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L'Odyssée de l'Espace | A Space Odyssey | Arthur C. Clarke

2001 : L'Odyssée de l'Espace | 2010 : Odyssée deux | 2061 : Odyssée trois | 3001 : L'Odyssée finale


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Tome 1 - 2001 : L'Odyssée de l'Espace (2001 : A Space Odyssey, 1968)

L'Odyssée de l'Espace | A Space Odyssey | Arthur C. Clarke
Le vaisseau Explorateur 1 est en route vers Saturne. A son bord, deux astronautes et le plus puissant ordinateur jamais conçu, Carl 9000. Cinq ans plus tôt, un étrange monolithe noir a été découvert sur la lune. La première preuve d'une existence extra-terrestre. Et bien longtemps avant, à l'aube de l'humanité, un objet similaire s'était posé sur Terre et avait parlé aux premiers hommes. Un nouveau signe de cette présence a été détecté aux abords de Saturne. Que sont ces mystérieuses sentinelles ? Quel message doivent-elles délivrer ? Nous sommes en 2001. L'humanité a rendez-vous avec la porte des étoiles, aux confins du cosmos...

2001 L'Odyssée de l'Espace : le livre et le film

Le roman 2001 l'Odyssée de l'Espace fut écrit entre 1964 et 1968 et parut en juillet 1968, peu après la sortie du film. Les deux projets (le livre et le film) furent conduits simultanément, non sans qu'il y ait des influences réciproques. Stanley Kubrick a proposé à Arthur C. Clarke de rédiger avec lui le scénario de 2001 l'Odyssée de l'Espace : Kubrick se charge de réaliser le film, Clarke écrit le roman. Le résultat est qu'il existe un parallélisme très grand entre le livre et le film, ce qui n'est d'ordinaire pas toujours le cas.

Cependant, on peut tout de même noter quelques différences :

Dans le roman par exemple, le vaisseau Explorateur 1 (Discovery One) a pour destination Japet, une lune de Saturne, tandis que dans le film, Kubrick, lui, situe la destination du vaisseau dans la région des satellites de Jupiter.

A propos du monolithe découvert sur Terre : « C'était un bloc rectangulaire, trois fois haut comme Guetteur de Lune mais assez étroit pour qu'il pût l'étreindre. Il était fait de quelque matériau absolument transparent et il n'était vraiment visible que lorsque le soleil luisait sur ses arêtes. » 

A propos du monolithe découvert sur la Lune : « C’était un bloc de matière noire, dressé verticalement. Il mesurait à peu près trois mètres de hauteur et devait avoir un mètre cinquante de largeur. Pour Floyd, il avait l’apparence assez sinistre de quelque pierre tombale géante. Il était parfaitement symétrique et ses arrêtes étaient aiguës. Il était si noir qu’il semblait absorber la lumière. Nul détail n’apparaissait sur sa surface lisse. Il était impossible de dire s’il était fait de pierre, de métal, de plastique ou de quelque autre matériau. » 

Ce qui diffère ici entre le film et le livre est ceci : dans le livre, le premier monolithe découvert sur Terre par les hommes-singes est transparent. Alors que celui découvert bien plus tard sur la Lune par les hommes est noir (est-ce le même ?). Tandis que dans le film, il est noir dès le début.

Voici donc encore une différence entre le livre et le film, une parmi plusieurs autres...

Et juste une petite parenthèse : le fameux monolithe noir fut baptisé AMT (Anomalie Magnétique de Tycho). Ainsi, si un jour on vous parle du monolithe, vous pourrez faire sensation en citant son nom !

Je voudrais encore ajouter ceci : autant le film peut paraître longuet par moments, autant le livre ne traîne pas en longueur. Le livre présente aussi l'avantage d'être beaucoup plus direct que le film : ainsi, ce qui se passe à la fin est clair, contrairement au film où l'on assiste à une fin bizarre sous forme de kaléidoscope de couleurs. Alors pour bien faire les choses, je vous propose de regarder ce film, qui est un monument de la SF sur fond de valses de Strauss, et pour obtenir les explications qui vous manqueraient, n'hésitez pas à lire le livre (en plus il y peu de pages).

Concernant les 3 volumes suivants constituant le Cycle de L'Odyssée de l'Espace, à savoir 2010 : Odyssée deux (Odyssey Two, 1982), 2061 : Odyssée 3 (Odyssey Three, 1988) et 3001 : L'Odyssée finale (The Final Odyssey, 1997), je les ai trouvés nettement moins bien que ce premier tome, voire parfois un peu longs... Ils sont néanmoins intéressants pour connaître le fin mot de cette histoire.

Photo @ Koyolite Tseila | Éditions J'ai Lu, collection privée
Photo @ Koyolite Tseila | Éditions J'ai Lu, collection privée

Koyolite Tseila
Passionnée de Science-fiction, d’Imaginaire et de récits maritimes depuis toute petite, ce sont des... En savoir plus sur cet auteur



💬Commentaires

1.Posté par Jacques BELLEZIT le 11/10/2013 23:25 | Alerter
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jacques
J'ai (enfin!) eu l'occasion de lire ce livre (avec "Ainsi parlait Zarathoustra" en fond sonore, comme il se doit!) et j'avoue avoir été bluffé!
Pour son époque il est véritablement novateur: On sent là le Clarke-scientifique, maitre de la science-fiction "dure"! Un monument...voire un monolithe de la SF!


2.Posté par Jean-Christophe Heckers le 16/08/2014 16:10 | Alerter
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2001: J'ai lu le livre largement avant d'avoir pu voir le film. Ce qui m'a ensuite posé problème était cette façon de trop clarifier les énigmes qui demeuraient dans le film. Mais les deux fins sont à mes yeux inconciliables, et tenter d'expliquer celle du film par celle du livre n'a aucun sens tant les optiques sont différentes. Il vaut mieux les considérer comme deux visions indépendantes. Je préfère quelque peu celle de Kubrick...

Quant au film, il n'est longuet que sur petit écran. L'étirement délibéré du temps, la pauvreté des dialogues, s'effacent au cinéma, comme s'il fallait se faire avaler par l'écran pour savourer pleinement. La petite lucarne est incapable de lui rendre justice.

Je me suis ensuite arrêté à 2010. Le livre (et le film) n'étaient que de pâles suites. La dimension métaphysique déployée par Kubrick ayant disparu, il manquait un souffle, malgré la virtuosité de Clarke dans l'art de nous offrir une SF "dure" sans qu'on s'en aperçoive. 2001 ne réclamait aucune suite.

PS: sur l'analyse du film, il faut se replonger dans le Fiction de novembre 1968, avec ce long article de Jacques Goimard - par bonheur disponible ici à la lecture

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