Menu
Offrez un peu de carburant stellaire au Galion. Il en fera bon usage. Merci !


Notez

  

📔 Un capitaine de quinze ans | Brrémaud, Picaud | 2022

🌀D'après l'oeuvre de Jules Verne

21/02/2026
Lu 289 fois





Quatrième de couverture

1873, Nouvelle-Zélande. Alors que la chasse à la baleine approche de son sinistre âge d’or, le capitaine Hull ne sait déjà plus où trouver ces grands mammifères marins. Après deux mois de chasse infructueuse, son navire, le Pilgrim, entre dans la baie d’Auckland.

Frustré par cette mauvaise pêche qui met à mal sa réputation, il se réengage, à peine le pied au sol, pour une mission à l’apparente simplicité. Il doit mener à San Francisco la femme et le fils du riche armateur James W. Weldon ainsi que son cousin, un amusant personnage à moitié fou, à moitié savant.

Tandis que la balade de santé n’est bouleversée que par les aléas d’un quotidien marin, la trajectoire de cette gentille traversée bascule définitivement le jour où, au loin, une baleine apparaît. Galvanisé par l’apparition miraculeuse, le capitaine Hull fait préparer une barque, empoigne son harpon et se précipite vers la bête.

À bord du Pilgrim, Dick Sang, jeune et prometteur mousse de 15 ans assiste impuissant à un évènement dont il devra rapidement assumer l’entière conséquence....

Un capitaine de quinze ans

- Chapitre 1/2 (2022)
- Chapitre 2/2 (2022)
Un capitaine de quinze ans © 2022 Editions Glénat
Un capitaine de quinze ans © 2022 Editions Glénat

Fiche de lecture

Un Capitaine de quinze ans est un livre de Jules Verne publié en 1878. Je ne dirais pas que j’ai eu plaisir à lire cette histoire, car elle est tristement trop réelle à mon goût. Néanmoins, j’ai trouvé le livre très intéressant et fort bien écrit. C’est une lecture enrichissante, avec des personnages attachants. J’étais donc curieuse de découvrir cette adaptation en BD.

Alors, il faut bien s’imaginer que s’attaquer à la retranscription d’un ouvrage de 570 pages (réf. Éditions Le Livre de Poche) en deux BD de 50 pages chacune oblige forcément à des coupes.

De ce fait, je dirais ceci :

Pour celles et ceux qui n’ont pas lu l’ouvrage original de Jules Verne, cette adaptation en BD saura très probablement convaincre et séduire, même si le sens du titre pourrait échapper à certains lecteurs. En effet, dans le roman, la première partie, maritime, occupe une place importante et met en avant le jeune Dick Sand. Du haut de ses quinze ans, il se révèle particulièrement courageux et débrouille, démontrant une grande vaillance lorsqu’il doit affronter de redoutables épreuves à la barre du Pilgrim, le navire sur lequel il navigue et dont il a inopinément hérité du commandement. C’est précisément à cette première partie que fait référence le titre du livre de Jules Verne.

Bien que la BD retranscrive fidèlement les grandes lignes du roman, la dimension maritime reste traitée de manière un peu superficielle. Il convient de rappeler à quel point Jules Verne était un conteur hors pair ! Ainsi, dans la BD, le titre peut sembler quelque peu sorti de nulle part pour qui ne connaît pas l’œuvre originale.

Quant à celles et ceux qui, comme moi, ont déjà découvert le roman original, la lecture de cette adaptation en BD se révèlera agréable, mais laissera entrevoir certaines limites. En effet, il est difficile de ne pas s’apercevoir que cette version graphique ne présente que l’ossature du récit, dépourvue de la densité et de la richesse propres à l’œuvre d’origine. Les éléments essentiels de l’histoire sont bien présents, toutefois, il manque la substance qui fait la force du roman. Ainsi, si cette BD offre une approche plaisante, elle ne parvient cependant pas à restituer toute l’intensité et la complexité qui caractérisent le livre de Jules Verne.

