Quatrième de couverture
Avec pour horizon les étoiles © 2026 Editions Arkuiris | Illustration de couverture © Philippe Caza
Les voyages dans l’espace et l’exploration des planètes sont des thèmes classiques en science-fiction, mais les récits sous-estiment souvent les contraintes réelles que devront affronter celles et ceux qui veulent quitter la Terre.
Comment coloniser la Lune, Mars, ou Ganymède ? Quels dangers pourraient nous réserver Titan ou Jupiter ? Quels défis représenteraient des expéditions vers Proxima Centauri, vers le Trou Noir au centre de la Voie lactée, ou vers les confins de Laniakea ? L'espèce humaine n’emportera-t-elle pas ses démons dans son sillage ? Et si elle parvient à essaimer à travers les galaxies, quelles étranges civilisations y rencontrera-t-elle ?
À travers dix nouvelles mêlant aventures, humour et énigmes, Yann Quero invite à découvrir les faces cachées de la conquête spatiale, ce qui permet aussi de mieux saisir à quel point le vaisseau planète Terre est précieux.
📖 Sommaire
Préface : Yann Quero, la tête dans les étoiles (Jean-Pierre Andrevon)
1. Exode à la Terre
2. Les Damnés de Mars
3. Le Compagnon de Ganymède
4. IT : les Iris de Titan
5. Le Retour de Jupiter
6. La Survie de Félicette
7. L'Automne des Matriarches
8. Les 41 sarcophages en titane
9. La Communion de Laniakea
10. Avec pour horizon les étoiles
Comment coloniser la Lune, Mars, ou Ganymède ? Quels dangers pourraient nous réserver Titan ou Jupiter ? Quels défis représenteraient des expéditions vers Proxima Centauri, vers le Trou Noir au centre de la Voie lactée, ou vers les confins de Laniakea ? L'espèce humaine n’emportera-t-elle pas ses démons dans son sillage ? Et si elle parvient à essaimer à travers les galaxies, quelles étranges civilisations y rencontrera-t-elle ?
À travers dix nouvelles mêlant aventures, humour et énigmes, Yann Quero invite à découvrir les faces cachées de la conquête spatiale, ce qui permet aussi de mieux saisir à quel point le vaisseau planète Terre est précieux.
📖 Sommaire
Préface : Yann Quero, la tête dans les étoiles (Jean-Pierre Andrevon)
1. Exode à la Terre
2. Les Damnés de Mars
3. Le Compagnon de Ganymède
4. IT : les Iris de Titan
5. Le Retour de Jupiter
6. La Survie de Félicette
7. L'Automne des Matriarches
8. Les 41 sarcophages en titane
9. La Communion de Laniakea
10. Avec pour horizon les étoiles
Petits retours de lecture sur les nouvelles de ce recueil
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Si le texte de quatrième de couverture peut laisser penser, en le survolant simplement, que nous allons plonger dans des histoires de découverte spatiale, les nouvelles que nous présente l’auteur sont nettement plus « subtiles », « mordantes » et « mystérieuses » qu’il n’y paraitrait.
C’est d’ailleurs ce qui fait leur charme et leur intérêt. Outre les coups de griffes que Yann Quero distribue (parfois généreusement) contre certains membres et actes de notre monde (coups de griffes auxquels je renchérirai de coups de dents bien sentis), ce sont des « détails » importants qui nous laissent deviner dans quoi il va nous embarquer : d’abord le fait que nous allons vraisemblablement traîner avec nous « nos démons », ensuite le risque que nous rencontrions une ou plusieurs civilisations « inattendues et improbables »… et donc que la réalité sera bien différente de ce que nous pourrions imaginer.
J’ignore totalement les critères qui ont servi à définir l’ordre de ces nouvelles, mais je dois reconnaître qu’il convient parfaitement, surtout parce que la première et la dernière histoire forment une sorte de pendant l’une à l’autre, avec en point d’orgue, celle médiane de Félicette. La dernière nouvelle, dont le titre a servi à celui du recueil, clôt idéalement celui-ci ; courte, offrant une immense poésie et dégageant une grande tendresse, elle est ma préférée, celle que j’ai relue deux fois par pur plaisir après avoir refermé ce livre.
Mais avant de l’évoquer, je vous propose un petit tour des nouvelles précédentes.
