Le Gouffre infini © 2025 Editions Le Passager Clandestin | Illustration de couverture © Yanni Panajotopoulos
Quatrième de couverture
En 1979, Marta Randall imagine que la survie sur un territoire repose sur l’attention portée aux êtres qui l’habitent.
Lorsque les Terriens atteignirent le Gouffre infini, ils façonnèrent ce monde et ses habitants, les Péris, à leur image. Pendant vingt ans, la colonie prospéra. Jusqu’au jour où une tempête fit trembler le sol et reculer les mers. Dans ce monde en ruines, une terrienne du nom de Markovitz, refuse d’abandonner celui qu’elle aime. Elle se met à marcher vers l’est, là où il ne reste rien… sauf peut-être un dernier espoir.
Lorsque les Terriens atteignirent le Gouffre infini, ils façonnèrent ce monde et ses habitants, les Péris, à leur image. Pendant vingt ans, la colonie prospéra. Jusqu’au jour où une tempête fit trembler le sol et reculer les mers. Dans ce monde en ruines, une terrienne du nom de Markovitz, refuse d’abandonner celui qu’elle aime. Elle se met à marcher vers l’est, là où il ne reste rien… sauf peut-être un dernier espoir.
Fiche de lecture
Cinquante pages qui vous fouettent au visage comme le vent du désert !
Voilà ! C’est dit !
Ce petit opuscule est celui d’une quête de la Terrienne Markovitz (on ne saura jamais son prénom). Membre de la colonie dite du « Gouffre infini », elle marche. Elle marche vers l’est de cette colonie en ruine dans un désert digne de l’Arrakis de « Dune ». Mais elle n’est pas seule : Kre’e, indigène de la race des Péris, l’accompagne. Et il rit. Il ne cesse de rire face aux efforts de la Terrienne pour trouver des traces de l’homme qu’elle aime.
Cet ouvrage est court, paru originellement en magazine en 1979, et nombre de critiques ont voulu y voir une dénonciation du colonialisme sur fond de discours écologiste et de respect des indigènes, dans un contexte de post-guerre du Vietnam et de crises pétrolières.
À vrai dire, l’éditeur français « Le Passager Clandestin » n’aide pas à avoir une lecture différente : il accole au manuscrit un appareil critique qui convoque de l’anthropologie, des penseurs dits « postcoloniaux » (Frantz Fanon en tête), s’inscrivant dans la dynamique de la maison d’édition, résolument engagée dans les thèses « progressistes »… comme nombre d’autres.
Cependant, je vais avoir une lecture différente.
J’ai évoqué « Dune » et je le maintiens : ce voyage de Markovitz et Kre’e m’évoque les déambulations de Paul Atréide dans le désert, et leur relation, l’errance du roi Lear et de son fou dans la lande tempêtueuse chez Shakespeare. Loin d’une dénonciation postcolonialo-écolo, c’est davantage un voyage intérieur, une marche contemplative… et la quête de Markovitz ressemble à notre quête personnelle.
Le rire de Kre’e, puis des autres Péris, on ne saura pas vraiment ce qui le motive. Il m’a profondément agacé, comme les paroles du fou chez Shakespeare. Parce que c’est n’importe quoi. Parce que cela n’a pas de sens… du moins en première lecture. Ou peut-être parce que ce rire… c’est celui de mon propre moi.
En somme, et par-delà le bien et le mal d’une critique facile et guère originale (du moins à mes yeux contemporains), « Le Gouffre infini » nous amène au bord de notre propre gouffre intime. « Et quand ton regard pénètre longtemps au fond d’un abîme, l’abîme, lui aussi, pénètre en toi. » (Nietzsche)
Voilà ! C’est dit !
Ce petit opuscule est celui d’une quête de la Terrienne Markovitz (on ne saura jamais son prénom). Membre de la colonie dite du « Gouffre infini », elle marche. Elle marche vers l’est de cette colonie en ruine dans un désert digne de l’Arrakis de « Dune ». Mais elle n’est pas seule : Kre’e, indigène de la race des Péris, l’accompagne. Et il rit. Il ne cesse de rire face aux efforts de la Terrienne pour trouver des traces de l’homme qu’elle aime.
Cet ouvrage est court, paru originellement en magazine en 1979, et nombre de critiques ont voulu y voir une dénonciation du colonialisme sur fond de discours écologiste et de respect des indigènes, dans un contexte de post-guerre du Vietnam et de crises pétrolières.
À vrai dire, l’éditeur français « Le Passager Clandestin » n’aide pas à avoir une lecture différente : il accole au manuscrit un appareil critique qui convoque de l’anthropologie, des penseurs dits « postcoloniaux » (Frantz Fanon en tête), s’inscrivant dans la dynamique de la maison d’édition, résolument engagée dans les thèses « progressistes »… comme nombre d’autres.
Cependant, je vais avoir une lecture différente.
J’ai évoqué « Dune » et je le maintiens : ce voyage de Markovitz et Kre’e m’évoque les déambulations de Paul Atréide dans le désert, et leur relation, l’errance du roi Lear et de son fou dans la lande tempêtueuse chez Shakespeare. Loin d’une dénonciation postcolonialo-écolo, c’est davantage un voyage intérieur, une marche contemplative… et la quête de Markovitz ressemble à notre quête personnelle.
Le rire de Kre’e, puis des autres Péris, on ne saura pas vraiment ce qui le motive. Il m’a profondément agacé, comme les paroles du fou chez Shakespeare. Parce que c’est n’importe quoi. Parce que cela n’a pas de sens… du moins en première lecture. Ou peut-être parce que ce rire… c’est celui de mon propre moi.
En somme, et par-delà le bien et le mal d’une critique facile et guère originale (du moins à mes yeux contemporains), « Le Gouffre infini » nous amène au bord de notre propre gouffre intime. « Et quand ton regard pénètre longtemps au fond d’un abîme, l’abîme, lui aussi, pénètre en toi. » (Nietzsche)
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