© 2010 Editions Les 2 Encres
QuatriĂšme de couverture
Carole part pour le Chili afin dây poursuivre ses Ă©tudes. Ses parents lâaccompagnent pour aider Ă son installation chez les Duarte qui lâaccueillent comme jeune fille au pair. Bertrand, son pĂšre ocĂ©anographe, dĂ©couvre dans la presse locale un article qui lâinterpelle.
Une anomalie gĂ©ologique sous-marine aurait Ă©tĂ© dĂ©couverte lors du sauvetage de marins-pĂȘcheurs prĂšs dâun archipel au large des cĂŽtes chiliennes. De leur cĂŽtĂ©, les autoritĂ©s du pays dĂ©crĂštent un black-out sur cette affaire quâun vieil amiral tente de rapprocher Ă une ancienne et intrigante Ă©nigme remontant Ă une civilisation prĂ©incaĂŻque : les Nazcans.
Mais quel message le peuple de Nazca voulait-il transmettre à leur descendance ? Et Carole, enfant adoptée avec amour, que lui réserve donc la terre de ses aïeux ?
Une anomalie gĂ©ologique sous-marine aurait Ă©tĂ© dĂ©couverte lors du sauvetage de marins-pĂȘcheurs prĂšs dâun archipel au large des cĂŽtes chiliennes. De leur cĂŽtĂ©, les autoritĂ©s du pays dĂ©crĂštent un black-out sur cette affaire quâun vieil amiral tente de rapprocher Ă une ancienne et intrigante Ă©nigme remontant Ă une civilisation prĂ©incaĂŻque : les Nazcans.
Mais quel message le peuple de Nazca voulait-il transmettre à leur descendance ? Et Carole, enfant adoptée avec amour, que lui réserve donc la terre de ses aïeux ?
Fiche de lecture
P. 371 : « Ne vous mĂ©prenez pas, monsieur le sous-secrĂ©taire. Lâastronomie nâest pas lâufologie. Les archĂ©ologues, comme les astronomes, mettent un peu de rĂȘve dans leurs travaux certes, mais cela nâen reste pas moins des scientifiques qui, pour la plupart, ont les pieds sur terre. »
Bertrand et sa femme accompagne leur fille Carole au Chili, oĂč cette derniĂšre va y poursuivre ses Ă©tudes. Durant ce sĂ©jour, Bertrand tombe par hasard sur un article de journal qui Ă©veille son intĂ©rĂȘt : au large des cĂŽtes chiliennes, Ă lâendroit oĂč un bateau de pĂȘche a fait naufrage, une anomalie gĂ©ologique aurait Ă©tĂ© dĂ©couverte au fond de lâocĂ©an. Bertrand Ă©tant ocĂ©anographe, il dĂ©cide de mener des recherches afin dâobtenir de plus amples informations sur cette dĂ©couverte. Mais il va se heurter au silence des autoritĂ©s du paysâŠ
Je fais partie de la gĂ©nĂ©ration des enfants qui ont regardĂ© « Les MystĂ©rieuses CitĂ©s dâOr » dans les annĂ©es 80, et qui grĂące Ă ce dessin animĂ© et Ă ses documentaires, ont vu leur intĂ©rĂȘt sâĂ©veiller pour les civilisations Inca et prĂ©-incaĂŻque. Ce livre, je lâai donc remarquĂ© Ă son titre : « Les Portes de Nazca ». A cette Ă©vocation, je revoyais en mĂ©moire la scĂšne dans laquelle le Grand Condor survole le plateau de Nazca et ses gĂ©oglyphes, juste avant le coucher du soleil. En mâintĂ©ressant de plus prĂšs au 4Ăšme de couverture, je lis quâil est question de gĂ©ologie sous-marine et dâhistoire, mais aussi - je le devine - de science-fiction. Jâai imaginĂ© que peut-ĂȘtre cette aventure pourrait prĂ©senter des similitudes avec « Atlantide », un roman de Clive Cussler, oĂč Dirk Pitt, agent de la NUMA, plonge au fond des mers sur les traces de la civilisation Atlante. Mais en rĂ©alitĂ©, il nâen est rien.
« Les Portes de Nazca » est un roman qui a pour point dâancrage le Chili, en 2009, avec deux trames principales bien distinctes : Carole, Ă la recherche de ses origines, et Bertrand, qui enquĂȘte sur le mystĂ©rieux artefact reposant au fond de lâeau. Une fille et un pĂšre, en quĂȘte de rĂ©ponses⊠Luc MĂ©randon nous conte deux rĂ©cits passionnants, qui nous emmĂšnent loin dans le temps, tout en reliant les Ă©poques avec cohĂ©rence dans chacune des trames. Celle de Carole nous fera dĂ©couvrir lâhistoire du pays, lâĂšre Pinochet, le vĂ©cu de ses ancĂȘtres. Et celle de Bertrand nous emmĂšnera au cĆur de lâhistoire des peuples prĂ©-incaĂŻques, tout en faisant appel Ă lâarchĂ©ologie, lâocĂ©anographie, la science et la science-fiction. Au fil de la lecture, on comprendra que ces deux trames, Ă priori diamĂ©tralement opposĂ©es, sont bel et bien reliĂ©es lâune Ă lâautre.
