Connectez-vous S'inscrire
Menu
.


Notez

     

Pink Floyd : The Wall (1982)

🎥 Alan Parker 📌 Film musical fondé sur le double album conceptuel "The Wall" (1979) du groupe Pink Floyd


🪶 Un article signé | 15/01/2026
Lu 542 fois





Présentation

Sentant sa personnalité défaillir, Pink, une star du rock, se fabrique un mur protecteur derrière lequel il croit d'abord trouver refuge. Mais ce mur finit par l'étouffer et le pousse, seul et malheureux, jusqu'aux portes de la folie. Il passe alors en revue les éléments importants de sa vie ; la mort de son père à la guerre, les aspects oppressants de la personnalité de sa mère, les brimades de professeurs, puis l'échec de son mariage et la plongée dans la drogue, autant de briques dans le mur...

Réalisation : Alan Parker
Scénario : Roger Waters
Musique : Pink Floyd, Bob Ezrin, Michael Kamen
Acteur principal : Bob Geldof (Pink)

🎞️🎞️🎞️

Voilà un film musical ayant profondément marqué ma cinéphilie, au début des années 90, alors que le film était à nouveau projeté dans mon cinéma préféré.

Grand amateur de Pink Floyd depuis longtemps, je m'empressais d'aller découvrir cette œuvre, sans me douter qu'il s'agissait d'une étape importante pour moi en tant que créatif.

C'est une descente aux enfers à laquelle nous assistons, en suivant le personnage de Pink, archétype de la star de rock tourmentée, dont nous revivons une enfance propre à bien ancrer des traumatismes dans l'esprit comme dans le corps.

Le film alterne moments de la vie quotidienne, clips et animations, le tout sur une bande originale mythique – deux en fait, si l’on ajoute The Final Cut – et je n’irais pas jusqu’à dire que nous vivons là un ascenseur émotionnel, du début à la presque fin, c’est juste une plongée horrifique dans les délires d’un junkie. On s’accroche à la petite note d’espoir finale, comme à une bouée – ou comme à une planche flottante, pour ce pauvre Jack – et l’on ressort légèrement traumatisé par ce film, dont les formidables musiques auront amplifié cette sensation de folie, renforçant des images puissantes.

Bref, plus qu’un moment de cinéphilie sympathique, c’est une expérience sensorielle et émotionnelle. Ça pourra nous changer de la soupe un peu fade actuelle.

A visionner ou à écouter en complément...

- Roger Waters The Wall live in Berlin (1990), DVD du concert
- Roger Waters The Wall live in Berlin, doubles CD du concert
Photo © Koyolite Tseila, collection privée
Photo © Koyolite Tseila, collection privée

Patate Des Ténèbres
📦🥔 Cambusier patatophile — Ludo sapiens en quête de sens, influenceur-fromageovore, amoureux des... En savoir plus sur cet auteur


💬 Vos commentaires

1.Posté par Koyolite TSEILA le 15/01/2026 08:16 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
KoyoliteTseila
Je suis une fan inconditionnelle de Pink Floyd ! 🤩 J'écoutais déjà du Pink Floyd avant de venir au monde, alors que j'étais encore en fabrication dans le ventre de ma maman, ceci grâce à mon père qui m'a - musicalement - très bien éduquée. Merci, papa ! 😀 J'ai tous les albums de Pink Floyd, de Roger Waters et de David Gilmour. Au siècle passé, j'ai eu la chance d'assister à un concert de Pink Floyd au stade de la Pontaise à Lausanne. Et plus récemment, en juin 2018, j'ai été voir le concert de Roger Waters à Berlin. Et en 2019, j'ai revu des séquences du film "The Wall" au planétarium à Bochum. Quelles expériences !

Concernant ce film, c'est effectivement une expérience visuelle et musicale. Il est intéressant, ne serait-ce que par son concept. Néanmoins, attention : ce film est dur. Très dur. Certaines scènes sont émotionnellement très fortes, d'autres carrément violentes. Il m'aura fallu le visionner à petites doses la toute première fois. Cependant une chose est sûre et Patate des Ténèbres le dit très justement : c'est une oeuvre forte, qui ne s'oublie pas. Et très honnêtement, cela ne conviendra peut-être pas à tout le monde. C'est pourquoi, en bas de cet article, je vous propose de découvrir cette incroyable merveille qu'est "The Wall" de deux autres manières.

