QuatriĂšme de couverture
Vivez les aventures barrĂ©es et palpitantes du plus beau des dĂ©tectives, Boris Lupo, un loup anthropomorphe dans un Novo Lugdunum dâun 1924 alternatif.
Action, humour et suspense seront aux cĂŽtĂ©s de notre privĂ©, ainsi quâun soupçon de Steampunk !
Alors quâil se remet dâune nuit agitĂ©e passĂ©e en bonne compagnie, Lupo se retrouve dans un piĂšge infernal duquel il aura bien du mal Ă sâextirper. Qui lui en veut Ă ce point ? Son rival El Gato ? Un nouvel ennemi ? Un mari jaloux ? Tout est possible... mais ça va barder et notre loup pourrait y laisser des poils.
Action, humour et suspense seront aux cĂŽtĂ©s de notre privĂ©, ainsi quâun soupçon de Steampunk !
Alors quâil se remet dâune nuit agitĂ©e passĂ©e en bonne compagnie, Lupo se retrouve dans un piĂšge infernal duquel il aura bien du mal Ă sâextirper. Qui lui en veut Ă ce point ? Son rival El Gato ? Un nouvel ennemi ? Un mari jaloux ? Tout est possible... mais ça va barder et notre loup pourrait y laisser des poils.
Fiche de lecture
Hard-boiled steampunké à la sauce kemono dans ta face !
Le kemono, le furry, l'animal plaquĂ© sur de l'humain, c'est un truc qui m'a toujours emmerdĂ© profondĂ©ment. SĂ©rieux, câest quoi leur dĂ©lire ? Des ours qui oublient leur futal, des souris noires qui ont jamais vu un t-shirt mais qui mettent des gants, et des cochons qui se promĂšnent en maillot de bain... Du grand nâimporte quoi ! Et puis, tout ça pour nous refourguer une idĂ©ologie bien molle et mĂ©lasseuse de petit bourgeois Ă la manque entre deux gags crasseux et trois blagues moisies. Câest aussi passionnant qu'un match de MMA entre Ădouard Balladur et ValĂ©rie Giscard d'Estaing, tiens ! Ă sâen dĂ©chirer les massĂ©ters dâennui.
Et puis, dans ma caboche qui cloche, c'est indissolublement liĂ© Ă ce margoulin ultramarin et national-socialiste de Disney. Le Walt, câest pas juste un voleur de contes, non, câest carrĂ©ment un soudard qui pique dans le folklore europĂ©en comme si câĂ©tait un buffet Ă volontĂ©. Mais attention, il sâarrĂȘte pas lĂ , le bougre : aprĂšs le casse, il te repeint tout ça avec sa guimauve bien-pensante, façon rose bonbon, et il te le rend vidĂ© de sa sĂšve, comme un escargot Ă qui on aurait fait dĂ©gorger sa substantifique moelle. RĂ©sultat ? Bah, le patrimoine et lâimaginaire collectif sont salopĂ©s comme pas permis. Un vrai criminel, ce type !
Avec des prĂ©misses pareilles, tu te doutes bien que le "Lupo Pulp" de l'ami Pellolio, avec son hĂ©ros lyco-antropomorphe bien balancĂ© et mal lunĂ©, ben il Ă©tait mal parti avec mĂ©zigue. Un peu comme un coureur en sac sur les starting-blocks d'un 100 mĂštres haies ou un alpiniste perdu au milieu de la Beauce. Mais ça, c'Ă©tait avant dâĂȘtre tombĂ© sur le quatriĂšme de couverture, amigo ! Ligote-moi donc ça, ami dĂ©crypteur de dispositifs identifico-Ă©motionnels scripturaux (lecteur, quoi...) :
"Alors quâil se remet dâune nuit agitĂ©e passĂ©e en bonne compagnie, Lupo se retrouve dans un piĂšge infernal duquel il aura bien du mal Ă sâextirper. Qui lui en veut Ă ce point ? Son rival El Gato ? Un nouvel ennemi ? Un mari jaloux ? Tout est possible...mais ça va barder et notre loup pourrait y laisser des poils."
DĂšs les premiĂšres lignes, ça envoie du rĂȘve plus lourdement qu'un marchand de sable qui aurait Ă©tĂ© Ă la salle : un loup dĂ©tective privĂ© qui est victime d'une machination et qui se retrouve inculpĂ© d'un meurtre qu'il n'a pas commis... Un mecton Ă canines qui a du chien et qui remuera le ciel, la Terre et l'Enfer pour prouver son innocence tout en dĂ©truisant pas mal de mobilier urbain et en fracassant un nombre incalculable de gueules au passage. Dantesque !
