Tome 1 - L'Empire cachĂ© (Hidden Empire, 2002) đđđđđ
La conquĂȘte de l'univers risque de tourner au cauchemar... Les Ildirans, maĂźtres de la galaxie, transmettent aux Terriers des techniques qui leur permettent de coloniser l'univers. Deux siĂšcles plus tard, l'empire humain embrase Oncier, une gĂ©ante gazeuse, pour la transformer en soleil. Mais de mystĂ©rieuses sphĂšres Ă©mergent du cĆur de cette planĂšte. Ceux qui vivaient lĂ semblent bien dĂ©cidĂ©s Ă se venger. Et leur puissance est inimaginable...
đȘ¶ Fiche de lecture
Je me suis lancée dans la lecture du premier tome de ce space-opéra qui en compte 7. Les chapitres sont courts, ce qui donne parfois l'impression de sauter du coq à l'ùne, et durant les 200 premiÚres pages, il ne se passe pas grand chose. Il s'agit surtout d'une introduction aux personnages (nombreux !) et à l'univers de la saga. L'auteur pose le décor. Il faut donc s'accrocher un peu durant le premier tiers du livre, mais ça en vaut la peine.
Petit Ă petit, une trame commune se dessine entre la vie des divers personnages, finalement tout se recoupe et s'assemble, mĂȘme si la plupart des Ă©vĂ©nements sont tout de mĂȘme plus ou moins prĂ©visibles.
Et puis, tout à coup, ça commence à aller vite : les chapitres courts présentent cette fois-ci l'avantage de rythmer l'action et d'éviter les temps morts. Kevin J. Anderson sait y faire pour accrocher son lecteur !
Tout est fait pour que ce livre soit un bon divertissement, sans prétention de révolutionner le genre. Kevin J. Anderson a le mérite d'avoir créer un univers complexe, en dépit d'influences trÚs marquées, comme par exemple Star Wars, Stargate, Hypérion, Dune et Galactica.
đȘ¶ Fiche de lecture
Je me suis lancée dans la lecture du premier tome de ce space-opéra qui en compte 7. Les chapitres sont courts, ce qui donne parfois l'impression de sauter du coq à l'ùne, et durant les 200 premiÚres pages, il ne se passe pas grand chose. Il s'agit surtout d'une introduction aux personnages (nombreux !) et à l'univers de la saga. L'auteur pose le décor. Il faut donc s'accrocher un peu durant le premier tiers du livre, mais ça en vaut la peine.
Petit Ă petit, une trame commune se dessine entre la vie des divers personnages, finalement tout se recoupe et s'assemble, mĂȘme si la plupart des Ă©vĂ©nements sont tout de mĂȘme plus ou moins prĂ©visibles.
Et puis, tout à coup, ça commence à aller vite : les chapitres courts présentent cette fois-ci l'avantage de rythmer l'action et d'éviter les temps morts. Kevin J. Anderson sait y faire pour accrocher son lecteur !
Tout est fait pour que ce livre soit un bon divertissement, sans prétention de révolutionner le genre. Kevin J. Anderson a le mérite d'avoir créer un univers complexe, en dépit d'influences trÚs marquées, comme par exemple Star Wars, Stargate, Hypérion, Dune et Galactica.
Tome 2 - Une ForĂȘt d'Ătoiles (A Forest of Stars, 2003) đđđđđ
Sous lâembargo des Hydrogues, la civilisation humaine est en train dâĂ©touffer. Exsangue, elle accepte lâaide des mystĂ©rieux robots klikiss⊠Mais ces derniers pourraient bien se retourner contre eux comme ils lâont dĂ©jĂ fait avec leurs propres crĂ©ateurs, quâils ont exterminĂ©s. Pendant ce temps, les Ildirans cherchent Ă tout prix Ă sauver leur propre empire, sans hĂ©siter Ă recourir Ă un plan sinistre. Pour la civilisation humaine et la myriade de factions aliens dissĂ©minĂ©e dans lâunivers, la vĂ©ritable guerre est sur le point dâĂ©clater⊠Et elle pourrait bien sâachever en gĂ©nocide.
đȘ¶ Fiche de lecture
Un titre qui laisse rĂȘveur... et une histoire sacrĂ©ment bien construite. Ce deuxiĂšme tome de La Saga des Sept Etoiles est plus sombre que le prĂ©cĂ©dent. Il est plein de rebondissements, et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on a pas le temps de s'ennuyer ! Les chapitres sont brefs, et se terminent tous par des cliff-hangers plus ou moins importants.
L'histoire est bien écrite, les personnages prennent en profondeur. Je trouve que c'est un beau space-opéra, agréable, et je commence à réaliser l'ampleur des événements du récit.
Il me semble que Kevin J. Anderson s'est lancé dans un ambitieux projet. En effet, certaines guerres entre des forces extraterrestres puissantes semblent remonter à la nuit des temps, tout comme La Saga des Sept Soleils nous le confie...
Et l'ĂȘtre humain, lui il est lĂ au milieu, Ă la fois victime et spectateur, impuissant...
đȘ¶ Fiche de lecture
Un titre qui laisse rĂȘveur... et une histoire sacrĂ©ment bien construite. Ce deuxiĂšme tome de La Saga des Sept Etoiles est plus sombre que le prĂ©cĂ©dent. Il est plein de rebondissements, et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on a pas le temps de s'ennuyer ! Les chapitres sont brefs, et se terminent tous par des cliff-hangers plus ou moins importants.
L'histoire est bien écrite, les personnages prennent en profondeur. Je trouve que c'est un beau space-opéra, agréable, et je commence à réaliser l'ampleur des événements du récit.
Il me semble que Kevin J. Anderson s'est lancé dans un ambitieux projet. En effet, certaines guerres entre des forces extraterrestres puissantes semblent remonter à la nuit des temps, tout comme La Saga des Sept Soleils nous le confie...
Et l'ĂȘtre humain, lui il est lĂ au milieu, Ă la fois victime et spectateur, impuissant...
Tome 3 - TempĂȘtes sur l'Horizon (Horizon Storms, 2004) đđđđđ
La lutte titanesque entre les superpuissances Ă©lĂ©mentales fait rage Ă travers toute la galaxie. Pris au piĂšge dans ce conflit, lâhumanitĂ© et les Ildirans cherchent dĂ©sespĂ©rĂ©ment une planche de salut. Tandis que les dirigeants humains tentent de rassembler leur espĂšce sous lâautoritĂ© de la Hanse, le nouveau Mage Imperator des Ildirans affronte une rĂ©bellion au sein mĂȘme de son empire. Au milieu de ces tempĂȘtes, une quatriĂšme force Ă©lĂ©mentale fait son apparition, et pourrait bien tout changer...
đȘ¶ Fiche de lecture
Je ne suis pas du tout déçue par la lecture de ce troisiĂšme tome. L'histoire s'Ă©toffe davantage, le scĂ©nario devient recherchĂ©. Les liens qui relient les divers Ă©vĂ©nements entre eux sont aussi complexes que ceux qui s'entremĂȘlent au sein du thisme (rĂ©seau tĂ©lĂ©pathique).
La Hanse, les Vagabonds, les robots Klikiss les Ildirans et les ThĂ©roniens, autant de peuples qui se dressent petit Ă petit les uns contre les autres, au lieu de s'unir pour faire bloc devant les terribles Hydrogues. Ils sembleraient que tous deviennent fous devant la menace hydrogue, car des conflits « internes » Ă©clatent au cĆur mĂȘme de chaque peuple, alors que, au contraire, des unions incongrues naissent entre d'autres.
Dans ce troisiÚme volet de la Saga des Sept Soleils, on en apprend un peu plus sur les Wentals (au compte-gouttes, si j'ose dire!), cette race mystérieuse qui n'est autre que l'Eau, un des éléments de la nature...
Par contre, on reste toujours dans le flou quant au combat millénaire qui oppose les Faeros, les Verdani et les Hydrogues, ces forces démentielles. Visiblement, Kevin J. Anderson attend le moment propice pour jeter ses atouts.
