Affiche et synopsis
Dans une petite ville, un accident se produit pendant le spectacle de fin d'annĂ©e du lycĂ©e et fait plusieurs morts. Vingt ans plus tard, des lycĂ©ens du mĂȘme Ă©tablissement remontent la piĂšce pour rendre hommage aux victimes de la tragĂ©die, mais dĂ©couvrent qu'il vaut mieux parfois ne pas ressusciter les fantĂŽmes....
Présentation
En 1993, une piĂšce de théùtre du nom de Gallows (littĂ©ralement la potence) est prĂ©sentĂ©e lors du spectacle de fin dâannĂ©e dâune universitĂ© amĂ©ricaine. Elle met en scĂšne des Ă©tudiants en costume dâĂ©poque ainsi quâune imposante potence Ă laquelle est censĂ© finir pendu le personnage principal. Malheureusement pour lui, Charlie, lâinterprĂšte dudit personnage se retrouve pendu pour de vrai Ă la suite dâun dysfonctionnement dâaccessoire.
Vingt ans aprĂšs ces sombres Ă©vĂ©nements, il est finalement dĂ©cidĂ© de faire rejouer la piĂšce par le club de théùtre et ce, Ă titre commĂ©moratif. Câest dans ce contexte un peu morbide que se retrouve Reese, le jeune homme sâest en effet inscrit dans le club de théùtre pour ĂȘtre prĂšs de Pfeifer, la fille dont il est secrĂštement amoureux.
Seulement voilĂ , Reese ne connaĂźt pas son texte et sa prestation sâannonce lamentable. En tant que personnage principal, il risque par consĂ©quent de faire Ă©chouer la piĂšce et donc de dĂ©cevoir Pfeifer qui y est trĂšs attachĂ©e.
De son cĂŽtĂ© le théùtre semble ĂȘtre hantĂ© : portes qui se verrouillent toutes seules, bruits Ă©tranges, Charlie aurait-il envie de faire son come-back sur scĂšne ?
Pour ce film, jouons carte sur table dĂšs le dĂ©but : je mây rendais avec un a priori nĂ©gatif. La bande-annonce prĂ©sentait en effet un film tournĂ© en camĂ©ra subjective. A lâinstar de REC1 qui sâest honorablement illustrĂ© par ce mode de rĂ©alisation, nombre de films dâhorreur ont ainsi voulu tenter lâexpĂ©rience, souvent avec un rendu final plus que mĂ©diocre.
Depuis quelques annĂ©es on peut grossiĂšrement classer les films dâhorreur en deux catĂ©gories : une premiĂšre catĂ©gorie dans laquelle les films sont tournĂ©s de façon traditionnelle et une seconde catĂ©gorie dans laquelle on trouve des films tournĂ©s en camĂ©ra subjective. Or, si les films de la premiĂšre catĂ©gorie sont le plus souvent de bonne qualitĂ©, tel nâest pas le cas pour la grande majoritĂ© des films de la seconde catĂ©gorie.
Tourner en camĂ©ra subjective quâest-ce que cela signifie concrĂštement ? Il sâagit en rĂ©alitĂ© dâun tournage « façon camĂ©scope amateur ». Bon, pour un film court dâune dizaine de minutes de votre grand-oncle lors dâune partie de pĂȘche ça peut ĂȘtre trĂšs bien mais 2 heures de film qui vibre câest loin dâĂȘtre le top. Car oui, un film tournĂ© en camĂ©ra subjective ça vibre. Lorsque la camĂ©ra est tenue par un personnage et que celui-ci se met Ă courir, Ă lâĂ©cran ça devient insupportable. Or dans un film dâhorreur les personnages courent la majeur partie du temps afin dâĂ©chapper Ă une menace. Je vous laisse donc imaginer le rendu final. Ajoutons Ă cela quâun tournage façon amateur semble bien souvent pouvoir justifier un scĂ©nario Ă©crit Ă la va vite sur un coin de table. Intrigue manichĂ©enne, linĂ©aire, personnages insipides, caricaturaux, le tableau est dressĂ©.
Mais, loin de ce premier a priori, Gallows aura su me surprendre agrĂ©ablement. Il sâagit certes dâun film tournĂ© en camĂ©ra subjective mais dâun bon film en soi. Lâexception qui confirme la rĂšgle dira-t-on. AprĂšs une courte introduction, le spectateur est plongĂ© dans lâobscuritĂ© nocturne dâun théùtre pendant presque toute la durĂ©e du film. Couloirs, tunnels, loges, pĂ©nombre, sous-sols, menace paranormale perceptible, tout est lĂ pour crĂ©er une ambiance oppressante digne de ce nom.
Si le lieu et sa dimension constituent indĂ©niablement un point fort du film, la gradation des apparitions surnaturelles entretient lâinquiĂ©tude du spectateur. On est donc dans un vrai film dâĂ©pouvante qui ne se contente pas de balancer des jump scare Ă tout bout de champ mais surfe sur lâinvisible pour faire peur avec lâabsence dâĂ©lĂ©ment horrifique.
LancĂ©s dans un labyrinthe clos, les 4 personnages principaux sont en proie au théùtre lui-mĂȘme. Ajoutons Ă cela quâune grande part dâimprovisation a Ă©tĂ© laissĂ©e Ă lâapprĂ©ciation des jeunes acteurs ce qui accentue dâautant leur spontanĂ©itĂ©. Leur angoisse est donc communicative.
Sans spoiler plus que de raison sur la fin, jâindiquerai nĂ©anmoins que celle-ci nâest pas ouverte et satisfera donc ceux qui prĂ©fĂšrent les films qui sâachĂšvent sans 36000 interprĂ©tations possibles. Elle offre Ă©galement une jolie mise en perspective du film et devrait normalement vous surprendre.
