L'Oeil du Temps @ 2009 Bragelonne | Illustration de couverture @ David Oghia
Tome 1 - L'Oeil du Temps (Time's Eye, 2003)
En un instant, une force inconnue a morcelĂ© la Terre en une mosaĂŻque d'Ă©poques, de la prĂ©histoire Ă l'an 2037. Un gigantesque puzzle qui rĂ©sume l'Ă©volution de l'espĂšce humaine. Depuis, des sphĂšres argentĂ©es planent sur toute la planĂšte, invulnĂ©rables et silencieuses. Ces objets mystĂ©rieux, issus d'une technologie prodigieuse, sont-ils Ă l'origine de ces bouleversements ? La rĂ©ponse se trouve peut-ĂȘtre dans l'antique citĂ© de Babylone, dont proviennent des signaux radios... Une poignĂ©e de cosmonautes et de casques bleus sont jetĂ©s dans cette situation incroyable, les uns dans l'armĂ©e d'Alexandre le Grand, les autres aux cĂŽtĂ©s des hordes de Gengis Khan ! Tous convergent vers Babylone, dĂ©terminĂ©s Ă connaĂźtre son secret... et accaparer le pouvoir qu'elle recĂšle. Mais une puissance mystĂ©rieuse observe les deux armĂ©es, attendant l'issue de la bataille...
đȘ¶ Fiche de lecture
Contrairement Ă ce que lâon pourrait croire, les Ă©vĂ©nements prĂ©sentĂ©s dans le cycle « LâOdyssĂ©e du Temps » ne se situent pas avant ni aprĂšs ceux relatĂ©s dans « 2001 : LâOdyssĂ©e de lâEspace ». Cette sĂ©rie dĂ©veloppe des prĂ©mices similaires, qui cependant, partent dans une toute autre direction.
Cette histoire est pour le moins originale et intrigante. Les auteurs nous prĂ©sentent un monde fracturĂ© par des Ă©poques diffĂ©rentes, allant de la prĂ©histoire Ă nos jours. En effet, sans que lâon sache pourquoi, en lâan 2037 la Terre a soudainement changĂ© dâapparence, mĂȘme la forme des continents nâest plus la mĂȘme. Les grandes villes et leurs habitants, comme New York, Londes, Paris, etc., ont disparu. Ce nouveau monde, baptisĂ© « Mir » par les survivants de cette mutation, ressemble Ă un patchwork gĂ©ant, dont chaque bout de tissu assemblĂ© est un morceau dâun autre temps, avec les vies, la faune et la flore quâil contient. Ainsi on trouve tout Ă coup un glacier au milieu du dĂ©sert, des tigres Ă dents de sabre et des mammouths oĂč se trouvaient auparavant de grandes citĂ©s, ou encore des nĂ©andertaliens qui vivent dans les forĂȘts. Tout au long du rĂ©cit, on va mĂȘme assister Ă lâimprobable rencontre entre des astronautes modernes et Rudyard Kipling, Ă©crivain britannique de deux siĂšcles leur ancĂȘtre, ainsi quâĂ lâaffrontement entre les troupes dâAlexandre le Grand (nĂ© en -356 av. J.-C.) et de celles de Gengis Khan (nĂ© en 1206 aprĂšs J.-C.). Bien trĂšs diffĂ©rents, ces ĂȘtres convergeront tous sans exception vers un mĂȘme et unique lieu : lâantique citĂ© de Babylone, qui semble ĂȘtre la clĂ© du mystĂšre.
Le cours des Ă©vĂ©nements Ă©tant totalement modifiĂ©, câest donc une nouvelle page de lâhistoire qui sâĂ©crit sur Mir, qui nâa rien Ă voir avec le passĂ© que nous connaissons. Mais le plus curieux dans tout ça, ce sont « les Oeils », ces Ă©tranges sphĂšres impassibles et indestructibles, qui sont partout, et observent imperturbablement ce théùtre composĂ© de dĂ©cors et de personnages hĂ©tĂ©roclites. Ces objets sont-ils le fruit dâune technologie avancĂ©e humaine ou extraterrestre ? Qui regarde au travers des Oeils ? Ces observateurs sont-ils Ă lâorigine de ces bouleversements ? Si oui, pourquoi et dans quel but ont-ils fait cela ? Le suspens est grand.
