QuatriĂšme de couverture
Lors d'une violente tempĂȘte, Johan et Pirlouit sont Ă©jectĂ©s du drakkar qui les ramĂšne dans leur pays. Ils Ă©chouent sur une plage et sont recueillis par les habitants d'un village situĂ© non loin de la mer.
Rapidement, ils remarquent que ces gens sont asservis et réduits en esclavage par une brute sans scrupules...
Rapidement, ils remarquent que ces gens sont asservis et réduits en esclavage par une brute sans scrupules...
Fiche de lecture
« Câest tout de mĂȘme malheureux⊠si dâautres que nous faisaient naufrage, ils Ă©choueraient sur un rivage oĂč les gens vivraient heureux, sans ennuis ! On les choierait ou les dorloterait, on leur donnerait Ă manger, beaucoup⊠plein leur petit ventre !... Nous, NON !... Il suffit quâon arrive quelque part et hop, on a des ennuis !! Quelle pitiĂ© !! (Pirlouit Ă Johan)
AprÚs avoir séjourné quelques mois chez les Vikings (cf. Le serment des Vikings), il est temps pour Johan et Pirlouit de rentrer au bercail.
Ils sont Ă bord dâun drakkar. Pirlouit a le mal de mer et une tempĂȘte approche. Par la suite, celle-ci frappe le bateau avec une telle violence que le mĂąt se brise. Nos deux amis sont projetĂ©s par-dessus bord par une puissante vague. Ils perdent de vue le drakkar, mais fort heureusement, dans leur malchance, ils ont au moins trouvĂ© le mĂąt pour sây agripper, Ă©vitant ainsi la noyade. Les voilĂ Ă la dĂ©rive, seuls au monde. Les jours passent, la faim, la soif et la fatigue se font cruellement ressentir. Câest alors quâils aperçoivent enfin une terre quâils doivent rejoindre Ă la nage, le courant les faisant dĂ©river. Une fois le rivage atteint, ils sâĂ©vanouissent dâĂ©puisementâŠ
Plus tard, nos deux hĂ©ros, se rĂ©veillent⊠confortablement installĂ©s dans des lits. Apparemment, ils ont Ă©tĂ© recueillis. Tandis quâils sâhabillent dans le but dâaller remercier leur sauveur, des cris retentissent dans la piĂšce voisine. Une femme et ses deux enfants apeurĂ©s sont blottis dans un coin de la piĂšce, alors que le pĂšre de famille est malmenĂ© par un homme qui le brutalise Ă coups de fouet. Il rĂ©clame plus de sacs de grains, mais le pauvre homme nâa rien Ă lui offrir. Johan et Pirlouit rĂ©agissent au quart de tour et chassent le malotru en lui filant une sacrĂ©e correction. Pour autant, lâhomme de la maison est loin dâĂȘtre soulagĂ©, au contraire, il est affolĂ©. Il leur explique que cette brute va revenir avec ses gens et que sâils les attrapent, ils seront pendus ! Il les enjoint Ă fuir immĂ©diatement et dâaller se cacher dans le bois derriĂšre la colline.
Les brutes ne tardent pas Ă ĂȘtre Ă leurs trousses et mĂšnent, Ă lâaide de chiens, une battue dans la forĂȘt. Cependant, nos deux amis sont tellement bien planquĂ©s que leurs poursuivants finissent par abandonner les recherches. Lorsquâils sortent de leur cachette, Johan et Pirlouit tombent sur lâhomme qui les a recueillis et quelques-uns de ses amis, venus sâassurer quâil ne leur Ă©tait rien arrivĂ© de fĂącheux. AprĂšs des retrouvailles enjouĂ©es, le groupe se dirige vers le village. Câest alors que tous ces messieurs â Ă lâexception de nos deux fringants hĂ©ros - sâĂ©croulent dâĂ©puisement aprĂšs quelques pas seulement. ĂtonnĂ© de cette situation, Johan les questionne sur ce quâil leur arriveâŠ
Leur bienfaiteur lui explique quâils ne sont que de pauvres mollassons, trĂšs vite faibles et fatiguĂ©s au moindre effort. Leurs aĂźnĂ©s racontent que câest une sorciĂšre qui, jadis, jeta un sort aux habitants du village. Depuis, la fatigue est hĂ©rĂ©ditaire. Il y a quelques annĂ©es de cela, une troupe dâhommes ayant Ă leur tĂȘte un individu prĂ©nommĂ© Gracauchon Ă©choua sur cette Ăźle et, sâapercevant de lâĂ©tat de faiblesse physique des indigĂšnes, en profita honteusement. Il se fit bĂątir un chĂąteau pour lui et ses hommes, et depuis, il fait travailler comme des forçats les mollassons et les rançonne de toute la nourriture quâils produisent, leur laissant juste de quoi ne pas mourir de faim. NĂ©anmoins, le sort pourrait ĂȘtre conjurĂ© si les mollassons avaient lâoccasion de boire de lâeau de la source des Dieux. Le problĂšme, câest quâelle est situĂ©e bien trop loin pour quâils puissent espĂ©rer aller eux-mĂȘmes chercher le prĂ©cieux liquide. De plus, le chemin pour sây rendre est truffĂ© de difficultĂ©s quâils ne pourraient surmonterâŠ
Et lĂ , devinez la suite ? Notre vaillant Johan se propose dây aller avec Pirlouit et de ramener de lâeau de la source des Dieux au village !
***
Les aventures de Johan et Pirlouit se dĂ©roulent dans un univers de fantasy mĂ©diĂ©vale. La source des Dieux fut publiĂ©e pour la premiĂšre fois en 1956 dans le journal Spirou, puis en 1957 sous forme dâalbum.
Cet album a ceci de particulier que câest Ă partir de lui que se dĂ©veloppe la personnalitĂ© de Pirlouit. On lui connaissait dĂ©jĂ son caractĂšre bougon et son cĂŽtĂ© poltron, tares habituelles Ă pas mal de personnages secondaires dans la littĂ©rature, mais ici on dĂ©couvre qu'il peut Ă©galement se montrer sacrĂ©ment fourbe, rusĂ©, facĂ©tieux et beau-parleur. Du coup, Pirlouit nâest plus uniquement le faire-valoir de Johan, le hĂ©ros. Il est dĂ©sormais lui aussi un hĂ©ros et un prĂ©cieux compagnon dâaventures.
La guerre des sept fontaines et La source des Dieux font partie des albums de la sĂ©rie que je prĂ©fĂšre. Jâai eu un plaisir fou Ă relire ce sixiĂšme tome qui est truffĂ© dâhumour et de dĂ©tails cocasses, notamment avec cette fameuse eau qui vous requinque en moins de deux et avec ce tyran quâest Gracauchon ! Les pĂ©ripĂ©ties sont nombreuses : que ce soit en mer, en forĂȘt, sur le chemin menant Ă la source, dans la grotte avec ses Ă©troits boyaux, ses rochers escarpĂ©s ou encore dans ce cadre « magique » oĂč se trouve la fameuse source des Dieux, les lecteurs nâont pas le temps de sâennuyer.
En conclusion : un trĂšs bon album !


jc.gapdy.fr