QuatriĂšme de couverture
La vraie personnalité d'Indro Moscantonio
En 2015, Venise est restĂ© un Ătat souverain, et se dote dâun nouveau chef dâEtat, Indro Moscantonio, dĂ©sireux de moderniser la fonction poussiĂ©reuse et protocolaire de Doge.
Face Ă lâaffichage dâambitions de rĂ©novation, il sâengage bien dans les combats Ă©lectoraux et lâaction politique.
Toutefois, son attitude est épiée et reste en apparence mystérieuse. Il se met en avant, se veut charmeur, mais affiche également un caractÚre réservé, distant, et verrouille la communication sur sa vie privée.
Des interrogations finissent par Ă©clore sur sa motivation et sa personnalitĂ© profonde, les journalistes enquĂȘtant Ă son sujet.
Genre : roman historique, uchronie
Fiche de lecture
Comme son titre lâindique, le roman, assez court, nous plonge dans les intrigues de palais dâune SĂ©rĂ©nissime qui ne sâest pas effondrĂ©e en 1797 et qui a fait sĂ©cession de lâItalie suite Ă un rĂ©fĂ©rendum. Non, ici câest une Venise moderne, connectĂ©e aux rĂ©seaux sociaux, qui voit accĂ©der au pouvoir son nouveau doge Indro Moscantonio, dit « Indrello », lors des Ă©lections de 2015. En 2018, celui-ci se retire de la fonction suprĂȘme.
Câest donc lâhistoire de ce mandat « qui aurait pu ĂȘtre » que nous raconte Alexandre Katenidis : avec ses passions, ses trahisons, ses intrigues politiques nationales et internationales.
Le style est trÚs érudit : Alexandre Katenidis est un amoureux de Venise et un juriste passionné de droit public et cela se voit dans son ouvrage comme dans le reste de sa bibliographie (que je découvre petit à petit).
Cela peut refroidir : lâauteur se livre Ă des descriptions factuelles, dans un style aux longues phrases, de la vie politique vĂ©nitienne telle quâil lâimagine.
S'il est trĂšs crĂ©atif dans les pĂ©ripĂ©ties et les intrigues politiques quâil fait vivre Ă son doge de fiction, lâauteur est trop descriptif : en lisant les descriptions du rĂ©gime politique de Venise, jâai lâimpression de lire un ouvrage de droit constitutionnel. Cela me satisfait en tant que juriste, mais pas en tant quâamateur de fiction. En amateur de fiction, je veux voir les scandales politiques, les controverses, les coups tordus et les intrigues.
Cependant, je conçois que lâexercice soit difficile tant la zone oĂč Alexandre Katendinis nous plonge est grise. Si l'on peut regretter quâil ne sâattarde pas sur le « point de divergence », base du genre uchronique, il nous dĂ©peint des personnages et des intrigues politiques fascinants, dans une Venise ancrĂ©e dans notre siĂšcle. Une RĂ©publique plus simplifiĂ©e et un Ătat parlementaire moderne membres des institutions internationales contemporaine mais qui est trĂšs - trop (?) - traitĂ©e comme un ouvrage d'histoire politique, rĂ©digĂ© a posteriori et pas suffisamment comme une uchronie en tant que telle.
NĂ©anmoins, une telle plume Ă©rudite mĂ©rite dâĂȘtre encouragĂ©e dans ses efforts, car l'auteur nous montre avec talent que, contrairement Ă la chanson de Charles Aznavour, ce nâest pas triste, Venise !
Câest donc lâhistoire de ce mandat « qui aurait pu ĂȘtre » que nous raconte Alexandre Katenidis : avec ses passions, ses trahisons, ses intrigues politiques nationales et internationales.
Le style est trÚs érudit : Alexandre Katenidis est un amoureux de Venise et un juriste passionné de droit public et cela se voit dans son ouvrage comme dans le reste de sa bibliographie (que je découvre petit à petit).
Cela peut refroidir : lâauteur se livre Ă des descriptions factuelles, dans un style aux longues phrases, de la vie politique vĂ©nitienne telle quâil lâimagine.
S'il est trĂšs crĂ©atif dans les pĂ©ripĂ©ties et les intrigues politiques quâil fait vivre Ă son doge de fiction, lâauteur est trop descriptif : en lisant les descriptions du rĂ©gime politique de Venise, jâai lâimpression de lire un ouvrage de droit constitutionnel. Cela me satisfait en tant que juriste, mais pas en tant quâamateur de fiction. En amateur de fiction, je veux voir les scandales politiques, les controverses, les coups tordus et les intrigues.
Cependant, je conçois que lâexercice soit difficile tant la zone oĂč Alexandre Katendinis nous plonge est grise. Si l'on peut regretter quâil ne sâattarde pas sur le « point de divergence », base du genre uchronique, il nous dĂ©peint des personnages et des intrigues politiques fascinants, dans une Venise ancrĂ©e dans notre siĂšcle. Une RĂ©publique plus simplifiĂ©e et un Ătat parlementaire moderne membres des institutions internationales contemporaine mais qui est trĂšs - trop (?) - traitĂ©e comme un ouvrage d'histoire politique, rĂ©digĂ© a posteriori et pas suffisamment comme une uchronie en tant que telle.
NĂ©anmoins, une telle plume Ă©rudite mĂ©rite dâĂȘtre encouragĂ©e dans ses efforts, car l'auteur nous montre avec talent que, contrairement Ă la chanson de Charles Aznavour, ce nâest pas triste, Venise !

Soumettre un article