Les auteurs Arthur C. Clarke et Stephen Baxter associent habilement leur talent et leur imagination en nous offrant ici un ouvrage bien construit et des plus intĂ©ressants, en nous entraĂźnant dans une odyssĂ©e Ă travers lâespace et le temps. Certaines scĂšnes sont des plus rĂ©alistes : poignantes, dures et parfois mĂȘme carrĂ©ment gores, elles donnent au rĂ©cit force et crĂ©dibilitĂ©. Ce premier tome traite plus dâhistoire que de science-fiction, cependant, il nâen est pas moins passionnant, et nous conduit Ă des extrapolations vertigineuses quant Ă ce qui nous attend par la suite⊠Câest excellent.
đȘ¶ Fiche de lecture
Contrairement Ă ce que lâon pourrait croire, les Ă©vĂ©nements prĂ©sentĂ©s dans le cycle « LâOdyssĂ©e du Temps » ne se situent pas avant ni aprĂšs ceux relatĂ©s dans « 2001 : LâOdyssĂ©e de lâEspace ». Cette sĂ©rie dĂ©veloppe des prĂ©mices similaires, qui cependant, partent dans une toute autre direction.
Cette histoire est pour le moins originale et intrigante. Les auteurs nous prĂ©sentent un monde fracturĂ© par des Ă©poques diffĂ©rentes, allant de la prĂ©histoire Ă nos jours. En effet, sans que lâon sache pourquoi, en lâan 2037 la Terre a soudainement changĂ© dâapparence, mĂȘme la forme des continents nâest plus la mĂȘme. Les grandes villes et leurs habitants, comme New York, Londes, Paris, etc., ont disparu. Ce nouveau monde, baptisĂ© « Mir » par les survivants de cette mutation, ressemble Ă un patchwork gĂ©ant, dont chaque bout de tissu assemblĂ© est un morceau dâun autre temps, avec les vies, la faune et la flore quâil contient. Ainsi on trouve tout Ă coup un glacier au milieu du dĂ©sert, des tigres Ă dents de sabre et des mammouths oĂč se trouvaient auparavant de grandes citĂ©s, ou encore des nĂ©andertaliens qui vivent dans les forĂȘts. Tout au long du rĂ©cit, on va mĂȘme assister Ă lâimprobable rencontre entre des astronautes modernes et Rudyard Kipling, Ă©crivain britannique de deux siĂšcles leur ancĂȘtre, ainsi quâĂ lâaffrontement entre les troupes dâAlexandre le Grand (nĂ© en -356 av. J.-C.) et de celles de Gengis Khan (nĂ© en 1206 aprĂšs J.-C.). Bien trĂšs diffĂ©rents, ces ĂȘtres convergeront tous sans exception vers un mĂȘme et unique lieu : lâantique citĂ© de Babylone, qui semble ĂȘtre la clĂ© du mystĂšre.
Le cours des Ă©vĂ©nements Ă©tant totalement modifiĂ©, câest donc une nouvelle page de lâhistoire qui sâĂ©crit sur Mir, qui nâa rien Ă voir avec le passĂ© que nous connaissons. Mais le plus curieux dans tout ça, ce sont « les Oeils », ces Ă©tranges sphĂšres impassibles et indestructibles, qui sont partout, et observent imperturbablement ce théùtre composĂ© de dĂ©cors et de personnages hĂ©tĂ©roclites. Ces objets sont-ils le fruit dâune technologie avancĂ©e humaine ou extraterrestre ? Qui regarde au travers des Oeils ? Ces observateurs sont-ils Ă lâorigine de ces bouleversements ? Si oui, pourquoi et dans quel but ont-ils fait cela ? Le suspens est grand.
Les auteurs Arthur C. Clarke et Stephen Baxter associent habilement leur talent et leur imagination en nous offrant ici un ouvrage bien construit et des plus intĂ©ressants, en nous entraĂźnant dans une odyssĂ©e Ă travers lâespace et le temps. Certaines scĂšnes sont des plus rĂ©alistes : poignantes, dures et parfois mĂȘme carrĂ©ment gores, elles donnent au rĂ©cit force et crĂ©dibilitĂ©. Ce premier tome traite plus dâhistoire que de science-fiction, cependant, il nâen est pas moins passionnant, et nous conduit Ă des extrapolations vertigineuses quant Ă ce qui nous attend par la suite⊠Câest excellent.
