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Le Rire du Cyclope | Bernard Werber | 2010


Un article ajouté/rédigé par | 06/11/2011 | Lu 644 fois


⚓️TAGS : 2010, Bernard Werber


Le Rire du Cyclope | Bernard Werber | 2010
Darius, humoriste célèbre et coqueluche du tout Paris, s’effondre dans sa loge à l’issue d’une représentation à L’Olympia. Quelques minutes avant sa mort, le pompier de garde l’a pourtant entendu éclater de rire…Journaliste au Guetteur moderne, Lucrèce Nemrod est sûre qu’il ne s’agit pas d’une mort naturelle. Son complice, Isidore Katzenberg, qui vit toujours dans son château d’eau, entouré de dauphins, est persuadé qu’il faut remonter aux origines du rire pour mener à bien cette enquête…

Fiche de lecture

Darius Wozniak alias « Le Cyclope », le comique le plus aimé des Français, meurt brutalement après une triomphale représentation à l’Olympia. Son dernier geste a été... d’éclater d’un grand rire. L’évènement fait le tour de la France et les médias se précipitent dessus, dans l’espoir de faire les meilleurs articles. Au sein du « Guetteur Moderne », la journaliste scientifique Lucrèce Nemrod émet une hypothèse : Et si « Le Cyclope » avait été assassiné ? Devant l’incrédulité de ses collègues et les moqueries de sa patronne, elle décide d’enquêter avec l’aide de son excentrique compagnon d’aventures: Isidore Katzenberg. Leur enquête les mènera à la recherche d’une question fondamentale: Pourquoi est ce que l’homme rit ?

C’est un livre très intéressant à lire. Le style est fluide et très prenant, et les personnages sont bien travaillés. Il y a de nombreuses références culturelles et l’auteur fait preuve d’un réalisme si saisissant qu’il m’est arrivé de me demander : « Est ce que je suis bien en train de lire un roman ? »

Vu que « Le Rire du Cyclope » fait suite à « L’ultime Secret» et au « Père de nos pères », il est normal que Werber y fasse des clins d’oeil, ainsi qu’à ses autres oeuvres et à son "arbre des possibles". Ces références à l’univers de Werber, bien que récurrentes, ne sont pas gênantes pour comprendre l’histoire, car celles ci s’appuient sur des références historiques à la pelle. Werber réussit le pari d’expliciter l’Histoire par l’humour (de quoi réconcilier certains avec les dates!).

Le hic, c’est que les évènements se succèdent parfois trop vite, et il y a parfois des allusions à des personnages franco-français (Coluche, Pierre Deproges, Pierre Dac), ce qui peut gêner les francophones d’autres pays. Même si bien sûr, une recherche sur internet peut arranger les choses.




💬Commentaires

1.Posté par . MAESTRO le 11/10/2014 09:20 | Alerter
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Maestro
Avec ce roman, Bernard Werber nous re-propose le duo de personnages déjà croisés dans le Père de nos Pères et l'Ultime Secret : Isidore Katzenberg et Lucrèce Nemrod. Encore une fois, les deux journalistes sont sur une enquête délicate : celle du plus grand humoriste de son époque, Darius dit "le Cyclope" en raison de son oeil manquant. Il semble bien qu'il soit mort... de rire ! L'enquête va les faire suspecter ses proches, ses partenaires, ses concurrents humoristes et même une mystérieuse organisation secrète. Quant à l'arme du crime, ce serait la tout aussi mystérieuse BQT. Les deux héros vont en apprendre beaucoup sur la victime, sur l'humour en général, sur les côtés obscurs des humoristes mais aussi sur eux-mêmes.

Bernard Werber nous fait donc du Bernard Werber. Il réinvente le monde à sa façon. C'est souvent naïf, mais parfois ça fonctionne. Après quelques déconvenues (comme le décevant Papillon des Etoiles ou la qualité décroissante au sein des cycles des Fourmis et des Dieux), je dois dire que ce roman m'a plutôt séduit. Les personnages ont plus de profondeur. Et si les procédés utilisés pour arriver au résultat sont peu orthodoxes, il faut bien avouer qu'ils sont efficaces.Le roman s'insère aussi dans une espèce de méta-univers werberien, avec des références au Miroir de Cassandre et à d'autres nouvelles. Au-delà donc de la naïveté que Werber insère dans ses histoires, et qui sera vue comme de la fraîcheur par des critiques moins scientifiques, il y a une véritable (en-)quête.

Voilà donc un roman divertissant à condition de ne pas chercher de la SF pure et dure.

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