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La Saga des sept Soleils (Kevin J. Anderson)

Titre original : The Saga of Seven Suns | Parution : 2002-2008


16/10/2011
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L'empire caché, réédition @ 2012 Milady | Illustration de couverture @ Sarry Long
L'empire caché, réédition @ 2012 Milady | Illustration de couverture @ Sarry Long

Tome 1 - L'Empire cachĂ© (Hidden Empire, 2002) 💜💜💜💜💜

La conquĂȘte de l'univers risque de tourner au cauchemar... Les Ildirans, maĂźtres de la galaxie, transmettent aux Terriers des techniques qui leur permettent de coloniser l'univers. Deux siĂšcles plus tard, l'empire humain embrase Oncier, une gĂ©ante gazeuse, pour la transformer en soleil. Mais de mystĂ©rieuses sphĂšres Ă©mergent du cƓur de cette planĂšte. Ceux qui vivaient lĂ  semblent bien dĂ©cidĂ©s Ă  se venger. Et leur puissance est inimaginable...

đŸȘ¶ Fiche de lecture

Je me suis lancée dans la lecture du premier tome de ce space-opéra qui en compte 7. Les chapitres sont courts, ce qui donne parfois l'impression de sauter du coq à l'ùne, et durant les 200 premiÚres pages, il ne se passe pas grand chose. Il s'agit surtout d'une introduction aux personnages (nombreux !) et à l'univers de la saga. L'auteur pose le décor. Il faut donc s'accrocher un peu durant le premier tiers du livre, mais ça en vaut la peine.

Petit Ă  petit, une trame commune se dessine entre la vie des divers personnages, finalement tout se recoupe et s'assemble, mĂȘme si la plupart des Ă©vĂ©nements sont tout de mĂȘme plus ou moins prĂ©visibles.

Et puis, tout à coup, ça commence à aller vite : les chapitres courts présentent cette fois-ci l'avantage de rythmer l'action et d'éviter les temps morts. Kevin J. Anderson sait y faire pour accrocher son lecteur !

Tout est fait pour que ce livre soit un bon divertissement, sans prétention de révolutionner le genre. Kevin J. Anderson a le mérite d'avoir créer un univers complexe, en dépit d'influences trÚs marquées, comme par exemple Star Wars, Stargate, Hypérion, Dune et Galactica.

Une forĂȘt d'Ă©toiles, réédition @ 2013 Milady | Illustration de couverture @ Sarry Long
Une forĂȘt d'Ă©toiles, réédition @ 2013 Milady | Illustration de couverture @ Sarry Long

Tome 2 - Une ForĂȘt d'Étoiles (A Forest of Stars, 2003) 💜💜💜💜💜

Sous l’embargo des Hydrogues, la civilisation humaine est en train d’étouffer. Exsangue, elle accepte l’aide des mystĂ©rieux robots klikiss
 Mais ces derniers pourraient bien se retourner contre eux comme ils l’ont dĂ©jĂ  fait avec leurs propres crĂ©ateurs, qu’ils ont exterminĂ©s. Pendant ce temps, les Ildirans cherchent Ă  tout prix Ă  sauver leur propre empire, sans hĂ©siter Ă  recourir Ă  un plan sinistre. Pour la civilisation humaine et la myriade de factions aliens dissĂ©minĂ©e dans l’univers, la vĂ©ritable guerre est sur le point d’éclater
 Et elle pourrait bien s’achever en gĂ©nocide.

đŸȘ¶ Fiche de lecture

Un titre qui laisse rĂȘveur... et une histoire sacrĂ©ment bien construite. Ce deuxiĂšme tome de La Saga des Sept Etoiles est plus sombre que le prĂ©cĂ©dent. Il est plein de rebondissements, et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on a pas le temps de s'ennuyer ! Les chapitres sont brefs, et se terminent tous par des cliff-hangers plus ou moins importants.

L'histoire est bien écrite, les personnages prennent en profondeur. Je trouve que c'est un beau space-opéra, agréable, et je commence à réaliser l'ampleur des événements du récit.

Il me semble que Kevin J. Anderson s'est lancé dans un ambitieux projet. En effet, certaines guerres entre des forces extraterrestres puissantes semblent remonter à la nuit des temps, tout comme La Saga des Sept Soleils nous le confie...

Et l'ĂȘtre humain, lui il est lĂ  au milieu, Ă  la fois victime et spectateur, impuissant...

 

TempĂȘtes sur l'horizon, réédition @ 2013 Milady | Illustration de couverture @ Sarry Long
TempĂȘtes sur l'horizon, réédition @ 2013 Milady | Illustration de couverture @ Sarry Long

Tome 3 - TempĂȘtes sur l'Horizon (Horizon Storms, 2004) 💜💜💜💜💜

La lutte titanesque entre les superpuissances Ă©lĂ©mentales fait rage Ă  travers toute la galaxie. Pris au piĂšge dans ce conflit, l’humanitĂ© et les Ildirans cherchent dĂ©sespĂ©rĂ©ment une planche de salut. Tandis que les dirigeants humains tentent de rassembler leur espĂšce sous l’autoritĂ© de la Hanse, le nouveau Mage Imperator des Ildirans affronte une rĂ©bellion au sein mĂȘme de son empire. Au milieu de ces tempĂȘtes, une quatriĂšme force Ă©lĂ©mentale fait son apparition, et pourrait bien tout changer...

