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Qui n'a jamais rêvé de naviguer parmi les étoiles ? Mon équipage et moi-même souhaitons partager avec vous notre passion pour la science-fiction en vous invitant à voyager à bord de ce grand navire de l'imaginaire… Bonne visite, votre capitaine

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Capitaine Albator le Pirate de l'Espace

L'intégrale



Article rédigé par le 29/05/2014
Lu 1157 fois



An de grâce 2977...

Lorsque toutes les mers du globe eurent disparu, les hommes pensèrent que la fin du monde était arrivée. Ils s'apitoyèrent sur leur sort, sans même songer à l'espace infini qui s'étendait au-dessus de leur tête...

Seule une poignée d'hommes, croyant en l'avenir radieux du genre humain, eurent le courage d'aller explorer « la mer du dessus ». Alors, les autres ricanèrent en disant : « Ce sont des fous qui courent après un rêve irréalisable. »

Et nous avons été considérés comme des hors-la-loi...


Capitaine Albator le Pirate de l'Espace

Fiche de lecture

« Je ne me bats que pour ce en quoi je crois. Je ne défends personne. Je ne combats que pour ce que j’ai au fond du cœur. J’erre parmi les étoiles… et les gens m’appellent le Capitaine Albator. Je vis en homme libre dans le sombre océan de l’univers, cette mer sans lendemain que je parcourrai jusqu’au jour où je rendrai mon dernier souffle. Je vis comme un vrai homme sous ma bannière : la bannière de la liberté ! »

2977. L'humanité, forte de 500 milliards d'habitants, a colonisé les mondes alentours et utilise leurs ressources, ce qui lui permet de vivre dans l’opulence. La Terre est gouvernée par un gouvernement unique et démocratique, dirigé par un premier ministre mou et incompétent.
 
Une mystérieuse sphère noire recouverte de glyphes inconnus et venue des confins de l’univers, s’écrase sur la Terre. Alors que les terriens restent passifs, le professeur Daiba sent poindre une grave menace. Lorsqu’il s’adresse au ministre pour lui faire part de ses craintes, ce dernier ne lui prête aucune attention, préférant de loin se concentrer sur ses parties de golf.
 
Daiba mène donc seul des recherches sur la sphère, mais il est assassiné dans son laboratoire par une femme, sous les yeux de son fils Tadashi. Puis la femme tente de tuer le jeune homme, mais elle est neutralisée par un homme vêtu d’une cape et à l’allure de pirate. Sous leurs yeux, la défunte brûle et se consume soudainement.
 
Face au désarroi de Tadashi, l’homme dit : « Si les Terriens ne sortent pas de leur douce torpeur, rapidement, ces femmes qui se consument auront tôt fait de les anéantir. » Lorsque Tadashi lui demande qui il est, l’homme répond : « Si tu veux en savoir plus à mon sujet, rejoins-moi sur mon vaisseau. »
 
Quelques temps plus tard, les deux hommes se rencontrent dans le spatio-port désert de la ville. L’homme souligne le courage de Tadashi, car il sent en lui une volonté de se battre, et se présente. Il s’appelle le « Capitaine Albator » et propose à Tadashi d’embarquer à bord de son vaisseau, l’Arcadia, pour lutter contre ces femmes extraterrestres.
 
L’aventure commence ici : alors que l’espèce humaine a perdu toute volonté entreprenante en attendant passivement de se faire anéantir, Albator et son équipage de pirates va s’opposer aux guerrières de l’espace, les Sylvidres, qui veulent envahir la planète…

Cette intégrale regroupe les 5 tomes de « Capitaine Albator » de Leiji Matsumoto, publiés en France en 2002 par les éditions Kana. Le manga original lui est paru entre 1977 et 1979 au Japon, et est donc arrivé bien plus tard en Europe. Cette intégrale est conséquente, puisqu’elle n’a pas moins de 1082 pages (!) de récit, dans un format de 21 x 14 x 5.6 cm. Un véritable pavé !
 
