Un Maître-Chant ancien d'un peuple oublié... à moins qu'il n'ait jamais existé ? Qui sait...
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Le Maître-Chant de Khalibrân
Ecoutez chers enfants, le Maître-Chant de Khalibrân
Que moi, le Grand Passeur, je transmets présentement
Dans l'harmonie et dans la Gloire au souvenir de nos Aimés
Qui rejoignirent le monde des Esprits révérés
Ce Maître-Chant ancien, passe de bouche en bouche
Dans le secret des Sages, à l'heure où fière se couche
Notre Lumière-Mère laissant place au Silence
Des Lunes bienveillantes qui insufflent sapience.
Bien avant que nos pères ont su se relever
Et devenir un Peuple gardien et héritier
Du monde et du cadeau que le Ciel nous donna
Au commencement du Monde, que l'on nomme "Illahama"
Cet Illahama, enfants, doit rester un secret
Nous le donnons de bouche mais seuls vous les Sages
En serez détenteurs, ainsi du fond des âges
Ce chant de Khalibrân oncques ne disparait
Ni pourtant ne s'ébruite au sot, à l'indigent.
Voici donc, enfants, l’indicible secret
Que la Race des Grands, jadis a composé
"Nous sommes un et un tout, et tout est comme nous
Défier cette Loi entraine le courroux
Des Dieux et des Puissances inconnues de ces mondes
Et des Mondes-Au-Delà, même par-delà du Monde"
Enfants vous êtes feuilles, écorces ou bien halliers,
Vous êtes tout ce qui vit, et tout est habité
Par vous et l'Univers est en nous recelé
Enfant entendez donc, ce que moi Grand Passeur
Conscient de mes devoirs envers vous et les Dieux
Je vous livre, en amant de sagesse et de cœur
Pour votre éducation ! Allez, vivez heureux !
Vivez en harmonie, parmi vous et le monde
Au soir ou moi vieillard, je me couche affaibli
Et je vais à la terre, rejoindre l'Outre Monde
Celui qu'avec nos mots, l'on appelle Artyri.
Les mots, mes bons enfants, sont volatils et faibles
Ils volent comme poussière semée par le vent
Et poussent sur la terre, près Lys et Astrophèle
Nourrissant nos esprits et nos corps fatigués.
L'auguste Grand Passeur se couche sur la mousse
Et la sphaigne bienvenue qui lui servait de lit
Sous la lumière pâle des Lunes à leurs trousses
Les Fils de Khalibrân se trouvent anoblis
Les voici donc Gardiens, Chefs et grands Manitous
De la Race sacrée des Fils de Khalibrân
Ils portent face au Ciel leur tâche comme un Tradhu
Torque cérémonielle de peau pour les Géants
Ils mèneront les danses, et les chœurs sacrés
Qui font les funérailles et les grandes Bienvenues
Des présences nouvelles au sein de la Tribu
De la Race Bienveillante gardant l'Eternité
Les Quatre fiers Enfants, de la race Khalibrânne
S'envolent comme des insectes partout au gré des vents
Portant, fiers, leurs Tradhus en foyers ou leurs âmes
Se pourront rassembler avec femmes et enfants
Le Fier Fils de Glace, vit au septentrion
Les glacis éperons qui arrêtent sa course
Il allume le feu, et sème ses Phâpots
Aigrettes des riches Fleurs que l'on nomme de l'Ourse
Tout autour de lui, Ô Semeur d'une Nation
L'Enfant du Soleil d'Or, écrasé de lumière
Se dirige au Sud, pays de Méhyr-Udihen
S'enracine et fait naitre les siens au sable fier
Pour enfin s'établir au pays qu'il voit sien
L'horreur est étouffante et dans les rares trêves
Ses enfants l'abandonnent étranglés par les fièvres
Il n'en reste que très peu, dans la route épuisante
Mais assez pour un jour, trouver terre accueillante
Riche en eau et en vert, riche en dattes et en sel
Le Maitre Fils de l'Ouest est battu par les vents
Ses murailles de toile claquent comme des bruits de fouets
Du genre de ceux des Dieux, qui au Commencement
Eloignèrent les fauves des fonds de Khalibrân
Pour y faire berceau pour la Race des Vrais
Le croup et l'amère toux prirent des fils à Sieur Ouest
Il n'en resta que peu pour amener au bord
Du monde mystérieux dont il fait la conquête
Finissant par atteindre la Passe de Tramador
Mais l'odieux Fils de l'Est, lui fourbe et non féal
S'avisa d'ébruiter le fier secret, Maudit !
La sentence des Dieux dépasse tout idéal
Tu ne sais insensé, quelle peine t'a puni !
Méprisé par sa Race, il amena le Monde
Béni par tous les Dieux vers l'abime des oublis
Sa soif de savoir et de pouvoirs féconde
Les germes de l'ennui, des faiblesses, de l'envie
Il tenta, par le Chant, de battre la mer sainte
Pour en tirer richesses et gloires à l'infini
Mais il ne vint que monstres, horrible mère enceinte
Qui accoucha d'Amer, de Pleurs et de Meurtris !
Au conseil des savants, ses trois frères prirent les armes
Et punirent le félon en un clin d’œil occis
Et les Dieux apaisés firent cesser leurs alarmes
Gardant sur Khalibrân leur regard averti
Ils donnèrent aux Passeurs la Sagesse Chérie
Enseignant Maitre Chant au secret des Elus
Gardant mémoire et crainte du Grand Félon Honni
Dans le mystère sacré de ses chants inconnus
Chant dont, fils de la race, vous êtes les gardiens
Gardez-les en vos cœurs et sachez les chanter
Car quand le temps viendra, et vous le verrez bien
L’erreur du Frère de l’Ouest reviendra vous hanter.