đŸȘ¶ Fiche de lecture

Je ne suis pas du tout déçue par la lecture de ce troisiĂšme tome. L'histoire s'Ă©toffe davantage, le scĂ©nario devient recherchĂ©. Les liens qui relient les divers Ă©vĂ©nements entre eux sont aussi complexes que ceux qui s'entremĂȘlent au sein du thisme (rĂ©seau tĂ©lĂ©pathique).

La Hanse, les Vagabonds, les robots Klikiss les Ildirans et les ThĂ©roniens, autant de peuples qui se dressent petit Ă  petit les uns contre les autres, au lieu de s'unir pour faire bloc devant les terribles Hydrogues. Ils sembleraient que tous deviennent fous devant la menace hydrogue, car des conflits « internes » Ă©clatent au cƓur mĂȘme de chaque peuple, alors que, au contraire, des unions incongrues naissent entre d'autres.

Dans ce troisiÚme volet de la Saga des Sept Soleils, on en apprend un peu plus sur les Wentals (au compte-gouttes, si j'ose dire!), cette race mystérieuse qui n'est autre que l'Eau, un des éléments de la nature...

Par contre, on reste toujours dans le flou quant au combat millénaire qui oppose les Faeros, les Verdani et les Hydrogues, ces forces démentielles. Visiblement, Kevin J. Anderson attend le moment propice pour jeter ses atouts.

Bref, en résumé, ça dégénÚre partout dans le Bras spiral de notre galaxie. Et cela ne rend le scénario que plus intéressant !

Soleils éclatés, réédition @ 2013 Milady | Illustration de couverture @ Sarry Long
Soleils éclatés, réédition @ 2013 Milady | Illustration de couverture @ Sarry Long

Tome 4 - Soleils Ă©clatĂ©s (Scattered Suns, 2005) 💜💜💜💜💜

Un conflit qui Ă©teint des Ă©toiles et anĂ©antit toute vie. Face Ă  la terrible menace hydrogue, les humains restent divisĂ©s. Le prĂ©sident de la Hanse terrienne s’obstine dans sa persĂ©cution des clans de Vagabonds. Quant au Mage Imperator, il doit faire face Ă  une rĂ©bellion sanguinaire lancĂ©e par son propre frĂšre. Les deux peuples sont acculĂ©s et auraient bien besoin de nouveaux alliĂ©s. Mais dans une galaxie dĂ©chirĂ©e par la guerre et la trahison, comment distinguer l’ami de l’ennemi ?

đŸȘ¶ Fiche de lecture

C'est la guerre et la pagaille dans le Bras spiral ! Un conflit oppose des forces ancestrales les unes aux autres, des forces de la nature Ă  l'instar des 4 Ă©lĂ©ments : les Faeros (le Feu), les Hydrogues (l'Air), les Verdanis (la Terre) et les Wentals (l'Eau). A cĂŽtĂ© de cela, des peuples jeunes sont divisĂ©s. Chez les Humains, la Ligue HansĂ©atique (communĂ©ment appelĂ©e La Grosse Dinde) traque sans pitiĂ© les Vagabonds et dĂ©truit leurs installations et foyers. Chez les Ildirans, Jorah le Mage imperator doit faire face Ă  son frĂšre Rusah, dissident, qui s'est autoproclamĂ© Mage imperator Ă  sa place, en imposant par la violence son propre thisme aux siens. Les robots Klikiss, quant Ă  eux, aprĂšs s'ĂȘtre retournĂ©s contre leurs crĂ©ateurs voilĂ  des millĂ©naires, se rĂ©veillent de leur long sommeil et se rĂ©unissent, secrĂštement, avec pour projet d'anĂ©antir, avec l'aide des Hydrogues, tous les ĂȘtre humains de la galaxie. Ca chauffe donc de tous les cĂŽtĂ©s !

A noter : la maniÚre exceptionnelle dont l'auteur présente et développe le thisme, ce complexe réseau de fils mentaux qui relient tous les Ildirans entre eux via leur Mage imperator. A relever également l'intéressant développement de certains personnages, tels que Tasia Tamblyn, Anton Colicos, Daniel, Udruh, Rlinda Kett et DD.

Ce quatriĂšme tome me fait l'effet d'un entonnoir. Au commencement, les aventures des nombreux personnages de la saga Ă©voluent tranquillement, parallĂšlement les unes aux autres, parfois mĂȘme en confĂ©rant quelques longueurs au rĂ©cit. Le lecteur non assidu pourrait avoir tendance Ă  se perdre quelque peu parmi les mĂ©andres de ces multiples histoires, tissĂ©s tels des fils, Ă  l'image du thisme.
 
Mais ces fils se resserrent petit Ă  petit, en mĂȘme temps que Rusah renforcent son pouvoir sur son propre thisme. DĂšs lors, les faits se recoupent et le rythme accĂ©lĂšre, jusqu'Ă  entraĂźner le lecteur dans une lecture passionnante et compulsive !

Les derniĂšres pages arrivĂ©es, je m'aperçois que Kevin J. Anderson n'a rien laissĂ© au hasard, et que les passages narrant les aventures de certains protagonistes qui, au dĂ©but, me semblaient Ă  priori sans grand intĂ©rĂȘt, ont en rĂ©alitĂ© toute leur importance. Chaque anecdote, chaque fait, est une pierre de cet immense Ă©difice qu'est la Saga des 7 Soleils.