TempĂȘte solaire @ 2011 Bragelonne | Illustration de couverture @ David Oghia
Tome 2 - TempĂȘte solaire (Sunstorm, 2005)
De retour sur Terre en 2037, Bisesa Dutt est hantĂ©e par les souvenirs de son sĂ©jour sur Mir, cet Ă©trange monde-mosaĂŻque de rĂ©gions et d'Ă©poques arrachĂ©es Ă l'histoire de l'humanitĂ©. Dans quelle intention Mir a-t-il Ă©tĂ© créé ? Pourquoi Bisesa y a-t-elle Ă©tĂ© transportĂ©e, puis ramenĂ©e chez elle ? Ces questions reçoivent un dĂ©but de rĂ©ponse terrifiant quand des scientifiques dĂ©couvrent une anomalie au coeur du soleil. Dans un peu moins de cinq ans, elle provoquera une tempĂȘte solaire qui exterminera toute vie sur Terre au milieu d'un dĂ©luge de radiations mortelles. S'engage alors une course effrĂ©nĂ©e contre cette bombe Ă retardement. La construction d'un bouclier orbital gigantesque entre la Terre et le soleil est dĂ©cidĂ©e, mais, Ă l'approche de l'apocalypse annoncĂ©e, la coopĂ©ration entre les peuples de notre monde n'est pas facile. Pendant ce temps, les Premiers-NĂ©s observent...
đȘ¶Fiche de lecture
Avec ce deuxiĂšme tome, nous voici Ă mi-parcours de la trilogie de LâOdyssĂ©e du Temps. Lâaction se situe dans un avenir proche. Nous sommes au mois de juin de lâan 2037. Bisesa vient tout juste dâĂȘtre « renvoyĂ©e » de Mir par les Premiers NĂ©s, aprĂšs avoir passĂ© cinq annĂ©es lĂ -bas aux cĂŽtĂ©s de Josh, Rudyard Kipling, Alexandre le Grand et Gengis Khan. Le retour Ă son Ă©poque est rude : Bisesa nâa pas encore assimilĂ© tout ce quâelle a vĂ©cu, quâune catastrophe naturelle frappe la Terre. En effet, une Ă©ruption solaire dâune force considĂ©rable provoque un orage gĂ©omagnĂ©tique, dont les consĂ©quences sont dĂ©sastreuses pour la planĂšte. Malheureusement pour les ĂȘtres humains, ce quâils ne savent pas encore, câest quâil y a une anomalie au cĆur du soleil, et que bien pire les menaceâŠ
AprĂšs un premier roman se dĂ©roulant dans le passĂ© et centrĂ© sur lâHistoire, les auteurs, Arthur C. Clarke et Stephen Baxter, nous plonge ici dans un scĂ©nario catastrophe Ă lâĂ©chelle de la galaxie. Et le moins que lâon puisse dire, câest que ça dĂ©marre en force ! Dâailleurs, ce dĂ©part est dĂ©routant, autant pour Bisesa, que pour le lecteur. En effet, on nâa pas le temps de comprendre ce qui est arrivĂ© Ă Bisesa que nous voilĂ entraĂźnĂ© dans une toute autre odyssĂ©e.
Ainsi, tout au long du rĂ©cit, nous allons faire la connaissance dâastronautes et dâastrophysiciens hĂ©roĂŻques, et pouvoir admirer les trĂ©sors dâingĂ©niositĂ© quâils dĂ©ploieront pour tenter de sauver la Terre de la tempĂȘte solaire qui va la frapper de plein fouet. Et lĂ , les auteurs nous livrent des idĂ©es gigantesques, mais qui tiennent la route (enfin, je le pense !), que ce soit dâun point de vue scientifique ou technique. Je dois quand mĂȘme avouer que certains passages sont assez ardus, et quâĂ mon sens, ils cassent parfois la fluiditĂ© du rĂ©cit. Par contre, ceux qui adorent les explications techniques seront comblĂ©s, et probablement fascinĂ©s par tant de rĂ©alisme. On reconnaĂźt dâailleurs des inventions que lâon trouve dans dâautres livres du gĂ©nial Arthur C. Clarke.
