Cycle 1 - Les Nains : Le Passage de Pierre, Lame de Feu (Die Zwerge, 2003)
Lorsque sâeffondre le passage de Pierre que les Nains gardaient depuis toujours, Orcs et Ogres dĂ©ferlent sur le Pays SĂ»r. Câest le jeune Nain Tungdil qui donne lâalerte. EnvoyĂ© en mission par son pĂšre adoptif, le Mage Lot-Ionan, il dĂ©couvre lâarmĂ©e qui avance sur le pays. Ă la tĂȘte de cette force dâinvasion, les Albes, ĂȘtres cruels et malĂ©fiques, ont le pouvoir de ramener les morts Ă la vie. Tungdil nâa pas dâautre choix, sâil veut sauver Hommes, Elfes, Mages et Nains du pĂ©ril imminent, que de devenir un hĂ©ros.
đȘ¶Fiche de lecture
En Fantasy, les Nains sont souvent des crĂ©atures secondaires, qui participent Ă l'intrigue mais n'en sont pas le cĆur.
Tolkien a changé ça avec « Bilbo le Hobbit » et Markus Heitz est allé encore plus loin : les Nains sont les personnages principaux de ce cycle et se voient comme les défenseurs du monde.
ĂlevĂ© par les humains, Tungdil dĂ©couvre tardivement ses semblables. Une bonne partie de l'intrigue repose sur ce choc culturel : le Nain va s'imposer auprĂšs des siens tout en s'initiant Ă leur mode de vie, leurs habitudes. Lui va apporter, au-delĂ de sa nature naine, les habitudes et savoir acquis auprĂšs des humains. Et comme souvent, c'est de cette mixitĂ© culturelle que va naĂźtre la vraie richesse. En des heures trĂšs sombres, toutes les races vont devoir s'allier contre un ennemi commun qui les menace toutes.
La trame de fond du rĂ©cit est trĂšs classique, effleurant souvent le clichĂ© sans jamais y succomber. Les Nains sont tels que d'autres auteurs nous les ont fait dĂ©couvrir depuis des dĂ©cennies, mais en mĂȘme temps ils sont sensiblement diffĂ©rents, beaucoup moins homogĂšnes ou monolithiques qu'on pourrait le croire.
Le rĂ©cit est trĂšs vivant et dynamique, les personnages sont assez archĂ©typaux mais fortement marquĂ©s et on se prend de sympathie pour certains d'entre eux, alors qu'on se plait Ă ĂȘtre rebutĂ©s par d'autres.
Un diptyque agrĂ©able Ă lire, qui se suffit Ă lui-mĂȘme mais ouvre la voie Ă une suite.
đȘ¶Fiche de lecture
En Fantasy, les Nains sont souvent des crĂ©atures secondaires, qui participent Ă l'intrigue mais n'en sont pas le cĆur.
Tolkien a changé ça avec « Bilbo le Hobbit » et Markus Heitz est allé encore plus loin : les Nains sont les personnages principaux de ce cycle et se voient comme les défenseurs du monde.
ĂlevĂ© par les humains, Tungdil dĂ©couvre tardivement ses semblables. Une bonne partie de l'intrigue repose sur ce choc culturel : le Nain va s'imposer auprĂšs des siens tout en s'initiant Ă leur mode de vie, leurs habitudes. Lui va apporter, au-delĂ de sa nature naine, les habitudes et savoir acquis auprĂšs des humains. Et comme souvent, c'est de cette mixitĂ© culturelle que va naĂźtre la vraie richesse. En des heures trĂšs sombres, toutes les races vont devoir s'allier contre un ennemi commun qui les menace toutes.
La trame de fond du rĂ©cit est trĂšs classique, effleurant souvent le clichĂ© sans jamais y succomber. Les Nains sont tels que d'autres auteurs nous les ont fait dĂ©couvrir depuis des dĂ©cennies, mais en mĂȘme temps ils sont sensiblement diffĂ©rents, beaucoup moins homogĂšnes ou monolithiques qu'on pourrait le croire.
Le rĂ©cit est trĂšs vivant et dynamique, les personnages sont assez archĂ©typaux mais fortement marquĂ©s et on se prend de sympathie pour certains d'entre eux, alors qu'on se plait Ă ĂȘtre rebutĂ©s par d'autres.
Un diptyque agrĂ©able Ă lire, qui se suffit Ă lui-mĂȘme mais ouvre la voie Ă une suite.