AprÚs avoir été entraßnée dans ces flots palpitants, puis précipitée avec force dans le goulot de l'entonnoir, je retombe brutalement dans la réalité, lorsque je me dois de constater, à regret, que je viens de lire la derniÚre page, alors que Margaret Colicos réapparaßt enfin et que Karla Tamblyn revient mystérieusement à la vie...

Ombres et flammes, réédition @ 2014 Milady | Illustration de couverture @ Sarry Long
Ombres et flammes, réédition @ 2014 Milady | Illustration de couverture @ Sarry Long

Tome 5 - Ombres et Flammes (Of Fire and Night, 2006) đŸ’œđŸ’œđŸ€đŸ€đŸ€

La guerre totale entre dans sa phase finale. Les robots klikiss ont longtemps prĂ©tendu ĂȘtre les amis de l’humanitĂ©, pour mieux y implanter un cheval de Troie. Leur plan laisse les Terriens sans dĂ©fense, et menace ainsi l’espĂšce humaine tout entiĂšre. Et ce seront peut-ĂȘtre les Ildirans eux-mĂȘmes qui porteront le coup final, car pour leur propre sauvegarde ils s’apprĂȘtent Ă  signer avec les hydrogues un pacte diabolique, qui les obligera Ă  Ă©liminer le dernier  carrĂ© des humains...

đŸȘ¶ Fiche de lecture

Tous les peuples du Bras spiral sont en guerre les uns contre les autres, et comme si cela ne suffisait pas, ils sont de surcroĂźt attaquĂ©s par une race ancestrale puissante nommĂ©e « Hydrogue », qui dĂ©truit des planĂštes et des soleils aussi facilement qu’on souffle la flamme d’une bougie. Seule enclave au milieu de ces conflits : le peuple ildiran, dirigĂ© et protĂ©gĂ© par Jora’h, son Mage Imperator. Les Ildirans sont neutres et donc non-impliquĂ©s dans cette guerre. Mais les choses vont changer lorsqu’un Ă©missaire hydrogue impose Ă  Jora’h un odieux chantage : il doit s’allier aux Hydrogues et dĂ©truire les ĂȘtres humains, sans quoi sa planĂšte sera ravagĂ©e, et son peuple, dĂ©cimĂ©. Jora’h se retrouve donc devant la plus dure dĂ©cision de sa vie, la plus difficile qu’un Mage Imperator ait eu Ă  prendre depuis des millĂ©naires
 Doit-il suivre les instructions des Hydrogues, afin de sauver les Ildirans ? Ou au contraire refuser de trahir les Terriens, mais voir les siens mourir ?

Une strophe de La Saga des Sept Soleils dit : « Viendra une saison d’ombres et de flammes, oĂč les empires tomberont devant leurs ennemis, oĂč les soleils eux-mĂȘmes commenceront Ă  mourir ». Un fardeau que Jora’h, trouve bien Ă©crasant. « VoilĂ , nous sommes en cette saison, et c’est moi qui l’ai fait advenir », se reproche-t-il aussitĂŽt.

Durant le cours laps de temps qui lui est accordĂ© pour rĂ©flĂ©chir, Jora’h va tout mettre en Ɠuvre pour trouver une solution Ă  ce dilemme – si solution il existe. De mon point de vue, c’est ici que nous arrivons dans la partie la plus intĂ©ressante de cet ouvrage. En effet, Jora’h pense que la rĂ©ponse est dans les archives de La Saga des Sept Soleils, dans ces documents manuscrits qui retranscrivent fidĂšlement l’histoire du peuple ildiran. Jora’h est intimement convaincu qu’au cƓur de ces lointains rĂ©cits oubliĂ©s se trouvent la clĂ© de cette terrible Ă©nigme. Mais ce que ses deux mandatĂ©s vont y trouver se rĂ©vĂ©lera pire que tout. Il se trouve que l’histoire des Ildirans, telle qu’ils la connaissent et se la transmettent de gĂ©nĂ©rations en gĂ©nĂ©rations, est un mensonge : des parties obscures de la Saga – et pas des moindres - ont volontairement Ă©tĂ© occultĂ©es !

En parallĂšle Ă  ces rĂ©vĂ©lations, nous pouvons suivre la dĂ©cadence du PrĂ©sident de la Hanse, Basil Wenceslas, que ses intĂ©rĂȘts personnels et son ambition rongent au point de le rendre fou. Dans les tomes prĂ©cĂ©dents, Basil Ă©tait un homme fort intelligent, perspicace, mais cruel aussi, un personnage qui agissait pour le bien de la Hanse, ce qui l’amenait Ă  prendre parfois des dĂ©cisions radicales, mais que l’on pouvait comprendre. Dans cet ouvrage, il ne reste de lui que sa cruautĂ© sans borne. J’avoue ĂȘtre quelque peu surprise par la tournure donnĂ©e Ă  son caractĂšre. Nous passons d’un personnage complexe et intĂ©ressant Ă  un dĂ©ment qui agit de maniĂšre irrĂ©flĂ©chie et imprĂ©visible. Il y perd un peu en crĂ©dibilitĂ©. Je souhaite que son dĂ©clin ne soit que temporaire.

