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Orestie | Jean-Michel Archaimbault | 1992


Un article ajouté/rédigé par | 05/02/2022 | Lu 253 fois




Être passionné d’opéra, de science-fiction et de fantastique peut parfois engendrer d’étranges confluences quand un détail précis, dans le livret d’une œuvre musicale, apparaît en résonance – toute personnelle – avec le thème d’un appel à textes. Si, de plus, les noms de deux célèbres familles distantes d’innombrables millénaires et années-lumière ne diffèrent que d’une lettre, l’histoire se construit pour ainsi dire d’elle-même…

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Petite histoire de cette nouvelle

– 02/08/1992 : première version en réponse à un appel à textes du fanzine L’Angle Ouvert, sur le thème « L’angle mort ». La nouvelle d’alors s’arrête sur « Tout commencera par là... » L’idée bizarre m’est venue de construire un crossover entre l’un de mes opéras préférés de Richard Strauss, Elektra, inspiré par la tragédie grecque éponyme, sur un livret d’Hugo von Hoffmanstahl où l’héroïne évoque le triste recoin de murailles où elle est recluse de force, véritable angle mort, et plusieurs éléments issus de Dune (en particulier la relation entre Paul Atréides et sa sœur, leur nom de famille renvoyant assez directement aux Atrides dont Électre, Chrysothémis, Iphigénie et Oreste furent les derniers rejetons) avec remplacement de l’épice par le struun proche du stroon de Cordwainer Smith auquel j’ai aussi emprunté son Espace-3 et quelques autres détails de ses Seigneurs de l’Instrumentalité.

– 29/12/2007 et 08/10/2010 : révision du texte d’origine, dont la relecture m’a révélé quelques améliorations indispensables. Envoi à Alexandre Garcia qui a sollicité des contributions pour une anthologie thématique sur les empires galactiques.

– 15/10/2012 : nouvelle révision et ajout des deux sections « explicatives », à la demande de l’anthologiste qui souhaitait que le récit soit connecté de façon claire à une notion d’empire interstellaire, quel qu’il soit. « Missènes » apparaît pour ancrer plus précisément le contexte dans la tragédie des Atrides, « la forêt de Grésignes » est un clin d’œil à ma très regrettée amie Anne Duguël alias Gudule qui vivait dans un petit village perché du Tarn, Puycelsi, non loin de ladite forêt.

– 18/08/2013 : dernières corrections selon remarques et suggestions d’Alexandre Garcia.

– 19/01/2022 : l’anthologie n’a jamais vu le jour, le projet semble perdu corps et biens… J’ai eu hier l’idée de proposer le texte à notre Kap’Tain préférée, pour publication éventuelle sur le site de son phénoménal Galion des Étoiles, et je viens de prendre en compte les remarques pertinentes qu’elle m’a faites à l’issue de sa lecture.

Source

Texte @ Jean-Michel Archaimbault, tous droits réservés




💬Commentaires

1.Posté par Koyolite TSEILA le 05/02/2022 13:06 | Alerter
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KoyoliteTseila
Les textes de Jean-Michel Archaimbault (JMA, pour les intimes), c’est du haut niveau. L’écriture, le vocabulaire, le style et la narration sont impeccables. Les références qui truffent ses textes témoignent d’une grande érudition. Pour preuve, son incroyable Seentha, opéra de l’espace atypique et splendide qui m’avait laissé sur le baba.

Orestie est de la même veine. L’idée d’un crossover entre l’univers d’un opéra et celui d’une œuvre de science-fiction est très intéressante ; en l’occurrence, des éléments d’Elektra du compositeur bavarois Richard Strauss (sans lien de parenté avec les deux viennois Johan Strauss, père et fils) et de Dune de l’écrivain Frank Herbert.

