Quatrième de couverture
Ça sent le sapin © 2023 BeetleBooks Publishing | Photo © Hélène D.G., édition privée
"Vous en cauchemardiez? Mello von Mobius l’a fait. Un véritable calendrier de l’horreur composé de 25 nouvelles horrifiques dans le décor des fêtes. De quoi finir l’année sur une note terrifiante…ou entamer la suivante du mauvais pied!"
Fiche de lecture
J’ai lu ce recueil comme l’on ouvre son calendrier de l’Avent : avec gourmandise ! Chaque soir, je me réjouissais de la surprise sur laquelle j’allais tomber.
Je n’ai pas été déçue. Mello von Mobius possède un talent de conteuse indéniable. Elle sait nous plonger dans une histoire, une ambiance ; nous faire ressentir le malaise des personnages, leur incrédulité, leur peur… Chaque fois, j’ai vibré avec cette femme aux prises avec une transformation surréaliste, avec cette enfant ne comprenant pas ce qui lui arrivait, ou encore avec cette femme luttant pour sa propre survie. Chaque histoire est l’occasion de visiter de nouvelles émotions. Tout au long de ces 25 nouvelles, on navigue entre fantastique et horreur, entre tristesse, écœurement et stupéfaction. Pour autant, toutes les histoires ne relèvent pas de l’horreur ; deux ou trois sont mignonnes et touchantes.
Je souhaite m’attarder un peu sur la quatrième nouvelle, intitulée La Ferme aux champignons. Elle est extraordinaire. Pour moi, elle fait entrer Mello dans le cercle des grands écrivains de science-fiction. C’est une véritable pépite, la meilleure nouvelle du recueil ! On s’y plonge avec innocence et curiosité… et on se fait cueillir. Je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher votre découverte, mais j’en suis encore toute retournée. C’est de la grande SF ! Bravo Mello !
Le seul petit souci de l’auteure reste – et elle le sait ! – son utilisation excessive de la conjonction de coordination « et ». Cela alourdit certains passages et rend la lecture moins fluide… Il y aurait moyen d’améliorer tous ces textes en réécrivant tout cela de manière à éliminer plus de la moitié des « et » : adopter d’autres mots de liaison, d’autres tournures. Chose qui aurait pu être proposée par le correcteur ou l’éditeur…
Et là, je vais soulever le gros problème de ce recueil.
Dès la quatrième de couverture, on remarque que la typographie est en souffrance : aucune espace insécable ne se trouve à sa place et un espace est même absent dans ces quatre petites lignes. (Je l'ai reportée telle quelle dans le chapeau de cet article.)
Ce n’est, hélas, que le haut de l’iceberg. Tout au long du livre, la typographie est malmenée : guillemets, points d’interrogation et points d’exclamation sont systématiquement rejetés en début de ligne suivante s’ils ont le malheur de finir la ligne précédente. Dès la première nouvelle, on voit cela en page 7, page 9 et page 14. Ensuite, ça ne se dément pas, la liste est longue (dont un doublé en page 77). On a aussi un joli « dégagea t elle » sans traits d’union en page 45, ou encore un « s’agi-taient » en plein milieu de ligne, en page 74, un « déci-dé » en page 87, etc. Le recueil comporte de nombreux mots fendus d’un trait d’union ; certainement des résidus d’une mise en page précédente…
La typographie et la mise en page ne sont pas seuls à être bancals, dans ce livre. D’autres détails ont échappé à la vigilance du correcteur, comme des mots manquants, un pronom « elle » à la place d’un « il » en page 102, ou encore des répétitions disgracieuses. J’ai tout relevé au crayon, tellement ça m’a tapé sur les nerfs… C’est vraiment dommage car, à la longue, cela impacte le plaisir de lecture. Si ce recueil devait être réédité, il faudrait absolument revoir tout cela. Les nouvelles de Mello von Mobius le méritent !
Quoi qu’il en soit, ne vous privez pas de ce calendrier de l’Avent ! Les nouvelles sont idéales pour une petite lecture avant de dormir… si vous y parvenez après ça !
Je n’ai pas été déçue. Mello von Mobius possède un talent de conteuse indéniable. Elle sait nous plonger dans une histoire, une ambiance ; nous faire ressentir le malaise des personnages, leur incrédulité, leur peur… Chaque fois, j’ai vibré avec cette femme aux prises avec une transformation surréaliste, avec cette enfant ne comprenant pas ce qui lui arrivait, ou encore avec cette femme luttant pour sa propre survie. Chaque histoire est l’occasion de visiter de nouvelles émotions. Tout au long de ces 25 nouvelles, on navigue entre fantastique et horreur, entre tristesse, écœurement et stupéfaction. Pour autant, toutes les histoires ne relèvent pas de l’horreur ; deux ou trois sont mignonnes et touchantes.
Je souhaite m’attarder un peu sur la quatrième nouvelle, intitulée La Ferme aux champignons. Elle est extraordinaire. Pour moi, elle fait entrer Mello dans le cercle des grands écrivains de science-fiction. C’est une véritable pépite, la meilleure nouvelle du recueil ! On s’y plonge avec innocence et curiosité… et on se fait cueillir. Je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher votre découverte, mais j’en suis encore toute retournée. C’est de la grande SF ! Bravo Mello !
Le seul petit souci de l’auteure reste – et elle le sait ! – son utilisation excessive de la conjonction de coordination « et ». Cela alourdit certains passages et rend la lecture moins fluide… Il y aurait moyen d’améliorer tous ces textes en réécrivant tout cela de manière à éliminer plus de la moitié des « et » : adopter d’autres mots de liaison, d’autres tournures. Chose qui aurait pu être proposée par le correcteur ou l’éditeur…
Et là, je vais soulever le gros problème de ce recueil.
Dès la quatrième de couverture, on remarque que la typographie est en souffrance : aucune espace insécable ne se trouve à sa place et un espace est même absent dans ces quatre petites lignes. (Je l'ai reportée telle quelle dans le chapeau de cet article.)
Ce n’est, hélas, que le haut de l’iceberg. Tout au long du livre, la typographie est malmenée : guillemets, points d’interrogation et points d’exclamation sont systématiquement rejetés en début de ligne suivante s’ils ont le malheur de finir la ligne précédente. Dès la première nouvelle, on voit cela en page 7, page 9 et page 14. Ensuite, ça ne se dément pas, la liste est longue (dont un doublé en page 77). On a aussi un joli « dégagea t elle » sans traits d’union en page 45, ou encore un « s’agi-taient » en plein milieu de ligne, en page 74, un « déci-dé » en page 87, etc. Le recueil comporte de nombreux mots fendus d’un trait d’union ; certainement des résidus d’une mise en page précédente…
La typographie et la mise en page ne sont pas seuls à être bancals, dans ce livre. D’autres détails ont échappé à la vigilance du correcteur, comme des mots manquants, un pronom « elle » à la place d’un « il » en page 102, ou encore des répétitions disgracieuses. J’ai tout relevé au crayon, tellement ça m’a tapé sur les nerfs… C’est vraiment dommage car, à la longue, cela impacte le plaisir de lecture. Si ce recueil devait être réédité, il faudrait absolument revoir tout cela. Les nouvelles de Mello von Mobius le méritent !
Quoi qu’il en soit, ne vous privez pas de ce calendrier de l’Avent ! Les nouvelles sont idéales pour une petite lecture avant de dormir… si vous y parvenez après ça !