoré "La véritable histoire de l'OVNI de Roswell", de Jean-Marc DeVos, car c'est aussi un pied de nez aux gentilles conventions spielbergiennes.
Fernand Raynaud disait "Restons français !", c'est parfaitement mis en musique gouailleuse par Marcel. Ou par toi. Alors, bravo!
Et puis, sans gâcher, je peux le dire: "Étoile qui songe", oui, ça va être quelque chose. Je suis bien placé pour l'affirmer! 😉

8.Posté par Michel MAILLOT le 11/06/2026 11:07 | Alerter
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mmaillot
Merci Jean-Michel, je suis aussi rouge que la quatrième planète du système solaire.

Peter Randa, l'as de la phrase ultra-courte au style haché parce qu'il faut tailler dans le vif. J'ai aussi quelques bons souvenirs colorés de la jeunesse quand je découvrait le Fleuve et la SF dans un carton laissé par mon grand frère. "Commando du non retour" et la suite "Objectif Tamax" par exemple. Comme Guieu, c'était pas du Wul ou du Steiner mais ça nous embarquait pour des voyages, c'est ce qu'on demandait. Un genre de fondation (!) en attente de lectures plus "touffues" à venir pour parfaire l'édifice. Et puis l'idéologie parfois véhiculée par certains auteurs du Fleuve, elle pouvait nous glisser dessus et n'a pas empêché certains, en grandissant et se cultivant, de se faire sa propre vision des choses.

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