Nous arrivons maintenant au point crucial de ce rĂ©cit, celui qui narre la phase finale de la guerre opposant les peuples du Bras spiral aux Hydrogues. Et Ă  mon avis, c’est lĂ  que le bĂąt blesse dans ce cinquiĂšme ouvrage. Il aura fallu des milliers de page Ă  Kevin J. Anderson pour nous faire comprendre Ă  quel point les Hydrogues sont puissants et malveillants, et Ă  peine 50 pages pour que leur compte leur soit rĂ©glĂ© ! Et c’est aussi lors de ces quelques pages que tous les peuples qui Ă©taient en guerre les uns contre les autres auparavant s’unissent – comme par magie – dans un mĂȘme Ă©lan de solidaritĂ©, pour affronter cet ennemi commun. De ce fait, une race capable de pulvĂ©riser des mondes et des astres se voit battue Ă  coups de troncs d’arbre, de gouttes d’eau et de sonnettes ! Alors lĂ  moi je dis : allĂŽ ?! On sait que l’auteur a puisĂ© dans une multitude de rĂ©fĂ©rences connues pour construire sa saga, et je ne l’en blĂąme pas, car il a bien fait les choses. Mais si la guerre finale contre les Hydrogues est, par exemple, inspirĂ©e de la bataille d’Endor (Star Wars), lorsque les Ewoks affrontent l’Empire Ă  coups de pierres et de flĂšches, cette « copie » est vraiment mauvaise. Mais pourquoi ne pas avoir utilisĂ© le fameux flambeau klikiss dont il nous parlait tant au dĂ©but de la Saga ? De plus, j’aurais vraiment bien voulu en savoir plus sur ce peuple de la nuit des temps : pourquoi est-il si belliqueux ? Si l’on s’en tient aux explications de l’auteur, dans son cas, son anciennetĂ© ne lui a pas apportĂ© la sagesse. Au contraire, elle semble l’avoir suralimentĂ© de haine.

Que penser de ce livre ? C’est la question.

D’un cĂŽtĂ©, il m’a beaucoup plu par bien des aspects, notamment toute la partie qui concerne l’histoire des Ildirans et les choix de Jora’h. Je me suis Ă©galement rĂ©jouie de ses retrouvailles avec Nira, sa prĂȘtresse verte, et j’ai admirĂ© les talents de tĂ©lĂ©pathe hors du commun de leur fille, Osira’h. Si j’ai Ă©tĂ© Ă©tonnĂ©e par l’attitude de Basil, je me dois aussi de souligner le fait que son dĂ©clin est fort bien dĂ©crit. Par ailleurs, je suis Ă©galement contente que Peter et Estarra se soient enfin rĂ©voltĂ©s : fini de jouer les pantins de Basil. Il est Ă  noter que le petit jeu de « guerre des nerfs » auquel les trois protagonistes se livrent est des plus subtiles.

D’un autre cĂŽtĂ©, vous l’aurez compris, la guerre finale contre les Hydrogues a Ă©tĂ© amenĂ©e beaucoup trop tĂŽt Ă  mon goĂ»t. Comme La Saga des Sept Soleils comprend 7 tomes, j’aurais prĂ©fĂ©rĂ© que l’auteur la traite avec plus de soin au lieu de la bĂącler de la sorte. Je pensais que cet affront serait la phase finale de la Saga. L’apogĂ©e ! Je me trompais. J’ajouterai encore qu’aprĂšs la bataille, c’est le calme plat. Les 35 derniĂšres pages, ce n’est que du remplissage de feuilles blanches, du moins, c’est l’impression que ça en donne. Cependant, Kevin J. Anderson a visiblement plus d’un tour dans son sac, puisque pour ne point dĂ©roger Ă  la rĂšgle, l’ultime chapitre se termine sur un grand suspens : l’auteur en rajoute une couche en ressuscitant les morts!

En rĂ©sumĂ©, ce cinquiĂšme tome me laisse sur un avis mitigĂ©. Dans l’ensemble, le livre est pas mal du tout, mais c’est peut-ĂȘtre quand mĂȘme le moins bon de la Saga. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas cela qui me dĂ©couragera de lire la suite : l’auteur nous rĂ©serve assurĂ©ment encore bien des surprises, mĂȘme si pour l’instant, j’ignore oĂč cela va nous mener.

Un essaim d'acier, réédition @ 2014 Milady | Illustration de couverture @ Sarry Long
Un essaim d'acier, réédition @ 2014 Milady | Illustration de couverture @ Sarry Long

Tome 6 - Un Essaim d'Acier (Metal Swarm, 2007) đŸ’œđŸ’œđŸ’œđŸ€đŸ€

La lutte contre les hydrogues n’était que le dĂ©but ! Les hydrogues ont Ă©tĂ© vaincus, mais d’autres conflits se prĂ©parent dĂ©jĂ . Le cruel prĂ©sident de la Hanse s’efforce d’écraser la nouvelle ConfĂ©dĂ©ration. Des robots klikiss continuent leurs ravages sur des planĂštes sans dĂ©fense, tandis que leurs crĂ©ateurs, qu’on croyait Ă©teints depuis longtemps, refont leur apparition. Plus menaçants encore, des entitĂ©s Ă©lĂ©mentales terrifiantes se sont jointes Ă  un Ildiran dĂ©ment
 Alors que l’espoir semblait renaĂźtre pour l’humanitĂ© et ses alliĂ©s, l’embrasement s’intensifie !

đŸȘ¶ Fiche de lecture

Les Humains et les Ildirans sont ressortis vainqueurs de la guerre contre les Hydrogues, mais leurs pertes sont lourdes. Et malheureusement pour eux, aucun répit ne leur est accordé.

