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Les Musiciens (Sylvain Gay)

Publication Galion, 2026 - Texte offert par l'auteur


đŸȘ¶ | 29/03/2026
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Les Musiciens (Sylvain Gay)
Les Musiciens
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Pour Sylvie S.
 
Il Ă©tait une fois un groupe de quatre musiciens qui, pour gagner leur vie, allaient de village en village et de ville en ville. Ces quatre musiciens animaient ainsi des fĂȘtes de village et des mariages, des inaugurations et des fĂȘtes d’anniversaire et parfois mĂȘme, des foires et des marchĂ©s. Peu de temps auparavant, ils Ă©taient cinq, mais la chanteuse et danseuse du groupe, qui Ă©tait d’ailleurs la seule femme de la troupe, les avait quittĂ©s. Ces quatre musiciens commençaient Ă  ĂȘtre ĂągĂ©s et ils avaient dĂ©cidĂ© de s’installer dans une grande ville afin de ne plus passer leur temps Ă  se dĂ©placer sur les chemins. Quand dĂ©bute cette histoire, ils se dirigeaient vers cette grande ville en s’arrĂȘtant parfois ici ou lĂ  pour gagner un peu d’argent.
 
Un jour, donc, ils arrivĂšrent au carrefour des Quatre Chemins. Comme son nom l’indique, deux routes se croisaient lĂ , et cela faisait donc quatre directions possibles quand on repartait du carrefour. Ce carrefour Ă©tait Ă  la fois sauvage, car assez Ă©loignĂ© du plus proche village, et frĂ©quentĂ©, car beaucoup de gens passaient par lĂ .
 
À cet endroit, un aubergiste et sa famille s’étaient installĂ©s. Leur Ă©tablissement Ă©tait grand et accueillant, aussi bien au voyageur fatiguĂ© qu’au commerçant pressĂ©. L’aubergiste Ă©tait grand et costaud. Il Ă©tait aidĂ© par ses quatre enfants, deux filles et deux garçons. Ils Ă©taient tous aussi costauds que leur pĂšre, et les garçons Ă©taient mĂȘme un peu plus grands que lui. En revanche, on voyait rarement la femme de l’aubergiste. La raison donnĂ©e Ă©tait qu’elle avait beaucoup de travail Ă  la cuisine. Devant l’auberge, un grand Ă©criteau en bois, solidement fixĂ© Ă  deux poteaux fichĂ©s dans le sol, portait l’inscription suivante :
 
Bienvenue dans cette auberge Ă  tous les voyageurs.
Mais attention !
Toutes les violences, toutes les bagarres y sont interdites.
Ceux qui passeront outre seront immédiatement expulsés.
Qu’on se le dise !
 
L’inscription Ă©tait tracĂ©e en grands caractĂšres noirs sur fond jaune et rĂ©pĂ©tĂ©e en dessous en caractĂšres orcs. Pour accĂ©der Ă  l’auberge, on Ă©tait obligĂ© de passer devant.
 
Au bord du carrefour, il n’y avait que deux autres maisons. La premiĂšre Ă©tait situĂ©e prĂšs de la route, mais en face de l’auberge. C’était un soldat Ă  la retraite qui habitait lĂ . Cet homme Ă©tait passionnĂ© de fleurs et il en faisait pousser de magnifiques dans le jardin qui Ă©tait situĂ© derriĂšre sa maison. De temps en temps, il le faisait visiter et en vendait mĂȘme parfois des fleurs. Tous les soirs, il allait boire un apĂ©ritif Ă  l’auberge et discuter avec les clients.
 
La deuxiĂšme maison Ă©tait situĂ©e juste Ă  cĂŽtĂ© de l’auberge et c’était une vieille femme qui l’habitait. En rĂ©alitĂ©, cette femme Ă©tait une sorciĂšre et elle passait son temps Ă  Ă©pier les allĂ©es et venues autour de l’auberge. Elle n’aimait pas le bruit et se rĂ©veillait facilement la nuit si quelqu’un passait devant chez elle. Elle ne mettait jamais les pieds Ă  l’auberge et ne saluait jamais ses voisins quand elle les croisait.
 
