Résumé de l'auteur
Découvre mon roman gratuit : « Libre : 10 ans plus tÎt ! »
Que ferais-tu si tu étais poursuivi par un capitaine sanguinaire de la Marine Impériale ?
Edda, une capitaine pirate, vogue avec son Ă©quipage au beau milieu dâune mer calme. Comme Ă leur habitude, aprĂšs une aventure, tous se rĂ©unissent sur le pont pour dĂ©briefer de la situation, faire le point sur ce qui nâest pas allĂ© et se fĂ©liciter de ce qui a Ă©tĂ© bien menĂ©. Bien que, si nous sommes tout Ă fait honnĂȘtes, ce soit plutĂŽt une excuse pour faire la fĂȘte et boire jusquâĂ plus soif. Une excuse parmi tant dâautres : tout est prĂ©texte Ă cĂ©lĂ©brer⊠Telle est la vie de pirate.
Cependant, un capitaine sanguinaire de la Marine ImpĂ©riale et son Ă©quipage dĂ©moniaque ne comptent pas les laisser sâen sortir impunĂ©ment. Les obligeant ainsi Ă fuir ou combattre, au pĂ©ril de leur vie.
Dans le genre Fantasy, laisse toi embarquer dans les aventures dâEdda et de son Ă©quipage pirate, combattant pour la libertĂ© dans un monde oĂč rĂšgnent lâordre et la dictature. (Un savant mĂ©lange entre un roman fantasy, pirate et dystopique).
Alors nâattends plus, rĂ©cupĂšre maintenant « Libre : 10 ans plus tĂŽt ! » pour dĂ©couvrir ce quâil va arriver Ă Edda et son frĂšre.
Texte @ 2023 Nicolas Gadeyne
Source texte et illustration : https://www.facebook.com/nicolas.gadeyne.auteur
Que ferais-tu si tu étais poursuivi par un capitaine sanguinaire de la Marine Impériale ?
Edda, une capitaine pirate, vogue avec son Ă©quipage au beau milieu dâune mer calme. Comme Ă leur habitude, aprĂšs une aventure, tous se rĂ©unissent sur le pont pour dĂ©briefer de la situation, faire le point sur ce qui nâest pas allĂ© et se fĂ©liciter de ce qui a Ă©tĂ© bien menĂ©. Bien que, si nous sommes tout Ă fait honnĂȘtes, ce soit plutĂŽt une excuse pour faire la fĂȘte et boire jusquâĂ plus soif. Une excuse parmi tant dâautres : tout est prĂ©texte Ă cĂ©lĂ©brer⊠Telle est la vie de pirate.
Cependant, un capitaine sanguinaire de la Marine ImpĂ©riale et son Ă©quipage dĂ©moniaque ne comptent pas les laisser sâen sortir impunĂ©ment. Les obligeant ainsi Ă fuir ou combattre, au pĂ©ril de leur vie.
Dans le genre Fantasy, laisse toi embarquer dans les aventures dâEdda et de son Ă©quipage pirate, combattant pour la libertĂ© dans un monde oĂč rĂšgnent lâordre et la dictature. (Un savant mĂ©lange entre un roman fantasy, pirate et dystopique).
Alors nâattends plus, rĂ©cupĂšre maintenant « Libre : 10 ans plus tĂŽt ! » pour dĂ©couvrir ce quâil va arriver Ă Edda et son frĂšre.
Texte @ 2023 Nicolas Gadeyne
Source texte et illustration : https://www.facebook.com/nicolas.gadeyne.auteur
Fiche de lecture
Cet ouvrage ne se cache pas dâĂȘtre le prĂ©quel dâune saga. Tout prĂ©quel quâil soit, il est nĂ©anmoins prĂ©sentĂ© comme le tome 1 de la sĂ©rie.
Petit roman de 53 pages Ă la couverture classique et attrayante, on sent la volontĂ© de lâauteur dâinitier un univers, quâil dĂ©veloppera par la suite dans trois autres ouvrages.