On pourra aussi apprĂ©cier le fait que les auteurs nâont pas laissĂ© de cĂŽtĂ© les aspects politiques et sociaux liĂ©s Ă une telle menace. De plus, il est intĂ©ressant de voir leur vision du monde dans quelques annĂ©es : elle est plutĂŽt optimiste, mais sans ĂȘtre naĂŻve. On remarquera le rĂŽle important des intelligences artificielles (considĂ©rĂ©es comme des ĂȘtres Ă part entiĂšre). A lâimage de HAL 9000 (mais en moins dangereuses !), elles travaillent et vivent en harmonie avec les humains. Elles font totalement partie de leur quotidien, un peu comme un insĂ©parable compagnon.
En conclusion, tous ces Ă©lĂ©ments font quâon a entre les mains un trĂšs bon livre, mĂȘme si certains passages techniques sont un peu barbants. Jâai bien aimĂ© ce second volume, mais je lui ai prĂ©fĂ©rĂ© le premier, car plus surprenant, plus Ă©tonnant. Cette odyssĂ©e Ă travers le temps et lâespace est vraiment riche en Ă©vĂ©nements. Jâai hĂąte de lire « Les Premiers NĂ©s », qui sera le dernier livre de cette trilogie. Jâai comme lâimpression que nos hĂ©ros devront partir vers de lointains horizons, afin de trouver les extraterrestres qui ont dĂ©cidĂ© de carboniser la TerreâŠ
đȘ¶Fiche de lecture
Avec ce deuxiĂšme tome, nous voici Ă mi-parcours de la trilogie de LâOdyssĂ©e du Temps. Lâaction se situe dans un avenir proche. Nous sommes au mois de juin de lâan 2037. Bisesa vient tout juste dâĂȘtre « renvoyĂ©e » de Mir par les Premiers NĂ©s, aprĂšs avoir passĂ© cinq annĂ©es lĂ -bas aux cĂŽtĂ©s de Josh, Rudyard Kipling, Alexandre le Grand et Gengis Khan. Le retour Ă son Ă©poque est rude : Bisesa nâa pas encore assimilĂ© tout ce quâelle a vĂ©cu, quâune catastrophe naturelle frappe la Terre. En effet, une Ă©ruption solaire dâune force considĂ©rable provoque un orage gĂ©omagnĂ©tique, dont les consĂ©quences sont dĂ©sastreuses pour la planĂšte. Malheureusement pour les ĂȘtres humains, ce quâils ne savent pas encore, câest quâil y a une anomalie au cĆur du soleil, et que bien pire les menaceâŠ
AprĂšs un premier roman se dĂ©roulant dans le passĂ© et centrĂ© sur lâHistoire, les auteurs, Arthur C. Clarke et Stephen Baxter, nous plonge ici dans un scĂ©nario catastrophe Ă lâĂ©chelle de la galaxie. Et le moins que lâon puisse dire, câest que ça dĂ©marre en force ! Dâailleurs, ce dĂ©part est dĂ©routant, autant pour Bisesa, que pour le lecteur. En effet, on nâa pas le temps de comprendre ce qui est arrivĂ© Ă Bisesa que nous voilĂ entraĂźnĂ© dans une toute autre odyssĂ©e.
Ainsi, tout au long du rĂ©cit, nous allons faire la connaissance dâastronautes et dâastrophysiciens hĂ©roĂŻques, et pouvoir admirer les trĂ©sors dâingĂ©niositĂ© quâils dĂ©ploieront pour tenter de sauver la Terre de la tempĂȘte solaire qui va la frapper de plein fouet. Et lĂ , les auteurs nous livrent des idĂ©es gigantesques, mais qui tiennent la route (enfin, je le pense !), que ce soit dâun point de vue scientifique ou technique. Je dois quand mĂȘme avouer que certains passages sont assez ardus, et quâĂ mon sens, ils cassent parfois la fluiditĂ© du rĂ©cit. Par contre, ceux qui adorent les explications techniques seront comblĂ©s, et probablement fascinĂ©s par tant de rĂ©alisme. On reconnaĂźt dâailleurs des inventions que lâon trouve dans dâautres livres du gĂ©nial Arthur C. Clarke.
On pourra aussi apprĂ©cier le fait que les auteurs nâont pas laissĂ© de cĂŽtĂ© les aspects politiques et sociaux liĂ©s Ă une telle menace. De plus, il est intĂ©ressant de voir leur vision du monde dans quelques annĂ©es : elle est plutĂŽt optimiste, mais sans ĂȘtre naĂŻve. On remarquera le rĂŽle important des intelligences artificielles (considĂ©rĂ©es comme des ĂȘtres Ă part entiĂšre). A lâimage de HAL 9000 (mais en moins dangereuses !), elles travaillent et vivent en harmonie avec les humains. Elles font totalement partie de leur quotidien, un peu comme un insĂ©parable compagnon.