Son bouquin au pélo Pelollio, je me le suis descendu comme un vrai soiffard de l'imagination, un affamé de la péripétie.
DĂ©jĂ , rien que le titre du bouzin est totalement programmatique : "Lupo Pulp". Un canidĂ© qui bouffe de la sprezzatura au petit-dĂ©j' et qui va se retrouver embringuĂ© dans des aventures oĂč tu pourras oublier de mater tout le bleu du ciel ou de changer l'eau des fleurs : de la baston bastonnante, de l'action Ă l'excĂšs et des souris callipyges et en bonne santĂ© pour te poĂ©tiser tout ça. Ouais, c'est de la littĂ©rature de gare, mais qui a pas oubliĂ© de partir façon TGV en retard et qui freine au dernier moment au terminus aprĂšs t'avoir dĂ©coiffĂ© un maximum et laissĂ© sonnĂ©. C'est les Fables de La Fontaine avec plusieurs bars de pression et des shoots de testo, Un roman qui renaude avec un Ysengrin qui a les crocs et qui aime pas trop qu'on le prenne pour le derniers des caves. Bestial !
Le hĂ©ros... Parlons-en, tiens, de celui-lĂ ! Pour commencer, il a un blaze de concours, le loustic : Boris Lupo. Pourquoi pas Vladimir Volpone ou AlexeĂŻ Cane ? C'est comme une collision frontale et violente entre un samovar et du parmesan, entre un froid sibĂ©rien et la dolce vita toscane, entre l'austĂ©ritĂ© soviĂ©tique et la classe Ă l'italienne. Une alliance de contraires qui en fait un personnage auquel tu t'attaches immĂ©diatement. Et ce qui lui arrive dans ce bouquin montre parfaitement ces deux extrĂȘmes de sa personnalitĂ© : il Ă©clate des tronches par paquets de douze comme un spetsnaz sous amphĂšt' et joue au Casanova carnivore avec toutes les femelles qui passent Ă portĂ©e de son museau : lapines, souris, panthĂšres, etc. Ce chacal, c'est pas une libido qu'il a, mais un moteur PerVers12 Ă injection directe qui surchauffe des cylindres. Et puis, une arrogance grosse comme la dette mondiale avec ça. Un Narcisse poilu trop fier de ce qu'il est pour se foutre Ă l'eau et se noyer. Avec cĂ©zigue tu sais que t'iras pas Ă la recherche du temps perdu. Son truc, Ă ce Mike Hammer version garou, ce serait plutĂŽt la chasse Ă lâennui avec un gros flingue.
« Mais mon pauvre monsieur, un personnage, aussi rĂ©ussi soit-il, ben ça fait pas une histoire ! » que vous me direz avec des mirettes en forme de points dâexclamation. Et lĂ , je vous rassure tout de suite, le Pellolio, honorant son patronyme transalpin, ben il nous a pondu un truc bien lĂ©chĂ©, bien architecturĂ©, presque chapelle-sixtinĂ© pour le coup. Parce que son privĂ© de mauvais poil, il Ă©volue pas dans l'Ă©niĂšme ville ricaine tentaculaire des annĂ©es 40 avec du vieux jazz rance en fond sonore. Que nenni ! Il nous a fait se tĂ©lescoper un monde postapocalyptique et le steampunk. Un postapolar Ă vapeur, si je me laissais aller Ă nĂ©ologiser et Ă foutre en PLS les immortels au bout du rouleau. Mais qu'est-ce qu'il y a de postapocalyptique dans ce bastringue ? Câest tout simple : l'humanitĂ© ou plutĂŽt l'humanimalitĂ© qui Ă©volue dedans, elle Ă le vague souvenir d'une catastrophe, d'un truc qui a tout retournĂ© comme une omelette dans une poĂȘle et qui a fait que l'homme et la bĂȘte ont jouĂ© au gloubiboulga. Pourquoi steampunk ? Parce que ces bestiaux plus si bĂȘtes, ben ils ont perdu une partie de la technologie de leurs ancĂȘtres. Exit lâĂ©lectronique et les gadgets futuristes. Ils ont ressorti les chaudiĂšres, les manomĂštres, et ça carbure Ă la vapeur comme Ă lâĂ©poque des premiers trains.T'auras donc compris que notre auteur, tout en faisant du pulp de catĂ©gorie supĂ©rieure, ben il nous a concoctĂ© un contenant relativement chiadĂ©. "Worldbuilding" qu'ils appellent ça en jactance de saxon dĂ©saxĂ©... Pourquoi on peut pas appeler ça de la "cosmurgie" ? Ăa serait quand mĂȘme largement plus stylĂ©, non ? Donc, voilĂ pourquoi notre Boris Lupo il dĂ©ambule dans les rues de Novo Lugdunum d'un 1924 alternatif et que tu vas aller de surprises en Ă©tonnements en lui collant aux basques.
