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La Dame en noir

The Woman in Black



Article rédigé par le 13/01/2014
Lu 726 fois




La Dame en Noir (1)
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Arthur Kipps, jeune notaire à Londres, est obligé de se rendre dans le petit village perdu de Crythin Gifford pour régler la succession d'une cliente récemment décédée. Dans l'impressionnant manoir de la défunte, il ne va pas tarder à découvrir d'étranges signes qui semblent renvoyer à de très sombres secrets. Face au passé enfoui des villageois, face à la mystérieuse femme en noir qui hante les lieux et s'approche chaque jour davantage, Arthur va basculer dans le plus épouvantable des cauchemars...

Présentation et critique du film

La Dame en noir
« The Woman in Black » (qui au passage n'a aucun lien avec la trilogie « Men in Black ») est un film d'épouvante de l'année 2012. Il s'agit en outre de la cinquième adaptation du roman « The Woman in Black » de Susan Hill. Laquelle oeuvre avait déjà fait l'objet de quatre autres adaptations antérieures, au théâtre, à la télévision et à la radio.

Il est également à noter que ce film constitue la première apparition dans un film adulte de Daniel Radcliffe depuis son rôle dans la très célèbre aventure du jeune sorcier Harry Potter.

Daniel Radcliffe tient par ailleurs le premier rôle dans « La Dame en noir » ! Il y incarne en effet Arthur Kipps, jeune clerc de notaire et père de famille. Il se fond d'ailleurs parfaitement dans son rôle et nous prouve magistralement qu'il sait faire un tas d'autres choses en dehors du rôle que nous lui connaissions.

Cependant, il est à noter que l'inconscient a parfois tendance à souhaiter qu'il dégaine sa baguette magique ^^ Une Chose qui pour des raisons évidentes, ne peut avoir lieu dans ce film.

En définitive, l'identification à Arthur Kipps est totale. James Watkins (réalisateur) a ainsi merveilleusement réussi à nous faire ressentir les émotions du jeune père de famille. Il nous fait frissonner, on a peur pour lui...on est dedans, et c'est peu dire.

Le réalisateur du film a aussi indiqué avoir filmé quelques scènes dans l'intention que l'on voie certains aspects du coin de l'oeil. A ce titre, il existe effectivement des plans de caméra où Arthur nous fait face et où le fond flouté derrière lui est sujet à différentes apparitions, chose que lui ne voit pas ! Brrrr.

Je ne le dirai jamais assez : « La Dame en noir » est avant tout un film d'épouvante avant d'être un film d'horreur. C'est ce qui en fait sans nul doute toute sa saveur. Par épouvante, j'entends que l'horreur (ce qui nous effraie) est suggérée et non matérialisée.
 
Une petite distinction s'impose afin de bien différencier les deux :

Prenons en premier lieu l'exemple d'un placard entre ouvert, c'est-à-dire le cas de l'horreur suggérée. Ici rien ne nous indique que ledit placard abrite un monstre terrifiant et dangereux. Ceci même si le fait qu'il soit entr’ouvert le laisse penser et la direction dans laquelle le monstre est parti aussi. Cependant, sans l'ouvrir, nous n'avons aucune certitude. La peur réside donc dans notre connaissance quant à l'existence d'un danger sans pour autant savoir précisément d'où il viendra. L'aspect même du danger est incertain. Le monstre n'apparaît que de manière épisodique et souvent à l'insu du héros. A chaque instant on pense pouvoir se raccrocher au réel pour justifier des phénomènes totalement irrationnels, dont on est le spectateur impuissant. C'est ce que l'on nomme épouvante.

Le film d'horreur appartient à un autre registre. Dans ce second cas, l'horreur est matérialisée. L'exemple le plus flagrant est celui du zombie en train de se jeter sur un personnage pour le dévorer. Dans ce cas de figure, plus de doute, les protagonistes ont affaire à un monstre assoiffé de sang. Le danger n'est alors plus supposé et futur, mais actuel et certain. Sa source en est d'ailleurs clairement identifiée. Il en va de même dans le cas d'un tueur en série qui séquestrerait ses victimes dans sa cave.
 
La principale différence entre horreur et épouvante tient sans doute à leur degré d'effusion de sang. Les films d'horreur étant plus propices à cela que les films d'épouvante où les personnages disparaissent sans que l'on retrouve nécessairement le corps et ce souvent sans que l'on puisse dire avec précision la manière exacte dont ils sont morts.

