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Le Cycle de Serge Lançon | Paul Borrelli


Un article ajouté/rédigé par | 10/06/2021 | Lu 249 fois




Tome 1 - L'Ombre du Chat (1994)

Le Cycle de Serge Lançon | Paul Borrelli
Marseille, 2032. Immense conurbation de plusieurs millions d'habitants, développée sur dix-huit niveaux souterrains, après un conflit armé qui a vu la disparition de la plupart des espèces animales.

Mais une race de prédateurs a la vie dure : les tueurs en série.

L'inspecteur Canavese a pour mission de retrouver l'un d'entre eux, qui s'introduit chez ses victimes et se livre à un étrange rituel sacrificiel au cours duquel il abandonne derrière lui de vieux objets dérisoires.

Une enquête qui se complique sérieusement le jour où Canavese rencontre Serge Lançon, électronicien pour le moins douteux, connu dans le milieu pour ses machines à tuer d'une précision implacable...

Le premier roman de Paul Borrelli témoigne d'une puissance et d'une maîtrise inquiétantes.

Tome 2 - Désordres (1997)

Le Cycle de Serge Lançon | Paul Borrelli
Pourriez-vous tuer une femme blonde ? Lançon pâlit, s'agite sur son siège, répond d'une voix sourde:

– Ça dépend des circonstances.

–Mais vous ne dites pas non.

Lançon détourne le regard et ne répond pas.

2033. Dans la jungle urbaine d'un Marseille surpeuplé, un tueur s'attaque aux femmes blondes. Pour l'inspecteur Canavese chargé de l'enquête, le cauchemar peut commencer. D'autant que son supérieur lui impose bientôt la collaboration de sa bête noire : un marginal instable et louche, un peu dealer, un peu escroc, et qui a le don de le mettre en rogne. Mais dont les méthodes instinctives sont parfois saisissantes.

Dans le prolongement de L'Ombre du Chat, le second roman de Paul Borrelli.

Tome 3 - Trajectoires terminales (1999)

Le Cycle de Serge Lançon | Paul Borrelli
Avril 2034 : chaleur, pluies acides, surpopulation. Entre Marseille et Toulon, un tueur bombarde à coups de pièce de bronze les voitures sur l'autoroute.

Deux pistes : les détraqués ; le milieu de l'art. Deux enquêtes : celle de l'inspecteur Canavese; celle de Serge Lançon, marginal, peintre lui-même et sujet à des visions qui ont déjà fait aboutir deux affaires de tueurs en série.

Comme L'Ombre du Chat et Désordres, les premiers livres de Paul Borrelli, Trajectoires terminales est un roman noir vigoureux à la trame complexe, foisonnant de personnages et de décors.

Il prolonge et clôt le cycle de Serge Lançon.

Le Galion des Etoiles *
Science-fiction, Imaginaire et récits maritimes En savoir plus sur cet auteur