C’est d’ailleurs ce qui fait leur charme et leur intérêt. Outre les coups de griffes que Yann Quero distribue (parfois généreusement) contre certains membres et actes de notre monde (coups de griffes auxquels je renchérirai de coups de dents bien sentis), ce sont des « détails » importants qui nous laissent deviner dans quoi il va nous embarquer : d’abord le fait que nous allons vraisemblablement traîner avec nous « nos démons », ensuite le risque que nous rencontrions une ou plusieurs civilisations « inattendues et improbables »… et donc que la réalité sera bien différente de ce que nous pourrions imaginer.
J’ignore totalement les critères qui ont servi à définir l’ordre de ces nouvelles, mais je dois reconnaître qu’il convient parfaitement, surtout parce que la première et la dernière histoire forment une sorte de pendant l’une à l’autre, avec en point d’orgue, celle médiane de Félicette. La dernière nouvelle, dont le titre a servi à celui du recueil, clôt idéalement celui-ci ; courte, offrant une immense poésie et dégageant une grande tendresse, elle est ma préférée, celle que j’ai relue deux fois par pur plaisir après avoir refermé ce livre.
Mais avant de l’évoquer, je vous propose un petit tour des nouvelles précédentes.
Exode à la Terre
Ce ne fut pas (pour moi uniquement) la plus emballante des histoires à cause de ce qu’elle présente et véhicule ; pour autant elle en ravira beaucoup et permettra à celles et ceux qui n'ont pas la mesure du cosmos d'en comprendre un peu mieux l'étendue. Nous suivons une adolescente qui se retrouve embarquée, à son corps défendant, dans une fuite de la Terre moribonde vers Mars où les plus riches et nantis espèrent survivre. Bien sûr, tout ne se passe pas comme prévu et ce sont les notions de temps et de distance qui seront alors des facteurs importants, comme autrefois cela l’était pour les premiers hommes qui se déplaçaient à pied sur notre Terre. Un contrepoint parfait de la dernière nouvelle.
Les Damnés de Mars
Le titre est l’exact reflet de l’histoire, outre qu’il en est la conclusion. Mars est partiellement colonisée et surtout exploitée, mais très mal et en employant dangereusement et vénalement les prospecteurs qui viennent y extraire du « xenthium ». Si ce n’est que, d’une part, les pillards, les terribles goudatsushas, traquent lesdits prospecteurs pour les dépouiller de leurs découvertes et, d’autre part, que la légende de vrais « Martiens » circule tenacement en justification des cadavres sauvagement déchiquetés qui sont parfois découverts. Abdul, malade et visuellement handicapé, et Kadhilori, sa compagne d’infortune, sont en pleine recherche d’un improbable gisement quand ils sont traqués par les pillards. Leur fuite folle et dangereuse va les mener à découvrir une réalité bien plus terrible et incroyable qu’ils – et nous avec eux – l’auraient imaginé. Une histoire étonnante et terrible, qui m’a fait ressortir un texte ancien que j’avais laissé sur mon disque dur quant à une planète que j’avais baptisée Schash.
Le Compagnon de Ganymède
L’auteur nous offre ici un amusant, quoi que dramatique, mélange de SF et de mythologie grecque selon laquelle Ganymède, le plus beau des mortels, fut enlevé par Zeus transformé en aigle. Au XVIIe siècle, les plus gros satellites de Jupiter portèrent le nom des amantes et de cet amant de Jupiter (équivalent romain de Zeus). Dans cette nouvelle, Piotr est envoyé avec une équipe pour relever le groupe actuellement installé sur le satellite. Mais tout ne se passe pas bien : Fyodor l’un des ingénieurs de son équipe ne supporte pas le jeune Piotr et fait tout pour le rabaisser. Mais comment réagir et que faire ? Les mythes ne sont-ils que cela ou sont-ils la résonance d’une réalité qui s’est perdue ? Le jeune Piotr a-t-il emmené avec lui les démons qui l’ont poussé vers les étoiles ? Après nous avoir fait plonger dans une vengeance terrible, c’est un twist final qui surprend dans une parfaite logique, puisque dieux et déesses ont été inventés par les humains à leur image.