Pour prĂ©senter les faits au plus prĂšs de la rĂ©alitĂ©, Luc MĂ©randon appuie ses Ă©crits sur du concret : recherche scientifique, archĂ©ologie, histoire et ocĂ©anographie. Le rĂ©cit est donc parfaitement crĂ©dible, mĂȘme lorsque lâauteur intĂšgre de la science-fiction au cĆur de celui-ci. Quelque soit le thĂšme abordĂ©, lâauteur le maĂźtrise, câest Ă©vident. Chaque sujet est creusĂ© en profondeur, et câest vraiment trĂšs intĂ©ressant.
Le rĂ©cit est bien construit, avec une structure en tiroir, prĂ©sentant des sous-rĂ©cits qui sâenchĂąssent au cĆur des deux trames principales. LâĂ©criture de Luc MĂ©randon est simple, soignĂ©e et fluide : la lecture est agrĂ©able. Le suspens mijote Ă petit feu, de quoi tenir le lecteur en haleine. Il est tout de mĂȘme Ă noter que certains faits sont prĂ©visibles, mĂȘme sâils sont bien amenĂ©s.
Puisque mon site traite de la science-fiction, jâen viens donc maintenant Ă ce sujet qui me passionne. Il faut savoir que « Les Portes de Nazca » nâest quâĂ moitiĂ© un roman de science-fiction. Du moins, on ne peut pas le catĂ©goriser uniquement comme tel, car ce serait ne pas faire honneur aux autres thĂšmes. Dans ce roman, la science-fiction est sous-jacente au dĂ©part, mais petit Ă petit, elle devient de plus en plus prĂ©sente, et finalement, fait surface et Ă©clot. Ici, elle traite du premier contact entre deux races Ă©trangĂšres : les humains et les Camelopardalis. Le sujet est traitĂ© intelligemment : lâapproche est pacifiste, le partage de culture est bĂ©nĂ©fique pour les deux parties. A quelque part, cette dĂ©marche rappellera aux fans de Stargate la premiĂšre rencontre entre les Asgards et lâĂ©quipe SG1 : une race ancienne, technologiquement trĂšs Ă©voluĂ©e, mais qui se meurt, face Ă une race jeune et inexpĂ©rimentĂ©e, mais en pleine expansion. Lâauteur a trouvĂ© une idĂ©e maligne pour faciliter la communication entre les Terriens et les Camelopardalis. Et sans trop rĂ©vĂ©ler dâinformations, sachez que la fin de cette histoire, sur son principe, est construite comme celle de « La PlanĂšte des Singes » de Pierre Boulle. Elle se clĂŽt sur un retournement, que jâai adorĂ© !
En conclusion, jâai eu beaucoup de plaisir Ă lire cet ouvrage. Pour un premier livre, Luc MĂ©randon prĂ©sente un ouvrage de qualitĂ©, mĂ»re et rĂ©flĂ©chi. Bravo Ă lâauteur pour ce travail ! Câest une histoire originale, qui se termine de façon inattendue. « Les Portes de Nazca » est donc un livre que je vous recommande chaleureusement.
Bertrand et sa femme accompagne leur fille Carole au Chili, oĂč cette derniĂšre va y poursuivre ses Ă©tudes. Durant ce sĂ©jour, Bertrand tombe par hasard sur un article de journal qui Ă©veille son intĂ©rĂȘt : au large des cĂŽtes chiliennes, Ă lâendroit oĂč un bateau de pĂȘche a fait naufrage, une anomalie gĂ©ologique aurait Ă©tĂ© dĂ©couverte au fond de lâocĂ©an. Bertrand Ă©tant ocĂ©anographe, il dĂ©cide de mener des recherches afin dâobtenir de plus amples informations sur cette dĂ©couverte. Mais il va se heurter au silence des autoritĂ©s du paysâŠ
Je fais partie de la gĂ©nĂ©ration des enfants qui ont regardĂ© « Les MystĂ©rieuses CitĂ©s dâOr » dans les annĂ©es 80, et qui grĂące Ă ce dessin animĂ© et Ă ses documentaires, ont vu leur intĂ©rĂȘt sâĂ©veiller pour les civilisations Inca et prĂ©-incaĂŻque. Ce livre, je lâai donc remarquĂ© Ă son titre : « Les Portes de Nazca ». A cette Ă©vocation, je revoyais en mĂ©moire la scĂšne dans laquelle le Grand Condor survole le plateau de Nazca et ses gĂ©oglyphes, juste avant le coucher du soleil. En mâintĂ©ressant de plus prĂšs au 4Ăšme de couverture, je lis quâil est question de gĂ©ologie sous-marine et dâhistoire, mais aussi - je le devine - de science-fiction. Jâai imaginĂ© que peut-ĂȘtre cette aventure pourrait prĂ©senter des similitudes avec « Atlantide », un roman de Clive Cussler, oĂč Dirk Pitt, agent de la NUMA, plonge au fond des mers sur les traces de la civilisation Atlante. Mais en rĂ©alitĂ©, il nâen est rien.
