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Histoires maritimes

        

Horatio Nelson - Aussi grand que son navire


Rédigé par le 11/07/2020 | Lu 296 fois




Le HMS VICTORY
Le HMS VICTORY
Aussi grand que son navire… « Quand on devient une légende… »
 
Horatio Nelson naît le 28 septembre 1758 à Burnam Thorpe en Grande-Bretagne.

Il devient déjà matelot à l’âge de 12 ans le 1er janvier 1771 à bord du HMS RAISONNABLE, un gros navire de guerre britannique de 49m de long qui porte le nom d’un autre navire capturé à l’ennemi français.

Car oui, nous sommes en pleine époque du conflit entre la France et la Grande-Bretagne attisé par la naissance des USA. La révolution américaine étant défendue par la France et bannie par les britanniques alors souverains des colonies du nouveau continent.

Nelson débute donc sa carrière navale de 1771 à 1777 en passant par plusieurs navires, tantôt civils, tantôt militaires, pour servir d’escorte aux navires marchands effectuant les traversées transatlantiques.

Le 8 avril 1777, il réussit son examen de lieutenant et dès le lendemain, est affecté sur son premier bateau le HMS LOWESTOFFE sur lequel il officiera pour plusieurs voyages dans les Caraïbes.

La Guerre d’indépendance des Etats-Unis éclate. Les britanniques font plusieurs prises de bateaux. Nelson hérite de l’un d’eux et prend son premier commandement.

Il devient « Master and Commander » en 1779 et passe « Commodore » en 1796.

Remarqué par le haut-commandement naval pour ses techniques de combat risquées et audacieuses, il devient le cauchemar de la flotte franco-espagnole dont il continue les nombreuses prises.

En 1797, lors de la bataille de Cadix, Nelson se retrouve face à des espagnols mieux préparés que prévu. Il manque de perdre la vie par deux fois et est à chaque fois sauvé par le même marin, John Sykes.

Lors de la bataille de Santa-Cruz, Nelson est gravement blessé au bras droit et doit être amputé.

Horatio Nelson - Aussi grand que son navire
Horatio Nelson vs Napoléon Bonaparte

Les batailles continuent et en 1801, Nelson est promu vice-amiral et devient, quelques années après, l’ennemi juré de Napoléon Bonaparte dont le rêve est d’anéantir la flotte britannique et d’envahir la Grande-Bretagne.

Napoléon, voulant arriver à ses fins, réunit 33 navires français et espagnols sous le commandement du vice-amiral Pierre-Charles de Villeneuve.

La destination d’origine était la Manche, afin d’entamer l’invasion contre l’ennemi de toujours, mais la guerre contre les empires d’Autriche et de Russie force Napoléon à rappeler ses troupes en passant par la Méditerranée.

La manœuvre est vue par des frégates britanniques en reconnaissance. Nelson en est informé et ordonne à sa flotte de se diriger vers l’ennemi pourtant supérieur en nombre. Il n’a que 27 navires contre les 33 bateaux ennemis.

Il fait hisser sur ses mâts plusieurs drapeaux aux motifs de couleurs. C'est un message à ses marins : « L’Angleterre attend que chaque homme fasse son devoir ».

L’ultime rencontre se fait le 21 octobre 1805 à Trafalgar, au sud de l’Espagne, près du Détroit de Gibraltar.



Le « T » de Nelson

La technique de combat avant l’arrivée de cet amiral était de se battre en formant deux lignes de bateaux parallèles et en remontant le vent. Cette tactique de combat permet d’utiliser ainsi tous les canons des bateaux.

La manœuvre était doublée, les navires faisaient demi-tour, afin de s’affronter sur l’autre flanc. C’est la flotte la plus lourde qui l’emportait.

Nelson, qui était bien connu pour ses méthodes atypiques de combats, s’engage, sûr de lui, en formant deux lignes de bateaux perpendiculaires à celle des franco-espagnols. Il dessine ainsi la barre verticale du « T ».

Cette méthode ne lui permet pas de pouvoir utiliser tous ses canons de flanc, mais d’un autre côté, ne permet pas non plus à l’ennemi qui « barre le T » - c'est-à-dire qui forme la barre horizontale du « T » - d’avoir une cible facile, car les navires alignés de Nelson font une cible très étroite.

C’est donc ainsi que l’amiral en tête et à bord du grand HMS VICTORY coupe en deux la ligne des bateaux napoléoniens.
Horatio Nelson - Aussi grand que son navire

La flotte anglaise de 27 navires et 4 frégates anéantit la flotte franco-espagnole (33 + 5 frégates) en coulant 4 vaisseaux et en en capturant 17.

Les pertes sont de plus de 3200 morts et 2500 blessés pour 446 morts et 1250 blessés du côté anglais.

Grand vainqueur de la bataille, Horatio Nelson y perd la vie à l’âge de 47 ans, touché au poumon et la colonne vertébrale brisée par une balle de tireur d’élite.

Dans une agonie de plus de 3 heures, l’amiral donnera ses instructions jusqu’à son dernier souffle où ses dernières paroles seront « Dieu et mon pays »…

L’amiral français de Villeneuve prisonnier sera bien traité par les britanniques qui le débarqueront à Morlaix en Bretagne.

Il ne rentrera jamais à Paris, Napoléon l’ayant accusé d’être responsable de la défaite. On le retrouvera dans une auberge, tué par six coups de couteau. La thèse du suicide sera évoquée.
Horatio Nelson - Aussi grand que son navire

Nelson reste encore aujourd’hui le plus grand amiral de tous les temps. Il repose dans la crypte de la cathédrale Saint-Paul à Londres.

La balle qui l’a tué est exposée au Château de Windsor et ses vêtements tachés de sang sont visibles au National Maritime Museum de Londres.

Plusieurs monuments, lieux publics, navires de la Royal Navy et même une île portent son nom en hommage.

Le navire de Nelson, le HMS VICTORY avec le USS CONSTITUTION sont les deux seuls navires au monde encore intacts venant du 18e siècle…
Le HMS VICTORY en pleine rénovation en 2013. Il a été construit en 1759 et lancé en 1765.
Le HMS VICTORY en pleine rénovation en 2013. Il a été construit en 1759 et lancé en 1765.

Statue de l'amiral Nelson à Trafalgar Square.
Statue de l'amiral Nelson à Trafalgar Square.




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