IT : les Iris de Titan
Direction Saturne et son satellite Titan d’où viennent d’être ramenés d’étranges « cailloux » légèrement translucides. Jusque-là rien d’extraordinaire, il ne s’agit que d’échantillons à analyser. Certes, ils sont étranges, inattendus et mystérieux, mais comme nous ne connaissons pas tout de notre système solaire, il va falloir étudier ces bizarreries, sans doute exobiologiques, que l’on a finalement surnommées « Iris de Titan ». En dehors des Américains et Japonais, le seul laboratoire européen qui reçoit quelques échantillons est français, mais, hélas, il s’agit de celui du rival du héros. Hélas encore, tout bascule lorsque, de partout, les laborantins s’effondrent, plongés dans un étrange état de catalepsie ou de coma, voire de mort. Et cela s’étend au-dehors, en vagues folles… jusqu’à cet instant, où notre héros se demandera s’il est ou non le seul survivant… Une interrogation sur le vivant et l’inerte, sur l’impact de tout ce que nous faisons, souvent sans réflexions profondes ni précautions, nous laissant jouer aux apprentis sorciers.
Le Retour de Jupiter
Retour vers Jupiter, non pas la seule planète, mais là encore avec le dieu romain. Le monde va basculer dans l’ère Postérieure, lorsque la Croix du Sud disparait du ciel nocturne, alors que ses principales étoiles sont distantes les unes des autres de plusieurs centaines d’années-lumière. Bien sûr, comme lors d’antérieures annonces de fin du monde, de nouvelles religions catastrophistes et leurs adeptes naissent aussitôt. Si ce n’est que cette disparition s’accompagne d’autres phénomènes, dont le changement d’orbite de Jupiter, et que les peuples de la Terre basculent dans un retour aux époques des premiers Romains sous l’influence du plus important de ces groupes religieux parmi les « prêtres de Jupiter » et sectes joviennes, celui des Flamens. Une histoire qui fleure bon le fantastique et met à mal les dérives sectaires et idolâtriques des humains.
La Survie de Félicette ❤️❤️❤️
Voilà une nouvelle qui ne pouvait que me plaire avec trois arguments imparables : elle parle de chats et j’adore ces félins, elle évoque Félicette et c’est la première chatte « cosmonaute » de France (trop vite et trop souvent oubliée) qui a survécu à son vol dans l’espace, elle évoque une Terre abandonnée par les humains, car contaminée et détruite par eux, mais ayant l’espoir d’y revenir un jour, ce qui m’a replongé dans la nouvelle « Votre Sainteté » d’Aliens, Vaisseau et Cie qui abordait la même thématique terrestre. Contrairement aux nouvelles précédentes, celle-ci est fortement « hopepunk » et l’espoir ne vient pas des humains, mais bien des animaux et ici d’une chatte. Nonobstant une dissension humaine qui nourrit l’énigme et pose les conditions nécessaires à l’événement clé, l’histoire est bien plus douce et poétique que les précédentes et m’a littéralement conquis.
L'Automne des Matriarches
Une histoire dont la fin m’a paru évidente, simplement parce que je l’aurais écrite ainsi dans ce monde où la matriarchie a remplacé la patriarchie, avec les défauts pour parler simplement que nous lui connaissons dans nos sociétés terriennes. Ici, l’humanité a conquis une partie de la voie lactée et l’actuelle impératrice, Dame Ezékielle, 33e dirigeante de l’Imperia, se retrouve face à un effroyable dilemme : elle n’a ni descendance ni successeuse désignée. Sa mort approche et risque de provoquer un regain des révoltes couvant à la périphérie de l’empire, là où les mâles veulent reverser cette suprématie des femmes qui ont pacifié les planètes, mais souvent de manière dure et dramatique. Et pourtant, il va lui falloir trouver une solution à cette difficulté, elle qui ne règne que par un choix étrange et inattendu de la précédente impératrice. C’est entre son passé, sa vie d’impératrice et l’avenir de l’empire que nous allons naviguer et découvrir son dilemme, car, peut-être et comme sa prédécesseuse, n’a-t-elle pas de vrais choix possibles.
Les 41 sarcophages en titane ❤️❤️❤️
Voici un autre texte qui m’a littéralement embarqué, tout simplement parce que l’auteur nous fait plonger dans l’Égypte ancienne des premiers pharaons et des dieux antiques, dont les frères ennemis Osiris et Seth. Pas de porte des étoiles ici, mais une étrange pyramide perdue dans l’espace au cœur de laquelle se trouvent 41 sarcophages. L’un d’eux est celui d’Osiris et permet de trouver l’immortalité, alors que les 40 autres mènent à une mort certaine et terrible.