Bref, en résumé, ça dégénÚre partout dans le Bras spiral de notre galaxie. Et cela ne rend le scénario que plus intéressant !
đȘ¶ Fiche de lecture
Je ne suis pas du tout déçue par la lecture de ce troisiĂšme tome. L'histoire s'Ă©toffe davantage, le scĂ©nario devient recherchĂ©. Les liens qui relient les divers Ă©vĂ©nements entre eux sont aussi complexes que ceux qui s'entremĂȘlent au sein du thisme (rĂ©seau tĂ©lĂ©pathique).
La Hanse, les Vagabonds, les robots Klikiss les Ildirans et les ThĂ©roniens, autant de peuples qui se dressent petit Ă petit les uns contre les autres, au lieu de s'unir pour faire bloc devant les terribles Hydrogues. Ils sembleraient que tous deviennent fous devant la menace hydrogue, car des conflits « internes » Ă©clatent au cĆur mĂȘme de chaque peuple, alors que, au contraire, des unions incongrues naissent entre d'autres.
Dans ce troisiÚme volet de la Saga des Sept Soleils, on en apprend un peu plus sur les Wentals (au compte-gouttes, si j'ose dire!), cette race mystérieuse qui n'est autre que l'Eau, un des éléments de la nature...
Par contre, on reste toujours dans le flou quant au combat millénaire qui oppose les Faeros, les Verdani et les Hydrogues, ces forces démentielles. Visiblement, Kevin J. Anderson attend le moment propice pour jeter ses atouts.
Bref, en résumé, ça dégénÚre partout dans le Bras spiral de notre galaxie. Et cela ne rend le scénario que plus intéressant !
Tome 4 - Soleils Ă©clatĂ©s (Scattered Suns, 2005) đđđđđ
Un conflit qui Ă©teint des Ă©toiles et anĂ©antit toute vie. Face Ă la terrible menace hydrogue, les humains restent divisĂ©s. Le prĂ©sident de la Hanse terrienne sâobstine dans sa persĂ©cution des clans de Vagabonds. Quant au Mage Imperator, il doit faire face Ă une rĂ©bellion sanguinaire lancĂ©e par son propre frĂšre. Les deux peuples sont acculĂ©s et auraient bien besoin de nouveaux alliĂ©s. Mais dans une galaxie dĂ©chirĂ©e par la guerre et la trahison, comment distinguer lâami de lâennemi ?
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C'est la guerre et la pagaille dans le Bras spiral ! Un conflit oppose des forces ancestrales les unes aux autres, des forces de la nature Ă l'instar des 4 Ă©lĂ©ments : les Faeros (le Feu), les Hydrogues (l'Air), les Verdanis (la Terre) et les Wentals (l'Eau). A cĂŽtĂ© de cela, des peuples jeunes sont divisĂ©s. Chez les Humains, la Ligue HansĂ©atique (communĂ©ment appelĂ©e La Grosse Dinde) traque sans pitiĂ© les Vagabonds et dĂ©truit leurs installations et foyers. Chez les Ildirans, Jorah le Mage imperator doit faire face Ă son frĂšre Rusah, dissident, qui s'est autoproclamĂ© Mage imperator Ă sa place, en imposant par la violence son propre thisme aux siens. Les robots Klikiss, quant Ă eux, aprĂšs s'ĂȘtre retournĂ©s contre leurs crĂ©ateurs voilĂ des millĂ©naires, se rĂ©veillent de leur long sommeil et se rĂ©unissent, secrĂštement, avec pour projet d'anĂ©antir, avec l'aide des Hydrogues, tous les ĂȘtre humains de la galaxie. Ca chauffe donc de tous les cĂŽtĂ©s !
A noter : la maniÚre exceptionnelle dont l'auteur présente et développe le thisme, ce complexe réseau de fils mentaux qui relient tous les Ildirans entre eux via leur Mage imperator. A relever également l'intéressant développement de certains personnages, tels que Tasia Tamblyn, Anton Colicos, Daniel, Udruh, Rlinda Kett et DD.
Ce quatriĂšme tome me fait l'effet d'un entonnoir. Au commencement, les aventures des nombreux personnages de la saga Ă©voluent tranquillement, parallĂšlement les unes aux autres, parfois mĂȘme en confĂ©rant quelques longueurs au rĂ©cit. Le lecteur non assidu pourrait avoir tendance Ă se perdre quelque peu parmi les mĂ©andres de ces multiples histoires, tissĂ©s tels des fils, Ă l'image du thisme.
đȘ¶ Fiche de lecture
C'est la guerre et la pagaille dans le Bras spiral ! Un conflit oppose des forces ancestrales les unes aux autres, des forces de la nature Ă l'instar des 4 Ă©lĂ©ments : les Faeros (le Feu), les Hydrogues (l'Air), les Verdanis (la Terre) et les Wentals (l'Eau). A cĂŽtĂ© de cela, des peuples jeunes sont divisĂ©s. Chez les Humains, la Ligue HansĂ©atique (communĂ©ment appelĂ©e La Grosse Dinde) traque sans pitiĂ© les Vagabonds et dĂ©truit leurs installations et foyers. Chez les Ildirans, Jorah le Mage imperator doit faire face Ă son frĂšre Rusah, dissident, qui s'est autoproclamĂ© Mage imperator Ă sa place, en imposant par la violence son propre thisme aux siens. Les robots Klikiss, quant Ă eux, aprĂšs s'ĂȘtre retournĂ©s contre leurs crĂ©ateurs voilĂ des millĂ©naires, se rĂ©veillent de leur long sommeil et se rĂ©unissent, secrĂštement, avec pour projet d'anĂ©antir, avec l'aide des Hydrogues, tous les ĂȘtre humains de la galaxie. Ca chauffe donc de tous les cĂŽtĂ©s !
A noter : la maniÚre exceptionnelle dont l'auteur présente et développe le thisme, ce complexe réseau de fils mentaux qui relient tous les Ildirans entre eux via leur Mage imperator. A relever également l'intéressant développement de certains personnages, tels que Tasia Tamblyn, Anton Colicos, Daniel, Udruh, Rlinda Kett et DD.
Ce quatriĂšme tome me fait l'effet d'un entonnoir. Au commencement, les aventures des nombreux personnages de la saga Ă©voluent tranquillement, parallĂšlement les unes aux autres, parfois mĂȘme en confĂ©rant quelques longueurs au rĂ©cit. Le lecteur non assidu pourrait avoir tendance Ă se perdre quelque peu parmi les mĂ©andres de ces multiples histoires, tissĂ©s tels des fils, Ă l'image du thisme.
Mais ces fils se resserrent petit Ă petit, en mĂȘme temps que Rusah renforcent son pouvoir sur son propre thisme. DĂšs lors, les faits se recoupent et le rythme accĂ©lĂšre, jusqu'Ă entraĂźner le lecteur dans une lecture passionnante et compulsive !
Les derniĂšres pages arrivĂ©es, je m'aperçois que Kevin J. Anderson n'a rien laissĂ© au hasard, et que les passages narrant les aventures de certains protagonistes qui, au dĂ©but, me semblaient Ă priori sans grand intĂ©rĂȘt, ont en rĂ©alitĂ© toute leur importance. Chaque anecdote, chaque fait, est une pierre de cet immense Ă©difice qu'est la Saga des 7 Soleils.
AprÚs avoir été entraßnée dans ces flots palpitants, puis précipitée avec force dans le goulot de l'entonnoir, je retombe brutalement dans la réalité, lorsque je me dois de constater, à regret, que je viens de lire la derniÚre page, alors que Margaret Colicos réapparaßt enfin et que Karla Tamblyn revient mystérieusement à la vie...
Les derniĂšres pages arrivĂ©es, je m'aperçois que Kevin J. Anderson n'a rien laissĂ© au hasard, et que les passages narrant les aventures de certains protagonistes qui, au dĂ©but, me semblaient Ă priori sans grand intĂ©rĂȘt, ont en rĂ©alitĂ© toute leur importance. Chaque anecdote, chaque fait, est une pierre de cet immense Ă©difice qu'est la Saga des 7 Soleils.