Les robots klikiss, menĂ©s par Sirix, ont jurĂ© d’exterminer les Humains jusqu’au dernier, en commençant par les planĂštes peuplĂ©es par d’innocents colons. Lors de l’un de ces raids au moyen de sa petite flotte, Sirix va cependant avoir la mauvaise surprise de tomber nez-Ă -nez avec les Klikiss, leurs crĂ©ateurs, contre lesquels les robots noirs s’étaient retournĂ©s jadis. Ils pensaient les avoir tous anĂ©antis, mais les robots s’étaient trompĂ©s. Non seulement leurs crĂ©ateurs sont de retour, mais en plus, ils ont la ferme intention de dĂ©truire les machines et de reprendre les mondes qui leur appartenaient. Ces derniers Ă©tant Ă  prĂ©sent occupĂ©s par les colonies humaines, c’est tout simplement l’horreur qui attend ces pauvres gens. Les Klikiss vont les parquer comme du bĂ©tail dans des enceintes, en attendant le moment propice pour les
 assimiler !

Du cĂŽtĂ© de l’empire ildiran, ça va Ă©galement trĂšs mal. Rusa’h, ex-dissident ildiran, est devenu l’incarnĂ© des Faeros, crĂ©atures de feu. En fusionnant avec celles-ci, il a une arme redoutable pour se venger de l’empire qui l’a rejetĂ©. C’est en sĂ©vissant au sein du thisme, en brĂ»lant les liens qui forment ce rĂ©seau qui unit les Ăąmes des Ildirans les unes aux autres, que l’incarnĂ© des Faeros va les dĂ©cimer. Mais pire que cela, Rusa’h a Ă©galement trouvĂ© le moyen de s’introduire au cƓur du tĂ©lien pour s’attaquer directement Ă  la forĂȘt monde...

En rĂ©sumĂ©, les vies de milliers d’Humains et d’Ildirans ne tiennent plus qu’à un fil, tandis que les entitĂ©s ancestrales (Verdanis, Faeros, Wentals) s’affrontent et se dĂ©truisent avec hargne. Et Ă  l’écart de toute cette pagaille, il y a les terribles et Ă  priori invincibles Klikiss qui se reconstruisent et reprennent des forces de jours en jours. Vous l’aurez donc compris, l’ambiance est sombre et rien ne va plus dans le Bras spiral de notre galaxie


Au dĂ©but de chaque tome, on pourra apprĂ©cier que l’auteur, Kevin J. Anderson, fasse le point sur l’histoire. Comme il faut Ă  chaque fois attendre une annĂ©e pour la sortie de chaque livre, cet avant-propos est plutĂŽt le bienvenu et permet de se replonger rapidement dans le bain. De mĂȘme que le lexique en fin d’ouvrage se rĂ©vĂšle fort utile tout au long de la lecture.

Avec ce space opera qui s’étend sur 7 tomes, Kevin J. Anderson s’est lancĂ© dans une saga ambitieuse, riche en univers et en personnages, dont certains sont fort bien dĂ©veloppĂ©s (surtout Basil, Peter et Jora’h). Alors que l’on pourrait penser que l’auteur a atteint les sommets de l’imaginable, il ne cesse de surprendre en ajoutant continuellement de nouveaux Ă©lĂ©ments. Son imagination est sans limite, parfois mĂȘme un peu trop tirĂ©e par les cheveux, ce qui pourrait donner la dĂ©rangeante impression qu’il est payĂ© pour Ă©crire au kilomĂštre.

Son style d’écriture est simple et fluide, mĂȘme si quelques rĂ©pliques sont totalement superflues (exemple p. 319 : « Ouah ! fut le seul mot qu’il parvint Ă  articuler »). Des chapitres courts permettent une narration rythmĂ©e. Chaque chapitre porte le nom d’un personnage de la saga, et c’est au travers du regard du personnage dont il est question dans le chapitre que l’on vit l’histoire. Cela offre donc des points de vue diffĂ©rents sur les Ă©vĂ©nements. C’est intĂ©ressant et fort bien pensĂ©.

Dans ce sixiĂšme tome, il y a vraiment beaucoup d’intervenants, ce qui fait que les chapitres sont archi courts (146 chapitres, d’une moyenne de 3 pages chacun). Ici c’est presque un dĂ©savantage, car le rythme s’en retrouve trop hachĂ©. Comme « La Saga des sept Soleils » touche bientĂŽt Ă  sa fin, c’est aussi pour Kevin J. Anderson le moment de mettre un peu d’ordre, chose qu’il fait en supprimant assez rapidement une foultitude de personnages. Ainsi, au fur et Ă  mesure du livre, les chapitres ne sont pas plus longs, mais au moins, il y a moins de protagonistes, ce qui permet une narration moins saccadĂ©e.