Cycle 2 - La Guerre des Nains : Le Secret de l'Eau Noire, Les Ătres de Feu (Der Krieg der Zwerge, 2004)
Le Pays SĂ»r est en liesse. Pourtant, tandis que Tungdil et ses amis se rĂ©jouissent de la victoire sur le Mage renĂ©gat NĂŽd'onn, une horde d'Orcs s'apprĂȘte Ă fondre sur le Royaume Nain. Les repoussantes crĂ©atures ont percĂ© le sinistre mystĂšre de l'Eau Noire, qui les a rendues presque immortelles. Tungdil et ses compagnons devront faire preuve d'un grand courage pour repousser les assauts d'une armĂ©e invincible. Mais ces Orcs ne reprĂ©sentent pas la seule menace. Onze incarnations d'un dieu dĂ©chu marchent avec leur armĂ©e sur la frontiĂšre ouest, et leur arrivĂ©e pourrait bien signifier la fin du Pays SĂ»r...
đȘ¶Fiche de lecture
La grande menace évoquée dans Les Nains n'était pas un mensonge. Ce nouveau cycle commence en parallÚle de la fin du précédent, alors que les événements craints se produisent réellement.
On en apprend plus sur les différentes tribus naines, mais aussi sur les Elfes et leurs pendants mauvais, les Albes. L'ambiance est trÚs similaire au premier cycle, mais le récit est plus décousu, sautant allÚgrement d'un endroit à l'autre, au risque parfois d'égarer un peu le lecteur.
MalgrĂ© ça, le diptyque reste agrĂ©able Ă lire. Pas au niveau du premier, mais tout de mĂȘme trĂšs satisfaisant. On prend plaisir Ă dĂ©couvrir ce qui n'avait Ă©tĂ© qu'effleurĂ© et Ă recevoir la rĂ©ponse Ă quelques questions encore en suspens. Et Ă nouveau, le rĂ©cit est terminĂ© mais rien n'empĂȘche une suite.
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La grande menace évoquée dans Les Nains n'était pas un mensonge. Ce nouveau cycle commence en parallÚle de la fin du précédent, alors que les événements craints se produisent réellement.
On en apprend plus sur les différentes tribus naines, mais aussi sur les Elfes et leurs pendants mauvais, les Albes. L'ambiance est trÚs similaire au premier cycle, mais le récit est plus décousu, sautant allÚgrement d'un endroit à l'autre, au risque parfois d'égarer un peu le lecteur.
MalgrĂ© ça, le diptyque reste agrĂ©able Ă lire. Pas au niveau du premier, mais tout de mĂȘme trĂšs satisfaisant. On prend plaisir Ă dĂ©couvrir ce qui n'avait Ă©tĂ© qu'effleurĂ© et Ă recevoir la rĂ©ponse Ă quelques questions encore en suspens. Et Ă nouveau, le rĂ©cit est terminĂ© mais rien n'empĂȘche une suite.
Cycle 3 - La Revanche des Nains : Le Diamant de Discorde, L'Ătoile de l'Expiation (Die Rache der Zwerge, 2005)
La paix fragile du Pays SĂ»r est menacĂ©e : d'effroyables crĂ©atures surgies du nĂ©ant, ainsi que d'Ă©tranges Nains Ă la peau glabre, se sont mis en quĂȘte du diamant de l'ĂoĂźl. Tungdil est rappelĂ© d'urgence de son ermitage. Sous ses ordres, Nains et Chtoniens vont devoir s'allier pour repousser l'ennemi commun, et contrecarrer leurs sombres desseins. La lutte sera ardue et sanglante, et risque fort de changer Ă jamais le destin du Pays SĂ»r...
đȘ¶Fiche de lecture
Cinq années se sont écoulées depuis le cycle précédent et chacun a repris sa vie, mais les conséquences n'ont pas fini d'apparaitre. Tungdil va devoir reprendre du service et faire à nouveau honneur à sa réputation de héros.
On en apprend encore plus sur les Nains et les Elfes, ainsi que sur d'autres races peu ou pas encore connues. L'auteur peaufine son monde, le rend encore plus concret, encore plus tangible. Malheureusement, ça se fait au dĂ©triment de la narration. C'est toujours agrĂ©able Ă lire, mais c'est parfois un peu confus et les Ă©vĂ©nements sont parfois trop faciles, comme un chemin pavĂ© de coĂŻncidences. Comme je l'ai dit la lecture reste agrĂ©able, mais pas autant que pour le cycle prĂ©cĂ©dent, lui-mĂȘme dĂ©jĂ un peu moins bien que le premier.
