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Red Gallion - La Légende du Corsaire rouge

12 Meter ohne Kopf



Article rédigé par le 01/04/2012
Lu 4674 fois



1390. Klaus Störtebeker, alias le Corsaire Rouge, son second et leur équipage règnent en maîtres sur la mer Baltique. Rapides et furtifs, ils pillent sans relâche les navires de la Hanse, la ligue des marchands de Hambourg. Excédé, le chef de ces derniers décide de contre-attaquer. Il arme une flotte immense, et la dote d'une invention inconnue à l'époque : le canon !


Red Gallion - La Légende du Corsaire rouge

Présentation

Sur la jaquette française du DVD, on peut voir un pirate au look de Jack Sparrow, debout sur son bateau, qui fait face à toute une armada de Galions. Au dos de la pochette, on peut lire : « Qui aime Jack Sparrow aimera le Corsaire Rouge ». Et pour finir, dans la bande-annonce, les scènes choisies sont accompagnées de musiques présentant de fortes similitudes avec celles de « Pirates des Caraïbes ».

Que les fans de Jack Sparrow déchantent ! C’est 100% trompeur. A mon avis, il s’agit juste ici d’un coup de marketing afin de pouvoir vendre plus facilement ce long-métrage allemand hors de son pays, un film dont le titre original est « 12 Meter ohne Kopf » (12 mètres sans tête) et qui a été renommé « Red Gallion » pour sa promotion.

En effet, contrairement à ce que la publicité laissait supposer, « Red Gallion » ne présente absolument aucun point commun avec la grosse production « Pirates des Caraïbes ». Dans cette histoire, il n’y a pas de copie de Jack Sparrow, pas de galion, et même les musiques que l’on entend dans la bande-annonce sont factices, puisqu’on ne les retrouve pas dans le film.

Cette histoire se déroule au 14ème siècle sur la mer Baltique et s’inspire librement de la vie de Klaus Störtebeker, surnommé le Corsaire Rouge. On peut y suivre les aventures trépidantes de ce capitaine, de son second et de son équipage, qui, pour gagner liberté et indépendance, n’ont pas hésité à attaquer la Hanse (ligue des marchands de Hambourg) en pillant sans vergogne ses navires bourrés de denrées alimentaires et de richesses.

Le scénario ne tourne pas autour de combats maritimes. Il se concentre sur la forte amitié unissant Klaus et son second. On nous présente des hommes qui ont des convictions, un but, et qui sont à la fois forts et fragiles. Ce scénario bien travaillé n’est pas alourdi d’effets spéciaux. Le tout est simple et bien construit, malgré quelques longueurs. Il y a de l’humour, de l’aventure et quelques belles scènes d’introspection. Les acteurs, bien que peu ou pas connus, ont un jeu crédible. Les costumes sont soignés et les décors sont beaux.

La vie du vrai Klaus Störtebeker est entourée de mystère, au point qu’une légende s’est formée autour de lui. Le titre original « 12 Meter ohne Kopf » (beaucoup plus approprié que le titre français) fait allusion à cette légende, et plus particulièrement, à son exécution. On dit qu’après s’être fait coupé la tête, le Corsaire Rouge aurait ramassé celle-ci et aurait encore marché douze pas avec sa tête sous le bras… (sauf que dans la légende il est question de onze pas)

En résumé, je trouve dommage qu’on ait associé ce film à « Pirates des Caraïbes », afin de mieux pouvoir le vendre, alors qu’en réalité, il n’y a absolument aucune ressemblance entre ces deux œuvres. Réalisé avec beaucoup moins de moyens financiers qu’une grosse production, « Red Gallion » s’en sort très bien et offre un très bon divertissement. C’est un film qui m’a plu et qui m’a touchée.

Klaus Störtebeker - Le Corsaire rouge

Red Gallion - La Légende du Corsaire rouge
Klaus Störtebeker, aussi connu sous les noms de Klaas Störtebecker, Claas Störtebeker ou encore Nikolaus Storzenbecher, est un des pirates allemands les plus célèbres de l’histoire. 

Son origine exacte n’est pas connue. Il est né en 1360, et pour certains il serait de Wismar, une ville de la côte du Mecklembourg sur la mer Baltique, alors que pour d’autres, il était originaire de la région de Rotenburg (Wümme). 

Il était surnommé « Le Corsaire Rouge » et sa devise était « Ami de Dieu et ennemi du monde ».

Vie et légende

Son nom de famille « Störtebeker » est porteur d’une histoire. En effet, « Störtebeker » (Storzenbecher) signifie littéralement « vide le gobelet ». C’est qu’il y avait une coutume à respecter pour toute nouvelle recrue voulant intégrer l’équipage du pirate : tout comme le capitaine, le nouveau venu à bord devait vider une chope de bière de 4 litres en une seule gorgée, c'est-à-dire : cul sec ! 