On notera pour finir que les personnages possĂšdent les mĂȘmes noms que leurs interprĂštes. Si tel nâĂ©tait pas lâobjectif premier, cela ne manquera pas dâaccentuer lâaspect glauque dâune telle production.
Gallows est donc un film que je vous conseille pour un peu que vous ayez le cĆur bien accrochĂ©.
Vingt ans aprĂšs ces sombres Ă©vĂ©nements, il est finalement dĂ©cidĂ© de faire rejouer la piĂšce par le club de théùtre et ce, Ă titre commĂ©moratif. Câest dans ce contexte un peu morbide que se retrouve Reese, le jeune homme sâest en effet inscrit dans le club de théùtre pour ĂȘtre prĂšs de Pfeifer, la fille dont il est secrĂštement amoureux.
Seulement voilĂ , Reese ne connaĂźt pas son texte et sa prestation sâannonce lamentable. En tant que personnage principal, il risque par consĂ©quent de faire Ă©chouer la piĂšce et donc de dĂ©cevoir Pfeifer qui y est trĂšs attachĂ©e.
De son cĂŽtĂ© le théùtre semble ĂȘtre hantĂ© : portes qui se verrouillent toutes seules, bruits Ă©tranges, Charlie aurait-il envie de faire son come-back sur scĂšne ?
Pour ce film, jouons carte sur table dĂšs le dĂ©but : je mây rendais avec un a priori nĂ©gatif. La bande-annonce prĂ©sentait en effet un film tournĂ© en camĂ©ra subjective. A lâinstar de REC1 qui sâest honorablement illustrĂ© par ce mode de rĂ©alisation, nombre de films dâhorreur ont ainsi voulu tenter lâexpĂ©rience, souvent avec un rendu final plus que mĂ©diocre.
Depuis quelques annĂ©es on peut grossiĂšrement classer les films dâhorreur en deux catĂ©gories : une premiĂšre catĂ©gorie dans laquelle les films sont tournĂ©s de façon traditionnelle et une seconde catĂ©gorie dans laquelle on trouve des films tournĂ©s en camĂ©ra subjective. Or, si les films de la premiĂšre catĂ©gorie sont le plus souvent de bonne qualitĂ©, tel nâest pas le cas pour la grande majoritĂ© des films de la seconde catĂ©gorie.
Tourner en camĂ©ra subjective quâest-ce que cela signifie concrĂštement ? Il sâagit en rĂ©alitĂ© dâun tournage « façon camĂ©scope amateur ». Bon, pour un film court dâune dizaine de minutes de votre grand-oncle lors dâune partie de pĂȘche ça peut ĂȘtre trĂšs bien mais 2 heures de film qui vibre câest loin dâĂȘtre le top. Car oui, un film tournĂ© en camĂ©ra subjective ça vibre. Lorsque la camĂ©ra est tenue par un personnage et que celui-ci se met Ă courir, Ă lâĂ©cran ça devient insupportable. Or dans un film dâhorreur les personnages courent la majeur partie du temps afin dâĂ©chapper Ă une menace. Je vous laisse donc imaginer le rendu final. Ajoutons Ă cela quâun tournage façon amateur semble bien souvent pouvoir justifier un scĂ©nario Ă©crit Ă la va vite sur un coin de table. Intrigue manichĂ©enne, linĂ©aire, personnages insipides, caricaturaux, le tableau est dressĂ©.
Mais, loin de ce premier a priori, Gallows aura su me surprendre agrĂ©ablement. Il sâagit certes dâun film tournĂ© en camĂ©ra subjective mais dâun bon film en soi. Lâexception qui confirme la rĂšgle dira-t-on. AprĂšs une courte introduction, le spectateur est plongĂ© dans lâobscuritĂ© nocturne dâun théùtre pendant presque toute la durĂ©e du film. Couloirs, tunnels, loges, pĂ©nombre, sous-sols, menace paranormale perceptible, tout est lĂ pour crĂ©er une ambiance oppressante digne de ce nom.
Si le lieu et sa dimension constituent indĂ©niablement un point fort du film, la gradation des apparitions surnaturelles entretient lâinquiĂ©tude du spectateur. On est donc dans un vrai film dâĂ©pouvante qui ne se contente pas de balancer des jump scare Ă tout bout de champ mais surfe sur lâinvisible pour faire peur avec lâabsence dâĂ©lĂ©ment horrifique.
LancĂ©s dans un labyrinthe clos, les 4 personnages principaux sont en proie au théùtre lui-mĂȘme. Ajoutons Ă cela quâune grande part dâimprovisation a Ă©tĂ© laissĂ©e Ă lâapprĂ©ciation des jeunes acteurs ce qui accentue dâautant leur spontanĂ©itĂ©. Leur angoisse est donc communicative.
Sans spoiler plus que de raison sur la fin, jâindiquerai nĂ©anmoins que celle-ci nâest pas ouverte et satisfera donc ceux qui prĂ©fĂšrent les films qui sâachĂšvent sans 36000 interprĂ©tations possibles. Elle offre Ă©galement une jolie mise en perspective du film et devrait normalement vous surprendre.
On notera pour finir que les personnages possĂšdent les mĂȘmes noms que leurs interprĂštes. Si tel nâĂ©tait pas lâobjectif premier, cela ne manquera pas dâaccentuer lâaspect glauque dâune telle production.
Gallows est donc un film que je vous conseille pour un peu que vous ayez le cĆur bien accrochĂ©.

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