QuatriĂšme de couverture
"Vous en cauchemardiez? Mello von Mobius lâa fait. Un vĂ©ritable calendrier de lâhorreur composĂ© de 25 nouvelles horrifiques dans le dĂ©cor des fĂȘtes. De quoi finir lâannĂ©e sur une note terrifianteâŠou entamer la suivante du mauvais pied!"
Fiche de lecture
Jâai lu ce recueil comme lâon ouvre son calendrier de lâAvent : avec gourmandise ! Chaque soir, je me rĂ©jouissais de la surprise sur laquelle jâallais tomber.
Je nâai pas Ă©tĂ© déçue. Mello von Mobius possĂšde un talent de conteuse indĂ©niable. Elle sait nous plonger dans une histoire, une ambiance ; nous faire ressentir le malaise des personnages, leur incrĂ©dulitĂ©, leur peur⊠Chaque fois, jâai vibrĂ© avec cette femme aux prises avec une transformation surrĂ©aliste, avec cette enfant ne comprenant pas ce qui lui arrivait, ou encore avec cette femme luttant pour sa propre survie. Chaque histoire est lâoccasion de visiter de nouvelles Ă©motions. Tout au long de ces 25 nouvelles, on navigue entre fantastique et horreur, entre tristesse, Ă©cĆurement et stupĂ©faction. Pour autant, toutes les histoires ne relĂšvent pas de lâhorreur ; deux ou trois sont mignonnes et touchantes.
Je souhaite mâattarder un peu sur la quatriĂšme nouvelle, intitulĂ©e La Ferme aux champignons. Elle est extraordinaire. Pour moi, elle fait entrer Mello dans le cercle des grands Ă©crivains de science-fiction. Câest une vĂ©ritable pĂ©pite, la meilleure nouvelle du recueil ! On sây plonge avec innocence et curiosité⊠et on se fait cueillir. Je nâen dirai pas plus pour ne pas gĂącher votre dĂ©couverte, mais jâen suis encore toute retournĂ©e. Câest de la grande SF ! Bravo Mello !
Le seul petit souci de lâauteure reste â et elle le sait ! â son utilisation excessive de la conjonction de coordination « et ». Cela alourdit certains passages et rend la lecture moins fluide⊠Il y aurait moyen dâamĂ©liorer tous ces textes en réécrivant tout cela de maniĂšre Ă Ă©liminer plus de la moitiĂ© des « et » : adopter dâautres mots de liaison, dâautres tournures. Chose qui aurait pu ĂȘtre proposĂ©e par le correcteur ou lâĂ©diteurâŠ
Et lĂ , je vais soulever le gros problĂšme de ce recueil.
DĂšs la quatriĂšme de couverture, on remarque que la typographie est en souffrance : aucune espace insĂ©cable ne se trouve Ă sa place et un espace est mĂȘme absent dans ces quatre petites lignes. (Je l'ai reportĂ©e telle quelle dans le chapeau de cet article.)
Ce nâest, hĂ©las, que le haut de lâiceberg. Tout au long du livre, la typographie est malmenĂ©e : guillemets, points dâinterrogation et points dâexclamation sont systĂ©matiquement rejetĂ©s en dĂ©but de ligne suivante sâils ont le malheur de finir la ligne prĂ©cĂ©dente. DĂšs la premiĂšre nouvelle, on voit cela en page 7, page 9 et page 14. Ensuite, ça ne se dĂ©ment pas, la liste est longue (dont un doublĂ© en page 77). On a aussi un joli « dĂ©gagea t elle » sans traits dâunion en page 45, ou encore un « sâagi-taient » en plein milieu de ligne, en page 74, un « dĂ©ci-dĂ© » en page 87, etc. Le recueil comporte de nombreux mots fendus dâun trait dâunion ; certainement des rĂ©sidus dâune mise en page prĂ©cĂ©denteâŠ
La typographie et la mise en page ne sont pas seuls Ă ĂȘtre bancals, dans ce livre. Dâautres dĂ©tails ont Ă©chappĂ© Ă la vigilance du correcteur, comme des mots manquants, un pronom « elle » Ă la place dâun « il » en page 102, ou encore des rĂ©pĂ©titions disgracieuses. Jâai tout relevĂ© au crayon, tellement ça mâa tapĂ© sur les nerfs⊠Câest vraiment dommage car, Ă la longue, cela impacte le plaisir de lecture. Si ce recueil devait ĂȘtre rééditĂ©, il faudrait absolument revoir tout cela. Les nouvelles de Mello von Mobius le mĂ©ritent !