AprÚs avoir été entraßnée dans ces flots palpitants, puis précipitée avec force dans le goulot de l'entonnoir, je retombe brutalement dans la réalité, lorsque je me dois de constater, à regret, que je viens de lire la derniÚre page, alors que Margaret Colicos réapparaßt enfin et que Karla Tamblyn revient mystérieusement à la vie...
Tome 5 - Ombres et Flammes (Of Fire and Night, 2006) đđđ€đ€đ€
La guerre totale entre dans sa phase finale. Les robots klikiss ont longtemps prĂ©tendu ĂȘtre les amis de lâhumanitĂ©, pour mieux y implanter un cheval de Troie. Leur plan laisse les Terriens sans dĂ©fense, et menace ainsi lâespĂšce humaine tout entiĂšre. Et ce seront peut-ĂȘtre les Ildirans eux-mĂȘmes qui porteront le coup final, car pour leur propre sauvegarde ils sâapprĂȘtent Ă signer avec les hydrogues un pacte diabolique, qui les obligera Ă Ă©liminer le dernier carrĂ© des humains...
đȘ¶ Fiche de lecture
Tous les peuples du Bras spiral sont en guerre les uns contre les autres, et comme si cela ne suffisait pas, ils sont de surcroĂźt attaquĂ©s par une race ancestrale puissante nommĂ©e « Hydrogue », qui dĂ©truit des planĂštes et des soleils aussi facilement quâon souffle la flamme dâune bougie. Seule enclave au milieu de ces conflits : le peuple ildiran, dirigĂ© et protĂ©gĂ© par Joraâh, son Mage Imperator. Les Ildirans sont neutres et donc non-impliquĂ©s dans cette guerre. Mais les choses vont changer lorsquâun Ă©missaire hydrogue impose Ă Joraâh un odieux chantage : il doit sâallier aux Hydrogues et dĂ©truire les ĂȘtres humains, sans quoi sa planĂšte sera ravagĂ©e, et son peuple, dĂ©cimĂ©. Joraâh se retrouve donc devant la plus dure dĂ©cision de sa vie, la plus difficile quâun Mage Imperator ait eu Ă prendre depuis des millĂ©naires⊠Doit-il suivre les instructions des Hydrogues, afin de sauver les Ildirans ? Ou au contraire refuser de trahir les Terriens, mais voir les siens mourir ?
Une strophe de La Saga des Sept Soleils dit : « Viendra une saison dâombres et de flammes, oĂč les empires tomberont devant leurs ennemis, oĂč les soleils eux-mĂȘmes commenceront Ă mourir ». Un fardeau que Joraâh, trouve bien Ă©crasant. « VoilĂ , nous sommes en cette saison, et câest moi qui lâai fait advenir », se reproche-t-il aussitĂŽt.
Durant le cours laps de temps qui lui est accordĂ© pour rĂ©flĂ©chir, Joraâh va tout mettre en Ćuvre pour trouver une solution Ă ce dilemme â si solution il existe. De mon point de vue, câest ici que nous arrivons dans la partie la plus intĂ©ressante de cet ouvrage. En effet, Joraâh pense que la rĂ©ponse est dans les archives de La Saga des Sept Soleils, dans ces documents manuscrits qui retranscrivent fidĂšlement lâhistoire du peuple ildiran. Joraâh est intimement convaincu quâau cĆur de ces lointains rĂ©cits oubliĂ©s se trouvent la clĂ© de cette terrible Ă©nigme. Mais ce que ses deux mandatĂ©s vont y trouver se rĂ©vĂ©lera pire que tout. Il se trouve que lâhistoire des Ildirans, telle quâils la connaissent et se la transmettent de gĂ©nĂ©rations en gĂ©nĂ©rations, est un mensonge : des parties obscures de la Saga â et pas des moindres - ont volontairement Ă©tĂ© occultĂ©es !
En parallĂšle Ă ces rĂ©vĂ©lations, nous pouvons suivre la dĂ©cadence du PrĂ©sident de la Hanse, Basil Wenceslas, que ses intĂ©rĂȘts personnels et son ambition rongent au point de le rendre fou. Dans les tomes prĂ©cĂ©dents, Basil Ă©tait un homme fort intelligent, perspicace, mais cruel aussi, un personnage qui agissait pour le bien de la Hanse, ce qui lâamenait Ă prendre parfois des dĂ©cisions radicales, mais que lâon pouvait comprendre. Dans cet ouvrage, il ne reste de lui que sa cruautĂ© sans borne. Jâavoue ĂȘtre quelque peu surprise par la tournure donnĂ©e Ă son caractĂšre. Nous passons dâun personnage complexe et intĂ©ressant Ă un dĂ©ment qui agit de maniĂšre irrĂ©flĂ©chie et imprĂ©visible. Il y perd un peu en crĂ©dibilitĂ©. Je souhaite que son dĂ©clin ne soit que temporaire.
Nous arrivons maintenant au point crucial de ce rĂ©cit, celui qui narre la phase finale de la guerre opposant les peuples du Bras spiral aux Hydrogues. Et Ă mon avis, câest lĂ que le bĂąt blesse dans ce cinquiĂšme ouvrage. Il aura fallu des milliers de page Ă Kevin J. Anderson pour nous faire comprendre Ă quel point les Hydrogues sont puissants et malveillants, et Ă peine 50 pages pour que leur compte leur soit rĂ©glĂ© ! Et câest aussi lors de ces quelques pages que tous les peuples qui Ă©taient en guerre les uns contre les autres auparavant sâunissent â comme par magie â dans un mĂȘme Ă©lan de solidaritĂ©, pour affronter cet ennemi commun. De ce fait, une race capable de pulvĂ©riser des mondes et des astres se voit battue Ă coups de troncs dâarbre, de gouttes dâeau et de sonnettes ! Alors lĂ moi je dis : allĂŽ ?! On sait que lâauteur a puisĂ© dans une multitude de rĂ©fĂ©rences connues pour construire sa saga, et je ne lâen blĂąme pas, car il a bien fait les choses. Mais si la guerre finale contre les Hydrogues est, par exemple, inspirĂ©e de la bataille dâEndor (Star Wars), lorsque les Ewoks affrontent lâEmpire Ă coups de pierres et de flĂšches, cette « copie » est vraiment mauvaise. Mais pourquoi ne pas avoir utilisĂ© le fameux flambeau klikiss dont il nous parlait tant au dĂ©but de la Saga ? De plus, jâaurais vraiment bien voulu en savoir plus sur ce peuple de la nuit des temps : pourquoi est-il si belliqueux ? Si lâon sâen tient aux explications de lâauteur, dans son cas, son anciennetĂ© ne lui a pas apportĂ© la sagesse. Au contraire, elle semble lâavoir suralimentĂ© de haine.
Que penser de ce livre ? Câest la question.
Dâun cĂŽtĂ©, il mâa beaucoup plu par bien des aspects, notamment toute la partie qui concerne lâhistoire des Ildirans et les choix de Joraâh. Je me suis Ă©galement rĂ©jouie de ses retrouvailles avec Nira, sa prĂȘtresse verte, et jâai admirĂ© les talents de tĂ©lĂ©pathe hors du commun de leur fille, Osiraâh. Si jâai Ă©tĂ© Ă©tonnĂ©e par lâattitude de Basil, je me dois aussi de souligner le fait que son dĂ©clin est fort bien dĂ©crit. Par ailleurs, je suis Ă©galement contente que Peter et Estarra se soient enfin rĂ©voltĂ©s : fini de jouer les pantins de Basil. Il est Ă noter que le petit jeu de « guerre des nerfs » auquel les trois protagonistes se livrent est des plus subtiles.