En conclusion, tous ces Ă©lĂ©ments font quâon a entre les mains un trĂšs bon livre, mĂȘme si certains passages techniques sont un peu barbants. Jâai bien aimĂ© ce second volume, mais je lui ai prĂ©fĂ©rĂ© le premier, car plus surprenant, plus Ă©tonnant. Cette odyssĂ©e Ă travers le temps et lâespace est vraiment riche en Ă©vĂ©nements. Jâai hĂąte de lire « Les Premiers NĂ©s », qui sera le dernier livre de cette trilogie. Jâai comme lâimpression que nos hĂ©ros devront partir vers de lointains horizons, afin de trouver les extraterrestres qui ont dĂ©cidĂ© de carboniser la TerreâŠ
Les Premiers-nés @ 2012 Bragelonne | Illustration de couverture @ David Oghia
Tome 3 - Les Premiers-nés (Firstborn, 2007)
Les Premiers-NĂ©s, la mystĂ©rieuse espĂšce extraterrestre connue pour avoir Ă©difiĂ© le monolithe noir de « 2001 : LâOdyssĂ©e de lâespace », ont hantĂ© lâoeuvre de Sir Arthur C. Clarke. Dans ce dernier tome dâune trilogie unanimement saluĂ©e et coĂ©crite avec Stephen Baxter, les Premiers-NĂ©s reviennent avec la ferme intention dâen finir⊠Mais, tandis que leur nature se dĂ©voile peu Ă peu, en mĂȘme temps que le terrifiant projet quâils rĂ©servent Ă lâhumanitĂ©, un alliĂ© inattendu surgit des profondeurs de lâespace, Ă des annĂ©es-lumiĂšre de lĂ âŠ
đȘ¶Fiche de lecture
AprĂšs un premier tome qui mâa carrĂ©ment emballĂ©e, et un second intĂ©ressant, je dois dire que jâattendais beaucoup de ce dernier volume. Mais malheureusement, je nâai pas retirĂ© de cette lecture tout le plaisir escomptĂ©. Il y a plusieurs raisons Ă cela.
La hard science-fiction (dite aussi hard SF ou SF dure)
Il faut savoir que Sir Arthur C. Clarke et Stephen Baxter sont des auteurs de rĂ©fĂ©rence, les « maĂźtres » mĂȘme ( !), dans le domaine de la science-fiction. Je suis une inconditionnelle amatrice des Ćuvres de Sir Arthur C. Clarke, et ceci depuis toujours. Quant Ă Stephen Baxter, il Ă©crit de la hard SF pointilleuse, basĂ©e sur des dĂ©couvertes scientifiques et technologiques solidement attestĂ©es. Lâun comme lâautre, ces deux auteurs sont talentueux, mĂȘme si je prĂ©fĂšre le style de Clarke.
Si les deux premiers livres de cette trilogie comporte un Ă©quilibre agrĂ©able entre science-fiction et SF dure, le troisiĂšme tome, lui, est clairement orientĂ© hard SF, un genre, qui je lâavoue, nâest toujours de mon goĂ»t.
Il y a des passages oĂč jâai carrĂ©ment souffert. Si tout comme moi vous nâavez que des connaissances Ă©lĂ©mentaires en physique, science et cosmologie, vous risquez bien dâattraper la migraine lorsque lâon vous parlera plus ou moins en dĂ©tail de « lâanisotropie des micro-ondes du fond diffus cosmologique », ou encore de « matiĂšre baryonique », « matiĂšre noire » ou « Ă©nergie sombre », en passant par la « physique de la quintessence », « lâinflation cosmique » et les « ondes sonores primordiales ». Alors que jâĂ©tais sur le point dâaller chercher une aspirine, une rĂ©plique dâun personnage mâa bien fait rire et aidĂ© Ă relĂącher la pression accumulĂ©e dans mes tempes : « Bon Dieu, professeur Tournesol, abrĂ©gez mon supplice ! ». Je nâen pensais pas moins !
