📚 Les Portes de la mort | The Death Gate | Margaret Weis, Tracy Hickman | 1990-1994

10/03/2026
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Quatrième de couverture

Dans tout le Mi-Royaume, il n'y a pas de plus formidable assassin que Hugh-la-Main, l'homme qui a toujours rempli ses contrats. Et maintenant, c'est le roi en personne qui fait appel à lui. Mais le personnage à assassiner, c'est le propre fils du roi. Qu'est-ce que ça cache ?

Très loin au-dessus de leurs têtes, il y a le Haut-Royaume où vivent les mystériarques. Des dieux ? Non, malgré leurs pouvoirs : une femme qui a perdu le goût de vivre est un être humain, trop humain.

Très loin au-dessous de leurs pieds, il y a le Bas-Royaume. « Crac ! » « Boum ! » « Tchic ! » « Bang ! » fait la Bougonneuse-Batteuse. Et les petits Guègues la font marcher sans trop savoir pourquoi. Un seul prépare la révolution. Un visionnaire.

Très loin au-dessous des Guègues, il y a peut-être aussi les Portes de la Mort, qui donnent accès aux secrets perdus. Mais nul n'en a jamais entendu parler. Alors, qu'est-ce que ça peut bien faire ?
Le cycle "Les Portes de la mort" © Pocket | Illustrations de couvertures © Wojtek Siudmak | Montage © Le Galion des Etoiles

Les Portes de la mort

1. L'Aile du dragon (Dragon Wing, 1990)
2. L'Étoile des elfes (Elven Star, 1990)
3. La Mer de feu (Fire Sea, 1991)
4. Le Serpent mage (Serpent Mage, 1992)
5. La Main du chaos (The End of Chaos, 1993)
6. Voyage au fond du labyrinthe (Into the Labyrinth, 1993)
7. La Septième porte (The Seventh Gate, 1994)

Fiche de lecture

Le cycle « Les Portes de la mort » se compose de sept tomes, et pas un de plus. Il nous parle d’un monde jadis unique, fragmenté en quatre durant une guerre entre deux espèces rivales, les Sartans et les Patryns. Afin de mettre un terme à ce conflit, les Sartans enferment leurs ennemis dans le Nexus, une dimension-prison. Et voilà, terminado ! Sauf que beaucoup de temps s’écoule, de nouveaux peuples, comme les elfes, les nains et les humains, apparaissent, faisant de ce sombre passé la base de leurs mythes. Tandis qu’un Sartan s’éveille d’un long sommeil, des plans se mettent en mouvement un peu partout, amenant une inéluctable répétition des tragédies passées. Sauf si nos protagonistes comprennent qu’une autre voie est possible.

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Margaret Weis et Tracy Hickman sont surtout connus pour leur cycle « Lancedragon » (Dragonlance), de la pure fantasy à la Tolkien, et leurs noms sont populaires dans le milieu du jeu de rôle, où ils ont une maison d’édition et des univers classiques depuis plusieurs décennies.

Les connaisseurs identifieront donc rapidement les traces d’un nouvel univers rôliste avec ce monde fragmenté et ses peuples pittoresques. L’approche n’est cependant pas celle de la pure fantasy, car ici, technologies et magies se confondent.

Comme souvent pour de grands cycles, nous suivons tout d'abord une brochette de personnages ordinaires, découvrant le monde – ici, les mondes – en se trouvant mêlés à toutes sortes d'imbroglios, amenant au développement de l'univers et d'un côté épique, les intrigues de départ se développant pour affecter l'univers tout entier.

Chose peut-être surprenante, mais fonctionnant très bien ici : les protagonistes et leurs quêtes deviennent rapidement secondaires par rapport aux plus grands enjeux. Les figures mythologiques des Sartans et des Patryns sont démontées et leur rivalité présentée comme un drame. Le ton global est d'ailleurs plutôt dramatique, même si, comme d'habitude avec ces deux auteurs, des tentatives de loufoqueries à la Pratchett sont tentées et ne fonctionnent vraiment pas. Mais il s'agit là d'un petit défaut, qui ne doit pas vous empêcher de découvrir cette œuvre marquante, partant pourtant d'un postulat assez classique pour finir en apothéose.

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