Alors, tâinquiĂšte pas, pĂ©pĂšre, je vais pas divulgĂącher comme un gougnafier en plein apĂ©ro. Non, je vais te balancer que des miettes. Mais les plus savoureuses. Celles qui te donnent juste envie de te jeter sur ce turborĂ©cit comme un morfal aux rĂ©ceptions de lâambassadeur.
Tout ce que t'as à savoir, c'est que notre Boris Lupo, avec son Tupolev dans le calebar et son ciboulot qui tourne à plein régime, eh ben il va trouver une sacrée tripotée d'enfifrés sur sa route vers la disculpation : un raminagrobis qui l' a pas à la bonne, un commissaire bouledogue qui a une dent contre lui, un suricate garagiste avec une passion pour le défouraillage, un tigre gay qui adore faire de la sculpture sur faciÚs, un hibou pire que pyromane, une panthÚre avec une chute de reins à affoler la savane toute entiÚre, un ratel aussi machiavélique que psychopathe, etc... C'est un véritable zoo de cinglés que tu vas te coltiner.
C'est marquĂ© "pulp" sur la couverture et c'est pas de la publicitĂ© mensongĂšre : dĂšs le dĂ©but du rĂ©cit, ça part comme un boulet de canon ou comme une balle du flingue de l'inspecteur Harry qui a demandĂ© Ă un loquedu de tenter sa chance. Ăa va rester bloquĂ© en cinquiĂšme tout du long et jusqu'Ă la fin avec tout ce qu'il faut pour passer un excellent moment : rĂ©parties au kilo, bagarres homĂ©riques et retournements de situation Ă faire perdre le nord Ă une boussole. Et, Ă la fin, t'en redemanderas, parce que tu l'auras dĂ©vorĂ© avec une faim de loup, ce livre !
Alors, si tâas toujours pas pigĂ© quâil fallait te jeter sur cette Ă©popĂ©e contĂ©e Ă coups de crocs et de mandales, câest que tâas une ficelle entre les deux oreilles, mon pauvre. Y a tout ce quâil faut pour te coller le sourire sur ta grande face, mĂȘme si le cocktail est sec comme un bourbon sans glaçon. Câest du brutal, une boisson dâhomme, un truc Ă te redresser lâĂ©chine dâun coup. Mais on dit que les nanas aiment bien les loups-garous, pas vrai ? Alors file ton oseille Ă lâauteur et rĂ©gale-toi. Moi, aprĂšs avoir lu ce machin, je rĂȘve de le voir en dessin animĂ©, avec des bastons chorĂ©graphiĂ©es et tout le tremblement. Une bombe, je te dis !
Le kemono, le furry, l'animal plaquĂ© sur de l'humain, c'est un truc qui m'a toujours emmerdĂ© profondĂ©ment. SĂ©rieux, câest quoi leur dĂ©lire ? Des ours qui oublient leur futal, des souris noires qui ont jamais vu un t-shirt mais qui mettent des gants, et des cochons qui se promĂšnent en maillot de bain... Du grand nâimporte quoi ! Et puis, tout ça pour nous refourguer une idĂ©ologie bien molle et mĂ©lasseuse de petit bourgeois Ă la manque entre deux gags crasseux et trois blagues moisies. Câest aussi passionnant qu'un match de MMA entre Ădouard Balladur et ValĂ©rie Giscard d'Estaing, tiens ! Ă sâen dĂ©chirer les massĂ©ters dâennui.
Et puis, dans ma caboche qui cloche, c'est indissolublement liĂ© Ă ce margoulin ultramarin et national-socialiste de Disney. Le Walt, câest pas juste un voleur de contes, non, câest carrĂ©ment un soudard qui pique dans le folklore europĂ©en comme si câĂ©tait un buffet Ă volontĂ©. Mais attention, il sâarrĂȘte pas lĂ , le bougre : aprĂšs le casse, il te repeint tout ça avec sa guimauve bien-pensante, façon rose bonbon, et il te le rend vidĂ© de sa sĂšve, comme un escargot Ă qui on aurait fait dĂ©gorger sa substantifique moelle. RĂ©sultat ? Bah, le patrimoine et lâimaginaire collectif sont salopĂ©s comme pas permis. Un vrai criminel, ce type !