Quoi qu'il en soit, j'apprécie ce monde qui se densifie et se montre de moins en moins monolithique. L'auteur fait un travail trÚs intéressant de construction d'univers, qui devrait plaire à tout lecteur cherchant un contexte solide et bien bùti.
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Cinq années se sont écoulées depuis le cycle précédent et chacun a repris sa vie, mais les conséquences n'ont pas fini d'apparaitre. Tungdil va devoir reprendre du service et faire à nouveau honneur à sa réputation de héros.
On en apprend encore plus sur les Nains et les Elfes, ainsi que sur d'autres races peu ou pas encore connues. L'auteur peaufine son monde, le rend encore plus concret, encore plus tangible. Malheureusement, ça se fait au dĂ©triment de la narration. C'est toujours agrĂ©able Ă lire, mais c'est parfois un peu confus et les Ă©vĂ©nements sont parfois trop faciles, comme un chemin pavĂ© de coĂŻncidences. Comme je l'ai dit la lecture reste agrĂ©able, mais pas autant que pour le cycle prĂ©cĂ©dent, lui-mĂȘme dĂ©jĂ un peu moins bien que le premier.
Quoi qu'il en soit, j'apprécie ce monde qui se densifie et se montre de moins en moins monolithique. L'auteur fait un travail trÚs intéressant de construction d'univers, qui devrait plaire à tout lecteur cherchant un contexte solide et bien bùti.
Cycle 4 - Le Destin des Nains : Le Gouffre noir, Le Mage maudit (Das Schicksal der Zwerge, 2008)
Deux cent cinquante cycles solaires se sont Ă©coules depuis la bataille dĂ©cisive du Gouffre Noir. Aujourd'hui le Pays SĂ»r est tombĂ© sous le joug de puissants adversaires, et la coupole qui surplombe l'abĂźme infernal est sur le point de cĂ©der... C'est alors qu'apparaĂźt un mystĂ©rieux nain vĂȘtu d'une sombre armure. Il prĂ©tend ĂȘtre Tungdil, le hĂ©ros lĂ©gendaire de son peuple. Mais bientĂŽt le doute s'installe parmi ses compagnons. Ce sauveur froid et cruel est-il rĂ©ellement digne de confiance ?
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Deux cent cinquante annĂ©es ont passĂ© depuis le cycle prĂ©cĂ©dent et la situation n'est pas aussi rose qu'on pourrait le croire. Le retour de Tungdil lĂšve un espoir, malgrĂ© les bizarreries du Nain qui semble ne plus ĂȘtre celui qu'il Ă©tait.
On retrouve bien l'ambiance de la sĂ©rie, avec ses personnages bien caractĂ©risĂ©s, les voyages, les diffĂ©rentes races qui se cĂŽtoient avec plus ou moins de bonheur, mais le ton a lĂ©gĂšrement changĂ©. J'ai lu que l'auteur voulait arrĂȘter aprĂšs le diptyque prĂ©cĂ©dent, et ça se sent.
Ce nouveau cycle est plus haché, l'écriture est plus hùtive, ce qui rend parfois les scÚnes peu claires et les événements pas faciles à suivre. L'auteur a répondu à une demande de ses fans et on peut l'en remercier, mais j'ai l'impression que l'envie n'y était pas et que ça a été écrit de maniÚre un peu mécanique, sans vraiment y croire.
Ce n'est pas désagréable à lire, mais on sent dans l'ensemble de la saga qu'il y a une baisse progressive de niveau. Le prochain cycle sera le dernier (semble-t-il), espérons qu'il offrira une belle conclusion !
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Deux cent cinquante annĂ©es ont passĂ© depuis le cycle prĂ©cĂ©dent et la situation n'est pas aussi rose qu'on pourrait le croire. Le retour de Tungdil lĂšve un espoir, malgrĂ© les bizarreries du Nain qui semble ne plus ĂȘtre celui qu'il Ă©tait.
On retrouve bien l'ambiance de la sĂ©rie, avec ses personnages bien caractĂ©risĂ©s, les voyages, les diffĂ©rentes races qui se cĂŽtoient avec plus ou moins de bonheur, mais le ton a lĂ©gĂšrement changĂ©. J'ai lu que l'auteur voulait arrĂȘter aprĂšs le diptyque prĂ©cĂ©dent, et ça se sent.