Dâun autre cĂŽtĂ©, vous lâaurez compris, la guerre finale contre les Hydrogues a Ă©tĂ© amenĂ©e beaucoup trop tĂŽt Ă mon goĂ»t. Comme La Saga des Sept Soleils comprend 7 tomes, jâaurais prĂ©fĂ©rĂ© que lâauteur la traite avec plus de soin au lieu de la bĂącler de la sorte. Je pensais que cet affront serait la phase finale de la Saga. LâapogĂ©e ! Je me trompais. Jâajouterai encore quâaprĂšs la bataille, câest le calme plat. Les 35 derniĂšres pages, ce nâest que du remplissage de feuilles blanches, du moins, câest lâimpression que ça en donne. Cependant, Kevin J. Anderson a visiblement plus dâun tour dans son sac, puisque pour ne point dĂ©roger Ă la rĂšgle, lâultime chapitre se termine sur un grand suspens : lâauteur en rajoute une couche en ressuscitant les morts!
En rĂ©sumĂ©, ce cinquiĂšme tome me laisse sur un avis mitigĂ©. Dans lâensemble, le livre est pas mal du tout, mais câest peut-ĂȘtre quand mĂȘme le moins bon de la Saga. QuâĂ cela ne tienne, ce nâest pas cela qui me dĂ©couragera de lire la suite : lâauteur nous rĂ©serve assurĂ©ment encore bien des surprises, mĂȘme si pour lâinstant, jâignore oĂč cela va nous mener.
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Tous les peuples du Bras spiral sont en guerre les uns contre les autres, et comme si cela ne suffisait pas, ils sont de surcroĂźt attaquĂ©s par une race ancestrale puissante nommĂ©e « Hydrogue », qui dĂ©truit des planĂštes et des soleils aussi facilement quâon souffle la flamme dâune bougie. Seule enclave au milieu de ces conflits : le peuple ildiran, dirigĂ© et protĂ©gĂ© par Joraâh, son Mage Imperator. Les Ildirans sont neutres et donc non-impliquĂ©s dans cette guerre. Mais les choses vont changer lorsquâun Ă©missaire hydrogue impose Ă Joraâh un odieux chantage : il doit sâallier aux Hydrogues et dĂ©truire les ĂȘtres humains, sans quoi sa planĂšte sera ravagĂ©e, et son peuple, dĂ©cimĂ©. Joraâh se retrouve donc devant la plus dure dĂ©cision de sa vie, la plus difficile quâun Mage Imperator ait eu Ă prendre depuis des millĂ©naires⊠Doit-il suivre les instructions des Hydrogues, afin de sauver les Ildirans ? Ou au contraire refuser de trahir les Terriens, mais voir les siens mourir ?
Une strophe de La Saga des Sept Soleils dit : « Viendra une saison dâombres et de flammes, oĂč les empires tomberont devant leurs ennemis, oĂč les soleils eux-mĂȘmes commenceront Ă mourir ». Un fardeau que Joraâh, trouve bien Ă©crasant. « VoilĂ , nous sommes en cette saison, et câest moi qui lâai fait advenir », se reproche-t-il aussitĂŽt.
Durant le cours laps de temps qui lui est accordĂ© pour rĂ©flĂ©chir, Joraâh va tout mettre en Ćuvre pour trouver une solution Ă ce dilemme â si solution il existe. De mon point de vue, câest ici que nous arrivons dans la partie la plus intĂ©ressante de cet ouvrage. En effet, Joraâh pense que la rĂ©ponse est dans les archives de La Saga des Sept Soleils, dans ces documents manuscrits qui retranscrivent fidĂšlement lâhistoire du peuple ildiran. Joraâh est intimement convaincu quâau cĆur de ces lointains rĂ©cits oubliĂ©s se trouvent la clĂ© de cette terrible Ă©nigme. Mais ce que ses deux mandatĂ©s vont y trouver se rĂ©vĂ©lera pire que tout. Il se trouve que lâhistoire des Ildirans, telle quâils la connaissent et se la transmettent de gĂ©nĂ©rations en gĂ©nĂ©rations, est un mensonge : des parties obscures de la Saga â et pas des moindres - ont volontairement Ă©tĂ© occultĂ©es !
En parallĂšle Ă ces rĂ©vĂ©lations, nous pouvons suivre la dĂ©cadence du PrĂ©sident de la Hanse, Basil Wenceslas, que ses intĂ©rĂȘts personnels et son ambition rongent au point de le rendre fou. Dans les tomes prĂ©cĂ©dents, Basil Ă©tait un homme fort intelligent, perspicace, mais cruel aussi, un personnage qui agissait pour le bien de la Hanse, ce qui lâamenait Ă prendre parfois des dĂ©cisions radicales, mais que lâon pouvait comprendre. Dans cet ouvrage, il ne reste de lui que sa cruautĂ© sans borne. Jâavoue ĂȘtre quelque peu surprise par la tournure donnĂ©e Ă son caractĂšre. Nous passons dâun personnage complexe et intĂ©ressant Ă un dĂ©ment qui agit de maniĂšre irrĂ©flĂ©chie et imprĂ©visible. Il y perd un peu en crĂ©dibilitĂ©. Je souhaite que son dĂ©clin ne soit que temporaire.
Nous arrivons maintenant au point crucial de ce rĂ©cit, celui qui narre la phase finale de la guerre opposant les peuples du Bras spiral aux Hydrogues. Et Ă mon avis, câest lĂ que le bĂąt blesse dans ce cinquiĂšme ouvrage. Il aura fallu des milliers de page Ă Kevin J. Anderson pour nous faire comprendre Ă quel point les Hydrogues sont puissants et malveillants, et Ă peine 50 pages pour que leur compte leur soit rĂ©glĂ© ! Et câest aussi lors de ces quelques pages que tous les peuples qui Ă©taient en guerre les uns contre les autres auparavant sâunissent â comme par magie â dans un mĂȘme Ă©lan de solidaritĂ©, pour affronter cet ennemi commun. De ce fait, une race capable de pulvĂ©riser des mondes et des astres se voit battue Ă coups de troncs dâarbre, de gouttes dâeau et de sonnettes ! Alors lĂ moi je dis : allĂŽ ?! On sait que lâauteur a puisĂ© dans une multitude de rĂ©fĂ©rences connues pour construire sa saga, et je ne lâen blĂąme pas, car il a bien fait les choses. Mais si la guerre finale contre les Hydrogues est, par exemple, inspirĂ©e de la bataille dâEndor (Star Wars), lorsque les Ewoks affrontent lâEmpire Ă coups de pierres et de flĂšches, cette « copie » est vraiment mauvaise. Mais pourquoi ne pas avoir utilisĂ© le fameux flambeau klikiss dont il nous parlait tant au dĂ©but de la Saga ? De plus, jâaurais vraiment bien voulu en savoir plus sur ce peuple de la nuit des temps : pourquoi est-il si belliqueux ? Si lâon sâen tient aux explications de lâauteur, dans son cas, son anciennetĂ© ne lui a pas apportĂ© la sagesse. Au contraire, elle semble lâavoir suralimentĂ© de haine.
Que penser de ce livre ? Câest la question.
Dâun cĂŽtĂ©, il mâa beaucoup plu par bien des aspects, notamment toute la partie qui concerne lâhistoire des Ildirans et les choix de Joraâh. Je me suis Ă©galement rĂ©jouie de ses retrouvailles avec Nira, sa prĂȘtresse verte, et jâai admirĂ© les talents de tĂ©lĂ©pathe hors du commun de leur fille, Osiraâh. Si jâai Ă©tĂ© Ă©tonnĂ©e par lâattitude de Basil, je me dois aussi de souligner le fait que son dĂ©clin est fort bien dĂ©crit. Par ailleurs, je suis Ă©galement contente que Peter et Estarra se soient enfin rĂ©voltĂ©s : fini de jouer les pantins de Basil. Il est Ă noter que le petit jeu de « guerre des nerfs » auquel les trois protagonistes se livrent est des plus subtiles.