Quoi quâil en soit, ne vous privez pas de ce calendrier de lâAvent ! Les nouvelles sont idĂ©ales pour une petite lecture avant de dormir⊠si vous y parvenez aprĂšs ça !
Je nâai pas Ă©tĂ© déçue. Mello von Mobius possĂšde un talent de conteuse indĂ©niable. Elle sait nous plonger dans une histoire, une ambiance ; nous faire ressentir le malaise des personnages, leur incrĂ©dulitĂ©, leur peur⊠Chaque fois, jâai vibrĂ© avec cette femme aux prises avec une transformation surrĂ©aliste, avec cette enfant ne comprenant pas ce qui lui arrivait, ou encore avec cette femme luttant pour sa propre survie. Chaque histoire est lâoccasion de visiter de nouvelles Ă©motions. Tout au long de ces 25 nouvelles, on navigue entre fantastique et horreur, entre tristesse, Ă©cĆurement et stupĂ©faction. Pour autant, toutes les histoires ne relĂšvent pas de lâhorreur ; deux ou trois sont mignonnes et touchantes.
Je souhaite mâattarder un peu sur la quatriĂšme nouvelle, intitulĂ©e La Ferme aux champignons. Elle est extraordinaire. Pour moi, elle fait entrer Mello dans le cercle des grands Ă©crivains de science-fiction. Câest une vĂ©ritable pĂ©pite, la meilleure nouvelle du recueil ! On sây plonge avec innocence et curiosité⊠et on se fait cueillir. Je nâen dirai pas plus pour ne pas gĂącher votre dĂ©couverte, mais jâen suis encore toute retournĂ©e. Câest de la grande SF ! Bravo Mello !
Le seul petit souci de lâauteure reste â et elle le sait ! â son utilisation excessive de la conjonction de coordination « et ». Cela alourdit certains passages et rend la lecture moins fluide⊠Il y aurait moyen dâamĂ©liorer tous ces textes en réécrivant tout cela de maniĂšre Ă Ă©liminer plus de la moitiĂ© des « et » : adopter dâautres mots de liaison, dâautres tournures. Chose qui aurait pu ĂȘtre proposĂ©e par le correcteur ou lâĂ©diteurâŠ
Et lĂ , je vais soulever le gros problĂšme de ce recueil.
DĂšs la quatriĂšme de couverture, on remarque que la typographie est en souffrance : aucune espace insĂ©cable ne se trouve Ă sa place et un espace est mĂȘme absent dans ces quatre petites lignes. (Je l'ai reportĂ©e telle quelle dans le chapeau de cet article.)
Ce nâest, hĂ©las, que le haut de lâiceberg. Tout au long du livre, la typographie est malmenĂ©e : guillemets, points dâinterrogation et points dâexclamation sont systĂ©matiquement rejetĂ©s en dĂ©but de ligne suivante sâils ont le malheur de finir la ligne prĂ©cĂ©dente. DĂšs la premiĂšre nouvelle, on voit cela en page 7, page 9 et page 14. Ensuite, ça ne se dĂ©ment pas, la liste est longue (dont un doublĂ© en page 77). On a aussi un joli « dĂ©gagea t elle » sans traits dâunion en page 45, ou encore un « sâagi-taient » en plein milieu de ligne, en page 74, un « dĂ©ci-dĂ© » en page 87, etc. Le recueil comporte de nombreux mots fendus dâun trait dâunion ; certainement des rĂ©sidus dâune mise en page prĂ©cĂ©denteâŠ
La typographie et la mise en page ne sont pas seuls Ă ĂȘtre bancals, dans ce livre. Dâautres dĂ©tails ont Ă©chappĂ© Ă la vigilance du correcteur, comme des mots manquants, un pronom « elle » Ă la place dâun « il » en page 102, ou encore des rĂ©pĂ©titions disgracieuses. Jâai tout relevĂ© au crayon, tellement ça mâa tapĂ© sur les nerfs⊠Câest vraiment dommage car, Ă la longue, cela impacte le plaisir de lecture. Si ce recueil devait ĂȘtre rééditĂ©, il faudrait absolument revoir tout cela. Les nouvelles de Mello von Mobius le mĂ©ritent !
Quoi quâil en soit, ne vous privez pas de ce calendrier de lâAvent ! Les nouvelles sont idĂ©ales pour une petite lecture avant de dormir⊠si vous y parvenez aprĂšs ça !