Ce nouveau cycle est plus haché, l'écriture est plus hùtive, ce qui rend parfois les scÚnes peu claires et les événements pas faciles à suivre. L'auteur a répondu à une demande de ses fans et on peut l'en remercier, mais j'ai l'impression que l'envie n'y était pas et que ça a été écrit de maniÚre un peu mécanique, sans vraiment y croire.
Ce n'est pas désagréable à lire, mais on sent dans l'ensemble de la saga qu'il y a une baisse progressive de niveau. Le prochain cycle sera le dernier (semble-t-il), espérons qu'il offrira une belle conclusion !
Cycle 5 - Le Triomphe des Nains : L'Enfant perdue, La Prophétie elfique (Der Triumph der Zwerge, 2015)
Le Pays SĂ»r semble avoir enfin retrouvĂ© la paix. Nains, Elfes et Humains s'efforcent de tisser des liens d'amitiĂ© pour protĂ©ger le fragile Ă©quilibre qui vient de s'instaurer. Or, dans les Montagnes Grises, une fillette est retrouvĂ©e par des guetteurs dans une citĂ© abandonnĂ©e. L'enfant, qui ne parle que la langue des Albes, possĂšde d'Ă©tranges pouvoirs et semble dĂ©tenir un secret susceptible de mettre le Pays SĂ»r en pĂ©ril. Au mĂȘme moment, Tungdil rĂ©apparaĂźt subitement. AprĂšs deux cent cinquante cycles solaires passĂ©s dans l'abĂźme infernal de PhondrasĂŽn, il n'aspire qu'Ă goĂ»ter un repos mĂ©ritĂ©. Mais s'agit-il cette fois-ci du vrai Tungdil, prĂȘt Ă tout pour sauver le Pays SĂ»r ?
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Jâai cru au dĂ©but que ce serait la suite de trop. Lâauteur avait annoncĂ© quâil en avait fini avec les Nains, mais il trouve un moyen de relancer lâintrigue et mĂȘme de faire revenir Tungdil, pourtant censĂ© ĂȘtre mort. Au premier abord, ce nouveau cycle semble ne pas avoir dâintĂ©rĂȘt et ĂȘtre lĂ juste pour prolonger lâhistoire.
Et pourtant, au fur et Ă mesure de la lecture, on se fait prendre par lâintrigue. Câest au final un meilleur tome que les deux prĂ©cĂ©dents, agrĂ©able Ă lire, bien construit et qui cette fois-ci explore les elfes et construit un avenir pour le monde.
Cette fois-ci, lâauteur a Ă©tĂ© clair : il nâannonce plus la fin des Nains. Ils reviendront, mais on ne sait pas quand. Je trouve que câest un peu dommage, il faut savoir terminer une bonne histoire, mais Markus Heitz a dĂ©jĂ prouvĂ© quâil avait des choses Ă raconter et quâil avait le talent pour le faire. Alors attendons.
Ce cycle est terminĂ© et nâappelle pas de suite, il nây aura donc aucune frustration si rien ne vient, mais a contrario rien nâempĂȘche le retour des gardiens du Pays SĂ»r.
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Jâai cru au dĂ©but que ce serait la suite de trop. Lâauteur avait annoncĂ© quâil en avait fini avec les Nains, mais il trouve un moyen de relancer lâintrigue et mĂȘme de faire revenir Tungdil, pourtant censĂ© ĂȘtre mort. Au premier abord, ce nouveau cycle semble ne pas avoir dâintĂ©rĂȘt et ĂȘtre lĂ juste pour prolonger lâhistoire.
Et pourtant, au fur et Ă mesure de la lecture, on se fait prendre par lâintrigue. Câest au final un meilleur tome que les deux prĂ©cĂ©dents, agrĂ©able Ă lire, bien construit et qui cette fois-ci explore les elfes et construit un avenir pour le monde.
Cette fois-ci, lâauteur a Ă©tĂ© clair : il nâannonce plus la fin des Nains. Ils reviendront, mais on ne sait pas quand. Je trouve que câest un peu dommage, il faut savoir terminer une bonne histoire, mais Markus Heitz a dĂ©jĂ prouvĂ© quâil avait des choses Ă raconter et quâil avait le talent pour le faire. Alors attendons.
Ce cycle est terminĂ© et nâappelle pas de suite, il nây aura donc aucune frustration si rien ne vient, mais a contrario rien nâempĂȘche le retour des gardiens du Pays SĂ»r.