Dâun autre cĂŽtĂ©, vous lâaurez compris, la guerre finale contre les Hydrogues a Ă©tĂ© amenĂ©e beaucoup trop tĂŽt Ă mon goĂ»t. Comme La Saga des Sept Soleils comprend 7 tomes, jâaurais prĂ©fĂ©rĂ© que lâauteur la traite avec plus de soin au lieu de la bĂącler de la sorte. Je pensais que cet affront serait la phase finale de la Saga. LâapogĂ©e ! Je me trompais. Jâajouterai encore quâaprĂšs la bataille, câest le calme plat. Les 35 derniĂšres pages, ce nâest que du remplissage de feuilles blanches, du moins, câest lâimpression que ça en donne. Cependant, Kevin J. Anderson a visiblement plus dâun tour dans son sac, puisque pour ne point dĂ©roger Ă la rĂšgle, lâultime chapitre se termine sur un grand suspens : lâauteur en rajoute une couche en ressuscitant les morts!
En rĂ©sumĂ©, ce cinquiĂšme tome me laisse sur un avis mitigĂ©. Dans lâensemble, le livre est pas mal du tout, mais câest peut-ĂȘtre quand mĂȘme le moins bon de la Saga. QuâĂ cela ne tienne, ce nâest pas cela qui me dĂ©couragera de lire la suite : lâauteur nous rĂ©serve assurĂ©ment encore bien des surprises, mĂȘme si pour lâinstant, jâignore oĂč cela va nous mener.
Tome 6 - Un Essaim d'Acier (Metal Swarm, 2007) đđđđ€đ€
La lutte contre les hydrogues nâĂ©tait que le dĂ©but ! Les hydrogues ont Ă©tĂ© vaincus, mais dâautres conflits se prĂ©parent dĂ©jĂ . Le cruel prĂ©sident de la Hanse sâefforce dâĂ©craser la nouvelle ConfĂ©dĂ©ration. Des robots klikiss continuent leurs ravages sur des planĂštes sans dĂ©fense, tandis que leurs crĂ©ateurs, quâon croyait Ă©teints depuis longtemps, refont leur apparition. Plus menaçants encore, des entitĂ©s Ă©lĂ©mentales terrifiantes se sont jointes Ă un Ildiran dĂ©ment⊠Alors que lâespoir semblait renaĂźtre pour lâhumanitĂ© et ses alliĂ©s, lâembrasement sâintensifie !
đȘ¶ Fiche de lecture
Les Humains et les Ildirans sont ressortis vainqueurs de la guerre contre les Hydrogues, mais leurs pertes sont lourdes. Et malheureusement pour eux, aucun répit ne leur est accordé.
Les robots klikiss, menĂ©s par Sirix, ont jurĂ© dâexterminer les Humains jusquâau dernier, en commençant par les planĂštes peuplĂ©es par dâinnocents colons. Lors de lâun de ces raids au moyen de sa petite flotte, Sirix va cependant avoir la mauvaise surprise de tomber nez-Ă -nez avec les Klikiss, leurs crĂ©ateurs, contre lesquels les robots noirs sâĂ©taient retournĂ©s jadis. Ils pensaient les avoir tous anĂ©antis, mais les robots sâĂ©taient trompĂ©s. Non seulement leurs crĂ©ateurs sont de retour, mais en plus, ils ont la ferme intention de dĂ©truire les machines et de reprendre les mondes qui leur appartenaient. Ces derniers Ă©tant Ă prĂ©sent occupĂ©s par les colonies humaines, câest tout simplement lâhorreur qui attend ces pauvres gens. Les Klikiss vont les parquer comme du bĂ©tail dans des enceintes, en attendant le moment propice pour les⊠assimiler !
Du cĂŽtĂ© de lâempire ildiran, ça va Ă©galement trĂšs mal. Rusaâh, ex-dissident ildiran, est devenu lâincarnĂ© des Faeros, crĂ©atures de feu. En fusionnant avec celles-ci, il a une arme redoutable pour se venger de lâempire qui lâa rejetĂ©. Câest en sĂ©vissant au sein du thisme, en brĂ»lant les liens qui forment ce rĂ©seau qui unit les Ăąmes des Ildirans les unes aux autres, que lâincarnĂ© des Faeros va les dĂ©cimer. Mais pire que cela, Rusaâh a Ă©galement trouvĂ© le moyen de sâintroduire au cĆur du tĂ©lien pour sâattaquer directement Ă la forĂȘt monde...
En rĂ©sumĂ©, les vies de milliers dâHumains et dâIldirans ne tiennent plus quâĂ un fil, tandis que les entitĂ©s ancestrales (Verdanis, Faeros, Wentals) sâaffrontent et se dĂ©truisent avec hargne. Et Ă lâĂ©cart de toute cette pagaille, il y a les terribles et Ă priori invincibles Klikiss qui se reconstruisent et reprennent des forces de jours en jours. Vous lâaurez donc compris, lâambiance est sombre et rien ne va plus dans le Bras spiral de notre galaxieâŠ
Au dĂ©but de chaque tome, on pourra apprĂ©cier que lâauteur, Kevin J. Anderson, fasse le point sur lâhistoire. Comme il faut Ă chaque fois attendre une annĂ©e pour la sortie de chaque livre, cet avant-propos est plutĂŽt le bienvenu et permet de se replonger rapidement dans le bain. De mĂȘme que le lexique en fin dâouvrage se rĂ©vĂšle fort utile tout au long de la lecture.
Avec ce space opera qui sâĂ©tend sur 7 tomes, Kevin J. Anderson sâest lancĂ© dans une saga ambitieuse, riche en univers et en personnages, dont certains sont fort bien dĂ©veloppĂ©s (surtout Basil, Peter et Joraâh). Alors que lâon pourrait penser que lâauteur a atteint les sommets de lâimaginable, il ne cesse de surprendre en ajoutant continuellement de nouveaux Ă©lĂ©ments. Son imagination est sans limite, parfois mĂȘme un peu trop tirĂ©e par les cheveux, ce qui pourrait donner la dĂ©rangeante impression quâil est payĂ© pour Ă©crire au kilomĂštre.
Son style dâĂ©criture est simple et fluide, mĂȘme si quelques rĂ©pliques sont totalement superflues (exemple p. 319 : « Ouah ! fut le seul mot quâil parvint Ă articuler »). Des chapitres courts permettent une narration rythmĂ©e. Chaque chapitre porte le nom dâun personnage de la saga, et câest au travers du regard du personnage dont il est question dans le chapitre que lâon vit lâhistoire. Cela offre donc des points de vue diffĂ©rents sur les Ă©vĂ©nements. Câest intĂ©ressant et fort bien pensĂ©.
Dans ce sixiĂšme tome, il y a vraiment beaucoup dâintervenants, ce qui fait que les chapitres sont archi courts (146 chapitres, dâune moyenne de 3 pages chacun). Ici câest presque un dĂ©savantage, car le rythme sâen retrouve trop hachĂ©. Comme « La Saga des sept Soleils » touche bientĂŽt Ă sa fin, câest aussi pour Kevin J. Anderson le moment de mettre un peu dâordre, chose quâil fait en supprimant assez rapidement une foultitude de personnages. Ainsi, au fur et Ă mesure du livre, les chapitres ne sont pas plus longs, mais au moins, il y a moins de protagonistes, ce qui permet une narration moins saccadĂ©e.
Cette Ćuvre, dans son ensemble, est fortement influencĂ©e par dâautres Ćuvres de science-fiction (Star Wars, Dune, Stargate, Galactica, HypĂ©rionâŠ). Lâauteur arrive cependant Ă mixer le tout pour en faire une histoire de son propre crĂ», et ma foi, il faut le dire, le rĂ©sultat est rĂ©ussi. Câest nâest pas un chef-dâĆuvre, mais on peut dire de « La Saga des sept Soleils » quâelle prĂ©sente lâavantage dâĂȘtre foisonnante et divertissante Ă souhait. Câest une lecture qui me convient bien et je suis trĂšs curieuse de voir comment tout cela va se terminer dans le dernier tome, mĂȘme si, pour lâheure, je nâen vois pas vraiment la solution. En tout cas une chose est sĂ»re, ça va mal finir, trĂšs malâŠ
đȘ¶ Fiche de lecture
Les Humains et les Ildirans sont ressortis vainqueurs de la guerre contre les Hydrogues, mais leurs pertes sont lourdes. Et malheureusement pour eux, aucun répit ne leur est accordé.
