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Voyages extraordinaires

        

Le Rayon vert | Jules Verne | 1882

Roman


Un article ajouté/rédigé par | Lu 1816 fois


⚓️ : 1882, Jules Verne


Photo @ Koyolite Tseila | Collection privée | Editions Famot 1979 + Le Livre de Poche 2004
Photo @ Koyolite Tseila | Collection privée | Editions Famot 1979 + Le Livre de Poche 2004
Parfois, au moment de disparaître dans les flots, le soleil lance sur l'océan une ultime et brève fulgurance : ce fameux rayon vert qui, d'après une légende écossaise, confère à ceux dont il a frappé les yeux le pouvoir de voir clair dans les sentiments et les cours. Alors que ses deux oncles et tuteurs, Sam et Sib Melvill, se proposent de la marier à un jeune savant de leurs relations, Aristobulus Ursiclos, la jeune Helena Campbell émet le souhait de contempler le rayon vert. Comment lui refuser ce voyage, au cours duquel, espèrent-ils, elle se laissera convaincre d'accepter l'époux qu'on lui propose ? Ce qu'ils ne prévoient pas, c'est qu'un jeune artiste-peintre, Olivier Sinclair, va bouleverser tous leurs plans.

Fiche de lecture

« Avez-vous quelquefois observé le soleil qui se couche sur un horizon de mer ? Oui ! sans doute. L'avez-vous suivi jusqu'au moment où, la partie supérieure de son disque effleurant la ligne d'eau, il va disparaître ? C'est très probable. Mais avez-vous remarqué le phénomène qui se produit à l'instant précis où l'astre radieux lance son dernier rayon, si le ciel, dégagé de brumes, est alors d'une pureté parfaite ? Non ! peut-être. Eh bien, la première fois que trouverez l'occasion - elle se présente très rarement - de faire cette observation, ce ne sera pas, comme on pourrait le croire, un rayon rouge qui viendra frapper la rétine de votre œil, ce sera un rayon « vert », mais d'un vert merveilleux, d'un vert qu'aucun peintre ne peut obtenir sur sa palette, d'un vert dont la nature, ni dans la couleur des mers les plus limpides, n'a jamais reproduit la nuance ! S'il y a du vert dans le Paradis, ce ne peut être que ce vert-là, qui est, sans doute, le vrai vert de l'Espérance ! » (Jules Verne, 1882)

C'est déjà la troisième fois que je lis Le Rayon Vert et j'y ai toujours autant de plaisir. J'aime la manière dont Jules Verne décrit les paysages et les petites villes d'Ecosse, l'océan qui la borde et les îles avoisinantes.

Dans ce livre, il y a beaucoup d'humour et d'ironie. Il réunit des personnages pour le moins étonnants et très différents. Olivier Sinclair et Helena Campbell, deux jeunes gens, dont l'un est aventurier et artiste-peintre et l'autre rêveuse passionnée et entêtée. Aristobulus Ursiclos, savant, mais aussi casse-pieds de première classe, qui cherche une explication rationnelle à toute chose. Et finalement, les oncles Sam et Sib, deux frères indissociables l'un de l'autre, qui sont les "parents" adoptifs d'Helena. Ils sont très à cheval sur les principes, extrêmement polis, au point de ne jamais oser dire "non", de peur de froisser leurs interlocuteurs.

Il est amusant de voir avec quelle subtilité Jules Verne a tourné cette histoire d'amour tout en fantaisie et légèreté, à l'image des deux impétueux jeunes gens que sont Helena et Olivier.

Et pour terminer, je dirais que la chute est marrante et que le message livré dans la conclusion est beau.
Frontispice du roman par Léon Benett | Illustration issue de Wikipédia
Frontispice du roman par Léon Benett | Illustration issue de Wikipédia

Koyolite Tseila
Passionnée de Science-fiction, d’Imaginaire et de récits maritimes depuis toute petite, ce sont des... En savoir plus sur cet auteur



💬Commentaires

1.Posté par Christobal COLUMBUS le 11/09/2020 07:09 | Alerter
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ChristoColumbus
Ayant reçu ce livre en cadeau, vu le titre, j'ai commencé à le lire en pensant qu'il s'agissait d'un roman de SF à la sauce Jules Verne.
Il ne m'a pas fallu longtemps pour réaliser qu'il n'en était rien.
De plus, très vite les trois premiers personnages principaux ont exacerbé mon opinion sur le monde de l'aristocratie de la fin du XIXème.
Deux frères aux idées arrêtées sur le " toujours être correct " et restés célibataires sur promesse de s'occuper leur capricieuse nièce trop gâtée, le tout entouré de deux servants typique à l'époque.
Pour avoir connu un peu cette mentalité arriérée du " tu devrais te mettre en couple avec (...) parce que c'est une bonne famille ", je l'ai encore connu via mes grands-parents paternels.
Ça allait même qu'à leurs yeux, avoir été opéré d'un quelconque soucis (dos, genou) étant jeune était un critère de sélection à éviter. Hé oui j'ai connu cette mentalité-là !
C'est vous dire si les idées préconçues de ce Sam et ce Sib m'ont répugné...
Que ce soit film ou roman, quand ça coule à l'eau de rose, ce n'est pas mon style MAIS - il y a un mais - ce sacré bon sang de Jules Verne sait garder l'attention de ses lecteurs.
Alors, toujours malgré ses descriptions de paysages interminables, j'ai poursuivi ma lecture.
Je n'ai plus guère besoin de retourner en Ecosse, je la connais déjà un peu pour y avoir séjourné quelques jours il y a longtemps et Monsieur Verne vient de raviver quelques-uns de mes souvenirs.
Le comble est ce personnage de Aristobulus Ursiclos; celui-là c'est le king pour activer l'énervement !
S'il n'avait pas été là, je pense que ce roman se serait bien vite terminé. L'auteur l'aurait-il fait exprès ??? ;-)
Enfin, il y a cet Olivier Sinclair - un artiste ! - qui relève totalement le niveau de cette société à la mentalité se voulant trop noble et politiquement correcte.
Prénom et nom continuellement associés et qui sont répétés et re-répétés à longueur des pages : impossible de l'oublier quand on a fini le roman.
Lorsque la fin arrive, je dirais aussi qu'on reste en partie sur sa faim bien que cette têtue et capricieuse Helena découvre son rayon vert à sa façon...
Donc, pas trop mon style, les personnages agacent mais ça se laisse lire et veux tout de même connaitre le final.
Jules Verne, quand tu nous tiens...

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