Avec des prĂ©misses pareilles, tu te doutes bien que le "Lupo Pulp" de l'ami Pellolio, avec son hĂ©ros lyco-antropomorphe bien balancĂ© et mal lunĂ©, ben il Ă©tait mal parti avec mĂ©zigue. Un peu comme un coureur en sac sur les starting-blocks d'un 100 mĂštres haies ou un alpiniste perdu au milieu de la Beauce. Mais ça, c'Ă©tait avant dâĂȘtre tombĂ© sur le quatriĂšme de couverture, amigo ! Ligote-moi donc ça, ami dĂ©crypteur de dispositifs identifico-Ă©motionnels scripturaux (lecteur, quoi...) :
"Alors quâil se remet dâune nuit agitĂ©e passĂ©e en bonne compagnie, Lupo se retrouve dans un piĂšge infernal duquel il aura bien du mal Ă sâextirper. Qui lui en veut Ă ce point ? Son rival El Gato ? Un nouvel ennemi ? Un mari jaloux ? Tout est possible...mais ça va barder et notre loup pourrait y laisser des poils."
DĂšs les premiĂšres lignes, ça envoie du rĂȘve plus lourdement qu'un marchand de sable qui aurait Ă©tĂ© Ă la salle : un loup dĂ©tective privĂ© qui est victime d'une machination et qui se retrouve inculpĂ© d'un meurtre qu'il n'a pas commis... Un mecton Ă canines qui a du chien et qui remuera le ciel, la Terre et l'Enfer pour prouver son innocence tout en dĂ©truisant pas mal de mobilier urbain et en fracassant un nombre incalculable de gueules au passage. Dantesque !
Son bouquin au pélo Pelollio, je me le suis descendu comme un vrai soiffard de l'imagination, un affamé de la péripétie.
DĂ©jĂ , rien que le titre du bouzin est totalement programmatique : "Lupo Pulp". Un canidĂ© qui bouffe de la sprezzatura au petit-dĂ©j' et qui va se retrouver embringuĂ© dans des aventures oĂč tu pourras oublier de mater tout le bleu du ciel ou de changer l'eau des fleurs : de la baston bastonnante, de l'action Ă l'excĂšs et des souris callipyges et en bonne santĂ© pour te poĂ©tiser tout ça. Ouais, c'est de la littĂ©rature de gare, mais qui a pas oubliĂ© de partir façon TGV en retard et qui freine au dernier moment au terminus aprĂšs t'avoir dĂ©coiffĂ© un maximum et laissĂ© sonnĂ©. C'est les Fables de La Fontaine avec plusieurs bars de pression et des shoots de testo, Un roman qui renaude avec un Ysengrin qui a les crocs et qui aime pas trop qu'on le prenne pour le derniers des caves. Bestial !
Le hĂ©ros... Parlons-en, tiens, de celui-lĂ ! Pour commencer, il a un blaze de concours, le loustic : Boris Lupo. Pourquoi pas Vladimir Volpone ou AlexeĂŻ Cane ? C'est comme une collision frontale et violente entre un samovar et du parmesan, entre un froid sibĂ©rien et la dolce vita toscane, entre l'austĂ©ritĂ© soviĂ©tique et la classe Ă l'italienne. Une alliance de contraires qui en fait un personnage auquel tu t'attaches immĂ©diatement. Et ce qui lui arrive dans ce bouquin montre parfaitement ces deux extrĂȘmes de sa personnalitĂ© : il Ă©clate des tronches par paquets de douze comme un spetsnaz sous amphĂšt' et joue au Casanova carnivore avec toutes les femelles qui passent Ă portĂ©e de son museau : lapines, souris, panthĂšres, etc. Ce chacal, c'est pas une libido qu'il a, mais un moteur PerVers12 Ă injection directe qui surchauffe des cylindres. Et puis, une arrogance grosse comme la dette mondiale avec ça. Un Narcisse poilu trop fier de ce qu'il est pour se foutre Ă l'eau et se noyer. Avec cĂ©zigue tu sais que t'iras pas Ă la recherche du temps perdu. Son truc, Ă ce Mike Hammer version garou, ce serait plutĂŽt la chasse Ă lâennui avec un gros flingue.