Pour cette lecture, j’ai apprécié d’avoir pour point d’encrage la « petite histoire de cette nouvelle », paragraphe dans lequel JMA explique la genèse de celle-ci. Cela m’a été fort utile à la compréhension du récit. Si je connais Dune - la SF étant mon domaine - et en ai clairement repéré les clins d’œil, en revanche, j’ai des lacunes côté musique classique. En effet, je l’avoue, sans ces précieuses informations, je n’aurais pas su qu’il s’agissait d’Elektra. J’ai donc effectué quelques recherches sur Internet pour connaître – dans les grandes lignes – la teneur de cette pièce de Sophocle. Cela m’a permis de mieux appréhender ce récit, à commencer par son titre lui-même Orestie (Oreste) et de comprendre certaines références qui jonglent ce texte, notamment comme le parallèle entre les Atréides et les Atrides.

De par la subtilité de ses textes, JMA n’a rien à prouver à ses lecteurs. En revanche, c’est à ces derniers de se montrer à la hauteur de ses écrits, de sorte à pouvoir en apprécier toute la richesse. Autant dire que le lecteur qui ne possède pas les notions requises passera à côté de beaucoup de choses. En ce qui me concerne et grâce à cette lecture, je souhaite me plonger dans cet opéra Elektra, afin de combler mes lacunes. Puis, je relirai une énième fois cette nouvelle, afin d’en détecter toutes ses références. Que voulez-vous ? Je suis joueuse et moi, les jeux de pistes, ça m’emballe ! Peut-être même trouverais-je la réponse à la question qui titille les poils de mon cerveau (hé hé, à vous de trouver la référence cette fois-ci), à savoir : quelle est donc la nature du secret caché par le père d’Électre ?

Sur ce, je vous laisse, car j’ai un opéra à écouter. Je vous le dis : lire du JMA donne envie de s’instruire 😊

2.Posté par Jean Christophe GAPDY le 06/02/2022 10:44 | Alerter
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JCGapdy
Superbe texte par l’histoire, les références et les clins d’œil, mais aussi par le mélange tragédie grecque, science-fiction et opéra, ce à quoi JMA nous avait déjà fait goûter avec son Seentha qui, à tous points de vue, mais plus particulièrement sur celui-ci, est magnifique.
Au milieu de ce récit dévoré en quelques instants, j’ai apprécié les dizaines d’angles morts, d’éléments non-dits, non-expliqués, chacun montrant que l’auteur nous offre matière à une véritable symphonie et donc à un roman épique (que l’on pourrait presque espérer…).
Quant aux détails, ils viennent parsemer l’histoire comme ces pépites de chocolat, ces éclats d’amande que l’on trouve dans certains gâteaux pour son plus grand plaisir. Ainsi, ai-je été interpellé par la référence à l’angle mort (thème de l’appel à texte) d’une fortification, zone que l’on ne peut défendre de ce fait, ce qui m’a rappelé pas mal d’aventures lues ado et m’a fait remarquer les ombres de cette histoire dont je parle plus haut. Je n’ai pas été surpris par des liens « perry-rhodannienne » (si on m’autorise cet adjectif) puisque « Das vurguzz imperium » est le titre du 412e épisode de ce monument de la SF. L’autre détail qui m’a titillé est d’avoir trouvé en opposition (est-elle volontaire ou ne l’est-elle point ?) : « Sternenkott » et « Atrée ». Sachant que sternen signifiait étoile, j’ai recherché la traduction de Sternenkott ce qui m’a donné (suivant les sources) « étoilé » ou « un dieu étoilé ». D’un autre côté, Atrée, fort méchant roi de Mycène aidé par Zeus, possède un nom particulier. En effet, à une lettre près (comme Orestie et Oreste – petit-fils dudit Atrée), son nom est voisin de celui d’Astrée, fille de Zeus et Thémis, dont le patronyme veut dire fille-étoile. Je dérive, je dérive, là, mais c’est normal, l’histoire m’ayant jeté plein d’étoiles dans les yeux. Un texte à lire sans attendre, d’autant plus qu’il est court et surtout bien tourné, comme de bien entendu... 😵‍💫