Les robots klikiss, menĂ©s par Sirix, ont jurĂ© dâexterminer les Humains jusquâau dernier, en commençant par les planĂštes peuplĂ©es par dâinnocents colons. Lors de lâun de ces raids au moyen de sa petite flotte, Sirix va cependant avoir la mauvaise surprise de tomber nez-Ă -nez avec les Klikiss, leurs crĂ©ateurs, contre lesquels les robots noirs sâĂ©taient retournĂ©s jadis. Ils pensaient les avoir tous anĂ©antis, mais les robots sâĂ©taient trompĂ©s. Non seulement leurs crĂ©ateurs sont de retour, mais en plus, ils ont la ferme intention de dĂ©truire les machines et de reprendre les mondes qui leur appartenaient. Ces derniers Ă©tant Ă prĂ©sent occupĂ©s par les colonies humaines, câest tout simplement lâhorreur qui attend ces pauvres gens. Les Klikiss vont les parquer comme du bĂ©tail dans des enceintes, en attendant le moment propice pour les⊠assimiler !
Du cĂŽtĂ© de lâempire ildiran, ça va Ă©galement trĂšs mal. Rusaâh, ex-dissident ildiran, est devenu lâincarnĂ© des Faeros, crĂ©atures de feu. En fusionnant avec celles-ci, il a une arme redoutable pour se venger de lâempire qui lâa rejetĂ©. Câest en sĂ©vissant au sein du thisme, en brĂ»lant les liens qui forment ce rĂ©seau qui unit les Ăąmes des Ildirans les unes aux autres, que lâincarnĂ© des Faeros va les dĂ©cimer. Mais pire que cela, Rusaâh a Ă©galement trouvĂ© le moyen de sâintroduire au cĆur du tĂ©lien pour sâattaquer directement Ă la forĂȘt monde...
En rĂ©sumĂ©, les vies de milliers dâHumains et dâIldirans ne tiennent plus quâĂ un fil, tandis que les entitĂ©s ancestrales (Verdanis, Faeros, Wentals) sâaffrontent et se dĂ©truisent avec hargne. Et Ă lâĂ©cart de toute cette pagaille, il y a les terribles et Ă priori invincibles Klikiss qui se reconstruisent et reprennent des forces de jours en jours. Vous lâaurez donc compris, lâambiance est sombre et rien ne va plus dans le Bras spiral de notre galaxieâŠ
Au dĂ©but de chaque tome, on pourra apprĂ©cier que lâauteur, Kevin J. Anderson, fasse le point sur lâhistoire. Comme il faut Ă chaque fois attendre une annĂ©e pour la sortie de chaque livre, cet avant-propos est plutĂŽt le bienvenu et permet de se replonger rapidement dans le bain. De mĂȘme que le lexique en fin dâouvrage se rĂ©vĂšle fort utile tout au long de la lecture.
Avec ce space opera qui sâĂ©tend sur 7 tomes, Kevin J. Anderson sâest lancĂ© dans une saga ambitieuse, riche en univers et en personnages, dont certains sont fort bien dĂ©veloppĂ©s (surtout Basil, Peter et Joraâh). Alors que lâon pourrait penser que lâauteur a atteint les sommets de lâimaginable, il ne cesse de surprendre en ajoutant continuellement de nouveaux Ă©lĂ©ments. Son imagination est sans limite, parfois mĂȘme un peu trop tirĂ©e par les cheveux, ce qui pourrait donner la dĂ©rangeante impression quâil est payĂ© pour Ă©crire au kilomĂštre.
Son style dâĂ©criture est simple et fluide, mĂȘme si quelques rĂ©pliques sont totalement superflues (exemple p. 319 : « Ouah ! fut le seul mot quâil parvint Ă articuler »). Des chapitres courts permettent une narration rythmĂ©e. Chaque chapitre porte le nom dâun personnage de la saga, et câest au travers du regard du personnage dont il est question dans le chapitre que lâon vit lâhistoire. Cela offre donc des points de vue diffĂ©rents sur les Ă©vĂ©nements. Câest intĂ©ressant et fort bien pensĂ©.
Dans ce sixiĂšme tome, il y a vraiment beaucoup dâintervenants, ce qui fait que les chapitres sont archi courts (146 chapitres, dâune moyenne de 3 pages chacun). Ici câest presque un dĂ©savantage, car le rythme sâen retrouve trop hachĂ©. Comme « La Saga des sept Soleils » touche bientĂŽt Ă sa fin, câest aussi pour Kevin J. Anderson le moment de mettre un peu dâordre, chose quâil fait en supprimant assez rapidement une foultitude de personnages. Ainsi, au fur et Ă mesure du livre, les chapitres ne sont pas plus longs, mais au moins, il y a moins de protagonistes, ce qui permet une narration moins saccadĂ©e.
Cette Ćuvre, dans son ensemble, est fortement influencĂ©e par dâautres Ćuvres de science-fiction (Star Wars, Dune, Stargate, Galactica, HypĂ©rionâŠ). Lâauteur arrive cependant Ă mixer le tout pour en faire une histoire de son propre crĂ», et ma foi, il faut le dire, le rĂ©sultat est rĂ©ussi. Câest nâest pas un chef-dâĆuvre, mais on peut dire de « La Saga des sept Soleils » quâelle prĂ©sente lâavantage dâĂȘtre foisonnante et divertissante Ă souhait. Câest une lecture qui me convient bien et je suis trĂšs curieuse de voir comment tout cela va se terminer dans le dernier tome, mĂȘme si, pour lâheure, je nâen vois pas vraiment la solution. En tout cas une chose est sĂ»re, ça va mal finir, trĂšs malâŠ
Tome 7 - Mondes en Cendres (The Ashes of Worlds, 2008) đđđđ€đ€
Lâalliance entre les humains, les ildirans, les verdanis et les wentals a tenu bon face aux hydrogues. Mais deux terribles ennemis menacent encore le Bras spiral : les faeros dont le feu vivant dĂ©truit tout sur son passage, et les Klikiss, les monstres insectoĂŻdes sur le point de former un essaim imbattable. Pendant ce temps, le prĂ©sident de la Ligue HansĂ©atique rĂ©affirme sa volontĂ© de placer lâhumanitĂ© sous sa coupe⊠et pour cela, il est prĂȘt Ă mettre tout espoir de victoire en pĂ©ril...
đȘ¶ Fiche de lecture
Mesdames et Messieurs, faites vos jeux, rien ne va plus dans le Bras spiral ! Les Faeros brĂ»lent et dĂ©truisent tout ce qui se trouve sur leur chemin, tandis que les redoutables Klikiss prolifĂšrent en masse en assimilant â entre autres - des colonies humaines. MĂȘme les puissants Verdanis et Wentals ne peuvent repousser ces envahisseurs. Quant aux Humains, ils se dĂ©chirent entre eux : dâun cĂŽtĂ© il y a la Ligue HansĂ©atique terrienne gouvernĂ©e par un PrĂ©sident dĂ©ment, et de lâautre, la ConfĂ©dĂ©ration sĂ©paratiste, dirigĂ©e par le Roi Peter, qui regroupe les Vagabonds et Theroc. LâEmpire ildiran, quant Ă lui, se voit privĂ© de son Mage Imperator et attaquĂ© par les Faeros. Et Sirix, qui est Ă la tĂȘte des robots klikiss, sâest jurĂ© de dĂ©truire ses crĂ©ateurs, ainsi que toute autre forme de vie dans la galaxie.
Jâaimerais pouvoir vous dire que tout ceci est fort palpitant, mais honnĂȘtement⊠câest du grand nâimporte quoi (*)âŠ
⊠et ça commence déjà sur le fond : depuis quand un roi dirige-t-il une Confédération ? Bref, passons.