Ce jour-lĂ , donc, les quatre musiciens arrivĂšrent Ă  l’auberge en fin d’aprĂšs-midi. Deux d’entre eux Ă©taient Ă  cheval et les deux autres conduisaient un chariot bĂąchĂ© tirĂ© par deux mules. Quand ils se prĂ©sentĂšrent Ă  l’auberge, ils proposĂšrent de jouer leur musique pour payer leur hĂ©bergement et leur nourriture. Le patron accepta et, aprĂšs avoir pris un peu de repos, les musiciens s’installĂšrent dans un coin de la salle commune.
 
C’est le joueur de hautbois qui commença. Il interprĂ©ta un morceau lent et un peu plaintif. Il fut ensuite rejoint par le joueur de tambourin et le joueur de musette. Ils interprĂ©tĂšrent alors plusieurs morceaux de plus en plus entraĂźnants, et bientĂŽt plusieurs couples commencĂšrent Ă  danser devant le bar. À un moment, le vielleux les rejoignit Ă  son tour et le quatuor anima l’auberge jusqu’à tard dans la nuit. La musique s’entendait dans toute l’auberge et mĂȘme au-dehors, sur tout le carrefour des Quatre Chemins.
 
Les musiciens se couchĂšrent fort tard cette nuit-lĂ  dans la chambre que l’aubergiste leur avait rĂ©servĂ©e. Le lendemain matin, l’aubergiste, enthousiaste aprĂšs leur prestation, leur proposa de rester plusieurs jours.
— Ă‰coutez, leur dit-il, je vous embauche pour trois semaines. Je mets deux chambres Ă  votre disposition, comme ça, vous serez plus Ă  l’aise. Vous serez nourris, blanchis et hĂ©bergĂ©s. J’aime beaucoup la musique et ici, nous n’avons pas souvent l’occasion d’accueillir des musiciens.
Ces derniers ne parurent pas trĂšs emballĂ©s par la proposition de l’aubergiste, du moins jusqu’à ce que ce dernier parle d’argent. Il leur dit pour les convaincre :
— Vous pourrez mĂȘme toucher un peu d’argent. Je suis sĂ»r que mes clients seront ravis. Nous y gagnerons tous.
Alors, la discussion commença et les deux partis finirent par tomber d’accord. Les musiciens allaient rester Ă  l’auberge trois semaines et tous les soirs ils devraient jouer de la musique dans la grande salle. Ils s’engageaient aussi Ă  renouveler leur rĂ©pertoire un peu Ă  chaque fois.
 
Et plusieurs jours passĂšrent ainsi. L’aprĂšs-midi, les musiciens rĂ©pĂ©taient dans leur chambre. Les filles de l’aubergiste n’étaient pas insensibles au charme des musiciens et souvent, elles les dĂ©rangeaient en pleine rĂ©pĂ©tition sous un prĂ©texte ou sous un autre.
 
Les clients se firent plus nombreux, car le bruit courait dans tout le pays qu’un groupe de musiciens exceptionnels jouait tous les soirs. Et comme les clients d’une auberge ont toujours faim, et surtout toujours soif, l’aubergiste lui aussi Ă©tait ravi.
 
Mais une qui n’était pas contente, c’était la voisine. En effet, la sorciĂšre ne faisait pas trop la diffĂ©rence entre le bruit et la musique et comme elle habitait juste Ă  cĂŽtĂ© de l’auberge, elle n’arrivait plus Ă  dormir la nuit. Ajoutez les va-et-vient des clients plus nombreux que d’habitude et vous comprendrez qu’elle Ă©tait dĂ©cidĂ©e Ă  faire quelque chose pour que cela cesse.
 
Elle commença à réfléchir et au bout de plusieurs jours, elle avait trouvé.
 
Dans sa maison, elle commença Ă  prĂ©parer un sort qui, s’il rĂ©ussissait, dĂ©saccorderait les instruments des musiciens. La sorciĂšre se disait que des instruments de musique jouant faux feraient fuir les clients, ce en quoi elle n’avait sans doute pas tort. Mais la suite de l’histoire va montrer qu’elle n’avait pas pensĂ© Ă  tout.
 
