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Vingt mille Lieues sous les Mers | Jules Verne | 1869

Roman


Un article ajouté/rédigé par | 23/07/2020 | Lu 885 fois




Photo @ Koyolite Tseila | Collection privée | Double volume éditions Famot 1979 et au centre Le Livre de Poche 1990
Photo @ Koyolite Tseila | Collection privée | Double volume éditions Famot 1979 et au centre Le Livre de Poche 1990
Un monstre marin, "une chose énorme", ayant été signalé par plusieurs navires à travers le monde, une expédition est organisée sur l'Abraham Lincoln, frégate américaine, pour purger les mers de ce monstre inquiétant. A bord se trouvent le Français Pierre Aronnax, professeur au Muséum de Paris, et Conseil, son fidèle domestique.

Une fois parvenus en vue du monstre, deux immenses trombes d'eau s'abattent sur le pont de la frégate, précipitant Aronnax, Conseil et le harponneur canadien Ned Land sur le dos du monstre... qui s'avère être un fabuleux sous-marin, le Nautilus, conçu et commandé par un étrange personnage, le capitaine Nemo, qui paraît farouchement hostile à toute l'humanité !

Condamnés à ne plus jamais revoir leur patrie, leurs parents, leurs amis, la plus extraordinaire aventure commence pourtant pour les trois hommes...

La mer était une passion pour Jules Verne ; c'est elle l'héroïne de Vingt mille lieues sous les mers, l'un de ses meilleurs et plus célèbres romans.

Fiche de lecture

L'idée du roman 20000 Lieues sous les Mers est venue à Jules Verne durant l’été 1865, à la suite d’une suggestion épistolaire de George Sand, amie de l’éditeur Hetzel, qui avait fort apprécié Cinq Semaines en Ballon et Voyage au Centre de la Terre. Dans une lettre adressée à l’écrivain, elle le remercie pour ces deux ouvrages et ajoute ceci : 
« Je n’ai qu’un chagrin en ce qui les concerne, c’est de les avoir finis et de n’en avoir pas encore une douzaine à lire. J’espère que vous nous conduirez bientôt dans les profondeurs de la mer et que vous ferez voyager vos personnages dans ces appareils de plongeurs que votre science et votre imagination peuvent se permettre de perfectionner. »
Il n’en faudra pas plus à Jules Verne pour se lancer aussitôt dans l’écriture. 
Page de garde de la première édition Hetzel | Illustration issue de Wikipédia
Page de garde de la première édition Hetzel | Illustration issue de Wikipédia

Ce roman est prodigieux.

A l’heure actuelle, la lecture pourrait paraître fastidieuse ou touffue pour qui n'a pas l'habitude de lire. En effet, environ deux-tiers du livre consiste en des descriptions des fonds marins. Cependant, gardons en mémoire le fait que cet ouvrage a été écrit en 1869. Je vous laisse imaginer… 

À cette époque, les fonds marins étaient à l’homme aussi inconnus que de nos jours pourrait l’être la composition d’une planète extrasolaire. De ce fait, ces descriptions sont extraordinaires et emmenait le lecteur dans des contrées encore inexplorées.

Je conseille la lecture intégrale de cet ouvrage, dans un premier temps. Les descriptions occupant une place importante dans ce roman, elles ont la tendance à casser le rythme du récit et peut-être de ce fait, à égarer quelque peu le lecteur.

C’est pourquoi, j’encourage à une seconde lecture, qui consiste à zapper ces descriptions, pour se concentrer sur le récit même, et surtout, sur le personnage de Nemo.
« Je suis le droit, je suis la justice ! me dit-il. Je suis l’opprimé, et voilà l’oppresseur ! C’est par lui que tout ce que j’ai aimé, chéri, vénéré, patrie, femme, enfants, mon père, ma mère, j’ai vu tout périr ! Tout ce que je hais est là ! »

Car aussi froid, fou, mystérieux et criminel – et ô combien intelligent - soit-il, Nemo est assurément, de par sa personnalité, ses motivations et son vécu, l’un des personnages les plus marquants et les plus emblématiques de toute la littérature.

Nemo le dit lui-même :
«  Vous êtes venus surprendre un secret que nul homme au monde ne doit pénétrer, le secret de toute mon existence ! Et vous croyez que je vais vous renvoyer sur cette terre qui ne doit plus me connaître ! Jamais ! En vous retenant, ce n’est pas vous que je garde, c’est moi-même ! »

Sur ces mots, je vous souhaite une excellente lecture à bord du Nautilus, prodigieuse machine et source intarissable d'inspiration.

Koyolite Tseila
Passionnée de Science-fiction, d’Imaginaire et de récits maritimes depuis toute petite, ce sont des... En savoir plus sur cet auteur



💬Commentaires

1.Posté par Christobal COLUMBUS le 03/01/2021 11:21 | Alerter
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ChristoColumbus
Commenter cette fabuleuse aventure de 500 pages du grand Jules Verne n’est pas chose facile.
Tout d’abord, avant de commencer, je ne connaissais que le film avec Kirk Douglas s’y rapportant et encore, j’étais très jeune et je ne l’ai jamais revu depuis.
L’image que je me suis donc fait du Nautilus tout au long de ma lecture est celle du film « La ligue des gentlemen extraordinaires » où il faut le reconnaitre, il magnifiquement bien reproduit.
Mais revenons à nos espadons…

À couler des navires par esprit de vengeance et en dehors d’un contexte de guerre, il est très logique qu’un passionné de bateaux tel que je le suis n’allait pas apprécier ce capitaine Nemo. Qu’importe le malheur dont il a été frappé et qui lui a insufflé cet esprit vengeur.
VENGEUR ! Nom d’un navire français coulé le 1er juin 1794 que Nemo contemple et sublime au fond de la mer !