« Mais mon pauvre monsieur, un personnage, aussi rĂ©ussi soit-il, ben ça fait pas une histoire ! » que vous me direz avec des mirettes en forme de points dâexclamation. Et lĂ , je vous rassure tout de suite, le Pellolio, honorant son patronyme transalpin, ben il nous a pondu un truc bien lĂ©chĂ©, bien architecturĂ©, presque chapelle-sixtinĂ© pour le coup. Parce que son privĂ© de mauvais poil, il Ă©volue pas dans l'Ă©niĂšme ville ricaine tentaculaire des annĂ©es 40 avec du vieux jazz rance en fond sonore. Que nenni ! Il nous a fait se tĂ©lescoper un monde postapocalyptique et le steampunk. Un postapolar Ă vapeur, si je me laissais aller Ă nĂ©ologiser et Ă foutre en PLS les immortels au bout du rouleau. Mais qu'est-ce qu'il y a de postapocalyptique dans ce bastringue ? Câest tout simple : l'humanitĂ© ou plutĂŽt l'humanimalitĂ© qui Ă©volue dedans, elle Ă le vague souvenir d'une catastrophe, d'un truc qui a tout retournĂ© comme une omelette dans une poĂȘle et qui a fait que l'homme et la bĂȘte ont jouĂ© au gloubiboulga. Pourquoi steampunk ? Parce que ces bestiaux plus si bĂȘtes, ben ils ont perdu une partie de la technologie de leurs ancĂȘtres. Exit lâĂ©lectronique et les gadgets futuristes. Ils ont ressorti les chaudiĂšres, les manomĂštres, et ça carbure Ă la vapeur comme Ă lâĂ©poque des premiers trains.T'auras donc compris que notre auteur, tout en faisant du pulp de catĂ©gorie supĂ©rieure, ben il nous a concoctĂ© un contenant relativement chiadĂ©. "Worldbuilding" qu'ils appellent ça en jactance de saxon dĂ©saxĂ©... Pourquoi on peut pas appeler ça de la "cosmurgie" ? Ăa serait quand mĂȘme largement plus stylĂ©, non ? Donc, voilĂ pourquoi notre Boris Lupo il dĂ©ambule dans les rues de Novo Lugdunum d'un 1924 alternatif et que tu vas aller de surprises en Ă©tonnements en lui collant aux basques.
Alors, tâinquiĂšte pas, pĂ©pĂšre, je vais pas divulgĂącher comme un gougnafier en plein apĂ©ro. Non, je vais te balancer que des miettes. Mais les plus savoureuses. Celles qui te donnent juste envie de te jeter sur ce turborĂ©cit comme un morfal aux rĂ©ceptions de lâambassadeur.
Tout ce que t'as à savoir, c'est que notre Boris Lupo, avec son Tupolev dans le calebar et son ciboulot qui tourne à plein régime, eh ben il va trouver une sacrée tripotée d'enfifrés sur sa route vers la disculpation : un raminagrobis qui l' a pas à la bonne, un commissaire bouledogue qui a une dent contre lui, un suricate garagiste avec une passion pour le défouraillage, un tigre gay qui adore faire de la sculpture sur faciÚs, un hibou pire que pyromane, une panthÚre avec une chute de reins à affoler la savane toute entiÚre, un ratel aussi machiavélique que psychopathe, etc... C'est un véritable zoo de cinglés que tu vas te coltiner.
C'est marquĂ© "pulp" sur la couverture et c'est pas de la publicitĂ© mensongĂšre : dĂšs le dĂ©but du rĂ©cit, ça part comme un boulet de canon ou comme une balle du flingue de l'inspecteur Harry qui a demandĂ© Ă un loquedu de tenter sa chance. Ăa va rester bloquĂ© en cinquiĂšme tout du long et jusqu'Ă la fin avec tout ce qu'il faut pour passer un excellent moment : rĂ©parties au kilo, bagarres homĂ©riques et retournements de situation Ă faire perdre le nord Ă une boussole. Et, Ă la fin, t'en redemanderas, parce que tu l'auras dĂ©vorĂ© avec une faim de loup, ce livre !
Alors, si tâas toujours pas pigĂ© quâil fallait te jeter sur cette Ă©popĂ©e contĂ©e Ă coups de crocs et de mandales, câest que tâas une ficelle entre les deux oreilles, mon pauvre. Y a tout ce quâil faut pour te coller le sourire sur ta grande face, mĂȘme si le cocktail est sec comme un bourbon sans glaçon. Câest du brutal, une boisson dâhomme, un truc Ă te redresser lâĂ©chine dâun coup. Mais on dit que les nanas aiment bien les loups-garous, pas vrai ? Alors file ton oseille Ă lâauteur et rĂ©gale-toi. Moi, aprĂšs avoir lu ce machin, je rĂȘve de le voir en dessin animĂ©, avec des bastons chorĂ©graphiĂ©es et tout le tremblement. Une bombe, je te dis !

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