« Les Portes de Nazca » est un roman qui a pour point dâancrage le Chili, en 2009, avec deux trames principales bien distinctes : Carole, Ă la recherche de ses origines, et Bertrand, qui enquĂȘte sur le mystĂ©rieux artefact reposant au fond de lâeau. Une fille et un pĂšre, en quĂȘte de rĂ©ponses⊠Luc MĂ©randon nous conte deux rĂ©cits passionnants, qui nous emmĂšnent loin dans le temps, tout en reliant les Ă©poques avec cohĂ©rence dans chacune des trames. Celle de Carole nous fera dĂ©couvrir lâhistoire du pays, lâĂšre Pinochet, le vĂ©cu de ses ancĂȘtres. Et celle de Bertrand nous emmĂšnera au cĆur de lâhistoire des peuples prĂ©-incaĂŻques, tout en faisant appel Ă lâarchĂ©ologie, lâocĂ©anographie, la science et la science-fiction. Au fil de la lecture, on comprendra que ces deux trames, Ă priori diamĂ©tralement opposĂ©es, sont bel et bien reliĂ©es lâune Ă lâautre.
Pour prĂ©senter les faits au plus prĂšs de la rĂ©alitĂ©, Luc MĂ©randon appuie ses Ă©crits sur du concret : recherche scientifique, archĂ©ologie, histoire et ocĂ©anographie. Le rĂ©cit est donc parfaitement crĂ©dible, mĂȘme lorsque lâauteur intĂšgre de la science-fiction au cĆur de celui-ci. Quelque soit le thĂšme abordĂ©, lâauteur le maĂźtrise, câest Ă©vident. Chaque sujet est creusĂ© en profondeur, et câest vraiment trĂšs intĂ©ressant.
Le rĂ©cit est bien construit, avec une structure en tiroir, prĂ©sentant des sous-rĂ©cits qui sâenchĂąssent au cĆur des deux trames principales. LâĂ©criture de Luc MĂ©randon est simple, soignĂ©e et fluide : la lecture est agrĂ©able. Le suspens mijote Ă petit feu, de quoi tenir le lecteur en haleine. Il est tout de mĂȘme Ă noter que certains faits sont prĂ©visibles, mĂȘme sâils sont bien amenĂ©s.
Puisque mon site traite de la science-fiction, jâen viens donc maintenant Ă ce sujet qui me passionne. Il faut savoir que « Les Portes de Nazca » nâest quâĂ moitiĂ© un roman de science-fiction. Du moins, on ne peut pas le catĂ©goriser uniquement comme tel, car ce serait ne pas faire honneur aux autres thĂšmes. Dans ce roman, la science-fiction est sous-jacente au dĂ©part, mais petit Ă petit, elle devient de plus en plus prĂ©sente, et finalement, fait surface et Ă©clot. Ici, elle traite du premier contact entre deux races Ă©trangĂšres : les humains et les Camelopardalis. Le sujet est traitĂ© intelligemment : lâapproche est pacifiste, le partage de culture est bĂ©nĂ©fique pour les deux parties. A quelque part, cette dĂ©marche rappellera aux fans de Stargate la premiĂšre rencontre entre les Asgards et lâĂ©quipe SG1 : une race ancienne, technologiquement trĂšs Ă©voluĂ©e, mais qui se meurt, face Ă une race jeune et inexpĂ©rimentĂ©e, mais en pleine expansion. Lâauteur a trouvĂ© une idĂ©e maligne pour faciliter la communication entre les Terriens et les Camelopardalis. Et sans trop rĂ©vĂ©ler dâinformations, sachez que la fin de cette histoire, sur son principe, est construite comme celle de « La PlanĂšte des Singes » de Pierre Boulle. Elle se clĂŽt sur un retournement, que jâai adorĂ© !
En conclusion, jâai eu beaucoup de plaisir Ă lire cet ouvrage. Pour un premier livre, Luc MĂ©randon prĂ©sente un ouvrage de qualitĂ©, mĂ»re et rĂ©flĂ©chi. Bravo Ă lâauteur pour ce travail ! Câest une histoire originale, qui se termine de façon inattendue. « Les Portes de Nazca » est donc un livre que je vous recommande chaleureusement.

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