3.Posté par JEAN-MICHEL ARCHAIMBAULT le 06/02/2022 19:52 | Alerter
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JMARCHAIMBAULT
Ravi de ces deux super retours sur cette nouvelle qui, initialement, était un petit jeu de construction intellectuelle amusante !
Merci à Koyolite Tseila et JC Gapdy pour leurs avis hyper détaillés ainsi que pour les "parallèles" (qui était d'ailleurs le titre de la toute première version...) avec les origines de "Seentha", situées elles aussi dans le domaine de l'opéra.
Tout petit détail très anecdotique, JC Gapdy a apporté un éclairage inattendu sur le nom "Sternenkott"... Forgé au départ sur l'allemand "Stern" (étoile), c'est juste, mais auquel j'avais délibérément accolé le nom allemand "Kot" (en doublant le "t" pour la sonorité) car c'est en quelque sorte un générique pour désigner des déjections humaines ou animales. Le grand maître de l'Omnimpérium Multiversel, gourou malfaisant et redoutable marchand de daube pseudo-cosmique, s'appelait donc en clair "Jimmy Crotte des Étoiles"... Pas vraiment stellaire ni glamour, comme patronyme !
"Orestie" est ma première nouvelle à paraître sur le Galion des Étoiles. Comme l'a dit le chef des "Crapauds de la Mort" (un Bob Morane qui rappellera sûrement des souvenirs à certains visiteurs du site), "il en viendra d'autres"...
À la prochaine, les ami(e)s !

4.Posté par Koyolite TSEILA le 07/02/2022 07:22 | Alerter
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KoyoliteTseila
Le Sternenkott, je l'avais repéré et cela m'avait fait beaucoup rire ! Je l'avais d'ailleurs annoté d'un smiley qui se marre lors de mes commentaires après la première lecture. Bon, il faut dire aussi que j'ai un avantage linguistique 😉 J'ai trouvé très intéressantes les recherches et déductions que Jycé a fait à propos de ce nom. Merci pour ce texte, Jean-Michel, et à la prochaine ^-^

5.Posté par Erwelyn CULTURE MARTIENNE le 02/03/2022 09:13 | Alerter
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erwelyn
Je vais être moins loquace que Koyolite et JC. Je viens de lire la nouvelle avec un très grand intérêt au moins jusqu'au premier article de journal. Côté écriture, rien à redire. J'aime le style, le vocabulaire et j'ai été totalement conquise par cette première partie. Et puis après j'ai décroché. Je ne connais pas l'opéra de Strauss, mais un peu la mythologie. Mais je n'ai pas réussi à faire le lien entre la première partie du récit et la suite. Je pense que la cassure narrative m'a perturbée et ne m'a plus donné envie d'aller plus loin. Je l'ai fait bien sûr mais avec plus de détachement. Sans compter, que cette ellipse m'apparait radicale à une page de la fin. Je crois que j'aurai préféré suivre la narration de la jeune fille. Je suis désolée de cet avis mitigé. Toutefois, Jean-Michel, je serai ravie de lire d'autres choses. Et sans doute (non c'est même sûr) je vais me pencher sur l'opéra de Strauss, dont je reconnaitrai forcément quelques passages, mais l'occasion se présente de l'écouter entièrement. ☺

6.Posté par JEAN-MICHEL ARCHAIMBAULT le 02/03/2022 12:39 | Alerter
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JMARCHAIMBAULT
Merci pour ce retour, je comprends que la rupture narrative ait pu te désorienter ! Comme expliqué dans l'histoire des diverses versions de la nouvelle, j'ai ajouté les deux dernières sections pour "coller" au thème imposé de l'empire interstellaire, mais en voulant éviter de partir sur le fil d'un vrai empire du lointain futur... J'avoue que ce ne fut pas facile et que c'est la seule "astuce" que j'ai alors trouvée pour cela. Car mon objectif n'était pas de continuer la narration en me lançant dans un nouveau "Dune" ! 😉

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