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❓ Longueur des chapitres
Bonjour aux galionautes et bonne année 2026 ! (il est encore temps)
Il y a quelque temps, j'ai commis avec un autre auteur un double récit à partir du même synopsis. En fait j'avais rédigé un résumé de l'histoire, avec les noms des principaux protagonistes et chacun devait écrire sa version de son côté, sans communiquer avec son complice avant la finalisation du texte.
Une fois cette œuvre double finalisée, nous l'avons publiée chacun de notre côté. Une autre auteure, charmée de l'aventure, voulut alors en faire autant et nous avons récidivé, avec un nouveau synopsis.
Je ne cite volontairement pas les deux livres en question, car mon but ici n'est pas d'en faire la promotion, comme on le voit trop souvent. (Mais ceux qui veulent absolument les découvrir peuvent me contacter.)
A l'occasion de ces deux expériences littéraires, j'ai remarqué un phénomène qui m'avait échappé jusqu'alors.
Le récit de mon premier camarade comportait des chapitres courts et la lecture du texte était nerveuse et rythmée, alors que ma production, présentant des chapitres plus longs, semblait raconter une histoire plus linéaire, plus tranquille.
Lors de la seconde expérience, j'avais conservé à peu près la même longueur de chapitre, celle qui m'est habituelle. En revanche, ma complice lors de la seconde écriture a produit des chapitres très courts, alternant le point de vue de son héroïne avec celui de la méchante de l'histoire. Et j'ai alors constaté que le rythme de cette lecture était encore différent, moins saccadé et nerveux, mais au contraire avait acquis une certaine fluidité, car les chapitres étaient vraiment très courts, deux ou trois pages.
Dans un éclair de ce génie intermittent dont je suis coutumier (surtout après avoir dégusté une dizaine de vodkas bien tassées), j'ai alors compris (Il était temps, après un demi-siècle de lecture !) que la longueur des chapitres pouvait influencer la perception d'un texte d'une manière importante.
Qu'en pensez-vous ?
Il y a quelque temps, j'ai commis avec un autre auteur un double récit à partir du même synopsis. En fait j'avais rédigé un résumé de l'histoire, avec les noms des principaux protagonistes et chacun devait écrire sa version de son côté, sans communiquer avec son complice avant la finalisation du texte.
Une fois cette œuvre double finalisée, nous l'avons publiée chacun de notre côté. Une autre auteure, charmée de l'aventure, voulut alors en faire autant et nous avons récidivé, avec un nouveau synopsis.
Je ne cite volontairement pas les deux livres en question, car mon but ici n'est pas d'en faire la promotion, comme on le voit trop souvent. (Mais ceux qui veulent absolument les découvrir peuvent me contacter.)
A l'occasion de ces deux expériences littéraires, j'ai remarqué un phénomène qui m'avait échappé jusqu'alors.
Le récit de mon premier camarade comportait des chapitres courts et la lecture du texte était nerveuse et rythmée, alors que ma production, présentant des chapitres plus longs, semblait raconter une histoire plus linéaire, plus tranquille.
Lors de la seconde expérience, j'avais conservé à peu près la même longueur de chapitre, celle qui m'est habituelle. En revanche, ma complice lors de la seconde écriture a produit des chapitres très courts, alternant le point de vue de son héroïne avec celui de la méchante de l'histoire. Et j'ai alors constaté que le rythme de cette lecture était encore différent, moins saccadé et nerveux, mais au contraire avait acquis une certaine fluidité, car les chapitres étaient vraiment très courts, deux ou trois pages.
Dans un éclair de ce génie intermittent dont je suis coutumier (surtout après avoir dégusté une dizaine de vodkas bien tassées), j'ai alors compris (Il était temps, après un demi-siècle de lecture !) que la longueur des chapitres pouvait influencer la perception d'un texte d'une manière importante.
Qu'en pensez-vous ?
Bonjour Claude, merci pour ce nouveau sujet et pour la vodka 😀
Je vais émettre ici mon point de vue en tant que lectrice. Je dirais que, plus que la taille d'un chapitre, c'est l'histoire que l'on me raconte, le style de narration et d'écriture qui m'importent, dans le sens qui vont déterminer si une lecture me captive ou, au contraire, va me faire bailler aux corneilles.