Cette volontĂ© dâamorcer une saga explique que le roman initial soit offert aux lecteurs et lectrices en format PDF ou Kindle. Alors je me suis laissĂ© tenter : lecteur assidu, ce petit roman allait ĂȘtre une dĂ©couverte rapide et divertissante.
Elle ne le fut malheureusement pas : le style de lâauteur est beaucoup, beaucoup trop descriptif, ce qui casse lâimmersion et ceci dĂšs lâincipit.
Le voici : « Edda, une capitaine pirate et son Ă©quipage vogue au beau milieu dâune mer tranquille. Si la mer est calme, eux par contre provoquent un boucan infernal » (sic).
En tant que lecteur, je veux voir les ridules de lâeau calme sur la coque, je veux entendre les chants de marins, le crincrin aigu du musicien du bord. Je veux entendre « le boucan infernal » et pas seulement que lâauteur me dise quâil existe.
Plusieurs incohérences sont à relever.
Un seul exemple : alors quâil y a une voie dâeau dans la cale, le charpentier de bord (Ă©trangement appelĂ© « maĂźtre-artisan ») dĂ©clare ne pas arriver Ă la colmater.
Lâauteur nous explique que « Edda connaĂźt bien son Ă©quipage [...] Si cet officier lui dit quâil nâest pas capable dâatteindre le fond de la cale, câest que câest rĂ©ellement le cas » (p.19). Plus tard, lâauteur nous dĂ©clare que cet officier « a montrĂ© des talents insoupçonnĂ©s pendant la bataille. Elle [Edda] qui croyait que ce nâĂ©tait quâun gratte-papier et rĂ©parateur complĂštement dĂ©jantĂ© » (p.41). Bon, Edda connaĂźt ses hommes ou pas ? Quâest ce qui lâa fait changer dâavis exactement ?
Dâautres maladresses Ă©maillent le rĂ©cit :
Lâadversaire dâEdda, Lord Yeardley (dont on apprend le nom quâĂ la trentiĂšme page⊠sur 53) est prĂ©sentĂ© comme « le Capitaine le plus sanguinaire que la Marine ImpĂ©riale nâait jamais connu » (sic) Ah ? Sur quels faits dâarmes cet officier a-t-il gagnĂ© ses galons et son surnom ?
Un autre exemple : il est dĂ©crit lâarrivĂ©e dâune « ombre » dont on apprend que « Il sâagit dâun spectre apparu lors de la Grande Guerre, guerre opposant la Marine ImpĂ©riale Ă la rĂ©beillion il y a quelques centaines dâannĂ©es de cela » (sic) (p.19). Quelle est cette guerre ? Pourquoi et comment sâest-elle dĂ©roulĂ©e ? Cette « rĂ©beillion » (sic) Ă©tait-elle Ă lâinitiative des pirates ou dâune autre faction ? Pourquoi ce spectre ? Tant de questions sans rĂ©ponses.
Enfin, alors quâune bataille rangĂ©e se prĂ©pare et que les armes scintillent au soleil (p.33), lâauteur se perd en une description des formations tactiques et des considĂ©rations de discipline militaire qui cassent le rythme de lecture.
Une maladresse mâa particuliĂšrement choquĂ© dans lâexplication de la relation entre soldats et officiers de la Marine ImpĂ©riale.
« Pour la Marine ImpĂ©riale, les matelots doivent obĂ©ir aux officiers et les protĂ©ger de leurs vies. Ils sont donc Ă lâarriĂšre du combat et donnent les ordres » (p.33).
Deux interprétations sont possibles de cette phrase : les matelots sont derriÚre et donnent les ordres ou les officiers sont en arriÚre-front, protégés par les matelots.