2.Posté par Patate DES TÉNÈBRES le 26/09/2026 22:10 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
patatetenebres
C'est le premier film que je suis allé voir tout seul au cinéma étant ado, autant dire qu'après les Spielberg et Walt Disney en famille, cela m'avait fait un choc thermique. J'écoutais déjà Pink Floyd, mais ce film m'aura durablement affecté dans ma manière de visionner les films. La descente aux enfers, teintée de traumatismes d'après-guerre, nous saisit jusqu'à la toute fin, avec cette petite lueur d'espoir finale, permettant surtout de reprendre son souffle. Ce fut malheureusement le début de la création de mon échelle de valeur cinéphile, amenant une exigence face à la puissance émotionnelle des oeuvres suivantes, et autant dire que face au choc que fut the Wall, bien peu de réalisateurs et trices peuvent rivaliser à ce niveau.

3.Posté par Koyolite TSEILA le 27/09/2026 09:59 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
KoyoliteTseila
C'est sûr qu'en matière de réalisation, la barre est placée très haute dans ce film. Il est difficilement possible de faire mieux. Les images sont marquantes, émotionnellement, c'est puissant. Alan Parker (1944-2020) a également réalisé, entre autres, "Mississippi Burning" (1988) et "Evita" (1996), deux longs-métrages que j'apprécie bien.

4.Posté par Jean-Michel ARCHAIMBAULT le 28/09/2026 16:01 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
JMARCHAIMBAULT
J'ai découvert ce film début des années 90, alors que l'album 33T m'avait été offert à sa sortie. Ce spectacle fascinant et foisonnant me semble constituer une sorte d'art total et complet qui enchaîne les surprises, les images, les références, laisse une forte empreinte et porte de nombreux messages toujours très actuels.
Le titre que je préfère est l'avant-dernier, "The Trial", en français "Le Procès". D'abord, parce que sa musique m'évoque certaines pages de Kurt Weill (célèbre pour "L'opéra de quat' sous" et, pour moi, encore plus marquant par son "Requiem Berlinois" ou par "La Caution", un autre opéra beaucoup moins connu) tout en se développant dans des directions d'une créativité peu concevable il y a un siècle.
Ensuite, parce que le texte de ce morceau hallucinant m'a inspiré à l'automne 1992 la nouvelle "Le jugement de Dieu" parue en janvier 1993 dans le n°11 du fanzine "L'Angle Ouvert" avec, en arrière-plan, "cette muraille formidable (...) la marque de ces Titans du vide, qui maçonnaient des remparts infinis pour isoler les mondes..." (Kurt Steiner, "Ortog et les ténèbres").
Oui, on peut parler d'une certaine forme de hantise. Car début 1997, alors que je retravaillais complètement la version antérieure (datant de 1989) de mon Space Opera "Seentha", s'est imposée à moi l'idée d'incorporer au roman ce "Jugement de Dieu" légèrement modifié.
Sa plus grande partie a donc donné naissance à la séquence majeure de "La conjuration des suppliciés" (scène 3 de l'acte 3), et sa fin se retrouve presque telle quelle dans la Coda "Mort sans Transfiguration".
Voilà entre autres à quoi "The Wall" me renvoie en priorité.
Sacrée histoire, tout de même... 😉

5.Posté par Koyolite TSEILA le 29/09/2026 07:21 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
KoyoliteTseila
Eh bien, ça c'est une sacrée anecdote ! La manière dont The Wall a nourri ton imaginaire est à la fois impressionnante et fascinante. On sent combien The Trial t'a marqué, au point de devenir une véritable brique dans ton propre mur créatif. Merci pour ce partage fort intéressant.

6.Posté par Jean-Michel ARCHAIMBAULT le 29/09/2026 10:13 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
JMARCHAIMBAULT
J'avais bien évidemment conservé mon texte initial "Le jugement de Dieu", je l'ai retrouvé avec pratiquement toutes mes archives en faisant le tri dans la maison de mes parents mais c'est seulement la version imprimée. Peut-être que je retaperai cette nouvelle pour la mettre à dispo dans les cales du Galion...
Si un jour quelqu'un parle du premier "Fantasia" de Walt Disney, ou de Cat Stevens, ou de J.G. Ballard, ou de Jérôme Sériel, j'aurai une autre anecdote perso de la même époque et du même style à raconter.
Les briques du mur créatif, c'est un sacré sujet! 😉

Nouveau commentaire :
📜Conditions d'utilisation : Merci de soigner votre orthographe et votre écriture. Les liens externes ne sont pas autorisés, afin d’éviter toute redirection vers des sites potentiellement malveillants. Pour ce type de partage, merci d’utiliser notre forum - La Taverne. Veillez à rester polis et respectueux dans vos propos. Donner votre avis sur l’œuvre présentée est plus constructif que de commenter les ressentis des autres. La diversité d’opinions que vous trouverez sur le site est une richesse : entretenons‑la et préservons‑la. Veuillez prendre connaissance du RÈGLEMENT avant de valider votre commentaire. Le filtrage des commentaires est strict sur ce site. Le webmaster se réserve le droit de retirer tout message ne respectant pas les règles établies.