Quatrième de couverture
Sophie l'Obscure © Claude Aubertin
La jeune Sophie, adolescente demeurant dans le bourbonnais, possède un solide caractère forgé par l'autisme de sa petite soeur. Elle est enlevée par des extra-terrestres pacifistes qui veulent l'utiliser pour combattre leurs ennemis sans se salir les tentacules. Mais Sophie n'entend pas se laisser faire et donnera bien du fil à retordre à ses ravisseurs !
Après ses livres sur l'autisme évoquant le handicap de sa fille cadette et un polar évoquant son milieu professionnel, l'auteur s'essaie avec réussite à la science-fiction. Sophie l'Obscure est une histoire inspirée par sa fille aînée et développée après une longue observation de notre société moderne, parfois si étrange qu'elle peut nous paraître étrangère.
Après ses livres sur l'autisme évoquant le handicap de sa fille cadette et un polar évoquant son milieu professionnel, l'auteur s'essaie avec réussite à la science-fiction. Sophie l'Obscure est une histoire inspirée par sa fille aînée et développée après une longue observation de notre société moderne, parfois si étrange qu'elle peut nous paraître étrangère.
Fiche de lecture
Les escargots, dans l’espaaaace… !
Il faut d’abord savoir que le narrateur de ce récit s’appelle Sombre Mickaël. Il raconte cette histoire à de jeunes recrues de la garde noire, un ordre de chevaliers galactiques au service de la famille impériale. Il est bavard et didactique, ce qui implique certaines longueurs et, parfois, une certaine lourdeur, ce qui est logique et cohérent avec la situation.
Donc, l’histoire commence quand Sophie, une petite fille âgée de dix ans, est enlevée par les Escargolides, des extra-terrestres ressemblant à des escargots géants. Ceux-ci sont très avancés technologiquement, mais sont pacifistes, et même ultra-pacifistes. Ils se trouvent donc sans réelle défense devant les Feilans et les Gashs, deux autres peuples extra-terrestres, certes moins avancés, mais beaucoup plus agressifs qu’eux.
Pour s’en sortir, Tanazor, l’empereur des escargots de l’espace, a ordonné qu’un Terrien soit capturé afin que l’empire puisse profiter de ses compétences martiales supposées et que les envahisseurs soient au moins maîtrisés.
Pendant que Tanazor se fait cryogéniser - comme dit l’auteur, il ne veut surtout pas se « salir les tentacules » et il sera réanimé quand les ennemis seront vaincus - Sophie se fait nommer impératrice en second et prend les choses en main afin d’organiser la résistance.
Malheureusement pour eux, les Escargolides n’ont pas tout prévu. Et d’abord, la forte personnalité de Sophie. En effet, cette petite fille est très mûre pour son âge et a des idées bien arrêtées. En tant que fan de Star Wars, elle a comme héros… Dark Vador, ce qui est déjà surprenant. Ensuite, elle a une petite sœur, Daphné, qui est autiste et qu’elle adore. Et ce fait est une des explications de sa maturité.
D’abord contrariée d’avoir été enlevée, Sophie va en faire voir de toutes les couleurs aux Escargolides et remplir sa mission du mieux qu’elle le pourra. Le moins que l’on puisse dire est qu’elle fera du bon boulot…
***
Ce roman est le troisième que je lis de Claude Aubertin. J’avais commencé par « Le Choix des colts », un western qui m’avait laissé un peu dubitatif, car la fin ne correspondait pas vraiment à ce qu’on attend en général de ce genre littéraire. J’ai continué avec « Le Maître du M.A.L. », un roman fantastique sur le thème des vampires, bien ficelé et avec un drôle de personnage principal. J’ai alors commencé à comprendre.
« Sophie l’Obscure » a confirmé mon impression. Alors que beaucoup d’auteurs mettent en avant des héros positifs pleins de qualités, des héros solaires en quelque sorte, Claude Aubertin préfère mettre en scène des antihéros, ce terme prit dans le sens, non pas de « losers », mais dans la mesure où ses personnages flirtent volontiers avec le côté obscur des choses.