J'apprécie les chapitres avec une alternance de points de vue. J'apprécie les histoires à tiroirs dont les trames finissent par se rejoindre.
Pour répondre à ta question, je pense que des chapitres trop courts peuvent être agréables tout comme ils peuvent parfois aussi casser le rythme d'une histoire, c'est pour moi vraiment une question de style et de narration.
Me dérangent les répétitions et les abréviations (non expliquées). Me font fuir les incohérences. Ceci indépendamment de la taille d'un chapitre.
Bon... je me rends compte que j'ai bu plus de vodka que j'ai répondu à ta question 😉
Je vais émettre ici mon point de vue en tant que lectrice. Je dirais que, plus que la taille d'un chapitre, c'est l'histoire que l'on me raconte, le style de narration et d'écriture qui m'importent, dans le sens qui vont déterminer si une lecture me captive ou, au contraire, va me faire bailler aux corneilles.
J'apprécie les chapitres avec une alternance de points de vue. J'apprécie les histoires à tiroirs dont les trames finissent par se rejoindre.
Pour répondre à ta question, je pense que des chapitres trop courts peuvent être agréables tout comme ils peuvent parfois aussi casser le rythme d'une histoire, c'est pour moi vraiment une question de style et de narration.
Me dérangent les répétitions et les abréviations (non expliquées). Me font fuir les incohérences. Ceci indépendamment de la taille d'un chapitre.
Bon... je me rends compte que j'ai bu plus de vodka que j'ai répondu à ta question 😉
Des chapitres longs sont parfois rébarbatifs arrivé à la fin de ce chapitre l'envie de continuer peut s'essouffler.
Alors que des des chapitres cours donnent effectivement un côté frénétique a la lecture, et il est difficile de s'arrêter, pour deux choses: l'envie de continuer, mais aussi de se dire "oh allé, un petit dernier avant d'éteindre" (ça marche aussi avec la bière ou le whisky, je suis moins amateur de vodka ;-) , mais ça donne mal à la tête).
Cela peut aussi être un choix volontaire pour donner à son récit une forme plus contemplative.
Ma préférence (de lecteur, je n'ai aucun talent d'écriture) va aux chapitres courts, peut être du fait que je suis amateur de nouvelles, et que j'aime quand le récit s'enchaine vite
Alors que des des chapitres cours donnent effectivement un côté frénétique a la lecture, et il est difficile de s'arrêter, pour deux choses: l'envie de continuer, mais aussi de se dire "oh allé, un petit dernier avant d'éteindre" (ça marche aussi avec la bière ou le whisky, je suis moins amateur de vodka ;-) , mais ça donne mal à la tête).
Cela peut aussi être un choix volontaire pour donner à son récit une forme plus contemplative.
Ma préférence (de lecteur, je n'ai aucun talent d'écriture) va aux chapitres courts, peut être du fait que je suis amateur de nouvelles, et que j'aime quand le récit s'enchaine vite
@Djackdah : Moi aussi j'adore le format de nouvelle 🤩 Je m'y suis mise sur le tard et je suis conquise par ce format, qui me permet de découvrir plein d'auteurs et de jolis petits récits.
A la lecture de vos réponses, je me demande s'il ne serait pas intéressant de tenter une nouvelle expérience littéraire : écrire le même texte, du même auteur, mais en le scindant en des longueurs de chapitre différentes, pour voir si ça change la perception du récit.
Mais pour que l'expérience soit concluante, il faudrait pouvoir effacer complètement la mémoire du lecteur, pour qu'il découvre le texte lors des deux lectures, ça risque d'être difficile. Peut-être avec une forte dose de vodka ?
Mais pour que l'expérience soit concluante, il faudrait pouvoir effacer complètement la mémoire du lecteur, pour qu'il découvre le texte lors des deux lectures, ça risque d'être difficile. Peut-être avec une forte dose de vodka ?
A la lecture de vos réponses, je me demande s'il ne serait pas intéressant de tenter une nouvelle expérience littéraire : écrire le même texte, du même auteur, mais en le scindant en des longueurs de chapitre différentes, pour voir si ça change la perception du récit.