Cette Ɠuvre, dans son ensemble, est fortement influencĂ©e par d’autres Ɠuvres de science-fiction (Star Wars, Dune, Stargate, Galactica, HypĂ©rion
). L’auteur arrive cependant Ă  mixer le tout pour en faire une histoire de son propre crĂ», et ma foi, il faut le dire, le rĂ©sultat est rĂ©ussi. C’est n’est pas un chef-d’Ɠuvre, mais on peut dire de « La Saga des sept Soleils » qu’elle prĂ©sente l’avantage d’ĂȘtre foisonnante et divertissante Ă  souhait. C’est une lecture qui me convient bien et je suis trĂšs curieuse de voir comment tout cela va se terminer dans le dernier tome, mĂȘme si, pour l’heure, je n’en vois pas vraiment la solution. En tout cas une chose est sĂ»re, ça va mal finir, trĂšs mal


Mondes en cendres, réédition @ 2014 Milady | Illustration de couverture @ Sarry Long
Mondes en cendres, réédition @ 2014 Milady | Illustration de couverture @ Sarry Long

Tome 7 - Mondes en Cendres (The Ashes of Worlds, 2008) đŸ’œđŸ’œđŸ’œđŸ€đŸ€

L’alliance entre les humains, les ildirans, les verdanis et les wentals a tenu bon face aux hydrogues. Mais deux terribles ennemis menacent encore le Bras spiral : les faeros dont le feu vivant dĂ©truit tout sur son passage, et les Klikiss, les monstres insectoĂŻdes sur le point de former un essaim imbattable. Pendant ce temps, le prĂ©sident de la Ligue HansĂ©atique rĂ©affirme sa volontĂ© de placer l’humanitĂ© sous sa coupe
 et pour cela, il est prĂȘt Ă  mettre tout espoir de victoire en pĂ©ril...

đŸȘ¶ Fiche de lecture

Mesdames et Messieurs, faites vos jeux, rien ne va plus dans le Bras spiral ! Les Faeros brĂ»lent et dĂ©truisent tout ce qui se trouve sur leur chemin, tandis que les redoutables Klikiss prolifĂšrent en masse en assimilant – entre autres - des colonies humaines. MĂȘme les puissants Verdanis et Wentals ne peuvent repousser ces envahisseurs. Quant aux Humains, ils se dĂ©chirent entre eux : d’un cĂŽtĂ© il y a la Ligue HansĂ©atique terrienne gouvernĂ©e par un PrĂ©sident dĂ©ment, et de l’autre, la ConfĂ©dĂ©ration sĂ©paratiste, dirigĂ©e par le Roi Peter, qui regroupe les Vagabonds et Theroc. L’Empire ildiran, quant Ă  lui, se voit privĂ© de son Mage Imperator et attaquĂ© par les Faeros. Et Sirix, qui est Ă  la tĂȘte des robots klikiss, s’est jurĂ© de dĂ©truire ses crĂ©ateurs, ainsi que toute autre forme de vie dans la galaxie.

J’aimerais pouvoir vous dire que tout ceci est fort palpitant, mais honnĂȘtement
 c’est du grand n’importe quoi (*)



 et ça commence dĂ©jĂ  sur le fond : depuis quand un roi dirige-t-il une ConfĂ©dĂ©ration ? Bref, passons.

Dans ce trĂšs attendu 7Ăšme et dernier tome de «La Saga des sept Soleils», Kevin J. Anderson fournit une conclusion Ă  ce space opera truffĂ© de conflits galactiques, de trahisons inattendues, de revirements insolites et de batailles titanesques. En ce sens, je dois dire que c’est une bonne chose qu’il termine son histoire avec une vraie fin – que chacun sera libre d’apprĂ©cier ou pas – et qu’il ne nous laisse pas dans le flou.

Au niveau du style, celui-ci est simple et fluide. La lecture est plaisante, mĂȘme s’il y a beaucoup de rĂ©pĂ©titions. C’est Ă  se demander si celles-ci servent Ă  l’auteur pour ne point perdre le fil de son rĂ©cit, ou s’il ne s’est pas relu et ne se souvient plus qu’il vient de nous raconter cela, ou si c’est pour remplir un chapitre, ou alors pire, s’il prend le lecteur pour un dĂ©bile. A mon avis, quand on a lu 6 pavĂ©s, on sait quand mĂȘme qui est qui, et quel est son vĂ©cu


Comme c’est parfois le cas dans cette saga, on trouve Ă©galement des rĂ©pliques qui, soit ne sont pas nĂ©cessaires, soit qui dĂ©tonnent dans le contexte. Par exemple, un robot parle au PrĂ©sident au sujet d’un autre robot et dit : «Tout se passera bien. Sirix vous obĂ©ira au doigt et Ă  l’Ɠil» (p.187). Je me pose la question de savoir si cette remarque est vraiment appropriĂ©e de la part d’un robot Ă  propos d’un de ses congĂ©nĂšres ? Mais bon, c’est un dĂ©tail.

Je me suis Ă©galement intĂ©ressĂ©e Ă  l’aspect scientifique de certains faits, et lĂ , malheureusement, je me dois aussi de dire que c’est parfois n’importe quoi.

Les Faeros, qui sont des entités ignées, se précipitent par milliers sur la Lune pour la bombarder :
«Des milliers de boules de feu continuaient Ă  arriver des confins de l'espace pour attaquer la Lune. Toute la Lune. Les ĂȘtres ignĂ©s dĂ©clenchĂšrent un tir de barrage sur le paysage dĂ©solĂ© du satellite, y creusant une nouvelle sĂ©rie de cratĂšres fumants. [...] Les Faeros s'acharnaient sur la Lune sans retenue, transformant roches et cratĂšres en riviĂšre de lave. [...] Ils lancĂšrent et lancĂšrent encore leurs projectiles brĂ»lants, jusqu'Ă  fracturer le rĂ©golite puis la croĂ»te mĂȘme du satellite. La Lune, soudain, se craquelait et rougeoyait. [...] La charge infernale se poursuivit jusqu'Ă  toucher le noyau. [...] La lune se fissura petit Ă  petit avant de voler en Ă©clats comme une simple boule d'argile lancĂ©e contre un mur Â».