Il lui fallut deux jours entiers pour prĂ©parer son malĂ©fice. Elle le lança alors que les musiciens Ă©taient au milieu de leur prestation. Ce soir-lĂ , la salle commune de l’auberge Ă©tait pleine de clients venus Ă©couter le fameux quatuor. Les danseurs n’avaient plus beaucoup de place et l’aubergiste songeait sĂ©rieusement Ă  agrandir son auberge.
 
Et soudain, les instruments se mirent Ă  jouer faux. C’était comme si le hautbois et la musette n’étaient plus accordĂ©s. Quant Ă  la vielle Ă  roue, on aurait cru que le musicien se trompait de touches. Il n’y eut que le son du tambourin qui continua Ă  ĂȘtre Ă  peu prĂšs juste.
 
Surpris, les musiciens s’arrĂȘtĂšrent de jouer. Ils jetĂšrent un regard suspicieux Ă  leur instrument respectif et se rĂ©accordĂšrent. Puis ils reprirent leur morceau oĂč ils en Ă©taient, mais rien Ă  faire, c’était faux et la musique n’était plus si agrĂ©able Ă  Ă©couter, loin de lĂ  ! Les musiciens voulurent s’arrĂȘter, mais l’aubergiste leur rappela leur accord et ils durent continuer leur prestation de ce soir-lĂ .
 
Au fur et Ă  mesure que les musiciens continuaient Ă  jouer
 faux, les clients commencĂšrent Ă  quitter l’établissement. À la fin, il n’y avait plus que l’aubergiste, ses enfants – qui curieusement ne semblaient pas craindre les fausses notes – et le voisin passionnĂ© de fleurs. Tous allĂšrent se coucher plus ou moins dĂ©pitĂ©s.
 
Le plus embĂȘtĂ© Ă©tait bien sĂ»r l’aubergiste qui se demandait si les musiciens ne l’avaient pas fait exprĂšs pour pouvoir quitter l’auberge plus tĂŽt que prĂ©vu. Si c’est ça, se dit-il, ils auraient dĂ» m’en parler. Nous aurions trouvĂ© une solution.
 
Le lendemain matin, aprĂšs une nuit un peu difficile, les musiciens s’expliquĂšrent avec l’aubergiste. Non, ils n’avaient pas fait exprĂšs de jouer faux, et non, ils ne comprenaient pas ce qui s’était passĂ©.
 
Sans attendre, ils accordĂšrent Ă  nouveau leurs instruments et commencĂšrent Ă  jouer, mais au bout de deux minutes – en fait peut-ĂȘtre moins – les instruments recommencĂšrent Ă  jouer faux, sauf le tambourin. Oh, les instruments de musique n’étaient pas complĂštement dĂ©saccordĂ©s, mais disons qu’une note sur deux n’était pas tout Ă  fait Ă  la bonne hauteur, ce qui rendait la situation des auditeurs trĂšs dĂ©sagrĂ©able.
 