Mais, par-delà même cette classification, il convient de noter que la dame en noir s'adresse à un public de gens avertis, car le producteur n'est autre que la très célèbre maison de production HAMMER. S'il est vrai que cette société ne faisait plus vraiment parler d'elle depuis 1994, elle reste avant tout à l'origine de nombreux films d'horreur des années 50 à 70 (on parle ici d'horreur au sens large, suggérée ou non). « La Dame en noir » marquerait-elle de ce fait un début de renaissance ? Seul l'avenir nous le dira.

Mais revenons-en à notre sujet :

Le film se déroule au XIXe siècle. Arthur Kipps, dont la femme est décédée en donnant naissance à leur fils, n'a plus goût au travail. Son employeur l'envoie alors à l'est de l'Angleterre, afin de régler la succession d'une femme décédée. Pour Arthur, c'est sa dernière chance, la dernière opportunité qui lui est offerte d'échapper au spectre du licenciement.

Arrivé dans le village de sa cliente, il ne peut que constater l'accueil peu amical des villageois. Pas de doute à avoir, il n'est pas le bienvenu et chacun tente à sa manière de le faire repartir d'où il vient. Il apprend alors que la maison qu'il doit visiter et dans laquelle il doit rechercher le testament ne se trouve pas au sein du village. Elle est en effet située sur un petit îlot par-delà les marais. En définitive, la demeure n'est accessible qu'à marée basse par un chemin de sable. L'isolement propre à ce type de film est donc posé, l'île se retrouve alors coupée du reste du monde.

Sitôt arrivé à la maison du marais, Arthur croit apercevoir une femme vêtue de noir par la fenêtre. Mais l'île est supposée abandonnée, et donc, déserte ! Cette apparition serait-elle liée aux événements tragiques qui se sont autrefois produits en ces murs ? Et que penser des appels à l'aide qui se font parfois entendre dans la brume ? Y’aurait-il un lien entre ses différents retours au village et la mort tragique et soudaine d'enfants, comme semblent le prétendre les habitants du village ?

En conclusion, vous l'aurez compris, ce film se regarde sans modération dans le noir le plus complet et avant de se coucher ^^ Et je précise également qu'il est tourné de telle manière qu'il perdure même une fois l'écran éteint ! Je ne peux donc que vous inciter à le voir ou revoir, car c'est un film exceptionnel à ne manquer sous aucun prétexte (à part peut être des problèmes cardiaques, chose que le film n'arrangera pas).

Et pour finir, une petite anecdote sur le film : le fils du personnage incarné par Daniel Radcliffe est un membre de la famille de l'acteur. La complicité père-fils n'en est donc que plus réaliste.

Source

Images : AlloCiné.fr


South .
Je suis Valentin, plus connu sur internet sous le pseudonyme de South. Etant tombé dans la BD... En savoir plus sur cet auteur


Commentaires

1.Posté par Thierry B. le 07/01/2013 17:31 | Alerter
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ThierryB
Louable, de la part de Daniel Radcliffe, de se détacher du personnage de Harry Potter, mais il n'en reste pas moins dans l'univers du surnaturel. A mes yeux, un film qui ne restera pas dans les mémoires.

2.Posté par Koyolite TSEILA le 19/01/2014 10:26 | Alerter
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KoyoliteTseila
C'est un plaisir de voir Daniel Radcliffe dans un tout nouveau rôle, et il s'en sort plutôt bien ! Je l'ai trouvé tout à fait crédible dans la peau d'Arthur Kibbs. Ce type de film n'est pas ma tasse de thé, pourtant, celui-ci se laisse regarder, parce que le scénario est intéressant/intrigant (quoique l'environnement soit très classique pour un film d'épouvante). J'ai sursauté 2-3 fois, surtout parce que le son monte d'un coup, plus que par peur. Si je n'étais pas restée sur ma faim à la fin, j'aurais dit de ce film qu'il est bien. Là je ne sais pas quelle conclusion tirer à cette histoire qui m'a intriguée, et ça m'énerve quand les choses...

3.Posté par . SOUTH le 15/05/2014 12:46 | Alerter
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South
Koyolite : C'est tout l'intérêt du fantastique, les fins sont toujours ouvertes, ça fait partie de la recette :).

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