Moi qui cherche depuis longtemps à me procurer les 5 tomes composant cette saga (ils sont épuisés), j’ai été très heureuse d’apprendre que les éditions Kana sortait une intégrale à fin 2013, à l’occasion du film Albator – Corsaire de l’Espace.
 
J’ai eu beaucoup de plaisir à cette lecture. Mais c’est normal, c’est du Leiji Matsumoto, et qui dit Matsumoto, dit forcément que je ne suis pas objective un excellent scénario teinté de philosophie, de réflexions, d’humour et de nostalgie, un décor bien planté et une aventure spatiale dans les mers étoilées. Je baigne donc dans mon élément !
 
Les personnages – ni tout blancs, ni tout noirs - qui forment l’équipage de l’Arcadia sont attachants et ont un caractère bien trempé. Ils sont tous fidèles à leur capitaine, Albator, un homme blessé par certains événements ou pertes tragiques qui ont marqué sa vie. C’est un homme déterminé et qui a de la volonté, qui se bat pour les idéaux auxquels il croit, à commencer, par le droit de vivre en homme libre.
 
J’apprécie également les ambiances tout au cours de cette aventure, que ce soit à bord de l’Arcadia, dans l’espace, dans les mondes ou lieux visités, ou encore, en présence des Sylvidres. Le dessin les rend bien.

Les Sylvidres, qui sont les antagonistes de cette histoire, sont des créatures intéressantes. Premièrement, de par leur origine, qui semble dater de la nuit des temps : « Il se peut que les Sylvidres aient été présentes sur Terre avant l’apparition de l’espèce humaine… Il se peut même qu’elles s’y soient trouvées dès les origines, lorsque l’Homme n’était même pas encore en devenir… » Et deuxièmement parce que, malgré leur soif de conquête, elles savent aussi se montrer sensibles. En réalité, quand on comprend ce qui motive ces femmes, on en vient presque à éprouver de la pitié (ou de la compassion) à leur égard.

Sinon, malgré ses qualités indéniables, ce manga présente aussi quelques petits défauts. Et son premier et principal défaut, c’est celui d’être inachevé ! En effet, Leiji Matsumoto n’a pas jamais terminé la série « Capitaine Albator ». Du moins, pas dans ce format… et après autant de pages de lecture, cela peut s'avérer être très frustrant. Pour connaître le fin mot de l’histoire, il faut regarder ou connaître la série de notre enfance : Albator 78.
 
Ce que j’ai trouvé dommage, mais qui n’est pas un défaut, c’est que le manga soit entièrement en noir et blanc. Des couleurs, comme sur la couverture d’illustration, auraient – pour ma part – été la bienvenue. Mais peut-être le manga d’origine est-il lui aussi en noir et blanc ?
 
Ensuite, concernant ladite intégrale, il faut savoir que le papier n’est pas de très bonne qualité (genre papier journal). Les pages peuvent non seulement se déchirer facilement (ce qui peut vite se produire lorsque ce lourd pavé de presque 6 cm de haut vous glisse des mains durant la lecture), mais en plus, l’encre n’adhère pas bien et vous risquez – tout comme moi – de vous retrouver avec le bout des doigts tout noirs…
 
Pour conclure, je dirai ceci : j’ai eu beaucoup de plaisir à replonger dans cette histoire d’Albator et des Sylvidres. Bien qu’inachevée, « Capitaine Albator » est une œuvre formidable, qui séduira tous les amateurs d'aventures de space pirates, et bien sûr, tout particulièrement les fans d’Albator. Bien que non-exempte de petits défauts, au final, je ne peux que vous recommander cette intégrale !


Koyolite Tseila
Passionnée de Science-fiction et d’Imaginaire, ce sont des genres auxquels j'ai désiré rendre... En savoir plus sur cet auteur


Commentaires

1.Posté par Frédéric VASSEUR le 03/04/2014 14:35 | Alerter
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FredV
L'occasion pour moi de redécouvrir cette histoire, que je n'avais que vaguement suivie quand j'étais jeune.
Au final, une BD sympathique, avec quelques aspects très datés, mais tout de même agréable à lire. En revanche, gros choc en fin de volume : l'histoire n'est pas finie.

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