Les personnages
Alors quâils se dĂ©veloppaient pas Ă pas dans les prĂ©cĂ©dents livres, jâai le sentiment quâici que leur rĂŽle sâest vu rĂ©duit Ă celui dâinterprĂštes. En effet, on dirait quâils principalement utilisĂ©s pour traduire/vulgariser le jargon scientifique propre Ă cette Ćuvre sous forme de langage parlĂ© accessible Ă tous. Câest sympa dâavoir voulu rendre service au lecteur mal Ă©clairĂ© en lui rendant les choses plus faciles, mais par la mĂȘme occasion, ça donne quand mĂȘme des rĂ©pliques franchement dĂ©pourvues de toute Ă©motion. On dirait plus des intelligences artificielles que des ĂȘtres humains. Et Ă©tonnamment, les IA que lâon trouve dans cette histoire sont bien plus humaines que les personnages eux-mĂȘmes. On a lâimpression que ces entitĂ©s sont les seules Ă ressentir quelque chose, Ă montrer de lâĂ©motion ou Ă avoir des sentiments. Parce que les personnages, eux, ils sont aussi froids que la calotte polaire martienne, câest pour direâŠ
Le récit
Il se divise en histoires en parallĂšles, celles de Bisesa, Myra, Bella et Edna.
On accompagne Bisesa dans un ultime voyage Ă travers lâespace et le temps. Dâabord sur Terre, puis dans lâespace Ă bord dâune cage dâun ascenseur spatial, et sur Mars. Ensuite, dans le temps, lorsquâelle retournera sur Mir â le monde patchwork, territoire composĂ© de tranches temporelles du passĂ© - oĂč elle ira de Babylone Ă Chicago.
Quant à la présidente Bella, qui est informée de la présence de la bombe Qt dans notre espace, elle se voit soumettre pour approbation un tas de propositions de défenses et contre-attaques de Bill Paxton, un ex-militaire grincheux sur le déclin.
Et au milieu de ces trames, il y a leurs filles. Myra, celle de Bisesa, qui restera sur Mars aprĂšs la disparition de sa mĂšre pour suivre son propre destin. Et Edna, celle de Bella, qui Ă bord du Liberator, tentera dâarrĂȘter la bombe Qt.
Si lâidĂ©e de prĂ©senter des histoires en parallĂšle est bonne, il manque au rĂ©cit le pep et le suspens quâon trouvait dans les prĂ©cĂ©dents tomes, et certains passages tirent un peu en longueur. RĂ©sultat : je me suis parfois ennuyĂ©e. Il faudra attendre la 4Ăšme et la 5Ăšme partie pour que les Ă©vĂšnements sâemballent enfin. Mais finalement, dans une « OdyssĂ©e du Temps », peut-ĂȘtre faut-il justement savoir jouer avec cette notion du temps qui sâĂ©coule, plus lentement ou plus rapidement suivant le contexte, afin de donner du relief et de la crĂ©dibilitĂ© au rĂ©cit ?
Sinon, bien quâune conclusion soit apportĂ©e dans le chapitre 62, je reste quand mĂȘme sur une impression de « pas assez ». On nous a expliquĂ© plein de trucs scientifiques, mais il me semble que les questions fondamentales ont Ă©tĂ© mises de cĂŽtĂ©. Qui et que sont finalement les Premiers NĂ©s ? DâoĂč viennent-ils ? De quel droit se sont-ils donnĂ©s pour mission de contrĂŽler lâexpansion de la vie dans lâunivers ? Quel est le rĂŽle de Mir ? ⊠Quant au chapitre 63, il me laisse carrĂ©ment dubitative, et ça mâĂ©nerve ! Yâaurait-il une suite qui nâa pas Ă©tĂ© traduite en français ? Ou bien ai-je ratĂ© un truc ? BrefâŠ
Sinon, un point que jâai personnellement beaucoup apprĂ©ciĂ©, ce sont les rĂ©fĂ©rences aux Ćuvres de Clarke que lâon trouve tout au long du rĂ©cit, comme par exemple, « Les Sables de Mars » (roman rééditĂ© dans lâomnibus « La Trilogie de lâEspace » chez Milady) et « 2010 : OdyssĂ©e deux ». Mais la plus flagrante, câest le fameux ascenseur spatial mis en scĂšne dans « Les Fontaines du Paradis ». Ici, son concept (dĂ©jĂ gĂ©nial Ă la base) Ă quelque peu Ă©voluĂ© !