On se doute que câest la derniĂšre configuration qui est la plus logique, mais on ne peut ĂȘtre absolument sĂ»r que le « ils » concerne les matelots ou les officiers. Par ailleurs quâest-ce qui diffĂ©rencie matelots et officiers ? Leur allure ? Leur maniĂšre de parler ? Nous ne savons pas... Ă croire que lâauteur dĂ©cide qui est matelot et officier et Ă nous de suivre.
Point positif cependant, le personnage dâEdda, amateur de grog et un peu charismatique. Ce personnage est le seul qui soit nommĂ© et quelque peu caractĂ©risĂ© parmi lâĂ©quipage. Les autres sont dĂ©signĂ©s par leurs fonctions. Ce sont des personnages non joueurs, voire des « chemises rouges » anonymes destinĂ©es Ă mourir Ă la place des hĂ©ros (les « Trekkies » comprendront).
Le prĂ©quel est dĂ©fini comme « Un savant mĂ©lange entre un roman fantasy, pirate et dystopique ». JâespĂšre trĂšs sincĂšrement que lâauteur du texte nâa pas Ă©crit cela. Ce serait un manque dâhumilitĂ© flagrant.
Si on reconnaĂźt les Ă©lĂ©ments de fantasy et de piraterie, je mâinterroge toujours sur la dystopie. Peut-ĂȘtre ce volet sera-t-il dĂ©veloppĂ© dans les tomes suivants ?
Mais, et jâen suis navrĂ©, je ne lirai probablement pas le reste, tant le prĂ©quel me semble au niveau dâune mauvaise fanfiction.
Pour conclure, je reprendrai la citation que lâon prĂȘte Ă Anton TchĂ©kov : « Ne me dites pas que la Lune brille ; montrez-moi le reflet de la lumiĂšre sur un Ă©clat de verre brisĂ© » ou en termes hollywoodiens « Show, donât tell ». Montrer et ne pas dire. Cette citation est dâautant plus importante pour un roman prĂ©sentant un univers.
Petit roman de 53 pages Ă la couverture classique et attrayante, on sent la volontĂ© de lâauteur dâinitier un univers, quâil dĂ©veloppera par la suite dans trois autres ouvrages.
Cette volontĂ© dâamorcer une saga explique que le roman initial soit offert aux lecteurs et lectrices en format PDF ou Kindle. Alors je me suis laissĂ© tenter : lecteur assidu, ce petit roman allait ĂȘtre une dĂ©couverte rapide et divertissante.
Elle ne le fut malheureusement pas : le style de lâauteur est beaucoup, beaucoup trop descriptif, ce qui casse lâimmersion et ceci dĂšs lâincipit.
Le voici : « Edda, une capitaine pirate et son Ă©quipage vogue au beau milieu dâune mer tranquille. Si la mer est calme, eux par contre provoquent un boucan infernal » (sic).
En tant que lecteur, je veux voir les ridules de lâeau calme sur la coque, je veux entendre les chants de marins, le crincrin aigu du musicien du bord. Je veux entendre « le boucan infernal » et pas seulement que lâauteur me dise quâil existe.
Plusieurs incohérences sont à relever.
Un seul exemple : alors quâil y a une voie dâeau dans la cale, le charpentier de bord (Ă©trangement appelĂ© « maĂźtre-artisan ») dĂ©clare ne pas arriver Ă la colmater.
Lâauteur nous explique que « Edda connaĂźt bien son Ă©quipage [...] Si cet officier lui dit quâil nâest pas capable dâatteindre le fond de la cale, câest que câest rĂ©ellement le cas » (p.19). Plus tard, lâauteur nous dĂ©clare que cet officier « a montrĂ© des talents insoupçonnĂ©s pendant la bataille. Elle [Edda] qui croyait que ce nâĂ©tait quâun gratte-papier et rĂ©parateur complĂštement dĂ©jantĂ© » (p.41). Bon, Edda connaĂźt ses hommes ou pas ? Quâest ce qui lâa fait changer dâavis exactement ?