Je ne sais pas comment J.Verne a fait pour écrire ce fabuleux périple sous-marin à son époque mais c’est un véritable recueil de multiples sciences marines, études de la faune sous-marine malacologie et ichtyologie (parlons Vernien), géographiques, historiques et technologiques !
Si bien que j’ai souvent trouvé cette lecture assez fastidieuse. À un point tel que j’ai entrecoupé la première moitié par deux fois avec deux autres bouquins. En effet, ce roman est un défilé de coordonnées géographiques, d’explications scientifiques, un défilé de noms incompréhensibles de poissons, mollusques et de cétacés. Je me suis même dit : « C’est assez » pour moi d’ailleurs !

Ayant un peu de peine à m’y remettre, j’en avais parlé à notre capitaine KT toujours attentionnée qui m’avait répondu « Allez tiens le coup, tu vas voir ce ressenti va te passer » et effectivement, je m’y suis remis, très heureux de me replonger dans l’aventure et connaître le destin du professeur Aronnax et de ses deux acolytes, le harponneur canadien Ned et le flamand Conseil, passant par des étapes successives et répétitives « détails-paysages/récit-aventure ».

Coté technologique, l’auteur fait fort avec ses explications sur l’alimentation en électricité du Nautilus. Étant électricien, j’ai été soufflé par ses détails, ses avancées, ses visions qu’il avait de l’électricité qui n’était à l’époque qu’à ses balbutiements au niveau de la production et la distribution.
Je comptais appuyer mon commentaire sur ce point mais en fouinant sur le net, j’ai remarqué que bien d’autres en ont eu l’idée et l’expliquent bien mieux que moi dans un simple ressenti de lecture.

D’autres détails m’ont cependant interpellé sur les visions qu’avait J.Verne.

-> Dans le chapitre X « Les houilles sous-marines », l’auteur tient ce propos : « Ces matières ainsi acculées pendant des siècles se minéraliseront et formeront d’inépuisables houillères, réserve précieuse que prépare la prévoyante nature pour ce moment où les hommes auront épuisé les mines des continent » ; Jules Verne avait donc prédit que l’homme creuserait ou forerait les fonds marins à la recherche de combustible fossile ! Qui aurait imaginé cela à cette époque ??

-> Jules Verne avait une estime particulière pour les œuvres d’arts et notamment pour celles de la région flamande. En effet, non seulement il a donné la nationalité flamande à Conseil, le domestique du professeur Aronnax mais il mentionne également les artistes flamands lors de son descriptif du fond marin dans le chapitre XI-La mer de Sargasse : «… ces profils d’une incomparable netteté et dont le trait terminal se détache en noir, comme s’il était dû au pinceau de certains artistes flamands… »

-> Mais voici le détail qui m’a particulièrement intrigué et même touché. En 2017, j’ai écrit un article « Une société de consommation – partie 3 » où je parle des navires câbliers et des premières poses de câbles de communication sous-marins transatlantiques.
L’un des premiers navires câbliers était le GREAT-EASTERN, paquebot modifié provisoirement pour la pose de ce fameux câble. J’avais mentionné dans cet article que Jules Verne, ayant fait un voyage à bord, en avait écrit un livre « La ville flottante (1871) » où il explique d’ailleurs la fonction de câblier qu’avait assumé ce navire un peu avant.
Voici qu’au chapitre XIX-Le Gulf Stream, Jules Verne vient à parler du GREAT-EASTERN , le Nautilus longeant ce fameux câble en question ! L'auteur avait donc également un attrait particulier pour ce navire.

Non, je ne sais pas comment Jules Verne est parvenu à écrire pareil chef-d’œuvre. Je l’imagine dans son bureau, entouré d’une multitude de livres d’histoire, de science, de géographie, de technologie, consultant et piquant des aiguilles à têtes arrondies également sur un énorme globe méticuleusement quadrillé de la projection de Mercator afin de pouvoir décrire le voyage extraordinaire de son puissant Nautilus…

2.Posté par Romand GEORGE le 04/01/2021 08:41 | Alerter
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ubik
Un très beau roman, avec certes des descriptions laborieuses, mais à cette époque, les fonds marins étaient pratiquement inconnus.
Verne a mis en scène un sous-marin de légende mais surtout, un capitaine Nemo énigmatique, fascinant (quoi qu'à mon avis, suicidaire). Ce récit, avec ces ingrédients passionnants, nous emmène très loin. Verne était avant tout un grand amateur de récits de voyages, même s'il se documentait très sérieusement sur toutes sortes de sujets, notamment scientifiques. Sa motivation était de nous emporter, et il le fait très bien à travers ce roman, ainsi qu'à travers sa suite, L'île mystérieuse.

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