Ceci me semble bien plus théùtral que rĂ©aliste ! Pour un film de Roland Emmerich, ça pourrait convenir. Mais dans la rĂ©alitĂ©, je m’interroge
 Comment des boules de feu – mĂȘme en grand nombre – peuvent-elles dĂ©truire la Lune ? J’ai donc posĂ© la question Ă  mon joker (merci Maestro !), qui m’a expliquĂ© que le feu c’est du gaz. Et que tout objet gazeux d'une taille infĂ©rieur Ă  la Lune n'aurait pas assez de masse (sans mĂȘme parler de consistance) pour la faire exploser. Ce serait comme balancer une allumette sur un rocher !

Lorsque la Lune explose, certains de ses fragments se dirigent droit sur la Terre. Une autre aberration figure noir sur blanc Ă  la page 343, lorsque l’auteur affirme que « Les plus gros dĂ©bris sont aussi les plus lents Â». Par lĂ , il veut dire que les plus petits dĂ©bris frapperont en premier la Terre, et que les plus volumineux suivront ensuite. Pourtant, dans l’espace, les frottements sont nuls. Il n’y a pas de diffĂ©rence entre petits ou gros objets. Seule compte la vitesse radiale


Je pourrais vous citer encore d’autres exemples, mais je m’abstiendrai. Comment dire ? Ce n’est pas parce que l’on Ă©crit de la science-fiction, que l’on peut se permettre de raconter n’importe quoi.

Si l’aspect scientifique n’est pas le point fort de Kevin J. Anderson, il faut par contre souligner l’admirable travail qu’il a rĂ©alisĂ© sur ses trĂšs nombreux personnages. Et c’est lĂ , Ă  mon avis, que rĂ©side la plus grande force de cette saga. L’auteur a gĂ©rĂ© avec une main de maĂźtre chacun de ses personnages – il doit y en avoir au minimum une bonne vingtaine ! Tout au long de cette histoire, ils ont Ă©voluĂ©, tous, sans exception, ce qui fait qu’ils sont vraiment intĂ©ressants. Il a su donner une personnalitĂ© et un rĂŽle propres Ă  chacun. Je me suis attachĂ©e Ă  bon nombre d’entre eux. J’ai Ă©galement apprĂ©ciĂ© de pouvoir dĂ©couvrir «La Saga des sept Soleils» au travers de ces multiples regards.

«La Saga des sept Soleils» est fortement inspirĂ©e d’élĂ©ments d’autres Ɠuvres de SF. L’auteur a repris certains ingrĂ©dients connus et les a tournĂ©s Ă  sa maniĂšre, pour les dĂ©velopper selon ses idĂ©es et les intĂ©grer dans son histoire. Et c’est quelque chose qu’il a fait avec beaucoup de talent.

Sinon, j’ajouterai encore ceci : toute bonne chose Ă  une fin. Et je regrette que Kevin J. Anderson n’ait pas su s’arrĂȘter quand il le fallait et ait persistĂ© – me semble-t-il - Ă  livrer 7 tomes pour donner Ă©cho au titre de sa saga. En effet, pour ma part, il aurait pu arrĂȘter au 5Ăšme tome, aprĂšs le combat contre les Hydrogues, un combat qu’il aurait d’ailleurs dĂ» soigner d’avantage. Jusqu’à ce stade, j’ai trouvĂ© la saga magnifique et passionnante, et je pense honnĂȘtement qu’elle aurait pu entrer dans les annales de la SF ! A mon sens, il n’était vraiment pas nĂ©cessaire de rajouter une couche avec le retour des Klikiss, l’incarnĂ© des Faeros, la ConfĂ©dĂ©ration du Roi Peter, la dĂ©mence du PrĂ©sident de la Hanse et la prise en otage du Mage Imperator, parce qu’au final, ça devient du grand n’importe quoi, comme je le disais tout en haut de ma critique (*). A un moment donnĂ©, trop c’est trop.

En conclusion, ce que je retiendrai donc de cette saga, c’est le meilleur : des personnages attachants et fort bien construits, et des idĂ©es et des concepts dĂ©veloppĂ©s de maniĂšre trĂšs intĂ©ressante (le thisme, la saga elle-mĂȘme, les coutumes ildiranes, le thĂ©lien, les Verdanis, la forĂȘt-monde, etc.). Ce que je mettrai de cĂŽtĂ© : les aberrations scientifiques, la rĂ©solution trop simplifiĂ©e des terribles menaces hydrogue et klikiss, et le fait que l’auteur n’ait pas su mettre un frein Ă  son imagination dĂ©bordante. Une bonne dose d’imagination c’est excellent, oui. Mais c’est dommage quand celle-ci vient Ă©touffer un space opera aussi bien parti que l’est celui-ci. 

Cette saga est donc passionnante et c'est l'une des meilleures saga de SF que j'aie lue (!), mais Ă  l'instar de ses mondes, elle tombe malheureusement en cendres Ă  partir du tome 5...