Parmi eux, Sophie est un sombre héros qui, sans pitié pour ses ennemis, montre peu de scrupules pour atteindre ses objectifs. On obtiendra avec cette histoire une dystopie parfaitement assumée…
À côté de ça, l’auteur incorpore beaucoup d’éléments de sa vie personnelle, ne serait-ce que les lieux où l’histoire débute.
Cela donne au final un roman jubilatoire, plein d’un humour noir et grinçant que je ne peux que recommander. Ma prochaine étape : découvrir la saga de fantasy de l’auteur dont le premier roman s’intitule « Ducal Combat ».
Il faut d’abord savoir que le narrateur de ce récit s’appelle Sombre Mickaël. Il raconte cette histoire à de jeunes recrues de la garde noire, un ordre de chevaliers galactiques au service de la famille impériale. Il est bavard et didactique, ce qui implique certaines longueurs et, parfois, une certaine lourdeur, ce qui est logique et cohérent avec la situation.
Donc, l’histoire commence quand Sophie, une petite fille âgée de dix ans, est enlevée par les Escargolides, des extra-terrestres ressemblant à des escargots géants. Ceux-ci sont très avancés technologiquement, mais sont pacifistes, et même ultra-pacifistes. Ils se trouvent donc sans réelle défense devant les Feilans et les Gashs, deux autres peuples extra-terrestres, certes moins avancés, mais beaucoup plus agressifs qu’eux.
Pour s’en sortir, Tanazor, l’empereur des escargots de l’espace, a ordonné qu’un Terrien soit capturé afin que l’empire puisse profiter de ses compétences martiales supposées et que les envahisseurs soient au moins maîtrisés.
Pendant que Tanazor se fait cryogéniser - comme dit l’auteur, il ne veut surtout pas se « salir les tentacules » et il sera réanimé quand les ennemis seront vaincus - Sophie se fait nommer impératrice en second et prend les choses en main afin d’organiser la résistance.
Malheureusement pour eux, les Escargolides n’ont pas tout prévu. Et d’abord, la forte personnalité de Sophie. En effet, cette petite fille est très mûre pour son âge et a des idées bien arrêtées. En tant que fan de Star Wars, elle a comme héros… Dark Vador, ce qui est déjà surprenant. Ensuite, elle a une petite sœur, Daphné, qui est autiste et qu’elle adore. Et ce fait est une des explications de sa maturité.
D’abord contrariée d’avoir été enlevée, Sophie va en faire voir de toutes les couleurs aux Escargolides et remplir sa mission du mieux qu’elle le pourra. Le moins que l’on puisse dire est qu’elle fera du bon boulot…
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Ce roman est le troisième que je lis de Claude Aubertin. J’avais commencé par « Le Choix des colts », un western qui m’avait laissé un peu dubitatif, car la fin ne correspondait pas vraiment à ce qu’on attend en général de ce genre littéraire. J’ai continué avec « Le Maître du M.A.L. », un roman fantastique sur le thème des vampires, bien ficelé et avec un drôle de personnage principal. J’ai alors commencé à comprendre.
« Sophie l’Obscure » a confirmé mon impression. Alors que beaucoup d’auteurs mettent en avant des héros positifs pleins de qualités, des héros solaires en quelque sorte, Claude Aubertin préfère mettre en scène des antihéros, ce terme prit dans le sens, non pas de « losers », mais dans la mesure où ses personnages flirtent volontiers avec le côté obscur des choses.
Parmi eux, Sophie est un sombre héros qui, sans pitié pour ses ennemis, montre peu de scrupules pour atteindre ses objectifs. On obtiendra avec cette histoire une dystopie parfaitement assumée…
À côté de ça, l’auteur incorpore beaucoup d’éléments de sa vie personnelle, ne serait-ce que les lieux où l’histoire débute.
Cela donne au final un roman jubilatoire, plein d’un humour noir et grinçant que je ne peux que recommander. Ma prochaine étape : découvrir la saga de fantasy de l’auteur dont le premier roman s’intitule « Ducal Combat ».
ℹ️ Références complémentaires
Cette histoire a d’abord existé dans une version plus courte. On peut la trouver sous deux formes : un album illustré par Kapé et une version audio éditée par PHB Productions.
Cette histoire a d’abord existé dans une version plus courte. On peut la trouver sous deux formes : un album illustré par Kapé et une version audio éditée par PHB Productions.