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2001 : L'Odyssée de l'Espace | 2001 : A Space Odyssey | 1968


Une fiche ajoutée dans nos cales par | 07/10/2011 | Lu 2244 fois






2001 : L'Odyssée de l'Espace | 2001 : A Space Odyssey | 1968

Affiche et synopsis

2001 L'Odyssée de l'Espace nous entraîne aux confins de l'univers, où l'humanité va découvrir le secret de son origine et peut-être son avenir. Il y a des millions d'années, un monolithe apparaît à une tribu d'hommes singes, éveille leur intelligence et leur enseigne l'art de la pierre, arme et outil. L'humanité ingénieuse et agressive est née. A l'aube du XXI siècle, un second monolithe est découvert, enfoui sur la lune. Dès qu'il est atteint par le soleil, il émet un signal puissant vers les étoiles. Bientôt un navire interplanétaire décolle en direction de Saturne. L'équipage ignore le but de sa mission, à l'exception de son membre le plus intelligent, Hal, l'ordinateur qui contrôle tout à bord... 

Présentation

Le roman 2001 l'Odyssée de l'Espace fut écrit entre 1964 et 1968 et parut en juillet 1968, peu après la sortie du film. Les deux projets (le livre et le film) furent conduits simultanément, non sans qu'il y ait des influences réciproques. Stanley Kubrick a proposé à Arthur C. Clarke de rédiger avec lui le scénario de 2001 l'Odyssée de l'Espace : Kubrick se charge de réaliser le film, Clarke écrit le roman. Le résultat est qu'il existe un parallélisme très grand entre le livre et le film, ce qui n'est d'ordinaire pas toujours le cas. Pour plus de détail, voir cet article : 2001 L'Odyssée de l'Espace (le livre).

Je voudrais encore ajouter ceci : autant le film peut paraître longuet par moments, autant le livre ne traîne pas en longueur. Le livre présente aussi l'avantage d'être beaucoup plus direct que le film : ainsi, ce qui se passe à la fin est clair, contrairement au film où l'on assiste à une fin bizarre sous forme de kaléidoscope de couleurs. Alors pour bien faire les choses, je vous propose de regarder ce film, qui est un monument de la SF sur fond de valses de Strauss, et pour obtenir les explications qui vous manqueraient, n'hésitez pas à lire le livre (en plus il y peu de pages).

Koyolite Tseila
Copyright @ Koyolite Tseila pour Le Galion des Etoiles. Tous droits réservés. En savoir plus sur cet auteur

𝗟𝗘 𝗚𝗔𝗟𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘𝗦 𝗘𝗧𝗢𝗜𝗟𝗘𝗦 𝗘𝗦𝗧 𝗨𝗡 𝗦𝗜𝗧𝗘 𝗦𝗔𝗡𝗦 𝗣𝗨𝗕𝗟𝗜𝗖𝗜𝗧É. 𝗩𝗼𝘂𝘀 𝗮𝗶𝗺𝗲𝘇 𝗻𝗼𝘀 𝗮𝗿𝘁𝗶𝗰𝗹𝗲𝘀, 𝗺𝗮𝘁𝗲𝗹𝗼𝘁𝘀 ? 𝗩𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗼𝘂𝘃𝗲𝘇 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝘂𝗻 𝗱𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗮𝗶𝗻𝘀𝗶 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝘀𝗼𝘂𝘁𝗲𝗻𝗶𝗿 !

💬Commentaires

1.Posté par MAESTRO le 11/11/2011 20:11 | Alerter
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Maestro
Définitivement, il y a un avant et un après "2001 odyssée de l'espace".

Réalisé à la fin des années 60', ce film ne marque pas au niveau des effets spéciaux. Ces derniers sont bons, mais il ne sont pas spectaculaires. Le seul moment vraiment bluffant, quand on replace le film dans son époque, c'est le moment où l'hôtesse s'empare du stylo qui flotte dans le vaisseau spatial. Et je doute que ce détail soit ce qui frappe le plus le grand public. Techniquement, ce film est au niveau de son époque, ni plus ni moins.

Ce qui fait la qualité de 2001, c'est son scénario. Co-écrit par Arthur C. Clarke, on sent l'influence du maître. Ce scénario de premier contact est totalement novateur à l'époque. Clarke en a d'ailleurs imaginés d'autres tout aussi fascinants. Chaque partie du film est conçue comme un mini-film dont la partie suivante est le dénouement : mystère du monolithe avec les pré-humains, intrigue en orbite et sur la Lune, mission perturbée par une IA devenue schizophrène et paranoïaque, voyage inter-dimensionnel avec révélation métaphysique. Le monolithe étant le fil conducteur, présent dans chacune des parties.

