Les Perséides et autres nouvelles (Robert Charles Wilson)

Titre original : The Perseids ans Other Stories | Parution : 2000


31/10/2020
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Quatrième de couverture

Les Perséides @ 2014 Le Bélial' | Illustration de couverture @ Manchu
« Finders était le nom d’une librairie d’occasion délabrée près de l’université. Un endroit que Paul adorait. J’y étais allé, mais il ne m’avait pas fait forte impression. On y trouvait quelques éditions originales qui manquaient de tenue, un grand rayon d’absurdités occultes dans le genre de Madame Blavatsky et des romans à deux sous oubliés des années 50... »

C’est l’histoire de deux géographies intriquées : celle des ruelles nocturnes de Toronto et celle de l’étrange librairie Finders, deux géographies qui ne sont pas ce qu’elles semblent être car non, décidément, la carte n’est pas le territoire... C’est l’histoire des abîmes vertigineux de l’espace et du temps et de ce qu’ils abritent, de l’étrange et de l’occulte, là, au coin de la rue, au détour d’un rayonnage de bibliothèque ou sur une case d’échiquier... C’est l’histoire de ce qui ne peut être vu et que l’on voit quand même, de ce qui ne peut être dit et qu’il nous faut dire, malgré tout... C’est l’histoire des Perseides, neuf récits se répondant les uns les autres pour tisser l’ébauche d’un paysage indicible, un livre à l’ombre des grands maîtres tutélaires de l’œuvre wilsonienne : Jorge Luis Borges, Howard Phillips Lovecraft et Clifford D. Simak en tête. Peut-être le livre le plus personnel de Robert Charles Wilson.

Les nouvelles

Les Champs d’Abraham Les Perséides La Ville dans la ville L’Observatrice Protocoles d’usage Ulysse voit la lune par la fenêtre de sa chambre Le Miroir de Platon Divisé par l’infini Bébé perle

Fiche de lecture

On connait Wilson surtout par ses romans, mais il écrit aussi de temps en temps des nouvelles. Plus qu'un simple recueil, nous avons ici des histoires entrelacées, avec Toronto en toile de fond. On se ballade entre SF et fantastique, l'angoisse poissant de plus en plus au fil de la lecture. 

"Ça vous est déjà arrivé de vous retrouver seul quelque part une nuit de grand vent, une nuit noire d’hiver, par exemple ? Et de commencer à avoir un peu peur ? De vouloir jeter un coup d’œil par la fenêtre pour voir s’il neige beaucoup, mais de vous dire que si vous ouvrez les rideaux, quelque chose de vraiment horrible sera en train de vous regarder de l’autre côté de la fenêtre ? Vous avez beau vous trouver puéril, vous n’ouvrez pas les rideaux pour autant. Vous n’arrivez tout simplement pas à vous y résoudre."

Indispensable pour connaitre un autre pan de l'auteur, qui a le chic pour parler de ses écrits : 
"Divisé par l’infini"  a figuré cette année-là parmi les finalistes du prix Hugo, non, j’imagine, parce que c’est une nouvelle particulièrement originale ou réussie, mais parce que j’essayais si fort de pincer la corde fondamentale de la science-fiction qu’elle a fini par vibrer un instant.

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