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The Dog Stars (Ridley Scott, 2026)


🪶 | 24/09/2026
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Présentation

Dans un futur proche où une pandémie sans nom a décimé la société américaine, Hig, un pilote vit sur une base aérienne abandonnée du Colorado avec son chien et un ex-marine. Lorsqu'une transmission aléatoire passe par la radio de son Cessna 1956, la voix fait naître au plus profond du pilote l'espoir qu'une vie meilleure existe en dehors de leur périmètre étroitement contrôlé...

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Voilà un film post-apo de facture assez classique. Ridley Scott maîtrise les codes du genre et c'est assez agréable. Les premières minutes nous placent aux côtés d'un ancien mécanicien qui survole les magnifiques paysages du Colorado à bord d'un vieux coucou, pour se poser sur une avenue de Denver à peu près potable. La ville déserte, marquée par les stigmates d'émeutes et autres catastrophes qu'on devine, est aussi inquiétante que triste. Le héros, flanqué de son fidèle chien Jasper, charrie sa peine, le deuil impossible de ceux qu'il a perdus au moment de la fin du monde. Les seuls êtres humains qu'il côtoie encore sont un vieux bidasse (Thanos dans une autre vie) et une communauté de Mennonites dirigée par Benedict Wong (Wong dans une autre vie).

On ne peut que s'attacher à Hig, gentil garçon au fond du trou, qui en chie encore pas mal avant de trouver la rédemption. Pour cela, la rencontre de Margaret Qualley (la fille d'Andie MacDowell, les gars !) est assez commode.

Mais dans ce monde de brutes, il faut bien croiser des méchants. Ridley Scott est assez fin pour ne pas nous infliger une énième vague de zombies, même si la horde de « cafards » qui ravage ce qui reste de « civilisé » nous rappelle que l'homme ne revient pas à l'état sauvage, mais sombre dans une barbarie stupide.

Le film est donc plaisant tout en nous rappelant pas mal de choses déjà vues/lues, y compris Ravage de Barjavel. À ce titre, je ne peux m'empêcher de faire un mauvais jeu de mots en disant avoir capté quelques dog whistles : un casting très white, une idée du survivant coincée entre le militaire bas du front et le farmer taiseux, la communauté tradi proto-amish... En sachant que le réal a quand même ressenti le besoin de faire un film sur les croisades et Napoléon... Bref, pas de faux procès, mais ma grille de lecture étant fortement déviée d'un certain côté du spectre politique, il y a des trucs qui m'ont chatouillé en sortant de là, d'autant qu'on est sur un vrai film post-apo qui (attention, spoiler) n'offre aucun dépassement de nos turpitudes actuelles.

Si on rajoute à tout ça quelques placements de produits très américains (Carhartt, Coca...), on aurait pu rebaptiser le film TINA (There Is No Alternative).

📣✨ Délégué astro-syndical — J'ai fait des études de philo et ça mène à tout. Je suis… En savoir plus sur cet auteur

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