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Monster Hunter | 2020


Un article ajouté/rédigé par | 29/06/2021 | Lu 404 fois




Monster Hunter | 2020
Embarqué dans une dimension ouverte par un portail surnaturel alimenté par une incroyable tempête, un groupe de militaires, commandé par la capitaine Nathalie Artemis, se confronte à d'horribles et étranges bestioles extrêmement affamées...

Présentation

Le vide abyssal comme thĂ©matique d'un film dont la puissance scĂ©naristique cogne sur les parois d'un puits sans fond, sans que rien de bon ne puisse nous accrocher au rĂ©cit, sans qu'il ne s'imprègne une atmosphère captivante ; un vĂ©ritable intĂ©rĂŞt artistiquement osĂ©. Les personnages s'engouffrent dans des dĂ©cors sous fonds verts horriblement dessinĂ©s, qui auraient eu plus d'impact s'ils avaient Ă©tĂ© sculptĂ©s et pensĂ©s avec respect. Les monstres arachnides sont cachĂ©s dans des cavitĂ©s infâmes que les hĂ©ros Ă©vitent s'ils ne veulent se faire fĂ©conder, une crĂ©ature immense, cornue, « nage Â» sous les dunes encerclant l'Ă®lot de fortune comme un requin veillant Ă  attaquer au moment fatidique le vieux rafiot de pĂŞche. 

Ici rien ne nous est conté, les dialoguistes ont souligné dans la langue des protagonistes des onomatopées prononcées en y rajoutant une gesticulation martiale exagérée des plus ridicules.

La désertification des lieux laisse place, à quelques centaines de kilomètres du danger vécu, à un autre, au climat tropical rempli de dinosaures et d'êtres hybrides encore plus laids.

Paul W. S. Anderson, le réalisateur, véhicule une invraisemblance totale, il exploite une action non-stop à défaut de crédibilité, ça va à mille à l'heure dans une débilité féroce où rien ne nous est épargné.
Les dinosaures ne sont pas assez effrayants, alors, dans une fantasy bâtarde influencĂ©e par un jeu vidĂ©o Ă©ponyme « Monster Hunter Â» (Capcom, 2004), un dragon invulnĂ©rable traverse les deux mondes pour rĂ©vĂ©ler sa large nuisance. Difficile de sauver quoique que ce soit avec un contexte aussi pauvre. Le lissage en images de synthèse ne sauve nullement une dramaturgie très basique ne nous engageant jamais Ă©motionnellement dans la psychĂ© des personnages.

Lorsque vous dĂ©couvrez pour la première fois cet univers et que vous voulez ressentir ses origines par l'intermĂ©diaire de sa cinĂ©matique, vous « pleurez Â» du rĂ©sultat cinĂ©matographique qui manque cruellement de couleurs chatoyantes, de jeux de rĂ´le et d'une immersion fantastique beaucoup moins sombre et très Ă©loignĂ©e de la fantasy mĂ©diĂ©vale racontĂ©e dans le jeu. Dommage que « le tout numĂ©rique Â» annule les promesses sous-jacentes de l'imagerie de cette cĂ©lèbre franchise. Ă€ dĂ©faut de prendre du plaisir rendu fade par le style propre et sans vie de ces SFX toujours redondant dans le cinĂ©ma de Paul W. S. Anderson, vaut mieux jouer en se mouvant dans la peau d'un chasseur de dragon habillĂ© de son armure forgĂ©e, avec, Ă  la main, une immense Ă©pĂ©e tranchant les carapaces d'Ă©cailles de Dragons codifiĂ©s, bien codifiĂ©s.




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