Dâautres maladresses Ă©maillent le rĂ©cit :
Lâadversaire dâEdda, Lord Yeardley (dont on apprend le nom quâĂ la trentiĂšme page⊠sur 53) est prĂ©sentĂ© comme « le Capitaine le plus sanguinaire que la Marine ImpĂ©riale nâait jamais connu » (sic) Ah ? Sur quels faits dâarmes cet officier a-t-il gagnĂ© ses galons et son surnom ?
Un autre exemple : il est dĂ©crit lâarrivĂ©e dâune « ombre » dont on apprend que « Il sâagit dâun spectre apparu lors de la Grande Guerre, guerre opposant la Marine ImpĂ©riale Ă la rĂ©beillion il y a quelques centaines dâannĂ©es de cela » (sic) (p.19). Quelle est cette guerre ? Pourquoi et comment sâest-elle dĂ©roulĂ©e ? Cette « rĂ©beillion » (sic) Ă©tait-elle Ă lâinitiative des pirates ou dâune autre faction ? Pourquoi ce spectre ? Tant de questions sans rĂ©ponses.
Enfin, alors quâune bataille rangĂ©e se prĂ©pare et que les armes scintillent au soleil (p.33), lâauteur se perd en une description des formations tactiques et des considĂ©rations de discipline militaire qui cassent le rythme de lecture.
Une maladresse mâa particuliĂšrement choquĂ© dans lâexplication de la relation entre soldats et officiers de la Marine ImpĂ©riale.
« Pour la Marine ImpĂ©riale, les matelots doivent obĂ©ir aux officiers et les protĂ©ger de leurs vies. Ils sont donc Ă lâarriĂšre du combat et donnent les ordres » (p.33).
Deux interprétations sont possibles de cette phrase : les matelots sont derriÚre et donnent les ordres ou les officiers sont en arriÚre-front, protégés par les matelots.
On se doute que câest la derniĂšre configuration qui est la plus logique, mais on ne peut ĂȘtre absolument sĂ»r que le « ils » concerne les matelots ou les officiers. Par ailleurs quâest-ce qui diffĂ©rencie matelots et officiers ? Leur allure ? Leur maniĂšre de parler ? Nous ne savons pas... Ă croire que lâauteur dĂ©cide qui est matelot et officier et Ă nous de suivre.
Point positif cependant, le personnage dâEdda, amateur de grog et un peu charismatique. Ce personnage est le seul qui soit nommĂ© et quelque peu caractĂ©risĂ© parmi lâĂ©quipage. Les autres sont dĂ©signĂ©s par leurs fonctions. Ce sont des personnages non joueurs, voire des « chemises rouges » anonymes destinĂ©es Ă mourir Ă la place des hĂ©ros (les « Trekkies » comprendront).
Le prĂ©quel est dĂ©fini comme « Un savant mĂ©lange entre un roman fantasy, pirate et dystopique ». JâespĂšre trĂšs sincĂšrement que lâauteur du texte nâa pas Ă©crit cela. Ce serait un manque dâhumilitĂ© flagrant.
Si on reconnaĂźt les Ă©lĂ©ments de fantasy et de piraterie, je mâinterroge toujours sur la dystopie. Peut-ĂȘtre ce volet sera-t-il dĂ©veloppĂ© dans les tomes suivants ?
Mais, et jâen suis navrĂ©, je ne lirai probablement pas le reste, tant le prĂ©quel me semble au niveau dâune mauvaise fanfiction.
Pour conclure, je reprendrai la citation que lâon prĂȘte Ă Anton TchĂ©kov : « Ne me dites pas que la Lune brille ; montrez-moi le reflet de la lumiĂšre sur un Ă©clat de verre brisĂ© » ou en termes hollywoodiens « Show, donât tell ». Montrer et ne pas dire. Cette citation est dâautant plus importante pour un roman prĂ©sentant un univers.

Soumettre un article