Ecoutez chers enfants, le Maître-Chant de Khalibrân
Que moi, le Grand Passeur, je transmets présentement
Dans l'harmonie et dans la Gloire au souvenir de nos Aimés
Qui rejoignirent le monde des Esprits révérés
Ce Maître-Chant ancien, passe de bouche en bouche
Dans le secret des Sages, à l'heure où fière se couche
Notre Lumière-Mère laissant place au Silence
Des Lunes bienveillantes qui insufflent sapience.
Bien avant que nos pères ont su se relever
Et devenir un Peuple gardien et héritier
Du monde et du cadeau que le Ciel nous donna
Au commencement du Monde, que l'on nomme "Illahama"
Cet Illahama, enfants, doit rester un secret
Nous le donnons de bouche mais seuls vous les Sages
En serez détenteurs, ainsi du fond des âges
Ce chant de Khalibrân oncques ne disparait
Ni pourtant ne s'ébruite au sot, à l'indigent.
Voici donc, enfants, l’indicible secret
Que la Race des Grands, jadis a composé
"Nous sommes un et un tout, et tout est comme nous
Défier cette Loi entraine le courroux
Des Dieux et des Puissances inconnues de ces mondes
Et des Mondes-Au-Delà, même par-delà du Monde"
Enfants vous êtes feuilles, écorces ou bien halliers,
Vous êtes tout ce qui vit, et tout est habité
Par vous et l'Univers est en nous recelé
Enfant entendez donc, ce que moi Grand Passeur
Conscient de mes devoirs envers vous et les Dieux
Je vous livre, en amant de sagesse et de cœur
Pour votre éducation ! Allez, vivez heureux !
Vivez en harmonie, parmi vous et le monde
Au soir ou moi vieillard, je me couche affaibli
Et je vais à la terre, rejoindre l'Outre Monde
Celui qu'avec nos mots, l'on appelle Artyri.
Les mots, mes bons enfants, sont volatils et faibles
Ils volent comme poussière semée par le vent
Et poussent sur la terre, près Lys et Astrophèle
Nourrissant nos esprits et nos corps fatigués.
L'auguste Grand Passeur se couche sur la mousse
Et la sphaigne bienvenue qui lui servait de lit
Sous la lumière pâle des Lunes à leurs trousses
Les Fils de Khalibrân se trouvent anoblis
Les voici donc Gardiens, Chefs et grands Manitous
De la Race sacrée des Fils de Khalibrân
Ils portent face au Ciel leur tâche comme un Tradhu
Torque cérémonielle de peau pour les Géants
Ils mèneront les danses, et les chœurs sacrés
Qui font les funérailles et les grandes Bienvenues
Des présences nouvelles au sein de la Tribu
De la Race Bienveillante gardant l'Eternité
Les Quatre fiers Enfants, de la race Khalibrânne
S'envolent comme des insectes partout au gré des vents
Portant, fiers, leurs Tradhus en foyers ou leurs âmes
Se pourront rassembler avec femmes et enfants
Le Fier Fils de Glace, vit au septentrion
Les glacis éperons qui arrêtent sa course
Il allume le feu, et sème ses Phâpots
Aigrettes des riches Fleurs que l'on nomme de l'Ourse
Tout autour de lui, Ô Semeur d'une Nation
L'Enfant du Soleil d'Or, écrasé de lumière
Se dirige au Sud, pays de Méhyr-Udihen
S'enracine et fait naitre les siens au sable fier
Pour enfin s'établir au pays qu'il voit sien
L'horreur est étouffante et dans les rares trêves
Ses enfants l'abandonnent étranglés par les fièvres
Il n'en reste que très peu, dans la route épuisante
Mais assez pour un jour, trouver terre accueillante
Riche en eau et en vert, riche en dattes et en sel
Le Maitre Fils de l'Ouest est battu par les vents
Ses murailles de toile claquent comme des bruits de fouets
Du genre de ceux des Dieux, qui au Commencement
Eloignèrent les fauves des fonds de Khalibrân
Pour y faire berceau pour la Race des Vrais
Le croup et l'amère toux prirent des fils à Sieur Ouest
Il n'en resta que peu pour amener au bord
Du monde mystérieux dont il fait la conquête
Finissant par atteindre la Passe de Tramador
Mais l'odieux Fils de l'Est, lui fourbe et non féal
S'avisa d'ébruiter le fier secret, Maudit !
La sentence des Dieux dépasse tout idéal
Tu ne sais insensé, quelle peine t'a puni !
Méprisé par sa Race, il amena le Monde
Béni par tous les Dieux vers l'abime des oublis
Sa soif de savoir et de pouvoirs féconde
Les germes de l'ennui, des faiblesses, de l'envie
Il tenta, par le Chant, de battre la mer sainte
Pour en tirer richesses et gloires à l'infini
Mais il ne vint que monstres, horrible mère enceinte
Qui accoucha d'Amer, de Pleurs et de Meurtris !
Au conseil des savants, ses trois frères prirent les armes
Et punirent le félon en un clin d’œil occis
Et les Dieux apaisés firent cesser leurs alarmes
Gardant sur Khalibrân leur regard averti
Ils donnèrent aux Passeurs la Sagesse Chérie
Enseignant Maitre Chant au secret des Elus
Gardant mémoire et crainte du Grand Félon Honni
Dans le mystère sacré de ses chants inconnus
Chant dont, fils de la race, vous êtes les gardiens
Gardez-les en vos cœurs et sachez les chanter
Car quand le temps viendra, et vous le verrez bien
L’erreur du Frère de l’Ouest reviendra vous hanter.
⚓ Un texte écrit à l'adolescence et retravaillé en 2025