L’opposition entre les cultures moyen-orientales des premières civilisations et celles de la Chine se retrouve mêlée à une lutte de pouvoir interne entre un commandant métissé et un commodore voulant accéder à la puissance au sein du parti. Tout s’enchaîne jusqu’à une chute d’une parfaite logique et en accord avec les mythes égyptiens, et ce jusque dans le nom du Capitaine Oswald Stanley, commandant du navire Zheng He.
L’opposition entre les cultures moyen-orientales des premières civilisations et celles de la Chine se retrouve mêlée à une lutte de pouvoir interne entre un commandant métissé et un commodore voulant accéder à la puissance au sein du parti. Tout s’enchaîne jusqu’à une chute d’une parfaite logique et en accord avec les mythes égyptiens, et ce jusque dans le nom du Capitaine Oswald Stanley, commandant du navire Zheng He.
La Communion de Laniakea
Me revoilà en terrain connu, puisque l’auteur commence par nous évoquer les ponts d’Einstein-Rosen, les fameux trous de ver. Petite précision pour qui ne connaitrait pas : Laniakea est le nom du superamas de galaxies englobant le superamas de la Vierge dans lequel se trouve notre Voie lactée qui contient donc notre système solaire.
Jabalda et son coéquipier Ryushoki arrivent sur Éridan-137, une colonie qui ne donne plus signe de vie ni nouvelles depuis quelque temps déjà. Ici, l’auteur va nous faire découvrir la vie non plus sur une planète ou un satellite (qu’il soit naturel ou artificiel), mais à une échelle totalement différente que ce soit en organisation, comme en mode de vie et de pensée, comme en dimension spatiale. Ce qui nous amène à d’intéressantes réflexions sous-tendues à cette histoire quant aux origines de notre vie sur Terre et à notre devenir en tant qu’entité biologique complexe. Un texte d’un intérêt certain et bien plus profond qu’il n’y parait.
Jabalda et son coéquipier Ryushoki arrivent sur Éridan-137, une colonie qui ne donne plus signe de vie ni nouvelles depuis quelque temps déjà. Ici, l’auteur va nous faire découvrir la vie non plus sur une planète ou un satellite (qu’il soit naturel ou artificiel), mais à une échelle totalement différente que ce soit en organisation, comme en mode de vie et de pensée, comme en dimension spatiale. Ce qui nous amène à d’intéressantes réflexions sous-tendues à cette histoire quant aux origines de notre vie sur Terre et à notre devenir en tant qu’entité biologique complexe. Un texte d’un intérêt certain et bien plus profond qu’il n’y parait.
Avec pour horizon les étoiles ❤️❤️❤️
Je l’ai annoncé au début de cette présentation : c’est la nouvelle que j’ai préférée et que j’ai relue avec un immense plaisir. Elle est courte (une taille d’un cinquième des Damnés de Mars), plus emplie de douceur, de poésie et d’espoir qu’elle n’a de coups de griffes données. Nous sommes avec Ortensia, une petite fille qui monte en haut de la falaise où réside sa grand-tante Ambrée, sa préférée de la famille. Celle-ci lui montre la première étoile, celle du berger, Vénus, et répond à ses questions en lui expliquant ce que sont les étoiles, les planètes et autres objets de notre cosmos, et ce qu’il s’en disait avant le « Grand chambardement » (si vous ne connaissez pas, recherchez les paroles de cette chanson contre la guerre de Guy Béart datant de 1967 ; il avait aussi écrit des chansons spécifiquement SF dans l’album « Futur Fiction Fantastique » de 1977). Ces explications vont enthousiasmer la fillette et lui faire poser de nouvelles questions jusqu’à comprendre par exemple la problématique de la distance. Une problématique qui n’a rien de commun entre ce qu’un adulte peut en percevoir et ce qu’une enfant ressent. Bref, un texte superbe et agréablement optimiste dans sa fin avec les derniers mots de conclusion par Ortensia.
Au final, un recueil qui se dévore avec un intense plaisir et, parfois, une certaine jubilation, où se mêlent beauté et poésie aussi bien que froideur et cruauté, à l'image du cosmos où nous aurions bien du mal à vivre très longtemps quoi que nous puissions penser.
Au final, un recueil qui se dévore avec un intense plaisir et, parfois, une certaine jubilation, où se mêlent beauté et poésie aussi bien que froideur et cruauté, à l'image du cosmos où nous aurions bien du mal à vivre très longtemps quoi que nous puissions penser.
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