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Qui n'a jamais rêvé de naviguer parmi les étoiles ? Mon équipage et moi-même souhaitons partager avec vous notre passion pour la science-fiction en vous invitant à voyager à bord de ce grand navire de l'imaginaire… Bonne visite, votre capitaine
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Les Chroniques du Galion - Les Méandres de l'Espace-temps

Atelier d'écriture



Article rédigé par le 11/04/2015
Lu 356 fois



"Les Chroniques du Galion" sont des récits imaginaires écrits par les membres du Galion des Etoiles dans le cadre de notre atelier d'écriture. En partant d'un sujet défini, l'idée est de laisser notre imagination guider nos pas vers d'autres horizons pour divertir nos lecteurs le temps d'une histoire...


J1407b, vue d'artiste, Ron Miller
J1407b, vue d'artiste, Ron Miller

Sujet de l'atelier d'écriture

A bord du Galion des Etoiles, l'équipage trafique autour de l'exoplanète J1407b - dont les anneaux sont 200 fois plus grands que ceux de Saturne - lorsqu'il est soudain pourchassé par des Aliens vivant dans la géante... 

Personnages composant l'équipage du Galion : 
 
  • un capitaine (Koyolite Tseila) 
  • un docteur de bord (Thierry) 
  • un naturaliste à bord (Maestro) 
  • un maître voilier (South) 
  • un gabier de vigie (Fred) 
  • un premier officier (Siebella) 
  • un explorateur patrouilleur (Bernard) 
  • ... 

Les Méandres de l'Espace-temps

Parmi toutes les missions que nous avons menées, celle dans le secteur de la planète J1407b fut l’échec le plus cuisant de notre carrière. Même si nous évitons soigneusement de parler du sujet, son souvenir étant douloureux, je me dois de consigner les faits dans le journal de bord du Galion, afin que d’autres équipages ne reproduisent pas cette erreur.

A l’époque, l’équipage du Galion était jeune et motivé, bien qu’encore inexpérimenté. Lorsque Fred, notre gabier de vigie, nous annonça détecter à quelques millions de kilomètres de notre position la présence d’une géante aux anneaux 200 fois plus grands que ceux de Saturne, j’ordonnai au maître voilier South de mettre immédiatement le cap sur cet astre, catalogué par les marins de l’espace sous le nom de J1407b. L’effervescence sur la passerelle provoquée par la vue de la géante à l’apparence flamboyante était à son comble ! 

Maestro, notre naturaliste de bord d’ordinaire si calme et posé, peinait à dissimuler son enthousiasme à l’idée de ramener quelques calottes de pierres à analyser. Thierry, notre médecin de bord, se réjouissait de procéder à des prélèvements biologiques. Quant à Siebella, notre premier officier, elle avait quitté son poste et, l’œil brillant, scrutait attentivement la carte 3D du relief de la planète, rêvant secrètement de découvrir une grotte qui abriterait un trésor oublié. Cet optimisme général était contagieux. Pour ma part, j’imaginais les richesses multiples que la géante aux anneaux avait à nous offrir. Nos cales étaient bien mal lestées, le navire était grand, je souhaitais donc les remplir de merveilles.

Et tandis que le Galion était en orbite autour de J1407b, Bernard, notre patrouilleur explorateur, revenait à bord avec sa navette. Il confirma ce que nous espérions tous entendre : cette planète regorgeait de ressources ! Au sol, il y avait des pierres précieuses, des plantes exotiques, mais aussi, partout et à perte de vue, des livres contenant des milliers d’histoires de science-fiction, des contes et des légendes oubliées, des films d’aventures spatiales aux images époustouflantes, des coffrets entiers de séries TV ayant pour thème l’exploration de nouveaux mondes, des BD invitant aux voyages imaginaires… Autant dire qu’à bord, c’était l’euphorie. Nous étions tous prêts et motivés pour cette fructueuse cueillette, qui ne se fit pas attendre : nous avons tout pris et tout amoncelé dans nos cales. Nous étions si heureux, que nous décidâmes de tout lire et de tout voir, puis de tout chroniquer, avant de repartir. Ce sont ainsi des milliers de pages blanches, recouvertes par les mots de nos impressions de lectures et de visionnages, qui vinrent fleurir nos cales.

Tandis que nous étions sur le point de repartir, rassasiés, des tirs frappèrent soudain la coque du Galion. Des centaines de petits vaisseaux cylindriques gris, à la pointe rappelant désagréablement le dard d’un frelon, menaient un bal incessant à couvert dans la ceinture d’astéroïdes de la planète, tout en nourrissant un feu concentré en direction du Galion. Thierry et Maestro confirmèrent mes craintes : des Hyènes des Roches ! Elles étaient là depuis le début, et nous ne les avions pas vues ! 

Nos boucliers ne résistèrent pas longtemps à ce formidable assaut. Sous la violence des impacts répétitifs, ils perdirent rapidement de l’énergie. Des courts-circuits se produisirent un peu partout à bord, leurs étincelles déclenchant des débuts d’incendies. 

Le maître voilier South ouvrit un point de saut sur l’hyperespace. Le Galion s’engouffra dans le vortex, puis disparut presque instantanément, tandis que celui-ci se refermait sur son passage. Lorsque le vaisseau sortit de l’hyperespace pour entrer dans l’espace conventionnel, je voulus savoir l’état des dégâts infligés par les Hyènes des Roches. Au même instant, je regardai par la baie vitrée du poste de pilotage, interdite. Au lieu d’avoir la proue du Galion dans ma ligne de mire, je me retrouvais face… à sa poupe en forme de dunette ! Quelle était cette diablerie ? Mon premier officier entreprit de me lire à voix haute la liste des dégâts, et je compris alors que nous avions été victimes d’armes redoutables, des armes capables de dé-fractionner/re-fractionner l’espace et le temps à bord d’un navire, pour rassembler le tout de manière aléatoire, un peu comme un puzzle à motifs dont on aurait mélangé les pièces. L’ensemble était là, mais n’avait plus aucune cohérence. 

Ainsi, nous assistâmes à des spectacles insolites à bord : Harry Potter se promenait dans la cale d’Abydos, l’équipe SG1 visitait Gottham City, Batman errait sur la passerelle de l’Enterprise, Star Fleet avait élu son QG à SmallVille, Clark Kent se prenait pour Peter Pan, le capitaine Crochet était perdu dans les sables de Dune, Léo Atréides arpentait les couloirs de la station Babylon5, Londo Mollari jouait à bord du Tardis, le Docteur était parti à la recherche des Cités d’Or, Esteban et Zia dormaient à bord de l’Atlantis, Albator prenait des cours de Quidditch. Bref, c’était le bordel le plus complet à bord du Galion ! 

Mais pire encore : toutes nos chroniques avaient disparu, volatilisées et perdues à jamais dans les méandres de l’espace-temps. Il nous fallut pas moins d’une année pour remettre de l’ordre dans ce joyeux chaos, et une année supplémentaire pour refaire nos chroniques.

Dès lors, inutile de préciser que l’équipage du Galion raya à tout jamais le secteur J1407b de ses cartes de navigation et de sa mémoire…

Note Bene

Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence ;-)


Koyolite Tseila
Passionnée de Science-fiction et d’Imaginaire, ce sont des genres auxquels j'ai désiré rendre... En savoir plus sur cet auteur


Commentaires

1.Posté par Thierry B. le 12/04/2015 11:49 | Alerter
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ThierryB
Excellent !!!!

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