Mais pour que l'expérience soit concluante, il faudrait pouvoir effacer complètement la mémoire du lecteur, pour qu'il découvre le texte lors des deux lectures, ça risque d'être difficile. Peut-être avec une forte dose de vodka ?
Mais pour que l'expérience soit concluante, il faudrait pouvoir effacer complètement la mémoire du lecteur, pour qu'il découvre le texte lors des deux lectures, ça risque d'être difficile. Peut-être avec une forte dose de vodka ?
Houlà ! J'ai dû un peu trop forcer sur le digestif, je vois déjà double !
Je partage les points de vue du KapTain et de Djackdah : les chapitres courts s'enchaînent sans qu'on s'en rende compte. L'exemple le plus marquant pour moi, c'est The Expanse, écrit par des scénaristes et vraiment construit en mode sériel. On passe d'un personnage à un autre. Le fil narratif de l'un se termine avec un suspense insoutenable et on doit passer à celui d'un autre qu'on avait laissé à un moment crucial. On accroche très vite.
D'un point de vue méta, je me souviens aussi de la préface de Damasio à l'intégrale de F.A.U.S.T. dans laquelle il disait que l'alternance de points de vue cachait une faiblesse narrative. Donc il faut distinguer les chapitres courts, qui nous accrochent pour connaître la suite, ça a bien sûr l'avantage de rendre plus claire l'évolution de l'intrigue, et l'aspect éclaté de ces enchaînements qui peuvent finir par nous perdre si on a trop de personnages ou de situations à suivre (ça peut être le cas avec Le Déchronologue par exemple).
Maintenant, en tant qu'auteur, je suis plutôt un tenant du chapitre court et du passage d'un lieu/temps/personnage à un autre, d'abord parce que je m'ennuie vite, donc je ne veux pas que mon lecteur s'ennuie aussi, ensuite parce que je prône la pureté du style qui ne va pas sans cette règle qui est la première que je m'applique : ne rien dire en 10 mots que je ne peux dire en un seul.
D'un point de vue méta, je me souviens aussi de la préface de Damasio à l'intégrale de F.A.U.S.T. dans laquelle il disait que l'alternance de points de vue cachait une faiblesse narrative. Donc il faut distinguer les chapitres courts, qui nous accrochent pour connaître la suite, ça a bien sûr l'avantage de rendre plus claire l'évolution de l'intrigue, et l'aspect éclaté de ces enchaînements qui peuvent finir par nous perdre si on a trop de personnages ou de situations à suivre (ça peut être le cas avec Le Déchronologue par exemple).
Maintenant, en tant qu'auteur, je suis plutôt un tenant du chapitre court et du passage d'un lieu/temps/personnage à un autre, d'abord parce que je m'ennuie vite, donc je ne veux pas que mon lecteur s'ennuie aussi, ensuite parce que je prône la pureté du style qui ne va pas sans cette règle qui est la première que je m'applique : ne rien dire en 10 mots que je ne peux dire en un seul.
Les "sous-chapitres" ou "sections" dans un texte pour marquer une séparation avec le reste du chapitre, c'est quelque chose que je n'ai jamais pratiqué et peut-être que je devrais essayer, car mes chapitres sont généralement assez longs.
@jycé et Claude : Effectivement, les sous-chapitres et/ou sections au sein d'un chapitre permettent, visuellement, d'aérer le texte et donc, d'offrir une "pause" bienvenue au lecteur, histoire de bien pouvoir assimiler tous les détails. Le découpage d'un chapitre comme le pratique Jycé est visuellement plaisant et puis, il permet en effet de bien marquer les changements. C'est dynamique et clair.
Je le note et j'en tiendrai compte dans mes prochaines rédactions. Influencé par Sylvain, j'ai enfin décidé d'écrire le troisième volet de la (future) trilogie sur les nains. Je vais essayer cette nouvelle mise en page, avec des sections dans les chapitres.
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Cette taverne est maintenue avec coeur et passion.
Photo du fond de La Taverne © https://6sense.ro
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