La Reine des damnés (Michael Rymer)

Queen of the Damned (2002) | Inspiré des "Chroniques des vampires" de l'auteure Anne Rice


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Synopsis

Après près de deux siècles d'inaction, le vampire Lestat devient une star du rock en hypnotisant son public par des paroles violentes et par son personnage. Une jeune fille, Jesse, le remarque. Elle est étudiante dans un centre de recherches sur les phénomènes paranormaux. Elle décide de partir à sa rencontre...

Présentation

Bon, parlons un peu « grosse déception » et « énième transposition livresque bien foireuse », avec ce Queen of the Damned, tiré de la série vampirique d'Anne Rice, pour laquelle nous avions déjà eu le très bon Entretien avec un vampire, malheureusement avec Tom Cruise.

Ici, ce qui est normalement la suite ne reprend rien du film précédent, malgré le fait que Lestat soit toujours le protagoniste. Pire, faute de budget et d'intervention des producteurs, le film se voit tronçonné façon Javier Milei pour devenir une simple succession de scènes rappelant vaguement un best-seller littéraire.

J'allais écrire que le réalisateur Michael Rymer est un simple yes-man n'ayant probablement pas eu son mot à dire, mais non, le monsieur a réalisé Battlestar Galactica - Razor, l'une des itérations les plus intenses du show. Et avec le temps, des scènes coupées ont fuité, montrant un univers vampirique bien plus riche et fidèle au livre.

Et le plus frustrant, c'est que malgré le terrible gâchis, on passe un bon moment en découvrant ce nouveau Lestat incarné par Stuart Townsend, réveillant par son chant la reine de tous les vampires, Akasha, incarnée par une Aaliyah hypnotique, marquant la rétine à chaque mouvement rendu étrange et inhumain. Même tronquée, l'intrigue reste captivante, entre le jeu de massacre d'Akasha parmi les vampires qu'elle juge dégénérés, et un Lestat ne pouvant plus se permettre de cabotiner, contraint de s'allier avec son ancien créateur et toute une galerie de vieux vampires, jetés sans développement dans le film, qui se termine lui aussi par un règlement de comptes mal amené. C'est bien dommage de massacrer une œuvre pareille, et les adaptations suivantes, essentiellement en séries, furent toujours médiocres.

Mais bon, si vous aimez les histoires vampiriques, celle-ci reste bien plaisante et vous passerez un bon moment... Sauf si vous connaissez les romans, dans ce cas-là, ce sera pénible à visionner. Oh, et la bande originale est particulièrement top, avec Jonathan Davis du groupe Korn prêtant sa voix à Lestat.

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