Au bout de plus d’une heure d’essais de morceaux diffĂ©rents et de nombreux efforts consacrĂ©s Ă  essayer d’accorder leurs instruments, les musiciens renoncĂšrent. Ils Ă©taient sur le point de remonter dans leurs chambres afin de prĂ©parer leurs affaires pour partir quand une tĂȘte inconnue jusqu’alors apparut Ă  la porte qui donnait dans la cuisine. Les musiciens qui la virent eurent d’abord un mouvement de recul. C’était un visage grisĂątre indĂ©niablement fĂ©minin, mais avec des dents proĂ©minentes. Quand il vit ce visage, l’aubergiste dĂ©clara :
— Ne vous inquiĂ©tez pas, c’est ma femme, attendez-moi, je reviens.
Il se leva et disparut dans la cuisine.
Les musiciens, perplexes, dĂ©cidĂšrent d’attendre son retour dans la salle commune et se firent servir une bouteille de cidre par l’une des filles de l’aubergiste.
Quand ce dernier revint, une deuxiĂšme bouteille avait rejoint la premiĂšre.
— Ma femme a eu une idĂ©e pour les jours qui restent avant que vous partiez, leur dit-il. Mais elle va vous le dire elle-mĂȘme. Surtout, n’ayez pas peur !
Il appela en direction de la cuisine et les musiciens eurent la surprise de voir arriver une grande femme mesurant prĂšs de deux mĂštres et ressemblant un peu Ă  un orc.
— Je vous prĂ©sente ma femme et la mĂšre de mes enfants, dit alors l’aubergiste. Comme vous le voyez, c’est une demi-orc. Cela fait vingt-cinq ans que nous vivons ensemble et vous comprenez pourquoi elle sort peu Ă  l’extĂ©rieur. Elle a eu une idĂ©e.
— Bonjour, chers musiciens, dĂ©clara la femme.
Sa voix Ă©tait forte et elle s’exprimait de façon un peu heurtĂ©e comme si, parfois, elle cherchait ses mots.
— VoilĂ , je vous propose de continuer Ă  jouer dans notre auberge, mais avec d’autres clients. Je vous ai Ă©coutĂ©s tous les soirs depuis que vous ĂȘtes avec nous et j’ai beaucoup aimĂ© votre façon de jouer hier soir.
— Vous comprenez ? demanda l’aubergiste aux musiciens.
— Non, pas vraiment, rĂ©pondirent-ils.
— Eh bien, reprit la femme demi-orc, je connais beaucoup de crĂ©atures qui seraient ravies de venir vous Ă©couter mĂȘme si les humains comme mon mari trouvent que vous jouez faux.
— Et quelles sont ces crĂ©atures ? demanda le vielleux.
— Ce sont des crĂ©atures qui vivent dans la forĂȘt, mais qui normalement ne frĂ©quentent pas les humains, rĂ©pondit la femme.
— Mais encore ? insista le mĂȘme musicien.
— Pas trĂšs loin d’ici vivent un clan de gobelins et plusieurs familles d’orcs. Ils viennent ici de temps en temps quand nous n’avons pas de clients humains.
— Nous n’avons jamais jouĂ© devant un tel public, dit le joueur de hautbois. Et ce sera sans danger pour nous ?
— Nous vous le garantissons, rĂ©pondit l’aubergiste. Comme vous l’avez vu en arrivant, l’auberge est un endroit oĂč les bagarres et les conflits sont interdits. Mes enfants et moi sommes de taille Ă  faire respecter notre volontĂ©.
Les musiciens hĂ©sitĂšrent encore un peu puis finirent par accepter l’étrange proposition. Et c’est ainsi que l’un des fils et l’une des filles des aubergistes allĂšrent dans la forĂȘt pour transmettre un message Ă  ses habitants.
 
Le jour mĂȘme, quand en dĂ©but de soirĂ©e les musiciens descendirent de leur chambre, ils furent impressionnĂ©s de voir des orcs et des gobelins assis aux tables de l’auberge. Ce soir-lĂ , les quelques voyageurs humains qui sĂ©journaient encore dans l’établissement prĂ©fĂ©rĂšrent rester dans leur chambre. Seul le voisin passionnĂ© de fleurs Ă©tait lĂ .
 
Les musiciens, d’abord un peu apeurĂ©s, s’installĂšrent et commencĂšrent Ă  jouer et, Ă  leur grande surprise, le public fut trĂšs attentif. Heureusement, ils avaient assez de mĂ©tier pour jouer malgrĂ© les discordances qui surgissaient de leur musique.
 
Au dĂ©but, ils furent applaudis modĂ©rĂ©ment, mais plus la soirĂ©e avançait et plus le public laissa paraĂźtre sa joie. À la fin, les orcs et les gobelins firent une ovation aux musiciens qui n’en revenaient pas.
 
Pendant tout le concert, l’aubergiste, sa femme et ses enfants n’avaient cessĂ© de servir des boissons et de la nourriture aux clients. Quand tout fut terminĂ© et que les orcs et les gobelins eurent repris le chemin de la forĂȘt, l’aubergiste fĂ©licita et remercia chaleureusement les musiciens.
Le joueur de musette demanda :
— Mais vous, aubergiste, les fausses notes ne vous ont pas dĂ©rangĂ© ?
— Non, car j’ai un secret, rĂ©pondit l’aubergiste.
— Lequel ?
— Je me suis fait des tampons de mie de pain que j’ai fourrĂ©s dans mes oreilles, leur rĂ©pondit-il avec un grand sourire.
Tous, les musiciens, l’aubergiste, sa femme et ses enfants Ă©clatĂšrent de rire !
 