💬Commentaires

1.Posté par Dumè ANTONI le 28/06/2021 14:45 | Alerter
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Tome 1 - L'Ombre du Chat
Paul Borelli est un auteur toulonnais qui a publié en 1994, 1997 et 1999 une trilogie aux éditions L’Atalante. Le premier roman de sa trilogie, le seul que j’ai lu pour le moment, s’intitule « L’ombre du chat ». L’essentiel de l’action se déroule en 2033 et un peu avant, dans la région de Marseille. Mais la ville phocéenne ne ressemble plus du tout à celle que l’on connaît, généralement baignée de soleil et d’accents du sud, quand souffle le mistral ou que remontent les embruns iodés de la Méditerranée. La ville n’est plus qu’une vaste mégapole s’enfonçant par niveaux dans les profondeurs de son sous-sol. Aucun soleil ne brille dans ces dédales de rues enfouis par couches sombres, saturées d’air vicié, malodorant, rare. Des descenseurs permettent d’atteindre les plus basses couches de la population. Plus le niveau est bas, plus pauvre est le niveau de vie, si on peut appeler vie ce qui survit là où la lumière n’est plus qu’électrique, parfois absentes à cause de pannes récurrentes.
Dans ce milieu très sombre, dystopique, interlope souvent, un tueur en série sévit. Son modus operandi est toujours le même : il tue ses proies au laser, enfonce le visage à coup de marteau pour attendrir la viande, ouvre la poitrine et mange le cœur. Et il sème autour des objets insolites, sans valeur, dans une sorte de rituel étrange, incompréhensible. Bien que l’essentiel de l’action se trouve dans la région de Marseille, Toulon et Aix en Provence, il s’agit d’un univers de cauchemar qui pourrait concerner n’importe quelle agglomération urbaine, dans laquelle tout un chacun pourrait se reconnaître si le monde venait un jour à tourner dans le sens d’une dystopie irréversible. Les tueurs en série existent partout, même si celui-ci a un comportement étrange, à la fois cruel et rempli d’énigmes insolubles. Quant à la police, elle réagit partout de la même façon, avec ses problèmes internes, ses hommes voués à leur mission et les ripoux, pas très clairs dans leur comportement et qui tirent parti de certains avantages liés à leur profession. Sans compter le patron – le commissaire –, avec ses comptes à rendre aux politiques, son autorité sans appel et sa verrue sur le nez, qui le démange. L’inspecteur principal Canavèse, est mis sur l’affaire du tueur en série. Canavèse, c’est le flic intègre, mais aussi une sorte de pitbull qui ne lâche pas sa proie, même quand celle-ci – le tueur en série – lui échappe et dont il ne voit que l’ombre, l’ombre du chat. Canavèse qui ne voit plus son épouse que par vidéophone, parce qu’elle est loin, en Corse. Il se trompe aussi sur sa proie en s’acharnant sur Serge Lançon – qu’il considère être le tueur en série –, un individu atypique, trouble, sombre, doué pour tout ce qui est informatique, capable de pirater les bases de données des flics, de se faire passer pour l’un d’eux afin de mener sa propre enquête, car il se retrouve malgré lui à la fois la cible de Canavèse et du tueur en séries, pour deux raisons différentes bien sûr, mais qui l’obligent à faire usage de toute son ingéniosité. Lançon est aussi un solitaire, enfoncé dans la noirceur de sa vacuité sans bord, vivant d’abord en copropriété avec un individu méprisant de suffisance, de rigidité maladive, menaçant de surcroit, puis obligé de disparaître dans tout ce qui peut servir d’abri de fortune, dans les bas-fonds de la mégapole, ou fuir à bord d’un « aéro », pour essayer d’avoir une avance sur ses prédateurs.
Le monde que nous décrit Paul Borrelli est largement inspiré de l’univers de Philip. K. Dick, et plus particulièrement de celui de Blade Runner (Les androïdes rêvent-ils des moutons électriques), car on y retrouve la mégapole et son air irrespirable, des animaux qui n’en ont que l’aspect, cette désespérance qui frappe autant le héros que ces androïdes qui s’interrogent sur leur propre existence. Lançon n’est pas un androïde, mais ses questionnements sur le sens de son existence, bien que non formulés de façon aussi directe, n’en sont pas moins permanents. Paul Borrelli, avec un style impeccable, fouillé, précis, sans emphase et pourtant d’une rare élégance nous décrit cet univers désespérant, dans le labyrinthe des carcasses de véhicules, et habite chacun de ses personnages, du plus insignifiant à ceux qui vont jouer un rôle essentiel. L’enquête policière, les crimes, la dope, la prostitution, l’homosexualité refoulée ou assumée, ne sont que les décors dynamiques dans lesquels se débattent les personnages. Le sentiment de désespoir est omniprésent, et le langage est cru, sans censure. La psychologie des personnages est le moteur du récit. On les voit agir dans un univers où l’humanité n’est plus qu’un souvenir. Il y a parfois de l’amour, dans ce récit, mais il est teinté de déception, de manques cruels. Et, j’allais oublier, il y a aussi une sorte d’extraterrestre, qui vit greffé au cerveau de certaines personnes pour atteindre par l’extase une communion avec un divin qui n’a aucune existence, tant ce monde...

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