Le montage est virtuose, mais pas toujours évident. Certaines séquences sont métaphoriques et donc potentiellement énigmatique ou même rebutantes. On peut citer les longues minutes de noir avec de la musique au tout début, les séquences sans paroles où Dave effectue une sortie puis les images aux couleurs modifiées du voyage dimensionnel. Il y a aussi cette fin bizarre, avec cette cette chambre et le vieillissement de Dave. Je comprends ceux qui trouvent le film difficile. Mais même si je ne suis pas un cinéphile-intello, j'ai beaucoup aimé cette virtuosité. Elle fait partie intégrante du film.

Un autre aspect intéressant est la volonté de rester cohérent et crédible : apesanteur, absence de bruit dans l'espace, voyage long... Il y a quelques approximations, par exemple au niveau de la gravité lunaire, mais rien de vraiment choquant.

2.Posté par Fred Vasseur le 31/12/2012 09:56 | Alerter
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Je l'ai vu à seize ans. Tout ce dont je me souviens, c'est d'un ennui profond qui a fini par devenir un sommeil profond. Il faudrait que je le revoie...

3.Posté par Marc FEUERMANN le 25/01/2015 14:48 | Alerter
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MarcoF
Un film un peu long, c'est vrai et... oui parfois soporifique. Mais quelles images ! Et quelle musique (j'adore Strauss) ! Et puis, franchement, le Discovery One, une merveille. Il reste de loin l'un de mes vaisseaux préférés (avec l'Event Horizon qui à probablement été inspité du Discovery One).

4.Posté par Thierry LEDRU le 11/05/2023 20:00 | Alerter
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Thierry23
Pour les vacances de Noël, mes parents nous offraient le cinéma en famille, c'était un évènement. Pendant toute mon enfance et une partie de mon adolescence, le cinéma, c'était une fois par an...Il y a eu les Walt Disney évidemment puis j'ai commencé à avoir des demandes précises. A 17 ans, j'étais toujours chez mes parents, mon frère avait quitté la maison. J'ai tenu à perpétrer la tradition et j'ai demandé si on pouvait aller voir 2001. Mes parents ne connaissaient rien au cinéma mais quand j'ai dit que c'était de la science fiction, ma mère a décliné l'offre et elle a dit qu'elle irait voir "Autant en emporte le vent" avec ma grand-mère. Mon père a dit que de la science-fiction, ça devrait lui plaire. J'ai eu un sérieux doute. J'avais raison... Je pense qu'il a dû rester éveillé un quart d'heure puis il s'est endormi. Je m'en suis rendu-compte lorsque son voisin m'a demandé si je pouvais "récupérer" mon père qui dormait contre lui... La honte totale. J'ai tiré mon père vers moi et il a dormi jusqu'à la fin. En ronflant. Ce qui au vu du nombre de silences dans le film était relativement dramatique, pour moi.
Pour ce qui est du film, je dois dire qu'il m'a considérablement impressionné parce que je ne pensais pas qu'il était possible de faire un film aussi énigmatique tout en étant aussi passionnant, hypnotique, angoissant, terrifiant. J'étais subjugué et je me suis dit que jamais, jamais, je ne tenterai de devenir astronaute ^^ La beauté, l'esthétisme, les décors, les effets spéciaux, cette voix off si prenant, envahissante, insupportable aussi, l'incroyable contrôle émotionnel du survivant, ce voyage dans l'espace et le temps, son visage en gros plan, j'étais accroché aux accoudoirs et je n'entendais plus les ronflements de mon père. Ce qui accrédite sans aucun doute possible la puissance de ce film. Collector.

5.Posté par Jean Christophe GAPDY le 12/05/2023 12:02 | Alerter
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JCGapdy
LE FILM qui m’a plongé encore plus loin dans la SF et m’a fait surtout découvrir la hard-SF.
Vu au lycée grâce à 2 profs (1 d’histoire et 1 de français) qui étaient friands de SF et ont obtenu que des classes de 2de et 1re puissent bénéficier d’une projection privée dans le grand amphi du lycée.
Projection précédée d’une heure d’explications avec remise d’un petit livret, puis suivie d’un court échange-débat. Quelques jours plus tard, nous avons bénéficié pour ceux qui le voulaient (ceux, car lycée non mixte à l’époque) d’une heure d’échanges puis d’une heure de travaux dirigés, par petits groupes sur la SF, l’exploration spatiale, etc.
Nous étions quatre-vingts environ à avoir profité de la projection, mais seulement une douzaine à être allés au bout de la découverte. Donc un petit groupe de passionnés. Après cette projection qui m’a laissé « scotché » dans mon fauteuil et m’a envoyé dans des rêves un peu fous, j’ai dévoré A.C. Clark que je ne connaissais pas puis, au fil du temps, des auteurs comme Kim Stanley Robinson, Greg Egan, Baxter, Foward (L’œuf du dragon) ou Alastair Reynolds (Cycle des Inhibiteurs). C’est un film que je suis retourné voir en très grand écran à Lyon une dizaine d’années plus tard et qui, pour moi, n’a jamais été soporifique comme le reprochaient nombre de copains à l’époque (et encore d’autres par la suite).