Et plusieurs jours passĂšrent ainsi. Tous les soirs, les musiciens jouaient pour des crĂ©atures qu’en temps normal, ils auraient Ă©vitĂ©es Ă  tout prix. Les auditeurs Ă©taient un peu plus nombreux chaque soir et mĂȘme les visiteurs humains finirent par les rejoindre dans la grande salle. Les aubergistes et leurs enfants faisaient bonne garde et aucun incident ne fut Ă  dĂ©plorer.
 
Finalement, les musiciens arrivĂšrent Ă  la fin des trois semaines qu’ils devaient passer Ă  l’auberge. Quand ils firent leurs adieux avant de partir, il y eut quelques larmes de part et d’autre. Les musiciens remerciĂšrent longuement les aubergistes de leur avoir permis de vivre une expĂ©rience sans doute unique dans le monde de la musique. Puis, ils reprirent la route.
               
Et la sorciĂšre, me demanderez-vous ? Eh bien, dĂ©pitĂ©e par l’échec de sa machination, elle dĂ©cida de dĂ©mĂ©nager. Elle vendit sa maison aux aubergistes et quelques jours aprĂšs les musiciens, elle quittait Ă  son tour le carrefour des Quatre Chemins oĂč on ne la revit jamais.
               
Quant au soldat retraitĂ©, malgrĂ© tout ce qui les sĂ©parait, il sympathisa avec les Ă©tranges clients de l’auberge et de temps en temps, il se mit Ă  vendre des fleurs aux orcs et aux gobelins. Enfin
 surtout aux dames orcs et aux dames gobelines.

Sylvain Gay
📚🏩 BibliothĂ©caire en chef — NĂ© en 1961, je suis passionnĂ© depuis toujours par la science-fiction,... En savoir plus sur cet auteur


💬 Vos commentaires

1.Posté par Koyolite TSEILA le 29/03/2026 08:41 | Alerter
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KoyoliteTseila
Un conte chaleureux que j'ai eu plaisir à lire dans cette auberge présentée tout d'abord comme un lieu de rencontre, mais de tensions aussi, puis finalement d'harmonie. Une pause musicale qui est la bienvenue en ce triste monde. Merci, Sylvain.

2.Posté par Sylvain GAY le 29/03/2026 10:36 | Alerter
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Sylvain-Gay
Merci Koyolite ! Cette histoire est extraite des « Contes de Mévéryon », mon deuxiÚme livre.

3.PostĂ© par Éric MARIE le 29/03/2026 11:20 | Alerter
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ATRAVERSLESPACE
Pas de fausses notes dans ce joli conte présenté par Sylvain. Une histoire que jadis, on aurait pu raconter, au coin du feu lors d'une longue soirée d'hiver. Une lecture fort agréable. Merci pour le partage.

4.Posté par Claude AUBERTIN le 29/03/2026 12:50 | Alerter
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Klod49
Un conte qui pourrait ĂȘtre un classique ! FĂ©licitations Ă  l'auteur !

5.Posté par Michel MAILLOT le 29/03/2026 15:32 | Alerter
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mmaillot
Ça me rappelle, et c'est un compliment, un bouquin qu'on avait perdu, appartenant Ă  mon grand frĂšre, que j'ai rachetĂ© des annĂ©es aprĂšs. "52 contes merveilleux" de tous les temps et de tous les pays. Un ouvrage de forme presque carrĂ©e qui contenait, de plus, rangĂ©es Ă  l'intĂ©rieur de la couverture, des d'illustrations pour chaque conte. Pour les petits et les grands, Ă©ditĂ© hĂ©las en 1953 et jamais repris. A trouver d'occasion. En tout cas, l'esprit, la lettre, je les retrouve ici pour le plus grand bonheur dans ce 53Ăšme conte qui pourrait donc se glisser parmi ses sƓurs et frĂšres d'antan.

Bravo Sylvain !

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