A l’époque de Klaus Störtebeker, la Hanse germanique (association des villes marchandes de l’Europe du Nord), vivait ses heures florissantes. Les cales de ses nombreux bateaux étaient remplies de denrées alimentaires et de richesses. La Hanse jouissait de privilèges, alors que le peuple avait faim et n’avait pas son mot à dire. Et on peut supposer que c’est probablement pour se rebeller contre cette autorité et pour aspirer à la liberté, que Klaus Störtebeker a choisi la piraterie.

Le Corsaire Rouge a élu domicile sur l’île de Rügen, et c’est de là qu’il a commis les pillages des navires de la Hanse germanique sur la mer Baltique et sur la mer du Nord. La région étant déjà considérablement troublée à cette période, ses méfaits n’ont fait que renforcer le sentiment d’insécurité qui régnait déjà. 

On dit que Klaus Störtebeker aurait combattu aux côtés du roi de Suède contre le Danemark. Un de ses faits d’armes aurait été d’avoir réussi à rompre le blocus de Stockholm. 

En 1401, las des incessants pillages du pirate, la ville hanséatique de Hambourg a lancé une flotte dirigée par Simon d’Utrecht dans le but de capturer le Corsaire Rouge. L’affrontement a eu lieu vers l’archipel d’Heligoland (sud-est de la mer du Nord) et signe la défaite du pirate. Celui-ci, dit-on, aurait essayé de négocier sa vie en échange de son trésor : une immense chaîne en or, assez grande pour entourer toute la ville de Hambourg ! Mais Simon d’Utrecht ne s’est pas laissé acheter. Klaus Störtebeker et ses 70 compagnons furent capturés, puis condamnés à être décapités. 

Alors qu’il était sur l’échafaud, le pirate aurait demandé au maire de Hambourg de laisser la vie sauve à autant de compagnons qu’il pourrait dépasser une fois sa tête coupée. C’est une requête qui fut acceptée. Selon la légende, une fois décapité, le corps de Klaus Störtebeker se dirigea vers ses compagnons et marcha devant onze d’entre eux, avant d’être arrêté par le bourreau. Une fois le pirate mort, le maire brisa sa promesse, et les malheureux furent tous exécutés…
Le pirate Klaus Störtebeker dans le film Red Gallion
Le pirate Klaus Störtebeker dans le film Red Gallion

Célébrité

Statue de Klaus Störtebeker
Statue de Klaus Störtebeker
Comme vous pouvez vous en rendre compte, le vécu de Klaus Störtebeker est entouré de faits à caractère légendaire. Il est donc difficile de bien séparer la part de vérité de la part romancée. 

Quoiqu’il en soit, le personnage est devenu très célèbre ! 

En Allemagne, on trouve des statues à son effigie. Des bateaux portent même son nom. 

La littérature n’est pas en reste non plus, puisqu’il existe un nombre incroyables de livres et de BD au sujet du pirate, allant du documentaire, jusqu’à la fiction la plus totale. 

Le septième art s’est également emparé de la légende : le premier film date de 1919 et se nomme « Störtebeker », et le dernier en date est celui que j'ai présenté ci-dessus : Red Gallion - La Légende du Corsaire Rouge (12 Meter ohne Kopf), qui retrace la fin de la vie du Corsaire Rouge. 

Le célèbre pirate a également inspiré le monde de la musique : en 1701 le compositeur baroque Reinhard Keiser lui consacre un opéra (dont à l’heure actuelle il ne reste plus que le livret des paroles), et plus tard, on retrouvera des allusions à Klaus Störtebeker dans divers genres musicaux (rock, punk, etc.). 

De plus, chaque année l’île de Rügen présente un spectacle mettant en scène les aventures légendaires du pirate. Un jeu de société porte son nom, de même qu’une bière (portant pour symbole un navire).


Koyolite Tseila
Passionnée de Science-fiction et d’Imaginaire, ce sont des genres auxquels j'ai désiré rendre... En savoir plus sur cet auteur

        

Commentaires

1.Posté par Koyolite TSEILA le 27/02/2017 11:37 | Alerter
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KoyoliteTseila
Un film que j'ai revu plusieurs fois depuis la rédaction de ma chronique. Il est vraiment bien, truffé d'humour et sans aucune prétention, un peu à l'image de ce navire tout aussi minable que son équipage ! Mais la sauce prend et on s'attache à eux. Ce film me plaît vraiment beaucoup et je vous le recommande sincèrement.

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