Dans ce trĂšs attendu 7Ăšme et dernier tome de «La Saga des sept Soleils», Kevin J. Anderson fournit une conclusion Ă ce space opera truffĂ© de conflits galactiques, de trahisons inattendues, de revirements insolites et de batailles titanesques. En ce sens, je dois dire que câest une bonne chose quâil termine son histoire avec une vraie fin â que chacun sera libre dâapprĂ©cier ou pas â et quâil ne nous laisse pas dans le flou.
Au niveau du style, celui-ci est simple et fluide. La lecture est plaisante, mĂȘme sâil y a beaucoup de rĂ©pĂ©titions. Câest Ă se demander si celles-ci servent Ă lâauteur pour ne point perdre le fil de son rĂ©cit, ou sâil ne sâest pas relu et ne se souvient plus quâil vient de nous raconter cela, ou si câest pour remplir un chapitre, ou alors pire, sâil prend le lecteur pour un dĂ©bile. A mon avis, quand on a lu 6 pavĂ©s, on sait quand mĂȘme qui est qui, et quel est son vĂ©cuâŠ
Comme câest parfois le cas dans cette saga, on trouve Ă©galement des rĂ©pliques qui, soit ne sont pas nĂ©cessaires, soit qui dĂ©tonnent dans le contexte. Par exemple, un robot parle au PrĂ©sident au sujet dâun autre robot et dit : «Tout se passera bien. Sirix vous obĂ©ira au doigt et Ă lâĆil» (p.187). Je me pose la question de savoir si cette remarque est vraiment appropriĂ©e de la part dâun robot Ă propos dâun de ses congĂ©nĂšres ? Mais bon, câest un dĂ©tail.
Je me suis Ă©galement intĂ©ressĂ©e Ă lâaspect scientifique de certains faits, et lĂ , malheureusement, je me dois aussi de dire que câest parfois nâimporte quoi.
Les Faeros, qui sont des entités ignées, se précipitent par milliers sur la Lune pour la bombarder :
Ceci me semble bien plus théùtral que rĂ©aliste ! Pour un film de Roland Emmerich, ça pourrait convenir. Mais dans la rĂ©alitĂ©, je mâinterroge⊠Comment des boules de feu â mĂȘme en grand nombre â peuvent-elles dĂ©truire la Lune ? Jâai donc posĂ© la question Ă mon joker (merci Maestro !), qui mâa expliquĂ© que le feu câest du gaz. Et que tout objet gazeux d'une taille infĂ©rieur Ă la Lune n'aurait pas assez de masse (sans mĂȘme parler de consistance) pour la faire exploser. Ce serait comme balancer une allumette sur un rocher !
Lorsque la Lune explose, certains de ses fragments se dirigent droit sur la Terre. Une autre aberration figure noir sur blanc Ă la page 343, lorsque lâauteur affirme que « Les plus gros dĂ©bris sont aussi les plus lents ». Par lĂ , il veut dire que les plus petits dĂ©bris frapperont en premier la Terre, et que les plus volumineux suivront ensuite. Pourtant, dans lâespace, les frottements sont nuls. Il nây a pas de diffĂ©rence entre petits ou gros objets. Seule compte la vitesse radialeâŠ
Je pourrais vous citer encore dâautres exemples, mais je mâabstiendrai. Comment dire ? Ce nâest pas parce que lâon Ă©crit de la science-fiction, que lâon peut se permettre de raconter nâimporte quoi.
Si lâaspect scientifique nâest pas le point fort de Kevin J. Anderson, il faut par contre souligner lâadmirable travail quâil a rĂ©alisĂ© sur ses trĂšs nombreux personnages. Et câest lĂ , Ă mon avis, que rĂ©side la plus grande force de cette saga. Lâauteur a gĂ©rĂ© avec une main de maĂźtre chacun de ses personnages â il doit y en avoir au minimum une bonne vingtaine ! Tout au long de cette histoire, ils ont Ă©voluĂ©, tous, sans exception, ce qui fait quâils sont vraiment intĂ©ressants. Il a su donner une personnalitĂ© et un rĂŽle propres Ă chacun. Je me suis attachĂ©e Ă bon nombre dâentre eux. Jâai Ă©galement apprĂ©ciĂ© de pouvoir dĂ©couvrir «La Saga des sept Soleils» au travers de ces multiples regards.
«La Saga des sept Soleils» est fortement inspirĂ©e dâĂ©lĂ©ments dâautres Ćuvres de SF. Lâauteur a repris certains ingrĂ©dients connus et les a tournĂ©s Ă sa maniĂšre, pour les dĂ©velopper selon ses idĂ©es et les intĂ©grer dans son histoire. Et câest quelque chose quâil a fait avec beaucoup de talent.
Sinon, jâajouterai encore ceci : toute bonne chose Ă une fin. Et je regrette que Kevin J. Anderson nâait pas su sâarrĂȘter quand il le fallait et ait persistĂ© â me semble-t-il - Ă livrer 7 tomes pour donner Ă©cho au titre de sa saga. En effet, pour ma part, il aurait pu arrĂȘter au 5Ăšme tome, aprĂšs le combat contre les Hydrogues, un combat quâil aurait dâailleurs dĂ» soigner dâavantage. JusquâĂ ce stade, jâai trouvĂ© la saga magnifique et passionnante, et je pense honnĂȘtement quâelle aurait pu entrer dans les annales de la SF ! A mon sens, il nâĂ©tait vraiment pas nĂ©cessaire de rajouter une couche avec le retour des Klikiss, lâincarnĂ© des Faeros, la ConfĂ©dĂ©ration du Roi Peter, la dĂ©mence du PrĂ©sident de la Hanse et la prise en otage du Mage Imperator, parce quâau final, ça devient du grand nâimporte quoi, comme je le disais tout en haut de ma critique (*). A un moment donnĂ©, trop câest trop.
En conclusion, ce que je retiendrai donc de cette saga, câest le meilleur : des personnages attachants et fort bien construits, et des idĂ©es et des concepts dĂ©veloppĂ©s de maniĂšre trĂšs intĂ©ressante (le thisme, la saga elle-mĂȘme, les coutumes ildiranes, le thĂ©lien, les Verdanis, la forĂȘt-monde, etc.). Ce que je mettrai de cĂŽtĂ© : les aberrations scientifiques, la rĂ©solution trop simplifiĂ©e des terribles menaces hydrogue et klikiss, et le fait que lâauteur nâait pas su mettre un frein Ă son imagination dĂ©bordante. Une bonne dose dâimagination câest excellent, oui. Mais câest dommage quand celle-ci vient Ă©touffer un space opera aussi bien parti que lâest celui-ci.
Cette saga est donc passionnante et c'est l'une des meilleures saga de SF que j'aie lue (!), mais Ă l'instar de ses mondes, elle tombe malheureusement en cendres Ă partir du tome 5...
đȘ¶ Fiche de lecture
Mesdames et Messieurs, faites vos jeux, rien ne va plus dans le Bras spiral ! Les Faeros brĂ»lent et dĂ©truisent tout ce qui se trouve sur leur chemin, tandis que les redoutables Klikiss prolifĂšrent en masse en assimilant â entre autres - des colonies humaines. MĂȘme les puissants Verdanis et Wentals ne peuvent repousser ces envahisseurs. Quant aux Humains, ils se dĂ©chirent entre eux : dâun cĂŽtĂ© il y a la Ligue HansĂ©atique terrienne gouvernĂ©e par un PrĂ©sident dĂ©ment, et de lâautre, la ConfĂ©dĂ©ration sĂ©paratiste, dirigĂ©e par le Roi Peter, qui regroupe les Vagabonds et Theroc. LâEmpire ildiran, quant Ă lui, se voit privĂ© de son Mage Imperator et attaquĂ© par les Faeros. Et Sirix, qui est Ă la tĂȘte des robots klikiss, sâest jurĂ© de dĂ©truire ses crĂ©ateurs, ainsi que toute autre forme de vie dans la galaxie.
