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Le Miroir de Cassandre (Bernard Werber)

Parution : 2009


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© Editions Albin Michel
© Editions Albin Michel

Quatrième de couverture

Ses parents disparus ont voué Cassandre au malheur en la programmant à devenir voyante ! Comme l’héroïne grecque dont elle porte le nom, la jeune fille est capable de prévoir les catastrophes, et comme elle, personne ne l’écoute…

Aux lisières d’un Paris futuriste hanté par des êtres revenus à l’état sauvage, Cassandre va se faire de nouveaux amis et tenter de s'intégrer à leur société parallèle. Ensemble, ils vont essayer de sauver un monde qui court à sa perte, menacé par la surpopulation, la pollution, les guerres, les épidémies et le terrorisme.

Un conte-fleuve sur l’origine et la fin des temps, la destinée de l’Homme, les pièges de la fatalité et de la liberté.

Fiche de lecture

Il y a quelques mois, j'exprimais ma déception par rapport à l'évolution générale de l'oeuvre de Bernard Werber. Après avoir été soufflé par les Fourmis, il m'avait semblé que les romans suivant étaient plutôt sur une tendance négative. Chaque nouveau cycle était moins bon que le précédent, le tout atteignant des abysses avec le catastrophique Papillon des Etoiles. Après avoir lu le Miroir de Cassandre, je peux à nouveau me montrer quelque peu optimiste, même si c'est de manière modérée. Non, ce roman ne vaut pas ses grands prédécesseurs, Fourmis et autres Thanatonautes. Mais oui, il est meilleur que les derniers opus qui, disons-le, étaient franchement mauvais. 

L'histoire générale est intéressante, ce qui est souvent le cas avec Werber qui a une imagination (trop?) débordante. Les thèmes sont plutôt bien traités. On retrouve le style propre à l'auteur : phrases courtes, dialogues nerveux, descriptions sobres. On y trouve aussi les éléments qui font son succès : de la contestation politique et sociale, des visionnaires, des explications scientifiquement farfelues, de l'idéalisme et un soupçon d'ésotérisme. Le problème, c'est quand Werber en fait trop, quand il tombe dans la facilité, quand il écrit des choses qui ne sont absolument pas crédibles, quand il essaye de faire ce qu'il ne sait pas faire, à savoir de la SF. Dans le Miroir de Cassandre, je pense qu'il évite les principaux pièges : idéalisme béat, ésotérisme de supermarché, technologies loufoques... mais pas toujours... Quant à l'ambiance générale, elle fait clairement penser à "Mic-mac à Tire-Larigot". 

Au final, je dirais que j'ai apprécié la lecture de ce livre, même s'il ne me laissera pas un souvenir impérissable. C'est un moment de détente, sans plus. Toutefois, après l'avoir comparé à ses derniers romans, j'ose espérer que Bernard Werber est de nouveau sur une pente ascendante et que bientôt il nous proposera des ouvrages de la trempe des Fourmis.

Maestro *
En souvenir de Maestro (†), ses contributions demeurent accessibles ici : En savoir plus sur cet auteur


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