On trouve mĂȘme un clin dâĆil Ă Jules Verne (auteur dont je chĂ©ris les Ă©crits), par le biais du personnage Gifford Oker, professeur dâastronomie et habitant de Mir : « Jâai lu votre lettre, mademoiselle Dutt. Vous ĂȘtes allĂ©e sur Mars Ă bord dâune goĂ©lette de lâespace. Dans quel siĂšcle merveilleux vous avez vĂ©cu ! Quand jâĂ©tais petit, jâai rencontrĂ© Jules Verne. Un grand homme, un trĂšs grand homme. LUI il aurait compris la navigation vers Mars, je pense ! » (p.287)
Au niveau du style, câest parfait. On apprĂ©ciera Ă©videmment les plumes expertes des « maĂźtres ». On pourra quand mĂȘme constater une confusion - pour la moins dĂ©rangeante et Ă deux reprises en plus ! - dans les prĂ©noms des personnages (« Bisesa » au lieu de « Bella ») dans le chapitre 12 (p.73) et le chapitre 13 (p.86). Jâignore si lâerreur vient des auteurs ou du traducteur ?
đȘ¶Fiche de lecture
AprĂšs un premier tome qui mâa carrĂ©ment emballĂ©e, et un second intĂ©ressant, je dois dire que jâattendais beaucoup de ce dernier volume. Mais malheureusement, je nâai pas retirĂ© de cette lecture tout le plaisir escomptĂ©. Il y a plusieurs raisons Ă cela.
La hard science-fiction (dite aussi hard SF ou SF dure)
Il faut savoir que Sir Arthur C. Clarke et Stephen Baxter sont des auteurs de rĂ©fĂ©rence, les « maĂźtres » mĂȘme ( !), dans le domaine de la science-fiction. Je suis une inconditionnelle amatrice des Ćuvres de Sir Arthur C. Clarke, et ceci depuis toujours. Quant Ă Stephen Baxter, il Ă©crit de la hard SF pointilleuse, basĂ©e sur des dĂ©couvertes scientifiques et technologiques solidement attestĂ©es. Lâun comme lâautre, ces deux auteurs sont talentueux, mĂȘme si je prĂ©fĂšre le style de Clarke.
Si les deux premiers livres de cette trilogie comporte un Ă©quilibre agrĂ©able entre science-fiction et SF dure, le troisiĂšme tome, lui, est clairement orientĂ© hard SF, un genre, qui je lâavoue, nâest toujours de mon goĂ»t.
Il y a des passages oĂč jâai carrĂ©ment souffert. Si tout comme moi vous nâavez que des connaissances Ă©lĂ©mentaires en physique, science et cosmologie, vous risquez bien dâattraper la migraine lorsque lâon vous parlera plus ou moins en dĂ©tail de « lâanisotropie des micro-ondes du fond diffus cosmologique », ou encore de « matiĂšre baryonique », « matiĂšre noire » ou « Ă©nergie sombre », en passant par la « physique de la quintessence », « lâinflation cosmique » et les « ondes sonores primordiales ». Alors que jâĂ©tais sur le point dâaller chercher une aspirine, une rĂ©plique dâun personnage mâa bien fait rire et aidĂ© Ă relĂącher la pression accumulĂ©e dans mes tempes : « Bon Dieu, professeur Tournesol, abrĂ©gez mon supplice ! ». Je nâen pensais pas moins !
Les personnages
Alors quâils se dĂ©veloppaient pas Ă pas dans les prĂ©cĂ©dents livres, jâai le sentiment quâici que leur rĂŽle sâest vu rĂ©duit Ă celui dâinterprĂštes. En effet, on dirait quâils principalement utilisĂ©s pour traduire/vulgariser le jargon scientifique propre Ă cette Ćuvre sous forme de langage parlĂ© accessible Ă tous. Câest sympa dâavoir voulu rendre service au lecteur mal Ă©clairĂ© en lui rendant les choses plus faciles, mais par la mĂȘme occasion, ça donne quand mĂȘme des rĂ©pliques franchement dĂ©pourvues de toute Ă©motion. On dirait plus des intelligences artificielles que des ĂȘtres humains. Et Ă©tonnamment, les IA que lâon trouve dans cette histoire sont bien plus humaines que les personnages eux-mĂȘmes. On a lâimpression que ces entitĂ©s sont les seules Ă ressentir quelque chose, Ă montrer de lâĂ©motion ou Ă avoir des sentiments. Parce que les personnages, eux, ils sont aussi froids que la calotte polaire martienne, câest pour direâŠ
Le récit
Il se divise en histoires en parallĂšles, celles de Bisesa, Myra, Bella et Edna.