Malgré les réserves évoquées ci-dessus, il convient de souligner le travail sérieux des auteurs de la BD. Ceux-ci ont, je trouve, fait tout leur possible pour retranscrire l’essence du roman de Jules Verne dans ce format graphique. Les textes et le dessin sont soignés, c’est un plaisir pour les yeux.

Au final, je suis heureuse d’intégrer ces deux beaux volumes à ma collection consacrée à Jules Verne, car même si cette adaptation ne restitue pas toute la richesse du récit original, elle n’en demeure pas moins une réussite à bien des égards et mérite pleinement sa place parmi les œuvres de mon écrivain préféré.

Fiche de présentation établie en novembre 2025, retour de lecture ajouté et publié en février 2026

Koyolite Tseila
Copyright © Koyolite Tseila pour Le Galion des Etoiles. Tous droits réservés. En savoir plus sur cet auteur


💬Commentaires

1.Posté par Christobal COLUMBUS le 19/11/2025 08:23 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

ChristoColumbus
Voici donc une bien belle BD. Et comme je l'ai dit antérieurement, il est toujours très difficile en BD de raconter une histoire en une quarantaine ou cinquantaine de pages d'où ici ces deux beaux tomes.
Je ne connais pas le roman de Jules Verne, je suppose que la première partie (le coté maritime) est beaucoup plus dense dans la version originale car dans le cas de cette BD, le titre n'a pour moi pas beaucoup de sens. Je ne décrirai pas le pourquoi afin de ne rien spoiler.
Une bien belle aventure tout de même avec de dessins propres et détaillés et des phylactères à la police d'écriture facile et agréable à lire.

2.Posté par Jean Christophe GAPDY le 21/02/2026 07:47 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

JCGapdy
Un coffret de BD que j'ai pu avoir voici quelque temps et que j'ai lu avec plaisir. Comme dit, effectivement, ce n'est pas le roman et il y a manque bien des éléments ; pour autant, c'est fort agréable à lire et dévorer des yeux. Cela m'a poussé d'ailleurs à revoir les 2 adaptations cinématographique de cette œuvre (parmi les premières que j'ai lues après 20.000 lieues sous les mers et de la Terre à la Lune) me rappelant ainsi des écarts qu'il y avait, là aussi, avec le roman de JV qui m'avait fortement marqué à l'époque.

3.Posté par Koyolite TSEILA le 21/02/2026 08:14 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

KoyoliteTseila
Les adaptations à l'écran de cette oeuvre de Jules Verne sont-elles bien ? Pas trop tristes ?

4.Posté par Jean Christophe GAPDY le 21/02/2026 10:10 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

JCGapdy
Le film de 74 (Un capitán de quince años) est surtout axé sur la 1ère partie maritime, mais couvre à peu près tout le roman. Du coup, il est relativement bien et se regarde (bon la fin y est dramatique évidemment). Quant à « Les diables de la mer » de 82... il est très éloigné et ne reprend que quelques thèmes et éléments ; il m'a laissé totalement indifférent.

Nouveau commentaire :
PENSEZ A SAUVEGARDER VOTRE COMMENTAIRE SUR VOTRE PC AVANT DE L’ENVOYER ! En effet, le Galion est facétieux et parfois, l’envoi peut ne pas aboutir dans le poste de pilotage. Le transfert est réussi lorsqu’après avoir cliqué sur « ajouter », vous voyez en encadré et en rouge le texte « Votre commentaire a été posté ». SVP soignez votre orthographe, oubliez le langage SMS et ne mettez pas de liens externes ou de commentaires ne vous appartenant pas. Veuillez prendre connaissance du Règlement avant de poster votre commentaire. Le filtrage des commentaires est de rigueur sur ce site. Le Webmaster se réserve le droit de supprimer les commentaires contraires au règlement.