Koyolite Tseila
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💬Commentaires

1.Posté par . MAESTRO le 27/12/2013 09:19 | Alerter
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Tout va pour le mieux dans le bras spiral oĂč se trouve la Terre. La Hanse gĂšre les affaires avec efficacitĂ©. Le roi Frederick joue Ă  merveille son rĂŽle de potiche. Les Vagabonds ne se font pas trop remarquer. Les Ildirans sont des voisins mystĂ©rieux mais peu encombrants. Et en plus, les humains sont sur le point d'utiliser une nouvelle technologie : le flambeau klikiss, qui va transformer une gĂ©ante gazeuse en un nouveau soleil. Mais ils ne savent pas qu'ils vont enclencher un processus destructeur et rĂ©veiller un vieil ennemi.
La Saga des Sept Soleils, qui compte 7 tome, me semble ĂȘtre tout Ă  fait dans la veine du nouveau space-opĂ©ra. Il y a un univers complet, cohĂ©rent, et surtout une foule de personnages qui vont chacun vivre leur petite intrigue, le tout formant un dessin plus vaste.
Comme pour toute oeuvre de cette ampleur et de cette complexité, il faut poser le décor, présenter les intervenants. Et cela prend du temps. Voilà pourquoi ce livre est assez difficile à aborder. Il faut prendre patience et attendre que l'action puisse commencer. Mais une fois que ça commence, c'est plutÎt bien écrit.
L'univers en lui-mĂȘme est intĂ©ressant. Le pitch de base est sympa. Ce qu'on devine derriĂšre l'est tout autant.
Mais j'ai quand mĂȘme relevĂ© deux points nĂ©gatifs.Tout d'abord, il y a de nombreux points communs avec d'autres univers. Les Vagabonds et ThĂ©roc me font penser Ă  HypĂ©rion. Les empires cachĂ©s rappellent le cycle des Xeelees. La Hanse tient du Commonwealth (Hamilton). Les ruines klikiss Ă©voquent Les Nuages de Dieu. L'embrasement d'Oncier est similaire Ă  2010...
Je sais qu'il est difficile d'encore trouver des idées 100% originales. Quand on se lance dans du space-opéra, on retombe fatalement sur une douzaines d'idées de base avec lesquelles ont peut jouer. Mais ici, c'est un peu trop flagrant.
Autre reproche : mĂȘme sans tomber dans la hard-SF, est-ce trop demander de respecter au moins des notions Ă©lĂ©mentaires de chimie ? Il n'existe pas d'allotrope classique de l'hydrogĂšne, et il ne peut y en avoir pour un Ă©lĂ©ment de valence 1... Et depuis quand trouve-t-on de l'oxygĂšne (rĂ©sidu de la vie organique) dans une gĂ©ante gazeuse ?
Ca n'en fait pas un mauvais roman, loin de là. Et j'ai hùte de voir l'univers se développer. Je suis curieux aussi de voir comment l'auteur va s'en tirer face à des ennemis qu'il a conçus vraiment TRES puissants. Pour l'instant, je donne à cette série une satisfaction, mais pas encore de distinction, en attendant la suite.

2.Posté par . MAESTRO le 13/08/2014 08:47 | Alerter
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La Saga des sept Soleils

Et bien voilĂ , je suis arrivĂ© au bout de cette passionnante saga... passionnante mais aussi parfois dĂ©cevante... Dans ce dernier tome, on atteint l'apogĂ©e de tout : des tensions internes entre Terriens, des tensions entre la Hanse et les Ildirans, des tensions avec les ĂȘtres Ă©lĂ©mentaux, sans oublier le retour des Klikiss. Le rythme est soutenu, il y a beaucoup d'action. la rĂ©flexion n'est clairement plus de mise. Finalement, on aboutit Ă  un happy end presque inespĂ©rĂ©. Et d'ailleurs, la façon dont il arrive est quelque peu abrupte. Il y a beaucoup de suspense mais c'est au dĂ©triment d'une certaine crĂ©dibilitĂ©. Et aprĂšs le dĂ©nouement, il y a de (trop) longs chapitres sur ce qu'il advient de chaque personnage principal, et il y en a quelques uns. Alors, quel est mon avis final sur cette saga qui me tient en haleine depuis 3 mois et demi ? Ne boudons pas notre plaisir, c'est une bonne saga. L'Ă©criture est plutĂŽt bonne. C'est fluide. L'univers dĂ©crit est riche et complexe. Mais la trame gĂ©nĂ©rale me semble inĂ©gale. Je regrette aussi les grandes disparitĂ©s entre des personnages attachants et/ou intĂ©ressants (Rlinda Kett, Davlin Lotze, Tasya Tamblin...) et d'autres qui sont fades ou caricaturaux (Basil Wanceslas, Peter et Estarra...) En fait, le plus regrettable est que l'auteur mette l'accent surtout sur ceux qui me semblent le moins bien rĂ©ussi. Et puis, il y a quand mĂȘme quelques "horreurs" scientifiques, comme cet ekti totalement impossible (et je ne parle mĂȘme pas de l'Ă©tat actuel de nos connaissances, c'est une impossibilitĂ© logique), ou encore la nature presque mystique des ĂȘtres Ă©lĂ©mentaux. Je conclurai sur une note de satisfaction. Ca m'a distrait, parfois amusĂ©, mais sans plus.

3.Posté par Frédéric VASSEUR le 25/10/2019 09:09 | Alerter
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Je viens tout juste de lire ce cycle. J'ai trouvé ça vraiment excellent ! Le début est en effet lent, il faut du temps pour tout mettre en place, mais ensuite il devient difficile de lùcher. :)

4.Posté par Paul DEMOULIN le 19/02/2021 14:05 | Alerter
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southeast
Purée que tout ça m'a l'air appétissant !

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