6.Posté par B BLANZAT le 12/05/2023 14:15 | Alerter
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Blanzat
Dans la veine des souvenirs, pour moi c'était en hypokhâgne. Thibault, un type de khâgne, m'avait à la bonne et pensait à raison que j'avais un gros retard culturel à rattraper. Il était du genre à me passer un truc et à me dire "après ça, tu ne seras plus le même homme". Il y eut donc deux cassettes de 90 minutes chacune d'Einstein on the Beach de Philip Glass, S/Z de Roland Barthes, et 2001 en VHS. J'étais assurément un péquenot, car ces trois prescriptions furent difficiles à appréhender, mais elles m'ont laissé un souvenir profond, celui d'avoir mis en route mon cerveau à coups de talons, tout en ouvrant le champ des possibles. Il fallut revoir le film, plus tard, et lire le livre bien sûr.
J'ai eu la chance de visiter l'expo sur Kubrick à Barcelone il y a cinq ans environ, et qui retraçait assez bien le travail avec C Clarke, les remaniements, les allers-retours du réal à l'auteur. L'occasion de s'intéresser à Robert T. McCall, qui a signé l'affiche, mais aussi aux Strauss et à Daisy Bell (encore une histoire de vélo, tiens !). Donc un film qui donne à voir, à entendre et à lire bien sûr !

7.Posté par JEAN-MICHEL ARCHAIMBAULT le 13/05/2023 08:39 | Alerter
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JMARCHAIMBAULT
Vu pour la première fois en 1969 dès sa sortie en France. J'allais sur mes 11 ans, je n'ai pas tout compris (surtout la fin) mais je suis "tombé dedans" pour toujours...
Les choses sont devenues plus claires l'année suivante avec la lecture du livre, publié par J'Ai Lu et lançant incognito la collection S.F. Je me ferai d'ailleurs dédicacer ce collector par Jacques Sadoul lors de sa venue aux Rencontres de l'Imaginaire de Sèvres, en décembre 2012 si j'ai bonne mémoire.
Juillet 1976, séjour en Californie chez un jeune couple, la dame se révèle passionnée de S.F., de musique, et nous avons de très enrichissantes discussions sur "2001". J'achète aussi "The Lost Worlds of 2001" (jamais traduit chez nous, c'est un mystère et un scandale!) qui relate la conception du livre et du film, les convergences et divergences entre Clarke et Kubrick, et contient tous les chapitres écrits par Clarke mais non adaptés par Kubrick faute de motivation, de "feeling" ou de moyens. Notamment la découverte d'innombrables mondes habités par les formes de vie et d'intelligence les plus variées.
J'ai revu le film N fois, relu le livre N fois entre-temps, comparé l'an dernier la nouvelle traduction et l'ancienne...
Je me pose toujours des questions, notamment sur les vraies raisons de la "trahison" de HAL 9000. Et si celle-ci avait été provoquée par les "Grands Galactiques" pour constituer l'épreuve finale décisive...?
J'y ai d'ailleurs beaucoup pensé en écrivant "Katorga" alors que je cherchais un "deus ex machina" plus moderne et crédible que celui utilisé par Richard Bessière dans "N'accusez pas le ciel". Je cite d'ailleurs "2001" dedans.
Par contre, je ne suis pas fan des suites, ni en livres, ni en films, même s'il y a quelques belles idées et scènes. Pour moi, l'origine s'autosuffisait.
Enfin, je me suis amusé une fois sur un chat (dans les années 2000) à répondre à un ami de ma fille aînée en me glissant dans la "peau" de HAL et en reprenant quelques-unes de ses répliques avant sa "mort", il a tellement marché et flippé qu'il est ensuite venu à la maison pour savoir ce qui s'était vraiment passé.
Je pourrais continuer encore longtemps, mais c'est là l'essentiel !

8.Posté par JEAN-MICHEL ARCHAIMBAULT le 13/05/2023 08:46 | Alerter
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JMARCHAIMBAULT
L'idée sur la "trahison" de HAL m'est venue par Richard Wagner et la confrontation de Siegfried avec Wotan (sous les traits du Voyageur), le dieu se dressant sur la route du jeune héros pour savoir si celui-ci est mûr et décidé à la rébellion définitive afin de pouvoir continuer son chemin.
Pour celles et ceux qui connaissent, ce peut être un challenge intéressant d'y cogiter à votre tour ! Je vous accorde le week end... 😉

9.Posté par Jean Christophe GAPDY le 13/05/2023 09:49 | Alerter
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JCGapdy
Suite aux commentaires de Jean-Michel Archaimbault concernant HAL, il faut savoir que Colorado dans le Cycle de SysSol a été volontairement imaginée comme la quasi-opposée de HAL en terme d'empathie. Elle est parfois ambiguë (il faut avoir lu les 2 premiers tomes pour comprendre ce détail crucial), mais elle ne trahit ni n'attaque : https://www.legaliondesetoiles.com/SysSol--Tome-1-Les-Gueules-des-Vers--J-C-Gapdy--2018_a3531.html

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