Jâaimerais pouvoir vous dire que tout ceci est fort palpitant, mais honnĂȘtement⊠câest du grand nâimporte quoi (*)âŠ
⊠et ça commence déjà sur le fond : depuis quand un roi dirige-t-il une Confédération ? Bref, passons.
Dans ce trĂšs attendu 7Ăšme et dernier tome de «La Saga des sept Soleils», Kevin J. Anderson fournit une conclusion Ă ce space opera truffĂ© de conflits galactiques, de trahisons inattendues, de revirements insolites et de batailles titanesques. En ce sens, je dois dire que câest une bonne chose quâil termine son histoire avec une vraie fin â que chacun sera libre dâapprĂ©cier ou pas â et quâil ne nous laisse pas dans le flou.
Au niveau du style, celui-ci est simple et fluide. La lecture est plaisante, mĂȘme sâil y a beaucoup de rĂ©pĂ©titions. Câest Ă se demander si celles-ci servent Ă lâauteur pour ne point perdre le fil de son rĂ©cit, ou sâil ne sâest pas relu et ne se souvient plus quâil vient de nous raconter cela, ou si câest pour remplir un chapitre, ou alors pire, sâil prend le lecteur pour un dĂ©bile. A mon avis, quand on a lu 6 pavĂ©s, on sait quand mĂȘme qui est qui, et quel est son vĂ©cuâŠ
Comme câest parfois le cas dans cette saga, on trouve Ă©galement des rĂ©pliques qui, soit ne sont pas nĂ©cessaires, soit qui dĂ©tonnent dans le contexte. Par exemple, un robot parle au PrĂ©sident au sujet dâun autre robot et dit : «Tout se passera bien. Sirix vous obĂ©ira au doigt et Ă lâĆil» (p.187). Je me pose la question de savoir si cette remarque est vraiment appropriĂ©e de la part dâun robot Ă propos dâun de ses congĂ©nĂšres ? Mais bon, câest un dĂ©tail.
Je me suis Ă©galement intĂ©ressĂ©e Ă lâaspect scientifique de certains faits, et lĂ , malheureusement, je me dois aussi de dire que câest parfois nâimporte quoi.
Les Faeros, qui sont des entités ignées, se précipitent par milliers sur la Lune pour la bombarder :
«Des milliers de boules de feu continuaient Ă arriver des confins de l'espace pour attaquer la Lune. Toute la Lune. Les ĂȘtres ignĂ©s dĂ©clenchĂšrent un tir de barrage sur le paysage dĂ©solĂ© du satellite, y creusant une nouvelle sĂ©rie de cratĂšres fumants. [...] Les Faeros s'acharnaient sur la Lune sans retenue, transformant roches et cratĂšres en riviĂšre de lave. [...] Ils lancĂšrent et lancĂšrent encore leurs projectiles brĂ»lants, jusqu'Ă fracturer le rĂ©golite puis la croĂ»te mĂȘme du satellite. La Lune, soudain, se craquelait et rougeoyait. [...] La charge infernale se poursuivit jusqu'Ă toucher le noyau. [...] La lune se fissura petit Ă petit avant de voler en Ă©clats comme une simple boule d'argile lancĂ©e contre un mur ».
Ceci me semble bien plus théùtral que rĂ©aliste ! Pour un film de Roland Emmerich, ça pourrait convenir. Mais dans la rĂ©alitĂ©, je mâinterroge⊠Comment des boules de feu â mĂȘme en grand nombre â peuvent-elles dĂ©truire la Lune ? Jâai donc posĂ© la question Ă mon joker (merci Maestro !), qui mâa expliquĂ© que le feu câest du gaz. Et que tout objet gazeux d'une taille infĂ©rieur Ă la Lune n'aurait pas assez de masse (sans mĂȘme parler de consistance) pour la faire exploser. Ce serait comme balancer une allumette sur un rocher !
Lorsque la Lune explose, certains de ses fragments se dirigent droit sur la Terre. Une autre aberration figure noir sur blanc Ă la page 343, lorsque lâauteur affirme que « Les plus gros dĂ©bris sont aussi les plus lents ». Par lĂ , il veut dire que les plus petits dĂ©bris frapperont en premier la Terre, et que les plus volumineux suivront ensuite. Pourtant, dans lâespace, les frottements sont nuls. Il nây a pas de diffĂ©rence entre petits ou gros objets. Seule compte la vitesse radialeâŠ
Je pourrais vous citer encore dâautres exemples, mais je mâabstiendrai. Comment dire ? Ce nâest pas parce que lâon Ă©crit de la science-fiction, que lâon peut se permettre de raconter nâimporte quoi.
Si lâaspect scientifique nâest pas le point fort de Kevin J. Anderson, il faut par contre souligner lâadmirable travail quâil a rĂ©alisĂ© sur ses trĂšs nombreux personnages. Et câest lĂ , Ă mon avis, que rĂ©side la plus grande force de cette saga. Lâauteur a gĂ©rĂ© avec une main de maĂźtre chacun de ses personnages â il doit y en avoir au minimum une bonne vingtaine ! Tout au long de cette histoire, ils ont Ă©voluĂ©, tous, sans exception, ce qui fait quâils sont vraiment intĂ©ressants. Il a su donner une personnalitĂ© et un rĂŽle propres Ă chacun. Je me suis attachĂ©e Ă bon nombre dâentre eux. Jâai Ă©galement apprĂ©ciĂ© de pouvoir dĂ©couvrir «La Saga des sept Soleils» au travers de ces multiples regards.
«La Saga des sept Soleils» est fortement inspirĂ©e dâĂ©lĂ©ments dâautres Ćuvres de SF. Lâauteur a repris certains ingrĂ©dients connus et les a tournĂ©s Ă sa maniĂšre, pour les dĂ©velopper selon ses idĂ©es et les intĂ©grer dans son histoire. Et câest quelque chose quâil a fait avec beaucoup de talent.
Sinon, jâajouterai encore ceci : toute bonne chose Ă une fin. Et je regrette que Kevin J. Anderson nâait pas su sâarrĂȘter quand il le fallait et ait persistĂ© â me semble-t-il - Ă livrer 7 tomes pour donner Ă©cho au titre de sa saga. En effet, pour ma part, il aurait pu arrĂȘter au 5Ăšme tome, aprĂšs le combat contre les Hydrogues, un combat quâil aurait dâailleurs dĂ» soigner dâavantage. JusquâĂ ce stade, jâai trouvĂ© la saga magnifique et passionnante, et je pense honnĂȘtement quâelle aurait pu entrer dans les annales de la SF ! A mon sens, il nâĂ©tait vraiment pas nĂ©cessaire de rajouter une couche avec le retour des Klikiss, lâincarnĂ© des Faeros, la ConfĂ©dĂ©ration du Roi Peter, la dĂ©mence du PrĂ©sident de la Hanse et la prise en otage du Mage Imperator, parce quâau final, ça devient du grand nâimporte quoi, comme je le disais tout en haut de ma critique (*). A un moment donnĂ©, trop câest trop.
En conclusion, ce que je retiendrai donc de cette saga, câest le meilleur : des personnages attachants et fort bien construits, et des idĂ©es et des concepts dĂ©veloppĂ©s de maniĂšre trĂšs intĂ©ressante (le thisme, la saga elle-mĂȘme, les coutumes ildiranes, le thĂ©lien, les Verdanis, la forĂȘt-monde, etc.). Ce que je mettrai de cĂŽtĂ© : les aberrations scientifiques, la rĂ©solution trop simplifiĂ©e des terribles menaces hydrogue et klikiss, et le fait que lâauteur nâait pas su mettre un frein Ă son imagination dĂ©bordante. Une bonne dose dâimagination câest excellent, oui. Mais câest dommage quand celle-ci vient Ă©touffer un space opera aussi bien parti que lâest celui-ci.
Cette saga est donc passionnante et c'est l'une des meilleures saga de SF que j'aie lue (!), mais Ă l'instar de ses mondes, elle tombe malheureusement en cendres Ă partir du tome 5...