On accompagne Bisesa dans un ultime voyage Ă travers lâespace et le temps. Dâabord sur Terre, puis dans lâespace Ă bord dâune cage dâun ascenseur spatial, et sur Mars. Ensuite, dans le temps, lorsquâelle retournera sur Mir â le monde patchwork, territoire composĂ© de tranches temporelles du passĂ© - oĂč elle ira de Babylone Ă Chicago.
Quant à la présidente Bella, qui est informée de la présence de la bombe Qt dans notre espace, elle se voit soumettre pour approbation un tas de propositions de défenses et contre-attaques de Bill Paxton, un ex-militaire grincheux sur le déclin.
Et au milieu de ces trames, il y a leurs filles. Myra, celle de Bisesa, qui restera sur Mars aprĂšs la disparition de sa mĂšre pour suivre son propre destin. Et Edna, celle de Bella, qui Ă bord du Liberator, tentera dâarrĂȘter la bombe Qt.
Si lâidĂ©e de prĂ©senter des histoires en parallĂšle est bonne, il manque au rĂ©cit le pep et le suspens quâon trouvait dans les prĂ©cĂ©dents tomes, et certains passages tirent un peu en longueur. RĂ©sultat : je me suis parfois ennuyĂ©e. Il faudra attendre la 4Ăšme et la 5Ăšme partie pour que les Ă©vĂšnements sâemballent enfin. Mais finalement, dans une « OdyssĂ©e du Temps », peut-ĂȘtre faut-il justement savoir jouer avec cette notion du temps qui sâĂ©coule, plus lentement ou plus rapidement suivant le contexte, afin de donner du relief et de la crĂ©dibilitĂ© au rĂ©cit ?
Sinon, bien quâune conclusion soit apportĂ©e dans le chapitre 62, je reste quand mĂȘme sur une impression de « pas assez ». On nous a expliquĂ© plein de trucs scientifiques, mais il me semble que les questions fondamentales ont Ă©tĂ© mises de cĂŽtĂ©. Qui et que sont finalement les Premiers NĂ©s ? DâoĂč viennent-ils ? De quel droit se sont-ils donnĂ©s pour mission de contrĂŽler lâexpansion de la vie dans lâunivers ? Quel est le rĂŽle de Mir ? ⊠Quant au chapitre 63, il me laisse carrĂ©ment dubitative, et ça mâĂ©nerve ! Yâaurait-il une suite qui nâa pas Ă©tĂ© traduite en français ? Ou bien ai-je ratĂ© un truc ? BrefâŠ
Sinon, un point que jâai personnellement beaucoup apprĂ©ciĂ©, ce sont les rĂ©fĂ©rences aux Ćuvres de Clarke que lâon trouve tout au long du rĂ©cit, comme par exemple, « Les Sables de Mars » (roman rééditĂ© dans lâomnibus « La Trilogie de lâEspace » chez Milady) et « 2010 : OdyssĂ©e deux ». Mais la plus flagrante, câest le fameux ascenseur spatial mis en scĂšne dans « Les Fontaines du Paradis ». Ici, son concept (dĂ©jĂ gĂ©nial Ă la base) Ă quelque peu Ă©voluĂ© !
On trouve mĂȘme un clin dâĆil Ă Jules Verne (auteur dont je chĂ©ris les Ă©crits), par le biais du personnage Gifford Oker, professeur dâastronomie et habitant de Mir : « Jâai lu votre lettre, mademoiselle Dutt. Vous ĂȘtes allĂ©e sur Mars Ă bord dâune goĂ©lette de lâespace. Dans quel siĂšcle merveilleux vous avez vĂ©cu ! Quand jâĂ©tais petit, jâai rencontrĂ© Jules Verne. Un grand homme, un trĂšs grand homme. LUI il aurait compris la navigation vers Mars, je pense ! » (p.287)
Au niveau du style, câest parfait. On apprĂ©ciera Ă©videmment les plumes expertes des « maĂźtres ». On pourra quand mĂȘme constater une confusion - pour la moins dĂ©rangeante et Ă deux reprises en plus ! - dans les prĂ©noms des personnages (« Bisesa » au lieu de « Bella ») dans le chapitre 12 (p.73) et le chapitre 13 (p.86). Jâignore si lâerreur vient des auteurs ou du traducteur ?

